Ndla : Ce chapitre est publié un peu tard, je m'en excuse. La journée fut un peu (beaucoup !) agité. Mais au moins, je ne suis pas en retard ! Je vous laisse en tête-à-tête avec la suite.

Bonne lecture !


Association insolite

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Chapitre 4

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Le lendemain matin, le réveil de Zoro fut brutal. Un mauvais pressentiment comme il n'en avait plus ressenti depuis qu'il avait embarqué dans ce nouveau train de vie. Il entendit un appel étouffé depuis l'extérieur. On tournait autour du camion-restaurant.

Sabres à portée de main, le sabreur sortit de la réserve. Le volet avait été ouvert et pourtant le cuisinier n'était pas dans les parages. Une silhouette massive apparut sur sa gauche. Elle ne regardait pas l'intérieur du véhicule, il s'était déjà assuré qu'il était vide. Zoro capta le regard qui fila par-dessous.

― Trace ta route l'ami. Je ne le dirai pas deux fois.

L'homme eut un sursaut, passa une main mal assurée sur son crâne chauve.

― Oh vous étiez là ? Toutes mes excuses pour la frayeur, vous vous méprenez ! Je voulais simplement vous souhaiter la bienvenue.

― Et ça, ça fait partie des salutations d'usage chez vous ?

« Ça » était une pince coupante glissée dans la poche arrière du visiteur. L'idiot devait la croire habilement cachée. L'homme prit la peine d'avoir l'air surpris, son regard suivant celui de Zoro sur l'outil.

― Oh ? J'ai dû faire des réparations sur mon camion, je ne me rendais pas compte que je l'avais encore ! Je comprends que ça puisse prêter la confusion.

― Ouais, du coup, vous comprendrez que si vous faites un pas de plus dans ma direction, je vais me sentir obligé de me défendre. Dans la confusion, il se pourrait qu'il vous arrive quelques bricoles. Ça marche dans les deux sens, vous voyez ?

Quelques gouttes de sueur apparurent sur le front du visiteur. Le bruit clair d'un sabre menaçant de sortir de son fourreau faisait toujours son effet. Zoro en fut secrètement amusé. Il y avait si longtemps qu'il n'avait plus connu cette sensation de toute-puissance. Non pas qu'il appréciait de jouer au grand méchant. Il voulait simplement faire comprendre qu'on ne prenait pas les gens pour des cons sans risquer d'en subir les conséquences. Les intentions de ce type étaient claires comme de l'eau de roche et il osait lui mentir.

Une voix familière s'interposa, en toute détente :

― Bien le bonjour, vous venez pour déjeuner ? Il est encore un peu tôt.

Le cuistot. Les bras chargés, le blondin avait fait son entrée sans que personne ne le remarque. Zoro avait été occupé à toiser le visiteur qui n'aurait jamais osé prendre le risque de détourner le regard de la source de menace.

― Je suis Yoshimoto, enchanté, je venais pour vous saluer. Je suis un peu votre collègue, si l'on peu dire.

Le coq hocha la tête. Il n'avait pu que noter l'éclat du soleil sur la lame de son compagnon de voyage. Quelques centimètres d'acier qui avait tenu en respect le visiteur, apparemment.

― Si vous voulez passer, je suis à mon camion. Le Spice Bean, au cas où…

― Très gentil à vous, je vous remercie de l'invitation mais on ne compte pas s'installer.

Il y eut un changement dans l'air à ces paroles. Zoro pouvait sentir la tension chez cet homme se dissiper.

― Ah, quel… dommage ! On entame la saison touristique cette semaine.

Voilà pourquoi il n'avait pas perdu de temps pour leur rendre cette visite de courtoisie.

― J'ai entendu parler d'un festival, confirma Sanji. On nous attend ailleurs, malheureusement.

Yoshimoto prit congé, recula à grands pas pendant quelques secondes, le temps de disparaître de leur champ de vision. Sûr qu'ils n'étaient plus à portée d'oreilles, Zoro se tourna vers le cuisinier.

― Tu deviens pas imprudent avec le temps ?

Ce dernier avait haussé les épaules, lui tendant les sacs de vivres.

― Faut bien que tu serves à quelque chose ! Veiller sur ton garde-manger, c'est un travail trop dur pour toi ?

Ne plus avoir à fermer son camion-restaurant à double tour à chacune de ses sorties était non seulement un gain de temps mais aussi une façon de tester l'efficacité de ce type qui s'était imposé dans son quotidien. Il aurait pu le prévenir tout de même. A moins que ça ne fasse aussi partie du test en question...

Les mains libérées, le cuisinier tapota ses poches avec détachement.

― Tant que j'y pense… Cadeau.

Zoro rattrapa des deux mains l'objet qu'on lui lança.

― Que…

― Ceci est un portable. Un bijou de technologie qui sert pas mal, tu verras.

― Je sais ce que c'est, sourcil en vrille ! Pourquoi tu m'en achètes un ?

― Parce que c'est foutrement plus pratique pour te contacter, si jamais tu te perds. Quand c'est dans un champ, bon, ça passe. Que tu te perdes dans une ville, c'est déjà plus pénible.

― Je ne sais pas si tu l'as remarqué mais je n'ai pas vraiment les moyens.

― Laisse-tomber, c'est moi qui te l'offre. Si ça peut me faire gagner du temps, je considère que c'est un cadeau de moi à moi. Tu as mon numéro déjà enregistré à l'intérieur.

Zoro put le vérifier lui-même. Il n'avait mis qu'un sobre « S » pour nom dans la liste de contact. Quand il y repenserait, il faudrait qu'il le renomme en « sourcil en vrille » ou quelque chose du genre. Il le glissa dans une poche.

Bien sûr que Sanji se doutait qu'il ne l'appellerait pas spontanément dans le cas où il perdrait son chemin. Le sabreur ne se considérait jamais comme perdu.

― C'est pas le tout mais il vaut mieux que tu fasses un petit tour d'inspection, conseilla Zoro. Au cas où.

Il était logique que, vivant seul, le cuisinier ait ne serait-ce que quelques notions de mécanique pour s'assurer que son gagne-pain n'ait pas d'avarie.

― Pas bête, l'algue !

Pendant qu'il rangeait les courses, Zoro pouvait entendre Sanji tourner autour du camion, s'arrêter de temps à autre. Il vit le capot être soulevé puis remis en place. Sa tâche terminée, Zoro se pencha au-dessus du comptoir pour attendre le verdict.

― Je pense pas qu'il y ait touché, finit par dire le cuisinier. Mais je ne vais pas prendre de risques, je vais passer un coup de fil à un ami. Ça tombe bien, il était bientôt temps que je fasse réviser ce bolide.

Il tapota le capot du camion-restaurant avec affection, il y avait posé la carte routière dépliée.

― Ce n'est pas très loin... Quelques heures de route. Si on part avant le lever du soleil demain, on devrait y être avant midi.

Des amis garagistes ? Zoro aurait été surpris au début mais ce type ne cessait de briser tous les préjugés qu'on pouvait concevoir sur lui. Sa méfiance toute naturelle, renforcée par sa vie de voyageur solitaire, le fit tiquer.

Sanji dut le deviner puisqu'il ajouta :

― Si tu veux, je te laisse aux abords de la ville et je t'y attends une fois sorti du garage.

― Non, non, ça va. Je suis un grand garçon, je sais parer à toutes les situations.

― Éventualités mais je vois ce que tu veux dire.

Le cuisinier ouvrit la portière pour laisser Zoro descendre avec table et chaises. Ils allaient s'offrir une petit pause pour se remplir la panse, ils l'avaient bien méritée.

Zoro avait été prévenu. Exceptionnellement, il n'y aurait pas de petit-déjeuner. Le blondinet n'aimait pas tordre le cou à ses propres règles seulement il avait de la route à faire. Le bretteur s'était montré compréhensif. Dans un coin de sa tête, il était persuadé que son honneur de coq l'obligerait à compenser pour le déjeuner.

Zoro put connaître à nouveau les joies d'une bonne grasse matinée. Il entendait déjà l'autre lui dire qu'il dormait déjà bien assez en journée. Pour celle-ci, il pouvait s'autoriser ce petit plaisir oublié.

Lorsque le passager fit son apparition, ils étaient déjà arrivés à destination. C'est en tout cas ce que lui annonça Sanji.

― Franky nous attend devant son garage, tu devrais pas pouvoir le manquer. Ah ! Le voilà.

Le bretteur avait du mal à croire en ce qu'il voyait. Un énergumène en chemise hawaïenne et en slip style Speedo. Qu'il abandonne son air impavide, ou grognon au choix, pour cette mine de pure stupéfaction était un spectacle qui ne laissait pas Sanji indifférent. Il dut retrousser ses lèvres, se mordre les joues pour contenir le fou rire qui menaçait d'exploser.

― Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? s'exclama Zoro.

― Mon garagiste.

― Ce pervers ?

― Il est très bon dans son domaine.

Comme si ça expliquait sa tenue ! Vitre baissée, Sanji passa une tête souriante à l'extérieure. Il fallait absolument qu'il se détourne de ce visage consterné.

― Bonjour Franky !

― Yoooo ça faisait une paye ! Comment tu te portes mon vieux ?

― Aussi bien que mon camion, j'espère, répondit le cuistot. Je te laisse en prendre soin.

Sanji sauta hors de son véhicule, imité par un Zoro qui se demandait si c'était une bonne idée de quitter la protection que lui offrait la cabine.

― Venez à l'intérieur, je vais m'occuper de rentrer Sunny tout à l'heure.

Le regard du susnommé Franky se braqua sur le bretteur qui, tout naturellement, se tendit.

― Alors c'est lui le fameux Zoro ? Exactement comme je l'imaginais !

Les omoplates de l'infortuné furent gratifiées d'une claque à s'en décoller les poumons. Zoro vit l'œil visible de son compagnon de route s'écarquiller, aussi surpris que lui. La fuite ne venait pas de lui alors par élimination…

― Vous connaissez Luffy, c'est vrai, se souvint Zoro.

― Ouais, il voulait nous donner des nouvelles de Sanji qu'on voit que trop peu !

Zoro était embarqué bon gré mal gré à l'intérieur du garage. Le cuisinier était déjà entré, la tête tournée de tout côté.

― Nami-chérie est dans les parages ?

― Ma Suuuuuuper-comptable doit être dans son bureau.

― Pas avec tout le boucan que tu es en train de faire !

Quoique lancée avec agilité et expérience, la chaussure fut esquivée d'un pas de danse par l'excentrique garagiste, de justesse par le bretteur qui ne s'y était pas attendu.

Une jeune femme, à la chevelure rousse comparable aux feux de l'enfer, descendit les escaliers avec détermination.

― Bonjour Sanji, ça faisait longtemps.

A son apparition, la transformation de ce satané cuistot fut instantanée.

― J'ai dû affreusement te manquer ma belle Nami-chérie, j'en suis désolé ! Tu es plus belle encore que dans mes souvenirs !

― Je suis contente que tu sois arrivé. Depuis ton appel, Franky ne tient plus en place.

En revanche, elle avait clairement l'air dubitative. Son attention se porta enfin sur l'anomalie nommée…

― Roronoa Zoro, comme a dû vous le dire Luffy.

Le cuisinier avait pris la peine de faire des présentations correctes, cette fois.

― Où sont Usopp et Kaya ?

Respectivement l'assistant de Franky et la secrétaire. Zoro l'apprit plus tard de la bouche de son compagnon de voyage.

― En congé, malheureusement, répondit la rousse.

― Comment peux-tu parler aussi légèrement de leur lune de miel ? Tu n'as pas de cœur !

― Kaya ? Mariée à… mais...

Le cuistot se tint au mur, voûté, tandis que son ami aux cheveux bleus électrique s'était couvert le visage d'une main dans une tentative de cacher ses larmes.

Franky éploré, Sanji déprimé, Zoro effaré face à ces deux abrutis. Ce papillonnage chez le cuistot n'était plus à prouver. Ajouté à cela l'hypersensibilité du garagiste, ça donnait un joyeux bordel.

― Sinon, Sanji, c'est gentil de nous rendre visite mais tu arrives un peu tôt pour la révision du Sunny non ?

Aussi vite démoralisé, aussi vite remis, le cuisinier se redressa, soudain sérieux.

― Oui ! Un type louche lui a tourné autour. Si j'ai pu arrivé jusqu'ici, je me dis que s'il y a eu sabotage, ce n'est pas très grave… Sait-on jamais.

Zoro fronça les sourcils. Depuis tout à l'heure, ce nom, « Sunny », ressortait de toute part et le sabreur était un peu perdu.

― Le camion a un nom ?

― Bien sûr, qu'est-ce que tu crois ? s'offusqua Franky. Ma petite merveille des merveilles, mon chef-d'œuvre !

― Si je t'en avais parlé, je me suis dit que tu me allais me prendre pour un fou, coupa Sanji.

Le bretteur en convenait. Maintenant qu'il savait qui était le créateur de ce camion-restaurant et à quoi il ressemblait, les préjugés qu'il avait conçus sur son compagnon de voyage partaient en lambeaux.

― En tout cas, Sanji, ne t'en fais pas. Tu n'as pas un centime à débourser. Pouvoir bichonner mon petit bijou suffit à mon bonheur, si seulement tu pouvais venir plus souvent...

Ah ! Ça expliquait la mauvaise humeur de la rousse. A voir ce visage crispé, les bras croisés et ces lèvres pincées, si ce n'était pas de son patron qu'il s'agissait, il n'aurait pas survécu jusqu'à la fin de la journée. L'aura autour de cette femme avait quelque chose de sinistre.

― Ne t'en fais pas, Nami-chérie, je ferai la cuisine et Tête-de-mousse le ménage à l'œil le temps de notre séjour.

― T'as aucune autorité sur moi, ne fais de promesse à ma place, s'il te plaît !

Changement de ton, changement d'ambiance.

― Qu'est-ce qu'elle a, l'algue ? C'est la moindre des politesses, tu vas être logé et nourri !

― Peut-être mais c'est pas à toi de prendre des décisions pour moi, sale sourcils en vrille !

Il dégaina son sabre à temps pour arrêter la semelle qui arrivait droit sur sa figure.

La voix de Nami se fit glaciale à côté d'eux. Un véritable blizzard qui fit frissonner cuisinier comme bretteur.

― A la moindre rayure, à la moindre casse, je vous dresse une facture que vous ne pourrez jamais payer et vous ferai trimer jusqu'à votre mort, c'est compris ?

Échange silencieux de quelques secondes entre les deux belligérants. Largement suffisant pour conclure à un accord tacite. Même Franky s'était fait tout petit, l'enthousiasme brutalement douché. Nami se tourna vers lui avec la même énergie.

― Combien de temps pour cette révision totalement gratuite ?

― Eh bien… pour bien faire les choses… Cinq… quatre… Ils pourront repartir dans trois jours. Trois jours, Nami, c'est mon bijou, je veux aussi prendre le temps de faire quelques petites améliorations !

― Parfait. Je prends la proposition de Sanji pour argent comptant.

Quelle surprise. Zoro apprenait vite. Ses lèvres restèrent scellées face aux yeux mortellement sérieux.

Le calme absolu était donc de rigueur pendant trois jours. Pour être sûr qu'il n'arrive aucune bricole dès la première journée, et parce qu'il pouvait enfin se dégourdir les jambes plus loin que dans les environs directs, Zoro profita de cette pause bien méritée pour visiter la ville et se renseigner sur la personne qu'il recherchait. Un chou blanc de ce côté, mais l'habitude avait depuis longtemps dissipé toute trace de déception. Le monde était vaste et cette personne discrète. Il ne se faisait aucun souci à ce sujet.

Les minutes se changèrent en heures, si vite qu'il n'en prit conscience qu'au progressif changement de couleur du ciel.

Il lui était agréable de pouvoir visiter les environs dans l'insouciance la plus totale, sans avoir ces vieilles épées de Damoclès au-dessus de la tête. La faim, la fatigue. Les souvenirs de son ancienne vie lui paraissaient de plus en plus flous. Il avait un endroit où retourner maintenant bien qu'il y abritait aussi un cuisinier au mauvais caractère, il n'était pas en reste. En se promenant ainsi, mains dans les poches, sans but en tête...

Non mais d'où venait cette fichue sonnerie ? Par réflexe, Zoro chercha la source du bruit autour de lui, finit par tapoter ses poches. Le portable, bien sûr !

― Ah ! Tu n'es pas mort, tant mieux !

Qui d'autre que le sourcil en vrille, après tout ?

― Qu'est-ce que tu veux ?

― Savoir si tu comptais rentrer à temps pour dîner.

Zoro leva le nez vers le ciel qui s'était bien assombri depuis son départ du garage.

― Heu… oui ? Il est tard ?

― J'allais commencer à me mettre aux fourneaux. Où es-tu ? Attends, tu sais quoi ?Ne bouge pas.

Il pouvait entendre quelqu'un pester en arrière fond. Une voix féminine. Ce ne pouvait être que cette sorcière vénale. Zoro accepta de se prêter au jeu, d'ignorer ses grommellements. La faim commençait à se faire sentir et il trouvait cette sensation hautement déplaisante. Sa tolérance s'était clairement émoussée.

Il vit une silhouette passer devant lui. Apparition fugace, le sourcil ne s'y trompait pourtant pas.

― T'es un rapide mais pas très perspicace, tu viens juste de passer devant moi !

Une seconde de latence s'écoula de l'autre côté du fil.

― Je suis pas encore parti, qui as-tu bien pu voir ?

On ne pestait plus en arrière-fond. Première fois que Zoro entendait de l'inquiétude chez son compagnon de voyage et il ne voulait pas que ça devienne une habitude.

― Oh, il fait pas mal sombre là où je suis alors j'ai sûrement mal vu.

― Oui, sans doute.

― Il n'y en a pas dix mille, des sourcils en vrille.

― C'est vrai.

Voilà qu'il se retrouvait à rassurer le cuistot. Rien n'allait plus.

Il ne fallut que quelques minutes à Sanji pour retrouver son compagnon de voyage. Zoro aurait bien eu honte de se rendre compte qu'il était aussi près du garage et était prêt à répliquer aux piques de Sanji. Au contraire, le cuistot avait l'air encore plus préoccupé par ce constat.

Sa clope maladroitement allumée au bec, il lui fit signe de le suivre.

― J'en ai profité pour passer ma commande tout à l'heure. Il faudra aller la chercher demain.

― Rapide.

― Très peu de concurrents dans le coin et beaucoup d'entrepôts. Un combo gagnant.

Zoro avait plutôt la sensation que le cuistot essayait de dissiper le malaise.

Devant le garage, Franky faisait le pied de grue. Aussi visible dans la nuit qu'un panneau publicitaire éclairé.

― Zoro ! C'est suuuper de voir que tu reviens en un seul morceau ! Le coin n'est pas toujours suuuper bien fréquenté.

― Je n'ai pas eu de problème pourtant, fit remarquer Zoro.

― Ça, mon gars, c'est parce que tu te trimballes avec trois sabres. Ça décourage pas mal !

Il l'admettait bien volontiers.

― Sanji va pouvoir nous faire à dîner, dit Nami avec un soupir. Il y a des chambres là-haut si tu veux te reposer, Zoro.

Le bretteur trouvait étrange la présence d'une telle pièce dans un garage.

― Il arrive que Franky doive s'occuper de véhicules qui font aussi office de maison pour leur propriétaire, lui expliqua la rousse. On n'est pas des monstres, on ne va pas les jeter à la rue !

Ce garagiste avait l'air du type qui avait le cœur sur la main et, bien plus étonnant encore, cette sorcière en possédait un !

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à suivre...

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J'espère que ce chapitre vous a plu, à la semaine prochaine !