Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
MERCI à NaomiKuz, Zeugma, DinaChlaya TalaNokomis, LycorisSnape, Emilie09, Cididy, Kyradelacour, Arwengeld, Juliana, Slythencl0w, darkcorbeau, Coeur d'avalon, Un Akuma (c'est d'autant plus flatteur, merci!), Guest (pour l'image, on va dire que non xD), Kahouete, Steph Rogue (je pense, oui), Daidaiiro, Emma et Fanny pour vos reviews sur le chapitre précédent.
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour contrer sa tendance à la paresse ! )
Enjoy & Review !
Little Hangleton
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Plus la soirée avançait, et plus le grand-père et le petit-fils se découvraient de points en commun. Hermione se tenait légèrement en retrait et observait les deux hommes d'un air ému. Elle avait très vite compris que le vieil homme était, lui aussi, un Maître Occlumens d'exception. Elle se souvenait avoir lu quelque part, lorsque le professeur Snape avait tenté d'y initier Harry, que l'Occlumencie, bien que pouvant se travailler, était le plus souvent un don naturel qui se transmettait de génération en génération. Après la phase d'observation réciproque, elle avait perçu le moment où Tiberius avait totalement abaissé ses défenses, afin de mettre Severus en confiance, ce qui lui avait valu, de la part du jeune homme, un regard où se mêlaient stupéfaction et suspicion. Lorsque son grand-père s'était levé pour les inviter à passer à table, et qu'il avait reposé sur le guéridon le verre auquel il n'avait pas touché, Hermione avait décelé, dans les yeux du vieux sorcier, la même lueur sarcastique qui traversait si souvent ceux de son ami.
— Les Moldus sont décidément plus doués que nous pour fabriquer ce genre de chose, et je peux t'assurer que je n'aurais jamais gâché un tel nectar avec quoi que ce soit. D'autre part, étant donné tes talents de potioniste, cela aurait été d'une rare stupidité de ma part d'essayer de te droguer. Je suis sincère, Severus. Je comprends tes réticences, mais si tu me laisses le temps, je te le prouverai.
—Sauf votre respect, vous ne savez rien de mes talents, monsieur, sinon ce qu'en disent mes résultats scolaires. Et certaines potions sont indétectables avant d'avoir été ingérées, même pour un Maître des Potions. Mais indépendamment de ça, je ne bois pas d'alcool fort.
Si Tiberius ne commenta pas la dernière partie de la réponse, une lueur de compréhension s'était allumée dans le regard qu'il posait sur son petit-fils.
—Je t'ai dit que j'ai suivi ton parcours à Poudlard, ne crois pas que je m'y suis arrêté. Maître Vitellius Stoke est un vieil ami à moi, il ne tarit pas d'éloges sur ton travail. Apparemment, le seul reproche qu'il puisse te faire, pour le moment, est de l'épuiser littéralement. Je le soupçonne de projeter de te présenter aux examens le plus rapidement possible, pour pouvoir enfin se reposer… poursuivit-il avec un petit rire, en se levant. « J'espère que tu feras plus honneur au repas de Nela qu'à mon whisky. En parlant d'Elfes… qu'est devenue Missy, l'Elfe de ma fille ? Je lui avais demandé de rester auprès d'elle, à défaut de pouvoir faire autre chose pour elle, lorsqu'elle est partie.
—Mère avait affranchi Missy depuis des années, mais elle ne l'a jamais quittée, elle vit maintenant avec nous.
—Voilà qui fera plaisir à Nela et Racon. Racon est l'Elfe qui vous a accueilli. Depuis le départ de sa fille, il ne parle pratiquement plus.
Sans pour autant baisser entièrement ses défenses, Severus s'était peu à peu détendu au cours de la soirée. Avant de partir, il avait, à leur demande, été présenté aux portraits de sa grand-mère, et de ses arrière-grands-parents. Il présentait une ressemblance hallucinante avec son arrière-grand-père, dont il portait le nom.
Il n'y eut ce soir-là, ni offre ni promesse de la part de l'un ou de l'autre, mais le grand-père et le petit-fils se séparèrent en excellents termes, et sur la perspective d'une prochaine rencontre.
Severus n'avait jamais vraiment eu de famille, et malgré la perte de la sienne, Hermione était sincèrement heureuse pour lui. Elle doutait qu'il ait rencontré Tiberius, la première fois. Il avait pris la Marque bien trop jeune. Maintenant qu'elle connaissait ses idées sur la question, elle ne pensait pas que l'homme ait pu souhaiter un quelconque rapprochement avec un Mangemort. Même si les changements apportés par sa présence devaient faire dévier sa ligne temporelle, en voyant le visage détendu de son ami alors qu'ils quittaient le manoir, elle se dit qu'elle ne regretterait jamais un seul instant d'avoir pu contribuer à lui apporter ce réconfort.
Ils n'avaient pas beaucoup parlé, après leur retour à Spinner's End. Tous les deux étaient perdus dans leurs pensées, et lorsque Severus posa ses doigts sur son bras, au moment où elle allait entrer dans le cabinet de toilette, elle ne put retenir un léger tressaillement.
—Merci ! Souffla-t-il en laissant retomber sa main.
—De quoi ? Je n'ai pratiquement pas ouvert la bouche de la soirée.
—D'avoir été là.
La main de Severus s'éleva jusqu'à son visage, dont il effleura la joue du dos des doigts, avant de faire brusquement volte-face, et de s'engouffrer dans sa chambre, dont il referma sans douceur la porte derrière lui.
Dans la salle de bains, Hermione s'appuya des deux mains sur le lavabo, et releva lentement la tête pour contempler son image aux joues barrées de deux larmes noires de mascara délayé, dans le miroir. Sa vision se brouilla et un sanglot silencieux secoua ses épaules tandis qu'elle ouvrait en grand le robinet d'eau froide pour asperger son visage.
Le dos et la tête appuyés contre la porte qu'il venait de refermer, Severus prit une profonde inspiration en fermant les yeux, avant de se jeter tout habillé sur son lit et de donner un coup de poing dans son oreiller. Tout s'était bien passé, alors pourquoi était-il en colère ? Pourquoi ce sentiment de frustration qui revenait de plus en plus souvent ?
…
Ils étaient Apparus en pleine campagne, sur une route bordée de haies couvertes de givre, en haut d'une colline. Severus lâcha le bras d'Hermione, rajusta son écharpe et frotta ses mains l'une contre l'autre. Il faisait un froid de canard.
—Tu es sûre que c'est ici ?
—Harry m'a montré ses souvenirs de ce qu'il avait vu dans la Pensine de Dumbledore. La scène se passait en été, mais il me semble bien reconnaitre le paysage. Marchons, ça nous réchauffera.
Au bout d'un moment sans rencontrer âme qui vive, ils arrivèrent à un carrefour, où on pouvait lire 'Little Hangleton, un mile' sur l'un des panneaux indicateurs.
—Tu vois ? C'est bien là.
Après le carrefour, la route, après avoir décrit une large courbe, descendait le flanc de la colline, en pente raide, offrant une vue dégagée sur la vallée. Un village était niché au creux de deux côteaux. A bonne distance du bourg, on distinguait un manoir entouré d'un grand parc.
« Il devrait y avoir un chemin qui mène à un petit bois, sur la droite, après le virage.
—S'il existe encore ! D'après ce que tu m'as raconté, le souvenir en question datait d'une bonne cinquantaine d'années.
—Regarde !
Le sentier était envahi de broussailles et creusé de profondes ornières, mais on pouvait toujours vaguement en distinguer le tracé, malgré la disparition quasi-totale des deux haies qui auraient dû le border. Il menait à un bosquet envahi de ronces près duquel les restes d'une maison tenaient encore debout comme par miracle… où par magie. Le toit s'était en partie effondré, et les murs portaient de larges lézardes. Ils s'en approchèrent avec précaution, baguettes en main. Severus s'arrêta à quelques mètres des vestiges, semblant analyser l'espace autour de lui.
—Repousse-Moldus, énonça-t-il après quelques instants, « ça explique pourquoi la maison existe toujours. Mais il n'y a pas d'autre protection, sans doute pour ne pas attirer l'attention sur cette ruine. Tu sais où il faut chercher ?
—Dumbledore était allé récupérer la bague tout seul, mais il a dit à Harry qu'elle était cachée sous une latte du plancher de la chambre.
Tout en parlant, ils s'étaient faufilés à l'intérieur, par une brèche du mur. Hermione lança un Lumos. La pièce où ils se trouvaient devait avoir été la cuisine, comme en témoignaient le carrelage au sol, la cheminée et les divers ustensiles rouillés éparpillés un peu partout. Le toit s'était effondré sur un angle, bloquant l'accès à une petite porte à moitié sortie de ses gonds, sûrement une souillarde. D'un commun accord, il se tournèrent vers la deuxième porte, dont ils franchirent prudemment le seuil. Severus frissonna, mais cette fois, ce n'était pas de froid, et Hermione se rapprocha instinctivement de lui. Elle avait la chair de poule. L'atmosphère, à l'intérieur de la chambre, était oppressante, malsaine. Presque poisseuse. On aurait dit que quelque chose était tapi dans l'ombre et les observait.
—Qu'est-ce que c'est ? Murmura-t-elle.
—La Magie Noire émanant de l'Horcruxe. Le Diadème dégage la même chose, quoiqu'un peu moins prononcée. L'air en est saturé. Je me demande quelles protections…
—D'après Dumbledore, il lui avait été facile de la récupérer.
Severus s'était immobilisé au milieu de la pièce. Il semblait tétanisé. Les fixés sur un mur, il semblait regarder se dérouler, comme sur un écran, une scène que lui seul pouvait voir. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix blanche.
—Toucher la bague ne présente aucun danger en soi, sauf…. Sauf que si on le fait à mains nues, cela enclenche un sortilège d'Attraction Irrésistible, qui oblige celui qui l'a fait à la mettre, prononça-t-il lentement. « Un sort qui fonctionne un peu comme l'Amortensia, mais par contact, et auquel personne ne s'est jamais donné la peine de chercher une parade. Il est généralement employé, de manière anodine, sur des bijoux ou des vêtements, souvent pour faire des plaisanteries, et se dissipe en quelques heures. Il n'est même pas répertorié comme maléfice. C'est Toute la subtilité de la chose ! Il suffit à celui qui est au courant de se protéger d'un contact direct pour la manipuler sans risque. Le véritable maléfice, lui, ne se déclenche que lorsqu'on la passe à son doigt. Je… je l'ai vu… dans la Pensine… Dumbledore… Dumbledore l'avait fait, et c'est ça qui le tuait lentement. Je n'ai réussi qu'à ralentir le processus, et… et c'est pour ça qu'il m'a demandé de… de le…
—De le tuer ! Je comprends tout, maintenant ! Sa main noircie, comme morte, momifiée ! Il savait qu'il allait mourir, et de manière atroce, et il a voulu faire d'une pierre deux coups en confortant ta place auprès de… Horrifiée, elle porta ses mains à sa bouche. « Merlin ! C'est à la fois génial et monstrueux. Il t'a condamné sciemment aux yeux du monde Sorcier… et tout ça pour rien !
Sans s'en rendre compte, elle s'agrippait à son bras. Il dénoua ses doigts crispés sans répondre, et se mit à faire le tour de la pièce en murmurant des incantations qu'Hermione ne reconnaissait pas. Au bout de quelques minutes, il s'arrêta, sa baguette pointée vers un point du plancher. Il hésita un instant puis déplaça un peu le lit au matelas crevé, souillé d'excréments de rongeurs, et se mit à genoux.
—Il doit y avoir une façon de soulever la latte sans la découper. Pas la peine de lui mettre la puce à l'oreille si on peut l'éviter. Je ne serais pas étonné que le manoir que nous avons vu en arrivant soit celui des Jedusor, et il y a de grandes chances pour que ce soit aussi son quartier général.
Après quelques tâtonnements, une planche bascula, découvrant une petite excavation dans laquelle reposait un coffret qui semblait fait d'or pur. Un Accio plus tard, la boîte se posait doucement sur le sol de la cabane. Severus passa une paire de gants en cuir de Dragon par-dessus ceux qu'il portait déjà pour se protéger du froid.
—J'espère que tu sais ce que tu fais.
—Alors continue… l'espoir fait vivre ! Répondit-il sarcastiquement avant d'ajouter. « Ça ne vaut pas la peau de Manticore, mais ça devait faire l'affaire, surtout si je peux éviter de la toucher directement. Le couvercle soulevé laissait apparaître un anneau d'or façonné grossièrement, au chaton orné d'une pierre noire sur laquelle était gravé un motif qu'Hermione reconnut aussitôt.
—Les reliques de la Mort ! La pierre de Résurrection !
Severus avait tiré de sa poche une bourse, elle aussi faite de cuir de Dragon et renforcée de plusieurs sorts de protection. Au moment de faire léviter la bague dans la pochette, il hésita un moment, puis pointa sa baguette sur l'objet.
—Geminio !
Quelques minutes plus tard, il déposait une copie parfaire de la bague dans le coffret d'or, qui fut replacé dans sa cavité. La latte du plancher fut remise en place, ainsi que le lit, et un sortilège d'Oblitération effaça toute trace de leur passage. Une fois à l'air libre, ils ne s'attardèrent pas dans ce lieu sinistre, et Transplanèrent dès qu'ils se furent éloignés de quelques pas.
Ils Apparurent dans l'entrée de la maison de Spinner's End, où, sans prendre la peine de retirer sa cape, Severus laissa tomber la bourse, qu'il tenait toujours à la main, dans un coffret de bois de cèdre, jumeau de celui où se trouvait le Diadème de Serdaigle. Il avait en outre fait l'acquisition d'un coffre d'obsidienne, qu'il avait placé dans ce qui avait été la 'cabane au fond de la cour', et se hâta d'aller l'y ranger, à côté du premier.
—Je m'en veux de ne pas avoir pensé à faire une copie du Diadème pour la laisser dans la Salle sur Demande. Cela ne le tromperait pas longtemps, s'il décidait de vérifier que ses Horcruxes sont toujours là où il les a cachés, le sort ne reproduit que la forme de l'objet, pas ses propriétés. Mais ça pourrait le retarder un peu. Si nous avons l'occasion de revenir à Poudlard, il nous faudra réparer cette erreur. D'autre part, je pense qu'il faut trouver un moyen de détruire ces… choses le plus rapidement possible. Je ne sais pas s'il est prudent de les conserver ensemble au même endroit, malgré les protections. Je suis presque sûr de réussir à maîtriser le Feudeymon. J'ai passé des heures à en étudier tous les détails, mais je ne peux pas prendre le risque de faire des essais en pleine nature. C'est trop dangereux. Il me faudrait un endroit sûr, au cas où je ne parviendrais pas à l'arrêter. Clos et si possible entouré d'eau, où dépourvu de toute végétation, afin qu'il puisse s'éteindre de lui-même.
A son grand étonnement, Hermione n'éleva aucune objection. Elle était assez intelligente pour convenir qu'il fallait parfois savoir apprendre à négocier des concessions avec sa conscience.
—Tu reviens à Oxford après-demain. Laisse-moi m'occuper de ça. J'ai peut-être une idée, mais il faut que je fasse des recherches pour voir si je découvre où se situe exactement l'endroit auquel je pense. En ce qui concerne les Horcruxes, tu as raison, je ne suis pas tellement rassurée non plus de les garder ici. Elle leva brusquement la tête vers lui. « Mais j'y pense… pourquoi ne pas les ramener à Poudlard, dans la chambre secrète ? Elle n'existe pas encore, à cette époque. Nous seuls pouvons y avoir accès. Je me demande comment j'ai pu ne pas réaliser plus tôt que c'était encore l'endroit le plus sûr ?
—Je ne l'avais pas réalisé non plus. Même en le sachant, c'est un concept difficile à intégrer dans les réflexes. Mais tu as raison. Demain, nous Transplanerons à Pré-au-Lard, et nous en profiterons pour rapporter la copie du Diadème dans la Salle sur Demande… La Cape d'Invisibilité de Potter va servir à quelque chose d'utile, pour une fois.
—Quoi que si tu maigris encore un peu plus, tu n'auras même plus besoin de Cape ou de Sortilège de Désillusion pour passer inaperçu ! Se moqua Hermione, faisant se renfrogner son compagnon. « En attendant, si nous passions une soirée tranquille, comme un parfait petit couple moldu, devant la télévision ? Il y a une rediffusion du 'Guépard' de Visconti, ça devrait plaire au sens de l'esthétique de ta partie Prince… Missy pourrait nous préparer un en-cas que nous mangerions dans le salon.
Il ne protesta pas et sous les yeux étonnés d'Hermione, un mince sourire nostalgique se dessina même sur ses lèvres.
—C'était le film préféré de ma mère. C'est à cause de lui qu'elle m'a incité à apprendre l'italien.
—Tu parles italien ?
—Et français, et latin. Ce n'est pas très difficile d'apprendre une langue à partir du moment où on en a compris la structure. D'autant que celles-là ont toutes la même racine. J'ai appris le français dès le berceau, avec ma mère, la famille Prince est originaire de France et il y est de tradition d'élever leurs enfants dans les deux langues. L'italien avec un livre, volé à la bibliothèque municipale, j'en ai peur, et en regardant des films en version originale. Pour le latin, c'est un vieux prêtre catholique retraité qui m'a appris, lorsque j'étais gamin, avant de connaître Lily. Il avait remarqué que j'étais toujours seul, et que j'aimais apprendre… c'est sûrement à lui que je dois de n'être pas devenu un petit voyou à l'époque. De la même manière que je te dois ne n'être pas devenu Mangemort… Et puis connaître le latin est nécessaire, lorsqu'on veut créer de nouveaux sortilèges vraiment efficaces, ou trouver des parades à des sorts qui n'en ont pas, comme ceux qui protègent la bague, par exemple. C'est pourquoi de moins en moins de sorciers en sont capables. Et c'est une branche de la Magie qui m'intéresse au moins autant que les Potions.
—C'est la raison pour laquelle tu as commencé à t'intéresser à la Magie Noire ?
Severus prit son temps, avant de répondre honnêtement.
—En partie. Une autre raison était que les Maraudeurs, même s'ils n'ont jamais osé aller jusqu'à utiliser d'impardonnables, ne dédaignaient pas de s'en servir contre moi. Les bibliothèques des Sang-purs contiennent toutes des grimoires plus ou moins noirs, dans lesquels ils peuvent facilement s'y initier… et j'étais seul pour me défendre… Et puis… c'est un aspect de la Magie vraiment fascinant. Ajouta-t-il avec hésitation.
Hermione ne releva pas, ne voulant pas risquer de relancer un débat sur ce sujet sensible. D'autant qu'elle n'était plus très sûre de n'avoir pas été convaincue au moins par quelques-uns de ses arguments.
—N'empêche, ce n'est déjà pas courant pour les sorciers d'apprendre une langue étrangère ! Lorsque mes parents ont vu que Poudlard ne proposait rien dans ce sens, ils m'ont fait apprendre le français, pendant les vacances d'été, avec une méthode sur cassettes.
—Voilà qui peut s'avérer utile, en cas d'urgence. A part peut être Lucius, ça m'étonnerait que beaucoup d'autres puissent le comprendre.
—Lucius ?
—La famille Malfoy est elle-aussi d'origine française. En ancien français 'Male-foy' signifie déloyal, félon, traitre.
—Mmm ! Un nom particulièrement bien approprié !
Severus se laissa aller à une ébauche de sourire amusé.
—Pas faux, quand on sait que leur fortune est en grande partie bâtie sur une collaboration commerciale avec les Moldus, en tout cas jusqu'à l'élaboration du traité du Secret Magique. Et que bien qu'ils insistent maintenant lourdement sur la pureté de leur sang, ils n'ont jamais hésité à frayer avec des Sang-mêlé. Ce qui leur a conservé un patrimoine génétique un peu plus sain que celui de beaucoup d'autres.
TBC
Merci d'avance pour vos Lumos ! Ils illuminent ma vie.
