Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.

MERCI à DinaChlaya TalaNokomis, Zeugma, Ellie Evans, LycorisSnape, darkcorbeau, Juliana, Slythencl0w, Emilie09, Daidaiiro, Constancecd et Steph Rogue, pour vos si gentilles reviews.

A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour contrer sa tendance à la paresse ! )

N/A : Surcharge de travail (donc manque de temps pour écrire), fatigue, moral au-dessous de la ligne de flottaison… bref, passage à vide : les conditions idéales pour une grève de la muse. J'entame donc aujourd'hui ma mini réserve de chapitres. Croisons les doigts pour que les semaines qui viennent apportent des conditions plus propices !

Enjoy & Review !


Fièvre

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Monsieur,

Severus et moi-même tenons à vous remercier pour l'accueil chaleureux que vous nous avez réservé à l'occasion de notre visite, pour Samain.

Si je puis me permettre d'exprimer mon sentiment, je vous suis personnellement extrêmement reconnaissante pour tout ce que cette rencontre a apporté à votre petit-fils. Il est, comme vous n'avez sûrement pas manqué de le remarquer, d'un caractère très réservé, mais je l'avais rarement vu aussi serein qu'après cette soirée. Dire que son existence a été particulièrement difficile, jusqu'ici, est un euphémisme, et la découverte d'une famille qui l'accepte tel qu'il est, est une chose très importante pour lui, même s'il se laisserait torturer plutôt que de l'avouer.
Pardonnez mon impertinence, et sans vouloir vous offenser, j'espère de tout cœur que votre intérêt pour lui n'est pas feint. Il ne mériterait pas cette épreuve supplémentaire.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ma sincérité, mais tout ce que je souhaite éviter, c'est de voir encore souffrir Severus.

Veuillez croire à mes plus sincères salutations,

Harmony Granger

Chère Impertinente,

Je vous suis au contraire reconnaissant pour votre sincérité. Je peux vous assurer que l'intérêt que je porte à mon petit-fils est certainement aussi grand que celui que vous lui portez vous-même.

Mon orgueil et mon entêtement m'ont coûté ma fille chérie. J'en ai tiré les leçons, et je suis prêt, s'il l'accepte, à pleinement accueillir Severus dans une famille dont il est, autant que j'ai pu en juger, le digne descendant. Si mon jugement ne me fait pas défaut, et c'est rarement le cas, il fait honneur aux Prince, et cela peu importe son origine paternelle.

Vous êtes, ma chère enfant, j'espère que vous permettrez à un vieil homme cette familiarité, le rayon de soleil qui a réussi à le tirer hors des ténèbres. Je vous en suis, et avec moi mes ancêtres, à jamais redevable.

J'espère que vous accepterez tous les deux de passer Noël en ma compagnie, afin que nous puissions faire plus ample connaissance.

Sincèrement votre,

Tiberius Prince

Hermione sourit franchement à la lecture de la courte missive que venait de lui apporter ce qui devait être un proche parent d'Hermod.

Elle aimait bien Tiberius.

Severus n'était pas revenu à Cokeworth depuis sa semaine de repos forcé, pour Halloween.
Le 25 novembre, une soudaine vague de froid s'abattit sur l'Europe. A Spinner's End, Hermione s'était réfugiée dans le salon, seule pièce relativement bien chauffée de la maison, dans lequel la cheminée peinait malgré tout à maintenir une température correcte. Elle y travaillait dans la journée, et la nuit, y dormait sur le sofa. Elle partageait la pièce avec Missy qu'elle avait, de haute lutte, malgré le fait que les Elfes soient moins sensibles que les humains aux variations de températures, obligée à quitter son grenier glacial.

Lorsqu'un léger redoux se fit sentir, dans les premiers jours de décembre, elle était victime, depuis plusieurs jours, d'une mauvaise toux qu'aucun sirop n'était parvenu à apaiser. La Pimentine qu'elle avait prise la veille n'avait eu qu'un effet limité sur ce qui était plus une grosse bronchite qu'un rhume. Après une brève période de soulagement due à la potion, une forte fièvre la terrassa en quelques heures, accompagnée de douleurs dans la poitrine et de quintes qui lui déchiraient les bronches, dont elle ressortait la respiration sifflante et de plus en plus difficile, et le cœur battant la chamade contre ses tempes douloureuses.

Elle sombrait par intermittence dans une semi-inconscience, dont elle n'émergeait, frissonnante, la tête lourde, la poitrine à chaque fois plus serrée dans un étau qui l'empêchait de respirer, que pour distinguer la voix lointaine et affolée de l'Elfe, ou sentir un linge humide passer sur son visage brûlant et venir humecter ses lèvres desséchées. A un moment donné, elle perçut vaguement une agitation plus intense dans la pièce, ainsi que plusieurs autres voix, qui lui semblaient venir de très loin. Quelqu'un la redressa sur sa couche, et on la força à avaler un liquide au goût désagréable, avant qu'elle ne replonge dans son sommeil semi-comateux, la joue appuyée contre une étoffe rude, qui fit naître, dans son esprit embrumé, une étrange sensation de réconfort et de sécurité.

Elle se débattait dans un cauchemar qui semblait durer depuis des siècles. La dernière année de la guerre, depuis la mort de Dumbledore, passait et repassait en boucle dans sa tête. Parfois, elle croyait percevoir des voix, au travers de cet abîme de sang et de flammes. Qui l'appelaient. Elle essayait en vain de les rejoindre. De repousser le poids qui pesait sur sa poitrine et de percer le brouillard épais qui l'étouffait. Qui menaçait de l'engloutir. Il y en avait une, surtout… et lorsqu'elle l'entendait, celle-là la maintenait au-dessus des flots sombres de son enfer, et l'aidait à ne pas sombrer.

Lorsqu'elle se réveilla, elle était allongée dans un lit douillet, dans une chambre bien chauffée. Missy s'affairait silencieusement dans la pièce, qu'elle ne reconnaissait pas. Elle dût laisser échapper un gémissement lorsqu'elle essaya de se redresser, parce que l'Elfe se retourna brusquement et se précipita à son chevet en sautillant presque de joie.

—Miss Hermione est réveillée ! Missy est heureuse, heureuse ! Missy va aller prévenir monsieur Severus. Il a demandé que Missy aille le chercher au moindre changement dans l'état de miss Hermione.

—Attends ! Je… j'ai soif ! Pendant que la petite créature lui versait un verre d'eau, Hermione regardait autour d'elle. La pièce était claire et agréable, toute en tons de gris pâle et de bleu. On distinguait des voilages d'une blancheur immaculée, derrière les doubles-rideaux imparfaitement tirés, qui masquaient la fenêtre. Un bon feu flambait dans la cheminée. « Où… où sommes-nous ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

—Miss Hermione a été malade. Très malade. Monsieur Severus était très, très, très inquiet.

—Oui, je me souviens. Je toussais. Mais Severus n'était pas là, il était à Oxford !

—Missy est venue me chercher, malgré ton interdiction ! Elle tourna la tête dans la direction d'où venait la voix. Le jeune homme se tenait dans l'encadrement de la porte. Il était vêtu à la moldue, avec un épais pull de laine noire à col roulé. « Ton entêtement à ne pas vouloir me déranger à bien failli te coûter la vie. Heureusement que lorsqu'il a entendu la description qu'elle faisait de tes symptômes, Maître Stoke a tenu à m'accompagner. Les potions de guérison sont sa grande spécialité, il est le fournisseur officiel de Sainte Mangouste, pour celles qui requièrent le niveau Maîtrise. Il a tout de suite compris que tu avais une pneumonie, et nous avons pu intervenir immédiatement. Mais nous ne pouvions pas te laisser à Spinner's End, aussi j'ai… j'ai pris sur moi de demander à mon grand-père s'il accepterait de t'accueillir jusqu'à ta guérison.

… Et connaissant son caractère, la démarche n'avait pas dû être facile, pour lui. Elle entendait encore ses paroles, lorsqu'il lui en avait parlé pour la première fois 'Je ne m'abaisserai certainement pas à quémander quoi que ce soit auprès de cet homme !' Et pourtant, il venait de le faire… pour elle ! Après tout, il n'avait rencontré Tiberius qu'une fois, et maintenant, à tort ou à raison, il devait considérer qu'il avait déjà une dette de vie envers lui.

« Spinner's End est un vrai frigo en temps habituel, mais cette année, nous avons atteint des records. Pourquoi n'es-tu pas allée acheter un radiateur d'appoint, lorsque la vague de froid s'est abattue ? Poursuivit-il.

—Je… je pensais que ça ne durerait pas. Je pensais qu'en m'installant dans le salon, avec la cheminée, quelques sorts de réchauffement, et assez de couvertures… et puis… et puis nous n'avons pas tellement d'argent à jeter par les fenêtres. J'ai préparé de la Pimentine, mais ça n'a pas été très efficace. Peut-être que j'ai fait une erreur…

—Non ! J'ai vérifié le reste du flacon, elle était parfaite. La Pimentine est efficace contre les rhumes, mais elle a un effet très limité sur les bronchites, d'autant plus celles qui ont commencé à évoluer en pneumonie !

Hermione lui jeta un regard en biais, pendant un instant, elle avait retrouvé les accents du professeur Snape, pendant ses cours. Mais Severus venait, sans le savoir, de lui faire le compliment qu'elle avait attendu en vain, pendant toute sa scolarité.

—Je suis désolée d'avoir créé tous ces embarras. Je comprends que tu sois en colère.

—Je ne suis pas en colère ! Et son ton démentait honteusement cette affirmation. « Du moins pas pour ça… poursuivit-il d'une voix plus mesurée. « Pourquoi avais-tu défendu à Missy de venir me chercher ?

—Je… je ne voulais pas te déranger pour rien, comme la dernière fois. Je pensais…

—Tu m'a déjà dit, ce que tu pensais ! Aboya-t-il. Il laissa soudain retomber sa tête avec un soupir. « Je… tu ne te rends pas compte… si Missy n'avait pas outrepassé tes ordres, tu aurais pu y rester !

—Une nouvelle fois, je suis désolée, Severus ! Vraiment ! Mais comment se fait-il que tu sois ici ? Je me souviens qu'on était mercredi… C'est le week-end ? Je suis restée deux jours…

—Non. Maitre Stoke est un vieil ami de mon grand-père, qui lui a proposé de l'héberger jusqu'aux vacances de Noël. Il tenait à s'assurer lui-même de ton rétablissement. Nous nous sommes donc tous les deux installés au manoir, afin de faire d'une pierre deux coup en n'interrompant pas ma formation. Sans cela, le Medicomage qui t'a examinée à ton arrivée ici t'aurait expédiée à Sainte Mangouste. Inutile de dire que Missy a été ravie de retrouver ses parents. Aux dire de Nela, Racon est devenu un vrai moulin à paroles, depuis son retour.

—Ah ! Notre Belle au Bois Dormant est enfin réveillée ! Je commençais à croire que Severus vous avait fait avaler un philtre de Mort-Vivante, jeune fille.

Deux hommes venaient d'apparaître sur le seuil. Hermione n'avait jamais rencontré Maître Vitellius Stoke. C'était un homme de taille moyenne, avec un début d'embonpoint, à l'expression avenante, et aux cheveux d'une blancheur de neige. Il lui adressa un petit signe de la tête accompagné d'un sourire bienveillant. Il paraissait un peu plus âgé que Tiberius.

—Je suis désolée de vous avoir causé autant de dérangement, monsieur. Fit-elle en s'adressant à ce dernier.

—Ne le soyez pas ! Cela m'a permis de renouer avec un vieil ami perdu de vue depuis trop longtemps, et d'apprendre à connaître un peu mieux mon petit-fils… bien qu'entre son travail et votre chambre, je n'ai guère fait que l'entrevoir, encore qu'assez brièvement, aux repas, depuis qu'il est ici. Sans compter bien sûr, la réunion d'une famille d'Elfes. Le seul point négatif dans tout ça, c'était votre maladie. Mais puisque vous voilà tirée d'affaire, j'irais presque jusqu'à la bénir pour tout ce qu'elle m'a apporté.

« J'ai indirectement une dette envers vous Harmony, même si mon borné de petit-fils s'est mis en tête que c'était lui qui en avais une envers moi ! Se tournant vers le jeune homme, il ajouta. « Ne me prends jamais pour un imbécile, Severus ! Tu as beau avoir une maîtrise quasi parfaite de ton Occlumencie, il y a des choses que tu as encore du mal à cacher… Tu ne me dois rien, enfonce-toi bien cela dans le crâne, c'est ainsi que fonctionne une famille ! Puis se tournant vers le Maître des Potions. « Je pense que nous devrions laisser ces jeunes gens seuls, ne crois-tu pas Vitellius ? Missy ! Veux-tu venir, et nous servir le café, dans le petit salon ?

Ce fut Hermione qui rompit le silence.

—Merci !

Severus, une fois de plus, avait baissé la tête, laissant retomber ses cheveux autour de son visage. Avant de répondre, il sortit sa baguette, et l'agita en murmurant « Muffliato ! ». Puis il se tourna vers elle, et elle put lire sur son visage un mélange de colère et d'autre chose, qui ressemblait à… de l'anxiété ?

—Ne me refais plus jamais un coup pareil ! Jamais, tu m'entends ! Articula-t-il d'une voix sourde.

Si elle fut interloquée par sa virulence, elle s'appliqua à n'en rien laisser paraître. Et puis, autre chose la préoccupait.

—Ton grand-père a eu l'air de dire… combien… combien de temps… ?

—Un peu plus d'une semaine. Tu étais inconsciente la plupart du temps. Tu as déliré, aussi. Rassure-toi, rien de suffisamment précis pour interpeler Maître Stoke. J'ai raconté que tu avais été agressée par des suprématistes, en Amérique. Ta marque m'a bien aidé sur ce coup.

Il leva les yeux vers elle.

« Le pire, c'était la nuit. Tu sais, il y a une heure, juste avant l'aube, où les légendes disent que la vie et la mort se disputent les âmes des malades… Merlin Hermione ! Comment fais-tu pour être aussi forte, après tout ce que tu as traversé ?

La nuit ? Il l'avait veillée toutes les nuits ? Mais non, c'était tout à fait inimaginable. Non, il avait juste dû relayer Missy de temps en temps, pour s'assurer que personne ne puisse rien surprendre de compromettant pendant ses périodes de délire !

—Comment je fais ? Depuis que je suis arrivée en 1978, j'ai eu beaucoup de temps pour penser à ce qui est arrivé. Pour penser… au professeur Snape, et a ce que j'ai pu comprendre qu'il avait lui-même traversé. J'étais présente lorsque Dumbledore lui a ordonné de retourner auprès de Voldemort, lorsqu'il est revenu, en 1994, et je n'oublierai jamais l'expression de pure terreur qui a alors traversé son regard, aussi furtive qu'elle ait été. Mais il n'a pas hésité un instant, tout en sachant que son retard serait, au minimum, cruellement puni. Qu'il risquait même ne pas revenir.

En disant ces mots, elle prit conscience qu'elle avait de plus en plus tendance à se référer au professeur Snape comme à une personne différente de Severus. Et en quelque sorte, il l'était.

« Tu sais, nous le détestions tous, et on ne le remarquait pas lorsque nous étions ses élèves, mais avec le recul, des choses qui ne m'avaient pas frappées sur le moment sont remontées à ma mémoire. Les fois où il restait assis à son bureau, après nous avoir donné un contrôle, le regard fixe, semblant mettre toute sa volonté à juste… ne pas s'effondrer. Les fois où il s'appuyait lourdement aux paillasses, comme s'il avait du mal à marcher… Les fois où il semblait ne voir personne, lorsqu'on le croisait, dans les couloirs, le regard hanté… Jamais, après avoir repris ses fonctions d'espion, il n'a failli un seul jour à donner ses cours, refusant de montrer une quelconque faiblesse en public. Il ne l'a jamais su, mais je l'ai vu, une nuit, au quartier général de l'ordre, alors qu'il rentrait d'une de ses premières réunions de Mangemorts, s'écrouler sur les marches de l'escalier, avant de se relever péniblement pour gagner sa chambre en titubant. Je suis descendue, ce soir-là, et j'ai vu des traces de sang sur la rampe. Et j'ai… mais je n'ai pas voulu y croire à l'époque… j'ai entendu comme… des sanglots derrière la porte.

Elle planta ses yeux dans ceux de Severus.

« Comment je fais ? Je pense à lui ! A cet homme que je haïssais, que je prenais pour un monstre, qui m'a sauvé la vie, et qui est mort d'une manière atroce en essayant encore, jusqu'au bout, d'aider les autres. A cet homme qui a sacrifié sa vie et son honneur pour tenter de vaincre le Mal absolu. C'est lui qui me donne cette force, Severus… c'est toi !

—Je ne suis pas fort, Hermione, je n'ai encore rien vécu de tout ça. Je ne suis pas lui !

Pendant un court instant, elle eut l'impression dérangeante qu'il avait lu dans ses pensées. Mais elle n'avait décelé aucune intrusion dans son esprit. Elle continua à le regarder bien en face, lui renvoyant la confiance qu'elle avait en lui.

—Et j'espère que j'aurai pu t'éviter de le vivre un jour. Mais cette force, tu l'as en toi, comme je l'avais aussi sans le savoir. Elle se nourrit d'amitié, d'amour, d'abnégation, c'est ce qui lui permet de vaincre la violence brute engendrée par la cruauté et par la haine.

—On croirait entendre Dumbledore… pour ce que ça a servi, là d'où tu viens !

—Mais ce n'est pas fini, Severus, le combat continue, grâce à toi. C'est ta force, qui m'a permis d'arriver jusqu'ici.

—Et comment peux-tu être certaine que tu changeras quelque chose à ce qui est arrivé ? Comment sais-tu si ton arrivée n'a pas fait dévier cette dimension vers une autre réalité, en laissant l'autre se dérouler ? Je ne connais pas grand-chose à ces théories, mais il y a un Moldu nommé Einstein, qui…

—Je sais tout cela. Mais personne ne peut vraiment savoir. Je veux dire… il n'y a pas de témoignages de 'voyageurs du temps', et d'autres ont aussi avancé que certains événements pourraient provoquer une boucle temporelle, et que c'est ce qui expliquerait aussi les sensations de déjà vu ou déjà vécu que nous éprouvons parfois. La seule chose qui pourra nous donner la réponse à ces questions, est que si nous sommes bien restés dans la 'bonne' réalité, l'Hermione Granger qui naitra dans quelques mois, d'une manière ou d'une autre, disparaitra le 2 mai 1998. Si ce n'est pas le cas, cela voudra dire que les modifications que nous aurons apportées nous auront fait basculer dans une réalité alternative. Mais même dans ce cas, je considèrerai que si nous arrivons, cette fois, à vaincre les Ténèbres, la mission que tu m'as donnée aura été accomplie. « Et si ce n'est pas le cas, j'espère que j'aurai au moins contribué à t'éviter le destin qui a été le tien. » Termina-t-elle pour elle-même.

TBC