ATTENTION : Dans cette histoire vous ne trouverez ni Harry Potter, ni Ron Weasley, ni Voldemort. Vous pourrez par contre croiser Hermione Granger, Remus Lupin, Sirius Black, et beaucoup d'autres, qui vont rencontrer mon personnage principal, Esteban Morolla. J'avais envie d'écrire ma propre histoire mais dans le monde magique de JK Rowling, en espérant que ça vous plaira. Je suis ouverte à tous commentaires, n'hésitez pas à m'en faire !
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-Bonjour monsieur, je peux vous aider ?
Un homme âgé, avec une très longue barbe grise et des lunettes en demi-lune, sourit à la petite dame rondelette qui était debout devant lui.
-Bonjour madame. Je suis Albus Dumbledore. C'est moi qui vous ai appelé au sujet d'Esteban Morolla.
-Ah oui bien sûr ! Suivez moi, il vous attend. Vous l'avez déjà rencontré ?
-Non, c'est la première fois.
Pour dire la vérité, Dumbledore l'avait vu quand il était encore un bébé. C'était lui qui l'avait déposé à l'orphelinat. Mais il ne connaissait pas ce garçon pour autant. La femme lui dit :
-Esteban est un enfant assez seul. A vrai dire, il n'est pas trop apprécié des autres.
Dumbledore fronça les sourcils mais ne dit rien, laissant continuer la dame qui marchait à ses côtés.
-Il passe son temps à lire et ne parle pas aux autres enfants. Et puis je pense qu'il les intimide un peu. Voyez-vous, Esteban est un garçon très sûr de lui, qui n'hésite pas à tenir tête même aux adultes, et je peux vous dire qu'il a la langue bien pendue. Enfin bon, vous allez voir par vous-même. Nous y sommes, il vous attend dans cette salle.
Dumbledore remercia d'un sourire son hôtesse et entra dans la pièce qu'elle lui indiquait. Un garçon était debout dans une salle de classe, appuyé contre le bureau, et affichait un air de solide détermination. Il avait la peau naturellement bronzée et les cheveux châtains. Ses yeux étaient très foncés, presque noirs, et remplis d'étincelles qui pétillaient. Dumbledore avait rarement vu un regard aussi intelligent.
-Bonjour Esteban.
-Bonjour.
-Je suis Albus Dumbledore.
-Je sais.
Le vieil homme resta silencieux un instant, puis demanda :
-J'ai laissé une lettre à l'orphelinat quand je t'ai déposé ici, en leur demandant de te la donner pour tes sept ans. Tu l'as lue ? Tu t'en souviens ?
-Oui, bien sûr.
Dumbledore se souvenait de la difficulté qu'il avait eu à écrire cette lettre. A tout expliquer. Il avait commencé par écrire à l'enfant qu'il était un sorcier, et il lui avait expliqué ce qu'était Poudlard, en lui disant que quand il aurait onze ans il rejoindrait cette école. Puis il lui avait parlé de ses parents. Antonio et Lily. Comment ils s'étaient battus contre les fascistes pendant la guerre, et comment quelqu'un de leur camp les avait trahis, conduisant à leur assassinat.
-Tu es donc au courant que tu fais ta rentrée à Poudlard en septembre ?
Le garçon se racla la gorge.
-C'est ce que j'attendais, oui. Comment ça va se passer ?
-Hagrid viendra te chercher ici fin août. Il est jardinier à Poudlard, et il connaissait bien tes parents. Il t'emmènera acheter tes fournitures, puis te déposera à la gare.
-Je vais donc quitter définitivement l'orphelinat ?
-Pas définitivement, seulement pour l'année scolaire. Poudlard ferme pendant les vacances d'été, il faudra donc que tu reviennes ici à ce moment là.
Esteban fit la moue. Cela n'avait pas l'air de lui convenir, mais il ne dit rien.
-Tu as des questions ? lui demanda Dumbledore.
-Non.
-Bon, eh bien je vais te laisser, et je te dis à la rentrée prochaine.
Il se dirigea vers la sortie, et juste avant de fermer la porte derrière lui il se retourna et dit à l'enfant :
-Tu ressembles beaucoup à ton père.
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Minerva McGonagall entra dans la Grande Salle et se dirigea vers le groupe de premières années qui attendaient, plein d'appréhension, d'être redirigés vers les différentes maisons. En tant que directrice adjointe, c'était à elle que revenait l'honneur de mener la cérémonie de la répartition. Elle était chargée d'appeler les élèves par ordre alphabétique, qui un par un allaient s'asseoir sur un tabouret au milieu de la pièce et poser le choixpeau sur leur tête. D'habitude elle aimait prendre le temps de jeter un œil sur la liste quelques jours avant la rentrée, curieuse d'y trouver des noms familiers et se demandant si l'élève en question allait se retrouver dans la même maison que sa famille. C'était généralement le cas, bien qu'il existait des exceptions. Elle n'oublierait jamais la surprise qu'elle avait eu quand un de ses élèves, Sirius Black, avait été envoyé à Gryffondor alors que toute sa famille appartenait à Serpentard depuis des générations. Cependant cette année McGonagall avait eu beaucoup à faire et n'avait eu le temps de regarder la liste en avance. Si elle l'avait fait cela lui aurait sans doute évité de s'arrêter net en lisant un des noms. C'était un nom qu'elle avait prononcé des centaines de fois, souvent en s'énervant parce que son élève avait encore une fois enfreint les règles, mais toujours avec affection car elle avait rarement rencontré un garçon aussi drôle, intelligent, et plein de vie. Elle avait vu grandir ce garçon, puis une fois l'école finie, elle l'avait vu se marier, devenir père, se battre pour l'Ordre du Phoenix, puis elle l'avait vu se faire enterrer. Alors ce nom était resté sous silence pendant dix ans. Et maintenant il était là, sous ses yeux. Consciente du silence qui régnait dans la Grande Salle, McGonagall se ressaisit et annonça :
-Morolla, Esteban !
Et elle regarda, bouleversée, se lever un petit garçon qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à son père, mais qui contrairement à lui n'affichait aucun sourire de fierté, mais plutôt une détermination qui semblait remettre à leur place tous ceux qui oseraient se trouver en travers de son chemin.
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Neville Longdubat avait toujours été admiratif d'Esteban Morolla, depuis le premier jour de classe où ils s'étaient retrouvés côte à côte. Ils n'avaient pas beaucoup parlé ; Neville était très timide et Esteban ne semblait pas prêt à faire l'effort d'engager lui-même la conversation. Il était donc resté un garçon silencieux jusqu'à leur premier cours de potion. Le professeur, Rogue, était un homme qui ne souriait jamais et qui semblait détester tous ceux qui l'entouraient. Neville était absolument terrifié par lui. Pourtant, il y avait un élève dans la classe qui avait bien plus de raisons que Neville d'avoir peur : Esteban. Dès les premières minutes Rogue s'était approché d'Esteban et lui avait posé toute une série de questions sur le programme de potion. Neville s'était senti se décomposer : il fallait savoir tout ça ? L'année n'avait même pas encore commencé ! En jetant des regards autour de lui il s'était rendu compte que ses camarades de classe n'avaient pas l'air d'en savoir plus que lui. Mais c'était à Esteban que les questions étaient adressées, et le garçon avait réponse à tout, ce qui bizarrement semblait agacer profondément le professeur. Au bout d'une quinzaine de minutes de ce petit exercice Esteban s'était exclamé :
-Vous savez professeur, si je dois faire cours à votre place et expliquer moi-même toutes les notions, autant que j'aille directement au tableau.
Les yeux de Rogue s'étaient mis à flasher dangereusement. Il s'était approché d'Esteban et lui avait dit :
-J'ai connu votre père Morolla, et je ne suis pas surpris de voir que son fils est tout aussi arrogant qu'il l'était lui-même. J'enlève dix points à Gryffondor.
Et c'est ainsi qu'à chaque cours Rogue s'en prenait à Esteban, à cause d'un père qu'il n'avait pas connu. Si cela était arrivé à Neville il aurait sans doute fondu en larmes, mais Esteban tenait tête au professeur à chaque fois. Cela lui valait de nombreuses heures de colles, mais il ne se laissait pas faire pour autant, et pour cela Neville l'admirait. Et puis un jour, en cours de sortilèges, le professeur Flitwick décida de leur rendre leur premier devoir, et il passa un quart d'heure à louer le travail d'Esteban qui était apparemment parfait. La même chose se produisit ensuite pour toutes les matières et il semblait qu'Esteban était l'élève le plus brillant de l'école. Un jour Neville était assit dans la salle commune de Gryffondor et il relisait désespérément son chapitre de métamorphose auquel il ne comprenait rien. Il fini par se résoudre à demander de l'aide, et s'approcha d'Esteban qui était en train de jouer aux échecs avec Louis Tavernier, devenu son meilleur ami.
-Excuse moi Esteban, je peux te demander de l'aide ?
Le garçon leva ses yeux sombres vers lui, et Neville craint un instant de recevoir le même genre de répliques cinglantes que celles destinées à Rogue, mais au lieu de ça un grand sourire apparut sur son visage et il dit :
-Oui bien sûr.
