Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
MERCI à Zeugma, Pacha8, LycorisSnape, Kyradelacour, Maxine3482, Saeh, Cicidy, Emilie09, darkcorbeau, DinaChhaya TalaNokomis, Juliana, Emma, Daidaiiro, Constancelcd, NaomiKuz, Arwengeld, Slythenclaw et Mademoiselle Mime, pour vos reviews sur le chapitre précédent.
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour contrer sa tendance à la paresse ! )
N/A : Discussion « féminine » et nouvelle explication entre Hermione et Lily, qui a un peu trop tendance à ne voir les choses qu'au travers du prisme Gryffondor/Maraudeurs…
Enjoy & Review !
Confidences
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Les deux jeunes filles avaient entassé les nombreux coussins multicolores, qu'elles s'étaient amusées à transfigurer à partir de feuilles de papier, sur le vieux tapis, qui, après quelques coups de baguettes magiques, était maintenant épais et moelleux à souhait. Installées à même le sol, devant la cheminée, elles riaient de leur petit concours de métamorphose improvisé, en sirotant une tasse de thé brûlant. Hermione avait lancé le jeu, décrétant que le fauteuil et le canapé faisaient un peu trop 'mémères', et qu'elles seraient bien mieux au plus près de la source de chaleur principale.
—J'aurais dû appeler plus tôt ! C'est vraiment chouette d'avoir une amie sorcière dans le quartier. Je ne pense pas que nous soyons si nombreux, à Manchester. En tout cas, je n'en connais aucun autre. Et tu es vraiment très douée. Si tu as besoin d'aide, pour le programme, n'hésite pas à faire appel à moi. J'ai décidé de prendre une année sabbatique, avant de commencer un apprentissage. Pour le moment, je ne suis pas encore bien fixée sur ce que je vais faire. En attendant, j'aide ma mère à la maison. Maintenant que Petunia est mariée, elle a un peu mal à s'habituer à la solitude.
—Ta sœur habite loin ?
—Au sud de Londres, dans le Surrey, une petite ville appelée Little Whinging.
—Je vois où c'est, je l'ai traversée une fois 'sur un Sombral, et poursuivie par des Mangemorts, pour extraire ton fils de chez ta sœur, et empêcher qu'il ne soit tué par Voldemort.' Mais tu as bien quand même une petite idée de vers quoi t'orienter ?
—J'aimerais travailler dans le milieu médical, Guérisseuse, Apothicaire ou Potioniste, j'ai encore besoin d'y réfléchir un peu. Les potions m'attirent vraiment. Sans pour autant prétendre à la Maîtrise, bien entendu. Je pense que le seul étudiant depuis bien longtemps qui soit capable d'atteindre ce niveau est Severus… je n'étais pas mauvaise, mais personne ne lui arrivait à la cheville à Poudlard. Si je te disais qu'il corrigeait même ses manuels, et le pire, c'est qu'il avait généralement raison, ses potions étaient toujours parfaites ! Oui, les potions ne seraient pas un mauvais choix, je pense. Et puis ça pourrait être utile dans l'entreprise de James. Son père était un potioniste reconnu, tu sais, il a fait fortune en créant une lotion capillaire… ce qui est un peu ironique lorsqu'on considère la tignasse de son fils !
—C'est exactement le genre d'études qui me plairaient à moi aussi. Alors si je comprends bien, tu comptes aller bientôt t'installer avec James ?
Lily sourit, en rougissant légèrement.
—On s'est fiancés cet été. Après la mort de ses parents, en fait. James voulait qu'on se marie tout de suite, pour selon ses propres mots 'clarifier la situation aux yeux de la société'. Mais moi, je préfère attendre un peu. On n'a que dix-huit ans ! Mais c'est un Sang-pur, et le monde sorcier n'a pas la même approche de la vie de couple, hors mariage, que les Moldus. Bref, même si je suis sûre de l'aimer, je n'ai pas envie de me lier pour la vie aussi rapidement.
—D'autant que ça ne vous empêche pas de vivre ensemble, non ? Vous n'avez pas besoin d'en faire étalage, après tout.
—Comme toi et Severus ? C'est justement là que le bât blesse. Apparemment, ce sont des choses qui ne se font pas chez les Sang-purs, même à notre époque. Question d'éducation. Ils sont tellement rétrogrades, sur certains points ! Mais je ne désespère pas d'arriver à le convaincre.
—Non, pas comme moi et Severus ! Répondit Hermione froidement. « D'ailleurs je crois te l'avoir déjà dit. Est-ce que tu m'accuses de mensonge ? C'est vrai que la plupart des Sang-purs sont un peu coincés sur ce point. James devrait demander des tuyaux à Sirius. J'ai l'impression que le charmant monsieur Black a réussi à trouver le chemin de l'évolution, lui.
—Oui, Sirius est suffisamment anticonformiste et en rébellion contre sa famille, pour envoyer promener les traditions poussiéreuses. Je suppose que dans le même cas, lui, aurait effectivement moins de réticences. Et en ce qui concerne Severus et toi… je suis désolée, je ne voulais pas te blesser, mais j'avoue qu'effectivement, je ne t'avais pas vraiment crue.
—Tu es sortie avec lui, n'est-ce-pas ?
—Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
—Comment dire... C'est plutôt une impression. Et puis il y a ton insistance sur ce point… on dirait presque que tu es… jalouse. Ou du moins assez exclusive, à son égard, malgré le fait que votre amitié soit terminée.
—Je ne… bon d'accord. Oui, je suis sortie avec lui. On avait quinze ans, ça n'a duré que quelques mois, juste avant que… qu'il…
—Ne te traite de Sang-de-bourbe !
—Oui.
—Et vous… vous avez… tu sais… ?
Lily laissa passer quelques secondes, avant de répondre.
—Oui. Je suis Née-moldue et lui est un Sang-mêlé, nous n'avions pas les mêmes préjugés. C'était pendant l'été. Il venait de traverser une période difficile, il avait besoin de… réconfort, et moi, de mon côté, j'étais… Eh bien j'étais sûre qu'avec lui je n'avais rien à craindre. Tu sais… les garçons qui se vantent… qui racontent à leurs copains… les… moqueries, tout ça... Bref, une chose en entrainant une autre… humm…
« C'était… c'était notre première fois à tous les deux. Ça se passait bien, il est… elle détourna le regard en rougissant. « Eh bien, il est plutôt… doué. Mais je n'ai jamais envisagé que ça deviendrait vraiment sérieux entre nous. Je pensais que ça durerait le temps des vacances, et qu'après, tout pourrait redevenir comme avant… Et puis je me suis rendue compte que ce qu'il éprouvait pour moi était beaucoup plus fort que cela aurait dû être à notre âge. Merde, on n'avait que quinze ans, ça aurait dû rester une passade d'ados, un amour de vacances ! Cette passion… Ça m'a fait peur. Il était mon ami, mais je n'aurais jamais pu l'aimer comme il l'aurait voulu.
Hermione était horrifiée. Même pour ça, il avait été trompé, utilisé. Lily avait profité de ses sentiments pour elle pour s'assurer une première expérience réussie, tout en sachant déjà qu'elle le laisserait tomber à la première occasion ! Et le pire, c'était qu'elle n'avait même pas l'air de se rendre compte du mal qu'elle avait pu lui faire. Elle s'appliqua à dissimuler sa colère le plus possible, sans toutefois y parvenir complètement.
—Et il t'a fourni le prétexte idéal pour une rupture spectaculaire et définitive ! Je pense, sans vouloir t'offenser, qu'entre ça, et les Maraudeurs qui l'ont harcelé à quatre contre un pendant des années, le fameux courage des Gryffondors devrait être un peu réévalué !
Lily gardait maintenant la tête baissée, n'osant pas affronter en face le regard courroucé d'Hermione.
—Tu as raison, j'ai été un peu lâche sur ce coup-là, avoua-t-elle. « J'aurais pu être moins intransigeante, mais… finalement, pour lui, il a peut-être mieux valu une coupure nette, qui lui permette de passer à autre chose.
—Qui lui permette de… de passer à autre chose ! Mais tu ne te rends pas compte de ce que à quoi, justement, il a failli passer ? Tu es totalement inconsciente ou quoi ? Ouvre les yeux, Lily ! Il t'aimait comme un dingue, et je pense qu'il t'aime toujours, d'ailleurs. Il aurait fait n'importe quoi pour toi, et toi… toi, tu t'es servie de lui, et ensuite, tu l'as rejeté comme si le passé n'avait jamais existé, tu l'as abandonné. Après t'avoir perdue, il n'avait plus rien, plus personne pour l'empêcher de franchir le dernier pas vers les seuls qui ne le repoussaient pas ! Si au moins tu avais accepté de l'écouter ! Si au moins il avait pu conserver ton amitié, à défaut d'autre chose, il n'aurait pas été si près de devenir un Mangemort !
—De quel droit est-ce que tu te permets de me dire tout ça ? Pourquoi est-ce que tu essayes de me faire culpabiliser ? Et d'ailleurs, comment pourrais-tu savoir…
Malgré l'agressivité de son ton, Lily évitait toujours son regard. Elle releva vivement la tête vers elle, lorsqu'Hermione cingla :
—Parce qu'il me l'a dit !
Un silence coupant comme une lame de rasoir s'abattit entre les deux jeunes femmes. Puis Hermione se jeta à l'eau. Cette histoire, elle l'avait peaufinée avec Severus, si elle passait le test de Lily, il n'y avait pas de raison pour que les autres n'y croient pas aussi.
« D'abord, il faut que je te raconte comment nous avons fait connaissance.
Nous nous sommes rencontrés chez Fleury & Botts, plus précisément dans la section Potions, l'année dernière, au début de l'été. Nous voulions tous les deux le même livre, mais il n'en restait plus qu'un exemplaire. Il avait l'air d'en avoir plus besoin que moi, alors je le lui ai laissé, j'avais tout mon temps, et je pouvais attendre le réapprovisionnement. Pour me remercier, il m'a invitée à prendre un café au Chaudron Baveur, où je louais une chambre à cette époque. Nous nous sommes mis à parler de potions, et nous n'avons pas vu le temps passer. Lorsque nous avons remarqué que Tom servait le dîner, nous avons décidé de manger ensemble. Et comme tu dis, une chose en entraînant une autre, nous avons fini la soirée devant un verre. Je devrais plutôt dire devant plusieurs verres.
« Peu à peu, la conversation a dévié vers des sujets plus personnels. Je sortais moi-même d'un chagrin d'amour, c'était d'ailleurs en partie pour ça que j'avais quitté les États Unis. L'alcool aidant, je lui ai parlé de Ron, et il m'a parlé de… il ne m'a jamais dit son nom, mais maintenant je comprends que c'était toi. Je sais que ça peut sembler hors caractère, venant de lui, mais finalement, c'est parfois bien plus facile de se confier à un inconnu. Et puis, ce n'est pas comme s'il avait eu beaucoup d'autres personnes à qui il aurait pu le faire, et il avait vraiment l'air d'en avoir besoin.
Il était réellement dans un sale état, et il a fini par m'avouer qu'il avait été approché par des émissaires de Voldemort. Il avait entendu parler de lui comme d'un sorcier et un Potioniste très prometteur, et il voulait se l'attacher. Être sollicité par le Seigneur des Ténèbres en personne était extrêmement flatteur pour lui, qui avait l'habitude d'être rejeté de partout. Il en parlait avec une sorte de fièvre, assez effrayante. C'est là que j'ai compris sur quelle pente dangereuse il était en train de s'engager.
« Comme je te l'ai dit, j'avais une chambre au Chaudron Baveur et dans l'état où il était, il valait mieux qu'il n'essaye pas de Transplaner. Nous avons partagé le lit. Ne te méprends pas, sans y faire autre chose que dormir. Le lendemain, j'ai réussi à le raisonner un peu. A lui faire promettre d'attendre au moins d'avoir passé ses ASPICs avant de prendre une décision définitive. Je me demande encore comment j'ai pu arriver le convaincre, mais j'y suis finalement parvenue. Peut-être simplement parce que finalement, tout au fond de lui, il n'était pas aussi convaincu qu'il voulait le paraître !
« Nous nous sommes revus plusieurs fois, cet été-là. Spinner's End et son père n'étaient pas particulièrement accueillants, et il passait pas mal de son temps à trainer sur le Chemin de Traverse. Il lui arrivait de passer des après-midis entiers à bouquiner, assis sur un banc.
La première fois, c'était par hasard. J'avais réussi à trouver un hébergement, pour trois fois rien, chez une vieille dame, qui habitait à côté d'une boutique d'apothicaire, et qui recherchait quelqu'un pour lui tenir compagnie. Nous nous sommes rencontrés devant sa porte, alors qu'il venait d'acheter des ingrédients. Ensuite, à chaque fois qu'il venait, il me prévenait, et nous allions prendre un café ou une glace en discutant, le plus souvent dans le Londres moldu, ne t'en déplaise. Il n'avait personne d'autre avec qui parler, et à part notre point de vue sur tu-sais-qui, nous partagions énormément de centres d'intérêts. Nous avions parfois des discussions épiques à ce sujet, mais Severus est assez intelligent pour comprendre des arguments valables. Petit à petit, je sentais sa résolution faiblir, et je n'en étais que plus déterminée à le tirer de là avant qu'il ne soit trop tard.
« La vieille dame chez qui j'habitais est morte au début du mois de mai, et j'ai dû quitter ma chambre et retourner au Chaudron Baveur. A la fin du mois, j'ai reçu une lettre de Severus, qui m'informait de la mort de son père. Il m'envoyait aussi un Portoloin pour Spinner's End, où il devait se rendre pour les obsèques. Il voulait discuter, me disait-il. C'est alors qu'il m'a appris que tu avais accepté de lui parler, et que tu lui avais pardonné son insulte… tu ne peux même pas t'imaginer à quel point il était heureux ! Il avait beaucoup réfléchi, m'a-t-il confié, et il avait décidé de se détourner définitivement de Voldemort. En apprenant que je me retrouvais à la rue, il m'a proposé de m'héberger, à présent que son père n'était plus là. Voilà comment je suis arrivée ici. Et comment je sais tout ce que je sais.
Lily était restée silencieuse pendant tout le récit, et Hermione commençait à se demander à quel point elle avait été convaincante, lorsque deux grosses larmes roulèrent sur les joues de la jeune femme, qui avait porté une main à sa bouche et affichait maintenant un air atterré.
—Je… je n'avais pas réalisé ! Oh, je ne me cherche pas d'excuses, mais je suppose que venant de l'extérieur, tu as tout de suite eu un autre regard sur la situation. Moi, je ne voyais que son intérêt pour la Magie Noire et ses amis, fils de Mangemorts, ou Mangemorts eux-mêmes. Je… J'imagine que toutes ces années à Poudlard, à vivre quotidiennement la rivalité entre les Maisons dans cette ambiance de guerre latente a altéré mon jugement. Personne, dans mon entourage ne comprenait notre amitié, et lorsque c'est arrivé… j'étais tellement choquée… et ils étaient tous là, à me répéter combien ils avaient eu raison toutes ces années, et… eh bien j'avoue que j'ai finalement baissé les bras.
—Et puis il y avait James, n'est-ce pas ?
—Pas au début. Je veux dire… il me harcelait pour que je sorte avec lui depuis des années, mais il ne m'intéressait pas. Je considérais les Maraudeurs comme une bande de crétins sans cervelle, plus préoccupés par leur image et leurs plaisanteries débiles que par leurs études. Mais à partir de ce moment-là, il a commencé à changer. Il peut se montrer vraiment adorable, tu sais. Ils ont vraiment tous changé, ils peuvent paraître superficiels, parfois, mais ce n'est plus comme avant. Ils ont mis du plomb dans la cervelle, surtout depuis que la guerre s'intensifie.
—Je l'espère pour toi.
—Qu'est-ce que tu veux dire ? Lily était de nouveau sur la défensive.
—Que j'ai des doutes sur le fait que des harceleurs qui sont restés impunis pendant des années, aussi graves qu'aient été leurs actes, puissent tout d'un coup décider de changer aussi radicalement que tu sembles le dire. Lily ouvrait déjà la bouche pour répondre, mais elle leva une main apaisante. « Mais après tout je ne les connais pas, et comme je te l'ai dit, j'espère pour toi que c'est vraiment le cas. Ceci dit, je pense que tu as eu raison de ne pas te précipiter dans un mariage trop hâtif. Acheva-t-elle.
Malgré les paroles parfois un peu dures échangées de part et d'autre, les deux jeunes filles se séparèrent en bons termes, et en se promettant de se revoir prochainement. En refermant la porte, Hermione était assez satisfaite d'elle-même. Manifestement, Lily n'avait pas l'habitude d'être contredite, et encore moins critiquée. Mais elle était intelligente, et Hermione était au moins aussi obstinée qu'elle. En toute objectivité, elle estimait avoir gagné cette manche. Lily finirait sûrement par savoir faire la part des choses.
Elle revint dans le salon et se laissa tomber sur le fauteuil qu'affectionnait Severus lorsqu'il était à la maison. Lily avait eu l'air de réaliser qu'il avait failli tomber dans les griffes de Voldemort en grande partie à cause d'elle, et une part d'elle s'en réjouissait pour le jeune homme, qui retrouverait peut-être bientôt son amie, à défaut d'une amante. Cela avait été son but premier. Elle sentait que Severus ne pourrait être totalement libéré de ses démons que si Lily lui accordait un pardon plein et entier. Alors pourquoi ses yeux lui brûlaient-ils comme ça ? Pourquoi respirer était-il soudain aussi difficile ? Missy s'était pourtant occupée de ramoner la cheminée, à la fin de l'été ! Elle n'entendit pas l'Elfe s'approcher d'elle, et elle sursauta lorsqu'elle posa timidement une main sur son bras.
—Miss Hermione a bien fait de dire ce qu'elle pensait ! Missy n'a jamais compris ce que monsieur Severus trouvait à miss Lily. Elle ne s'est jamais vraiment souciée de monsieur Severus, tout ce qu'elle voulait, c'était apprendre des choses sur son monde.
—Missy ! S'il t'entendait…
—Il n'entend pas Missy, et Missy est affranchie. Elle est libre de dire ce qu'elle pense ! Miss Lily est jolie et gentille, et Missy l'aime bien, mais c'est une enfant gâtée qui a l'habitude d'être le centre du monde. Elle n'a jamais pu comprendre la vie que monsieur Severus menait ici. C'est vrai qu'elle l'a parfois défendu, à Poudlard, mais le plus souvent, elle lui répétait de les laisser faire. Hermione comprit qu'elle parlait des Maraudeurs. « Qu'ils finiraient bien par se lasser et le laisser tranquille s'il savait se montrer le plus intelligent. Mais il ne se sont jamais lassés, et Missy ne pouvait rien faire. Rien ! Les Elfes de Maison n'ont pas le droit de se mêler des problèmes ou des querelles des sorciers. Si Missy avait essayé de le défendre, elle aurait été renvoyée, et puis monsieur Severus lui avait ordonné de ne rien faire. Miss Hermione ne doit pas perdre espoir, monsieur Severus finira par ouvrir les yeux, maintenant qu'il a trouvé quelqu'un qui le comprend.
—Qu'est-ce que tu veux d… ?
Mais l'Elfe avait déjà quitté la pièce.
TBC
Continuez de m'envoyer tout plein de Lumos ! Ils illuminent ma vie et mon cœur... I love you!
