Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
MERCI à Kaouhete, loulia, NaomiKuz, Kyradelacour, Zeugma, DinaChhaya TalaNokomis, Maxine3482,Emilie09, Juliana, Daidaiiro, darkcorbeau, Cozri, Cididy, BlutengelHates, SlythenclOw, Steph Rogue, Emma et Fanny, pour vos si gentilles reviews.
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour contrer sa tendance à la paresse ! )
N/A : La parenthèse de noël se poursuit pour nos amis.
Enjoy & Review !
Une famille
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Cette dernière semaine lui avait laissé une impression étrange.
Jusque-là, entre ses études, et son inquiétude pour Hermione. Sans compter les nuits blanches qu'il avait passées à la veiller, jusqu'à ce que Missy ne finisse par le mettre invariablement à la porte de la chambre afin qu'il puisse se reposer au moins pendant deux ou trois heures, il avait vécu dans une sorte de tourbillon, sans se rendre vraiment compte ce qu'il se passait.
Depuis quelques jours, et pour la première fois de sa vie, il découvrait ce que pouvait être la vie au cœur d'une famille. Une vraie famille. Où l'on ne se déchirait pas à chaque mot. Où la peur ne rythmait pas les heures de la journée, et où les coups ne ponctuaient pas, chaque soir, le retour du père.
« Une famille », se répétait-il en retournant le parchemin entre ses mains, encore éberlué par ce qui lui était tombé dessus le matin de noël.
De retour dans la salle à manger, ils avaient ouvert leurs cadeaux.
Sous les rires bon-enfant des autres convives, Severus s'était d'abord renfrogné devant le mug tagué d'un côté 'Monsieur Grincheux' et de l'autre de l'empreinte des lèvres de la jeune fille, que lui avait offert Hermione, avant de sourire enfin, en comprenant la taquinerie amicale qui rappelait leur première 'sortie officielle', sur le Chemin de Traverse. Hermione quant à elle, n'avait pu retenir une larme, en découvrant l'adorable Boursouf qu'il lui avait rapporté, et qu'elle avait immédiatement baptisé Fluffy, lui faisant ostensiblement lever les yeux au ciel. Manifestement, il ne s'était pas contenté de juste faire un saut à Cokeworth.
Tiberius avait adoré la parure de stylos, un à bille et un à plume, et le nécessaire de correspondance en papier moldu. Il avait voulu les tester sans attendre et s'émerveillait du côté pratique de la chose en se demandant pourquoi il n'avait jamais eu l'idée d'essayer tout cela par lui-même.
La main de Maître Stokes venait régulièrement piocher les pastilles chocolatées multicolores. Au rythme où il les picorait, Hermione le soupçonnait d'avoir discrètement lancé un sort de remplissage automatique au chaudron en chocolat. Severus lui avait, pour sa part, offert un assortiment des thés parfumés qu'il affectionnait particulièrement, et Tiberius une bouteille de son vieil armagnac.
La jeune fille avait eu le souffle coupé lorsque Lord Prince s'était levé pour déposer sur ses épaules une somptueuse étole de cachemire au délicat motif fleuri, qui avait appartenu à son épouse. Muette d'admiration et rouge comme un coquelicot, elle caressait l'étoffe chaude et soyeuse, ne sachant trop comment réagir à pareil cadeau.
—C'est... c'est tellement magnifique… je ne sais vraiment pas si je peux…
—Il n'est absolument pas question que vous la refusiez ! avait tranché le vieil homme. « C'est Alexandra elle-même qui m'a suggéré ce cadeau. Croyez-moi, elle est bien mieux mise en valeur sur vos épaules que dans le tiroir d'une armoire. Quant à mon petit-fils… ceci est pour toi Severus. Prends tout ton temps pour réfléchir et bien peser ta décision. Je serai le plus heureux des hommes si tu acceptes, mais je comprendrai si tu ne le désires pas, et cela ne remettra pas en question le fait que tu seras toujours le bienvenu dans cette maison.
Severus avait saisi le rouleau de parchemin d'une main hésitante, le posant près de lui sans le dérouler, puis avait tendu un coffret de marqueterie d'une délicate couleur rosée à son grand-père. La devise des Prince y était gravée en lettres incrustées d'argent sur le couvercle. Les yeux rivés à ceux de son petit-fils, Tiberius avait à son tour déposé le coffret près de lui sans l'ouvrir. L'atmosphère s'était soudain tendue et chargée à la fois de solennité et d'émotion. Instinctivement, les deux hommes savaient qu'il valait mieux qu'ils soient seuls pour découvrir ces présents.
Personne ne s'était aperçu de la courte absence de Maître Vitellius, avant qu'il ne revienne à sa place, brisant la tension.
—J'ai bien peur de n'avoir rien de bien original à vous offrir, mais si vous voulez bien accepter le modeste présent d'un potioniste…
Il avait sorti de sa poche une fiole de cristal remplie d'un liquide couleur d'or fondu, qui avait arraché un hoquet à son élève et s'arrondir les yeux d'Hermione. Il l'avait posé sur la table, devant lui, en tirant sa baguette. Un instant plus tard, trois fioles plus petites avaient remplacé le flacon original, et lévitaient chacune vers un des autres convives.
—C'est du…
—… Felix Felicis !
« C'est exact, si nous étions à Poudlard, je vous attribuerais bien dix points à chacun. Chaque fiole contient l'équivalent de quatre heures de chance.
Severus avait été le premier à reprendre la parole.
—Mais monsieur, cette potion est extrêmement longue et difficile à préparer. Vous…
—Tss tss, je n'accepterai aucune objection mon garçon. Vous en aurez plus l'utilité que le vieil homme que je suis. Oh, et inutile de vous préciser, je pense, qu'il est absolument interdit de l'utiliser avant les examens ! D'ailleurs, les aspirants à la Maîtrise, qui plus est de Potions, sont systématiquement testés avant leur entrée, et après leur sortie de la salle d'épreuves.
Un peu plus tard, un Fluffy bourdonnant comme une ruche perché sur une épaule, Hermione était allée retrouver Severus dans la serre, pour le remercier de son cadeau. Elle l'avait trouvé, le parchemin, maintenant descellé, pendant au bout de ses doigts, les yeux fixés sur le parc recouvert de neige. Pensant qu'il préférait être seul, elle allait se retirer discrètement, lorsque sa voix l'avait retenue.
—Reste !... S'il te plait !
Elle l'avait rejoint devant l'immense verrière. Dehors, un rouge-gorge voletait entre les branches d'un grand arbre, suivi par le regard blasé de Kemet, assis à côté du jeune homme. Le Fléreur s'était détourné avec mépris, étiré, et la queue haute, avait disparu entre les plantes du jardin d'hiver. Une proie bien peu digne de sa majesté, qui ne méritait pas de sortir dans le froid et de se mouiller les pattes ! Le rouge-gorge s'était posé et ébouriffait maintenant ses plumes, dont une était doucement venue se poser sur le tapis blanc, au pied de la vitre devant laquelle se tenait Severus.
—Qu'est-ce qu'il se passe ? On dirait que tu as reçu un coup sur la tête.
Sans un mot, il lui avait tendu le manuscrit. C'était un Acte de Reconnaissance magique en bonne et due forme. Il n'y manquait que la signature et une goutte de sang de l'intéressé, pour être officiellement enregistré. S'il l'avait voulu, il aurait pu devenir, dans l'instant, l'héritier de l'une des plus vieilles et puissantes familles magiques du Royaume Uni. Par cet acte, son grand-père effaçait en grande partie, aux yeux du monde Sorcier, la 'souillure' apportée à sa lignée par le sang de Tobias. Les Sang-Pur avaient méprisé Severus Snape, certains allant jusqu'à le qualifier de 'bâtard', mais personne ne pourrait plus oser se permettre de regarder de haut Severus Prince, sans insulter aussi ses ancêtres.
« Oh, Severus ! C'est… c'est merveilleux… Non ?
—Je ne sais pas… Je ne sais pas quoi faire, avait-t-il avoué. « Une partie de moi crève d'envie d'accepter, mais… Et puis… et puis il y a notre mission. Ça peut s'avérer dangereux pour ceux que nous fréquentons. Severus Snape n'a pas de famille. Si nous sommes découverts, il pourrait y avoir des représailles, et nous savons tous ce que cela veut dire lorsqu'il s'agit de Voldemort. Je ne veux pas que mon grand-père puisse avoir à porter les conséquences de mes actes. Et d'autre part, aussi tenté que je puisse l'être…
—Tu as du mal à accorder ta confiance !
—Je…
—Et tu n'as pas à en avoir honte ! Après tout, tu as été à bonne école, pour ça, jusqu'à maintenant. Honnêtement, je pense vraiment que ton grand-père est quelqu'un de bien. Mais il est vrai que nous ne le connaissons que depuis peu, et je peux comprendre ton appréhension. D'autre part, il ne te presse pas… tu as tout ton temps, Severus. Avant tout, je pense que tu devrais profiter de ces quelques jours de repos pour apprendre à mieux le connaitre. Et peut-être… peut-être ensuite pourrions-nous envisager de lui dire…
—Hermione ! Tu ne te rends pas compte… tu l'as dit toi-même, nous ne le connaissons que depuis peu, et…
—Et nous n'avons que dix-neuf ans ! Même si nous sommes majeurs, nous ne sommes guère plus que des adolescents, qui même s'ils ont vécu un peu plus de choses que certains autres, n'ont pas eu à se préoccuper de beaucoup plus que leurs études, jusqu'ici. Harry non plus ne se fiait pas aux adultes, et pourtant, à plusieurs reprises, cela aurait pu nous éviter bien des désagréments. Très franchement, je ne suis pas sûre que nous puissions réussir tout seuls. Même si les autres… tu-sais-quoi, sont à l'endroit où ils étaient, ou seront, comme tu veux, ils seront sans aucun doute beaucoup plus difficiles à récupérer que les deux premiers. Et puis, je n'ai jamais entendu prononcer le nom des Prince, parmi les sympathisants de Voldemort.
—Je dois réfléchir. Ce serait bien mal le remercier pour tout ce qu'il a fait pour nous, que de le mettre en danger. Peut-être vaudrait-il mieux attendre que tout cela soit terminé ? Comprends-moi, c'est vraiment difficile.
—Bien sûr. Ce n'est pas une décision qui doit être prise à la légère. C'est simplement que… ce serait vraiment merveilleux que tu puisses enfin avoir une vraie famille !
Une semaine plus tard, il ne savait toujours pas à quoi s'en tenir. Le soir du trente-et-un décembre, son grand-père lui demanda de le suivre dans son bureau.
—J'aimerais que vous veniez aussi, Harmony, si vous le voulez bien. Vous êtes une partie importante de la vie de mon petit-fils, et vous en savez sûrement beaucoup plus que moi, sur lui. Inutile donc, de faire des cachotteries à votre égard.
—Je ne voudrais pas m'immiscer dans…
—Il a raison. Coupa Severus. « Toi et Missy avez été, depuis plusieurs mois, ce qui se rapprochait le plus d'une famille pour moi. J'aimerais moi aussi que tu viennes.
Hermione le regardait maintenant avec effarement. S'était-il vraiment rendu compte de ce qu'il venait de dire ?
Le bureau du maître des lieux était conforme à ce qu'elle avait imaginé. Très peu différent, en fait, ce celui du professeur Snape, à Poudlard, si l'on exceptait la collection de bocaux et leur contenu peu ragoûtant. Ici aussi, tous les murs étaient masqués par des étagères, mais elles étaient remplies uniquement de livres. Au centre de la pièce, un grand bureau sans fioritures derrière lequel trônait une chaise rembourrée. Une cheminée occupait une grande partie de la cloison de gauche, flanquée de deux fauteuils et d'une table basse sur un épais tapis, seule vraie trace de confort dans cette pièce austère, dédiée au travail. Seule note personnelle, sur le manteau de la cheminée un cadre contenait la photo d'une jeune femme et d'une fillette d'une dizaine d'années, qui agitaient leurs mains en souriant à la caméra. A côté du cadre, était posé le coffret de bois de rose que Severus lui avait offert à Noël.
Tiberius leur désigna les fauteuils, prenant le temps de transfigurer la chaise pour en faire un troisième, qu'il envoya rejoindre les autres d'un coup de baguette. Il se pencha ensuite pour prendre quelque chose dans un tiroir, puis rejoignit les jeunes gens près de la cheminée.
Après une courte hésitation, il commença à parler.
—Je vous dois un aveu ! C'est assez… gênant et je ne voudrais pas que vous puissiez penser à une indiscrétion volontaire de ma part, mais… Bref, inutile de tourner autour du pot. J'ai entendu une partie de votre conversation, le jour de Noël, dans la serre. Vous avez dû remarquer les alcôves, isolées par des rideaux de plantes. Je m'y étais installé après le repas, avec un livre, dans mon coin favori, et je m'y étais assoupi.
Le coup d'œil qu'échangèrent Hermione et Severus ne lui échappa pas.
« Je me suis réveillé en entendant des voix. J'aurais sûrement dû signaler immédiatement ma présence, mais dans un premier temps, j'ai hésité, et après… eh bien je dois avouer que j'étais intrigué. Et puis vous avez quitté la pièce…
Personne n'osait rompre le silence gêné qui suivit, au souvenir de leur conversation. A bout d'un assez long moment, le vieil homme reprit la parole.
« Je comprends très bien que tu aies du mal à m'accorder ta confiance, Severus. C'est le contraire qui serait étonnant, après l'enfance que tu as vécue. Je sais que je ne peux te donner aucune preuve de ma bonne foi, mais je refuse de te, de vous, laisser courir un danger apparemment immense en restant inactif. J'ai cru comprendre que vous aviez une espèce de… mission, concernant Voldemort et quelque chose que vous devez récupérer. Or, il se trouve que j'ai une petite idée de ce que peut-être ce quelque chose. Souvenez-vous de ce que je vous ai dit concernant Tom Jedusor et ses centres d'intérêt, déjà lorsque nous étions à Poudlard.
—Je…
Tiberius leva une main, interrompant son petit-fils.
—Je ne vous demande pas de détails. Pas tant que vous ne serez pas prêts à m'en donner par vous-même. Mais je veux que vous sachiez que je n'ai pas peur d'affronter d'éventuels dangers ou leurs conséquences, et que je suis prêt à vous aider dans toute la mesure de mes moyens. Et si ce que j'ai déduit des bribes de votre conversation que j'ai pu surprendre s'avère exact, je ne crois pas me tromper en disant que vous aurez besoin de toutes les ressources et de toute l'aide que vous pourrez trouver !
Sur ces paroles, il déposa sur la table ce qu'il avait caché au creux de ses mains jusque-là. C'était une petite médaille en or gris sur laquelle étaient gravés, en relief, une croix surmontant un trait horizontal.
—C'est français. Une idée que j'avais ramenée de l'un de mes séjours sur le continent. C'est ce qu'ils appellent une médaille d'amour. Elle est inspirée de deux vers d'un poème, qui disent 'car vois-tu chaque jour je t'aime d'avantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain'. Rien de plus anodin et futile, donc, en apparence. Je vous ai parlé du groupe de Sorciers qui s'étaient alliés aux Moldus, lors de la deuxième guerre mondiale, n'est-ce pas ? C'est d'ailleurs là que j'ai fait la connaissance de Vitellius. Nous nous en servions comme signe de reconnaissance.
—Sauf votre respect, monsieur, un simple Geminio…
—Tu as raison. C'est pourquoi il y avait autre chose, bien entendu. Il pointa sa baguette sur l'objet, qu'il avait retourné. Deux mots apparurent brièvement en lettres lumineuses sur le revers de la médaille, avant de disparaitre : 'Cave Luminis'. Le sort doit impérativement être informulé, et la formule en est protégée par une sécurité très semblable au Fidelitas, qui n'a jamais été levée. Seul le Gardien du Secret pourrait vous la révéler.
Severus pointa à son tour sa baguette sur le cercle de métal. « Secreta Revelio ! » la pièce s'illumina brièvement à nouveau, laissant apparaître un cœur entourant les deux lettres A et T.
—Pour Alexandra et Tiberius. C'était une sorte de parade. Ecœurant de sentimentalisme, n'est-ce pas ? Qui aurait pu se douter de ce que cela cachait ? D'ailleurs, j'ai bien peur que nous ayons contribué à lancer ce qui est, brièvement, devenu une mode, chez les jeunes sorciers de notre génération. Et finalement, cela nous a bien aidés, La plupart de ces médailles n'étant finalement que ce qu'elles semblaient être : un gage d'amour dégoulinant de mièvrerie. D'ailleurs je connais certains adeptes de Grindelwald qui en avaient offert à la dame de leur cœur… Mais là n'est pas la question, et si je vous ai montré cela, ce n'est pas pour vous suggérer de faire la même chose, mais pour vous montrer que je ne crains pas de m'engager dans une entreprise périlleuse. Ou plus simplement d'être impliqué en tant que famille. Et si c'est la seule chose qui te retient d'accepter mon offre, alors tu peux signer sans crainte. D'autant plus que tout cela peut se faire en toute discrétion jusqu'à ce que tu décides de le divulguer. Ce n'est pas parce que tu seras devenu un Prince que tu ne pourras pas continuer à utiliser tout à fait légalement le nom de Snape.
—Je ne sais…
—Je ne te presse pas, Severus. Tu peux prendre autant de temps que tu voudras pour réfléchir. Je voulais juste que tu aies tous les éléments en mains. Tu m'as déjà fait un cadeau inestimable, poursuivit-il en désignant le coffret. « Et je veux que tu comprennes que si tu acceptes, c'est encore une fois moi, qui te serai redevable. Je ne m'en voudrai jamais assez de n'avoir rien fait pour vous tirer, ta mère et toi, des griffes de cet homme. Rien de ce que je pourrais faire ne changera ce qui a été, ni ne ramènera Eileen…ou Alexandra. Même si elle ne m'a jamais rien reproché, je n'ai jamais pu m'empêcher de penser qu'elle ne s'est jamais remise du chagrin d'avoir perdu sa fille. Je ne te demande pas de me pardonner, mais d'accepter ce qui te revient de droit, comme gage de mon repentir.
—Il n'y a rien à pardonner, monsieur. Je ne nierai pas que je vous en ai longtemps voulu, mais ma mère avait pris sa décision. Lorsque j'ai trouvé votre lettre, après sa mort, j'avoue que je me suis demandé pourquoi vous ne nous aviez pas enlevée de force à cette vie. Je trouvais ça injuste. Mais… Il se tourna brièvement vers Hermione. « Quelqu'un m'a fait comprendre que les choses n'étaient pas toujours aussi simples. »
—Je crois qu'il n'y a pas que mon petit-fils qui doive se sentir redevable envers vous, Harmony.
—Personne ne m'est redevable de quoi que ce soit, monsieur. Je récuse toute dette de la part de l'un ou de l'autre. Vous avez dit à Severus, il y a quelques jours, que c'était ainsi que fonctionnait une famille. J'ajoute que c'est aussi ainsi que fonctionnent les amis. La seule chose que je sois disposée à accepter de vous deux, c'est votre amitié.
—Et ne doutez jamais qu'elle vous soit à jamais acquise, ainsi que, j'ose l'affirmer, notre… affection. Severus ?
—Je pensais que ça allait de soi ! Répondit le jeune homme d'un air gêné, sous le regard narquois de son grand-père.
Il se tortilla, mal-à-l'aise dans son fauteuil, avec la très nette impression que la température de la pièce avait brusquement augmenté de plusieurs degrés.
TBC
'tit Lumos ? Merci...
