Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
Même si, pour ceux qui ont un compte, je vous l'ai déjà dit en MP, MERCI à Zeugma, Pacha8, DinaChhaya TalaNokomis, LycorisSnape, Maxine3482, Cididy, Cozri, Juliana (la voilà, la suite), Coeur d'avalon, Emilie09, Mademoiselle Mime, SlythenclOw, YuzueSatsuki, Idril Melwasul, Steph Rogue (oui, je pense que tu as compris…^^), Daidaiiro, Zucca666 , Emma 😊, Fanny (le voilà, tout chaud !) et Kahouete.
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour contrer sa tendance à la paresse ! )
N/A : Une grosse surprise pour Severus, à la fin du chapitre…
Enjoy & Review !
Le Protecteur
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Comme à chaque fois qu'il repensait à cette nuit-là, un frisson glacé lui parcourut la nuque, et son estomac se noua désagréablement. Il ferma les yeux, et s'efforça de maîtriser sa respiration. Avec le temps, il avait réussi à surmonter les crises de panique qui l'avaient longtemps secoué après avoir vécu le traumatisme de sa rencontre avec un Loup-Garou en pleine transformation, mais certaines nuits, il lui arrivait encore de faire d'affreux cauchemars, dans lesquels les dents acérées de l'énorme animal claquaient à quelques centimètres de son visage, avant qu'un grand cerf ne s'interpose entre le monstre et lui. Son aventure avec Lily avait grandement aidé, à l'époque. Sa présence à ses côtés était plus efficace que ses potions calmantes, et il suffisait qu'elle pose une main sur son front pour apaiser ses angoisses. Peut-être fallait-il voir là-dedans la raison pour laquelle il s'était autant accroché à cet amour dévorant qu'il éprouvait pour elle.
Ses pensées dérivèrent vers la jeune fille endormie à l'étage au-dessus. De plus en plus souvent, ces derniers temps, il lui arrivait de voir le visage d'Hermione, lorsqu'il pensait à Lily, et il en était profondément déstabilisé. Avec un soupir, il reporta son attention sur la revue.
''UNE DÉCOUVERTE RÉVOLUTIONNAIRE : LA « TUE-LOUP », LA POTION QUI POURRAIT CHANGER LA VIE DES LOUPS-GAROUS ! ''
… Damoclès Belby, l'inventeur, en désaccord avec son frère et distributeur officiel, a annoncé qu'il renonçait à ses droits sur sa potion, qui tombera donc, dès sa mise officielle sur le marché, dans le domaine public !
Rappelons que Flavius-Marcus Belby, qui a racheté, il y a deux ans, à parts égales avec ses associés américains, l'entreprise de Fleamont Potter, décédé l'été dernier, vient également d'acquérir, très récemment et après de longues négociations avec le nouveau Lord, le brevet de la potion capillaire Lissenplis, qui a assuré la fortune de la famille Potter. Le brevet, qui selon la loi sorcière était sur le point de tomber dans le domaine public, se trouve donc, de par son changement de propriétaire avant expiration, réactivé pour une durée de cinquante ans. Il ne fait aucun doute, étant donné la population relativement réduite de Loups-Garous, que pour la société Belby&Co, la Lissenplis ne soit une affaire plus profitable que la Tue-Loup. Malgré tout, la décision de Damoclès reste un coup dur pour l'entreprise de son frère.
Le potioniste a en effet émis l'intention de rendre immédiatement la recette de sa potion publique, renonçant à tout droit financier, afin d'aider les victimes de lycanthropie, qu'il se refuse à appeler malédiction. 'Je connais personnellement une victime de cette maladie, et je refuse de priver des malades de cette potion, sous prétexte qu'ils n'auraient pas les moyens de la payer, ce qui est hélas trop souvent le cas de ces pauvres êtres, considérés à tort comme des monstres, et rejetés comme tels par notre société.' A-t-il déclaré.
Flavius-Marcus, qui comptait sur cette manne pour renflouer rapidement ses caisses, mises à mal par les sommes dépensées pour racheter la société Potter et le brevet de la Lissenplis, a assigné son frère en justice. Cependant, il a peu de chances de gagner son procès, les inventeurs conservant légalement tous les droits sur les formules des nouvelles potions, jusqu'à ce qu'ils décident de les céder ou d'y renoncer, même en étant liés par contrat à un distributeur...
Suivait une longue interview de Damoclès, où il présentait les propriétés de sa potion, qui permettait aux victimes de lycanthropie de conserver leur conscience humaine pendant toute la durée de la transformation, à condition d'être prise tous les soirs, pendant la semaine précédant la pleine lune. Celui-ci déclarait en outre, que sa recette définitive devrait figurer dans la prochaine édition du 'Maxime potente potionibus', à paraitre dans cinq ans, et que sa décision était irrévocable, dût-il se fâcher à vie avec son frère.
Un courant d'excitation parcourut les veines de Severus, faisant monter une bouffée de chaleur à son visage. Le choc psychologique induit par sa rencontre avec Remus était encore extrêmement vivace en lui, mais une idée venait de lui traverser l'esprit. Il se leva, et alla s'assoir derrière le bureau d'Hermione, emportant la revue avec lui. C'est d'une main légèrement tremblante qu'il trempa la plume dans l'encrier. Respirant plusieurs fois à fond, il se força à se calmer, puis commença à écrire.
Alors qu'il confiait son parchemin à Hermod, il pouvait littéralement sentir l'adrénaline circuler en lui. Il avait toujours adoré la recherche, et ses années d'études, sous la houlette d'un Slughorn certes talentueux, mais dont la paresse naturelle l'avait poussé à se tourner vers la solution de facilité qu'était l'enseignement, lui avaient semblé durer des siècles. En suivant des yeux le vol du hibou qui s'éloignait, il se prit à croiser les doigts pour que sa lettre soit prise en considération, et sa requête acceptée.
Le petit laboratoire clandestin qu'il avait réussi à aménager à Poudlard, n'avait guère servi qu'à brasser les potions destinées à sa 'clientèle' d'élèves adeptes de beuveries ou de coucheries, qui n'avaient aucun intérêt à aller quémander trop souvent des potions de dégrisement ou de contraception, voire abortives, à une Poppy Pomfresh qui n'était pas la tolérance personnalisée. Et en période d'examens, il brassait par chaudrons entiers tranquillisants et Aiguise-méninges. Préparations desquelles il avait d'ailleurs tiré un bénéfice non négligeable, qui n'avait fait que croitre en trois ans, depuis que Regulus lui avait suggéré de les 'commercialiser', afin de se constituer un petit pécule. Sa renommée avait vite fait le tour des quatre Maisons, et il lui arrivait même parfois de fournir, dans la plus grande discrétion, quelques élèves portant cravate rouge et or. Fallait-il préciser que pour ceux-là la note était légèrement plus salée ?
Mais la plupart de ses recherches avait été purement théoriques, faute, surtout, d'ingrédients en quantité suffisante. Il ne pouvait pas totalement piller les réserves sans que son professeur, même laxiste, ne s'en aperçoive un jour ou l'autre… ou du moins, ne soit obligé de le signaler. Il soupçonnait en effet Slughorn d'avoir deviné son petit jeu, et lorsque le directeur de Serpentard lui demandait parfois, comme un service « qui ne pourra que vous être utile et vous aider à encore progresser, mon garçon » de brasser pour lui les potions nécessaires à l'infirmerie, il s'y soumettait de bonne volonté. Sa plus grande fierté avait été de surprendre un jour madame Pomfresh en train de féliciter le professeur pour sa dernière livraison. « Vous vous êtes surpassé, mon cher, je suppose que vos ingrédients venaient juste d'être livrés, j'ai souvent remarqué que leur fraicheur influe énormément sur la qualité des potions. »
…
—Tu as remarqué la porte voisine du coffre des Prince ?
D'un coup de baguette négligent, Hermione verrouilla le bocal de cloportes, que Jack s'efforçait d'ouvrir depuis un moment, sous les regards amusés des deux jeunes gens, et intéressé du Fléreur. Jack pourrait peut-être l'aider à ouvrir les bocaux où Nela rangeait les gâteaux, en échange de quelques cloportes frais… « Tu es en train de devenir aussi gourmant que Léo ! Tu vas finir par ressembler à une plante grasse ! Si vous continuez, je vais vous mettre tous les deux au régime !» Plaisanta-t-elle. Léo lui jeta un œil vexé, et se réfugia, pour bouder, dans la poche du gilet de Severus.
Tiberius faisait une petite sieste dans la véranda, et eux s'étaient douillettement installés devant la cheminée du salon, pour un exceptionnel après-midi de farniente. Les animaux de la maison n'avaient pas tardé à les y rejoindre. En regardant la jeune fille, assise sur le tapis, en train de jouer avec les deux Fléreurs et le Boursouf, qui s'entendaient comme larrons en foire, Severus avait fait ironiquement remarquer, un peu plus tôt, qu'elle devrait sérieusement étudier la possibilité d'ouvrir une animalerie.
—Non, qu'est-ce qu'elle a de particulier ? Répondit-il en repêchant le petit animal pour l'installer sur ses genoux en lui gratouillant le ventre.
—C'est celle du coffre des Lestrange. C'est là que nous avons récupéré la coupe de Poufsouffle. Je me demande si elle y est déjà.
—Tu ne compte tout de même pas essayer de… juste pour vérifier ?
—Non, bien sûr, du moins pas pour le moment. Mais il y a de grandes chances, si je puis m'exprimer ainsi, pour que nous n'ayons pas d'autre solution, à terme. J'ai réfléchi à une manière de s'introduire dans la chambre forte. A l'époque, notre plan était au mieux aléatoire, mais en peaufinant les choses, maintenant que tu as tes entrées à Gringotts, il serait peut-être possible de le faire sans se faire remarquer. Le problème est que les objets entreposés dans le coffre en question, sont protégés par un mélange de Gemino et de Flagrance, qui se déclenche dès qu'on les touche. De plus, les sortilèges d'Attraction ne fonctionnent pas à l'intérieur des chambres fortes. Nous n'avions réussi à récupérer la coupe qu'en l'attrapant avec l'épée de Gryffondor. Je n'ai jamais su si c'était parce qu'elle était imbibée de venin de Basilic, ou si tout simplement, le maléfice ne s'activait que lorsqu'un être vivant touchait l'objet. D'autre part, je pense que le sortilège de marche qu'à l'intérieur du coffre, car par la suite, une fois sortis de la banque, nous avons pu la manipuler sans problème.
—Je pense que le contact d'un autre objet doit, en effet, être 'neutre'. Imagine que quelque chose ne tombe accidentellement, cela déclencherait de véritables avalanches ! De toute façon, ce serait un risque à courir. De fait, il est inutile de se fatiguer à chercher un contre sort. Les sortilèges de protection ne peuvent être désactivés que par celui qui les a posés où quelqu'un de son sang, à supposer qu'ils ne soient pas, comme ceux protégeant le coffre des Prince, irréversibles. Dans ce cas, personne, pas même les Gobelins ne peuvent pas y avoir accès en l'absence d'un des titulaires
—Oui, j'ai remarqué la frustration de Ragnok à ce sujet. Mais les Gobelins avaient pu nous ouvrir la chambre forte des Lestrange.
—Admettons que nous puissions trouver un moyen de pénétrer dans le coffre… ce qui, je le crains, nécessiterait un Imperium et un Obliviate sur le Gobelin accompagnateur… à supposer qu'il nous laisse le temps de sortir nos baguettes. Qui te dis qu'il n'existe pas une alarme liée à l'objet lui-même, qui se déclencherait lorsqu'on essaye de le sortir de la banque ?
—Je ne le pense pas. Voldemort a torturé les Gobelins, pour leur faire avouer quel coffre avait été ouvert, et ce qui avait été volé. S'il y avait eu une telle alarme, il l'aurait su, ou du moins les Lestrange l'auraient su, immédiatement.
—C'est une opération qui doit être mûrement réfléchie, si nous ne voulons pas qu'elle se termine de la manière que j'ai vue dans ton esprit. C'est la plus délicate, celle qui risque le plus de nous faire découvrir, si elle tourne mal. A mon avis, nous devrions essayer de localiser le journal avant de la tenter. Je pense que si, comme il me l'a laissé entendre, Lucius nous invite à passer quelques jours au manoir des Malfoy, nous devrions emmener Missy… manière de ne pas avoir à… solliciter ses propres Elfes pour notre service.
—Elfes que Missy pourra côtoyer en toute liberté, en ayant la possibilité de se rapprocher de Dobby…
—De le sonder, et de lui exposer les avantages de la liberté ! Et s'il est déjà tenté par cette idée, elle pourrait lui suggérer que nous serions éventuellement disposés à l'aider…
—Sous réserve qu'il nous aide à récupérer quelque chose. Termina Hermione. La partie de ping-pong verbal se termina sur un double sourire complice. « Finalement, on forme une bonne équipe, non ?
Elle reposa sa tête sur le rebord de l'assise du canapé, en laissant glisser son regard sur les animaux.
« Severus ?
—Je connais ce ton. Tu vas me demander quelque chose dont tu n'es pas sûre que je veuille te parler.
—C'est juste que… je voudrais juste dissiper un doute. C'était toi, n'est-ce pas, qui a transmis l'épée à Harry, dans la forêt ? La biche, c'était…
—Mon Patronus, oui ! L'amertume dans sa voix était palpable. « J'ai vu cette scène, dans la Pensine.
—Harry disait que le Patronus de sa mère était une biche. Ce soir-là, il a cru que c'était elle qui lui envoyait un signe.
—Les morts n'envoient pas de signes. Les morts sont morts… à moins qu'ils ne refusent de quitter cette terre et décident de rester, sous forme de fantômes. Mais les fantômes ne peuvent pas faire de magie. Un silence s'étira. « Parfois, il arrive que les Patronus de deux personnes très… proches l'une de l'autre soient identiques, ou complémentaires. Nous nous entraînions ensemble, avec Lily, cette année-là… en cinquième année. C'est elle qui y est arrivée la première, je suppose qu'elle avait plus de bons souvenirs à évoquer que moi.
L'année où ils étaient sortis ensemble, conclut-elle pour elle-même. Il n'était pas difficile de deviner à quels souvenirs lui, avait fait appel, et la biche prenait tout son sens. Elle prenait aussi tout son sens, si Lily était déjà attirée… voire plus, par James à cette époque… serait-il possible qu'elle n'ait pas voulu lui avouer qu'elle avait trahi son petit-ami, bien avant qu'il ne provoque leur rupture en l'insultant ? Qu'elle soit sortie avec lui plus tôt qu'elle ne le lui avait dit ? Savait-elle déjà qu'il était un Animagus, et quelle forme il prenait ? Le cœur d'Hermione se serra. Elle espérait, pour Severus, que ce n'était pas le cas. Elle fut tirée de ses réflexions par la voix de son ami.
« Et toi, quel est ton Patronus ?
Hermione sortit sa baguette et décrivit un large cercle dans l'air. « Expecto Patronum ! » La loutre familière bondit gracieusement sur le tapis, faisant instantanément se dresser Kemet et Hedjet, qui, après un instant d'observation intriguée, hasardèrent qui une truffe curieuse, qui une patte hésitante, en direction de ce curieux nouvel arrivant, alors que Fluffy, moins méfiant, redoublait de bourdonnements amicaux dans sa direction.
« Il te va bien, je trouve. Fit-il après avoir observé un moment le Patronus silencieusement. « La loutre est indépendante. Même si elle est sociable, elle se suffit à elle-même. Elle symbolise la joie et la serviabilité, la paix, la bonté et le détachement des biens matériels. Pour les amérindiens, elle est le symbole de l'équilibre entre la liberté et les émotions profondes. Elle représente aussi la femme et… l'amour.
Il avait terminé son laïus à voix basse, comme s'il avait oublié sa présence. Les Fléreurs s'étaient rallongés après la disparition de cet étrange animal, aussi brillant qu'inconsistant. Elle ne s'étonna pas de ses connaissances, elle s'était elle-même passionnée, à l'époque où ils avaient étudié les Patronus, pour les animaux-totems. A quelques cas près, assez similaires à celui de Severus et sa biche (elle se souvenait du loup de Tonks), ils correspondaient assez bien à la personnalité de leurs sorciers.
—Tu veux bien me montrer…
—Après une légère hésitation, il saisit sa baguette avec un soupir résigné. « Expecto Patronum ! » Et se retrouva tétanisé et bouche-bée, devant le majestueux faucon resplendissant, qui tournoya trois fois au-dessus de leurs têtes, avant de venir se poser sur son épaule, toisant l'assistance d'un air condescendant.
Hermione essayait de se souvenir de tout ce qu'elle avait lu sur le faucon : Manifestation du principe solaire, annonciateur de la victoire de la lumière sur les ténèbres, symbole de pouvoir, de liberté, de détermination, de connaissance, de réussite et de victoire. Mais aussi représentant la sagesse et la capacité d'être un gardien et de défendre ses possessions… En voyant son expression passer de la stupéfaction la plus totale à la suspicion, avant de revenir à un étonnement cette fois mêlé d'une nuance d'émerveillement, elle supposait que l'esprit de Severus avait suivi le même cheminement que le sien.
—Eh bien… hésita-t-elle, « je suppose que ceci est intimement lié aux récents changements de ta vie et de ton esprit. A mon avis, cela représente ton 'toi' véritable, et la forme qu'il aurait toujours dû avoir. Et si je puis me permettre de te retourner le compliment, je trouve qu'il te va aussi particulièrement bien.
Le soir, de retour dans sa chambre, à Oxford, Severus conjura de nouveau son Patronus. L'oiseau majestueux semblait bien avoir définitivement remplacé sa biche familière. Lorsqu'il vint se poser sur son épaule, il posa sa main sur son plumage argenté. Cela donnait l'impression d'une brume, mais d'une brume qui aurait une résistance un peu élastique, il était plus consistant que ne l'avait jamais été la biche. Il pouvait nettement sentir la structure des plumes, et lorsqu'il plongea ses doigts au travers du corps de l'oiseau, une douce chaleur se propagea à tout son corps, allégeant son esprit, et il fut envahi par un sentiment de plénitude. Il ferma les yeux en repensant au souvenir qu'il avait évoqué sans même y penser, un peu plus tôt dans l'après-midi. Un souvenir qui s'était imposé à son esprit, et qui s'était, indépendamment de sa volonté, substitué à celui qu'il évoquait habituellement. Une sensation plus qu'un souvenir… juste la sensation d'un corps chaud serré contre le sien, et du léger parfum de verveine, émanant d'une masse de cheveux mordorés répandus sur un oreiller. « Il te va bien » lui avait-elle dit, mais sans son irruption dans sa vie, rien n'aurait changé.
Il essaya d'évoquer les anciens souvenirs, ceux auxquels il faisait appel habituellement, ceux qui jusqu'à récemment avaient été les seuls bons souvenirs de sa vie. Mais il ne réussit guère à produire plus qu'une dérisoire nébulosité argentée, qui s'évanouit en quelques instants.
« Lily ! » Murmura-t-il tristement. Mais ce nom sonnait creux, désormais, Lily l'avait abandonné. Lily l'avait abandonné, et les Ténèbres avaient bien failli se refermer sur lui. Hermione l'avait ramené vers la lumière.
TBC
l*umos ?!
