Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.

Même si, pour ceux qui ont un compte, je vous l'ai déjà dit en MP, MERCI à :

Emilie09, Zeugma, DinaChhaya TalaNokomis, Constancelcd, Maxine3482, NaomiKuz, Cididy, Juliana, Arwengeld, Kaouhete, Steph Rogue, Daidaiiro, Coeur d'avalon, SlythenclOw, Emma, et Fanny.

A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour « relancer la machine » ! )

Enjoy & Review !


Potter, projets et examens

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Ils étaient en train de boire leur café, après le repas de midi, lorsque Severus jeta négligemment.

—Je dois faire un saut chez l'apothicaire du Chemin de Traverse, cet après-midi. Tu veux m'accompagner ?

Hermione leva vers lui un œil soupçonneux. A Oxford, tous les ingrédients nécessaires au travail de laboratoire étaient fournis aux étudiants.

—Tu veux vraiment passer la fin de la semaine à travailler ?

—Quoi d'autre ?

—Oh je ne sais pas… Pas la peine que je suggère le mot 'repos', je suppose ? Tu as presque aussi bonne mine qu'à Halloween.

Preuve qu'il n'était pas en aussi bonne forme qu'il voulait le laisser croire, le jeune homme ne protesta que pour la forme.

—Faisons un compromis. Je ne travaille que l'après-midi, et tu ne me parles plus de ça !

—D'accord, mais nous dînons à dix-neuf heures, et tu ne retournes pas dans ton labo après !

Ils s'affrontèrent un instant du regard, avant de sourire à l'unisson. Depuis quelques mois, lorsqu'ils étaient seuls, Severus se laissait parfois aller à un vrai sourire, et Dieu sait qu'elle aimait ce sourire !

« Bien sûr que je viens avec toi. Ça me fera du bien de voir du monde, je ne suis pas ressortie depuis janvier, et je n'ai pas une vocation d'ermite, moi !

Une heure plus tard, ils sortaient de la boutique du vieil apothicaire chez qui Severus avait l'habitude d'acheter ses ingrédients. Ils s'arrêtèrent un instant devant le petit salon de thé qui jouxtait l'officine, le temps que le jeune homme range dans sa poche le paquet qu'il venait de miniaturiser.

—Je crois que j'ai tout ce qu'il me manquait. Et j'ai pris aussi un bocal de cloportes, pour Jack, lorsque nous reviendrons en visite au manoir. Tu pensais aller quelque part en particulier, avant de rentrer ?

—Je propose d'abord un thé pour nous réchauffer, et ensuite, que dirais-tu d'une visite chez Fleury & Botts ?

—Adjugé ! Après t… Commença Severus en avançant une main vers la porte.

—Harmony ?

Ils tournèrent la tête dans la direction d'où venait la voix. Les épaules de Severus s'étaient crispées avant même de voir leur interlocuteur, et il était visiblement sur le qui-vive. Il avait trop appris à se méfier de cette voix pendant les sept années qui venaient de s'écouler. James Potter se tenait devant eux, une expression à la fois surprise et haineuse sur le visage.

« Tu… alors c'est avec ça que tu vis ?

A sa gauche, Severus amorça un mouvement, et Hermione posa une main sur son avant-bras, l'empêchant de tirer sa baguette.

« Toujours ta bonne vieille habitude de te cacher derrière les filles, Servillus ? Provoqua James avec un rictus méprisant. La jeune fille serra plus fort le bras qu'elle n'avait pas lâché.

—Je peux savoir de quel droit tu t'adresses comme ça à Severus ? Et de quel droit tu lui donnes un surnom humiliant ?

—De quel dr… Est-ce que tu sais au moins qui et ce qu'il est ?

— Severus est mon ami, et à ma connaissance, en ce moment, il est étudiant, et plus qu'à plein temps, en Maîtrise de potions. Il m'a aidée lorsque j'en avais besoin, il m'héberge gracieusement depuis près d'un an, et je peux affirmer que sans lui, je ne serais très certainement plus là, à l'heure qu'il est. Je sais ce que tu penses qu'il est, comme tu dis, et je sais aussi que quoi que puisse croire ton petit esprit borné, c'est faux. Tout comme je suis au courant de ce qu'il y avait entre vous à Poudlard. Tu ne crois pas qu'il serait peut-être temps de grandir un peu ? Tu voulais Lily, tu l'as eue, qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

—Lily… elle est au courant ?

—Au courant de quoi ? Que j'habite chez lui ? Oui, elle le sait, mais elle ne l'a découvert que bien après que nous ayons fait connaissance. Et alors ?

—Je ne tolèrerai pas que la future lady Potter fréquente des…

—Je te déconseille de finir cette phrase !

Intervint Severus du ton de velours que les élèves du professeur Snape avaient appris à redouter. Il toisait maintenant son vis-à-vis de ses yeux sombres, avec une froide fermeté qui n'avait plus rien d'adolescent. La voix de James fléchit légèrement, impressionné malgré lui par la nouvelle assurance de son ancien souffre-douleur, mais cela ne l'empêcha pas de continuer sa provocation.

—Sinon quoi ? Tu iras te plaindre à ton maître ?

Severus tenta une fois de plus de se dégager de l'étreinte des doigts qu'Hermione crispait toujours sur son bras, alors qu'un nouveau-venu s'arrêtait auprès d'eux.

—James ? Je ne savais pas que vous étiez rentrés d'Austr…

Les yeux de Remus s'agrandirent alors qu'ils s'arrêtaient sur la main d'Hermione, qui retenait toujours le bras de Severus, appréhendant, avec un temps de retard, la scène qui se présentait à lui, dans son intégralité.

—Snape ? Harmony ?

Le Sang-Pur se tourna vers son ami.

—Figure-toi que ces deux-là fricotent ensemble. Fit-il d'un air dégoûté.

—Et… ? On n'est plus des gosses, James, tu ne crois pas que tu devrais avancer un peu ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

—Rien ! Il ne s'est absolument rien passé ! On marchait tranquillement dans la rue, et James nous a agressés sans aucune raison, on ne l'avait même pas vu ! Il faut croire que lord Potter plane tellement au-dessus du commun des mortels, qu'il peut apparemment se permettre d'insulter les gens en public, sans avoir besoin de prétexte ! Pauvre con arrogant ! Cracha Hermione, coupant la parole à James. « Je me demande bien ce que Lily peut te trouver ! Elle jeta un œil navré à Remus. « Ou qui que ce soit d'autre, d'ailleurs !

—Qui est-ce qui insulte l'autre, maintenant ?

—Oooh, Ecoutez-le, le pauvre chérubin vexé par la vilaine fifille ! Tu as quel âge, au juste ? Dix ans ? Mais évidemment, les injures, c'est plus facile à donner qu'à recevoir, hein ? Et surtout… surtout, la vérité n'est pas toujours agréable à entendre, n'est-ce pas ? Allez viens, Severus, il ne vaut pas la peine de se salir les mains. J'espère à bientôt, Remus ! J'aurais été heureuse de te revoir, dans d'autres circonstances.

Elle tourna brusquement le dos à James, manquant louper le regard et la discrète inclinaison de tête qu'échangèrent Severus et Remus. Ces deux-là ne semblaient pas tout à fait aussi hostiles qu'elle aurait pu le penser. Elle mit ça dans un coin de sa mémoire, et entraîna son ami vers le salon de thé où ils avaient été sur le point d'entrer lorsque James les avait interpellés.

Hermione souffla sur sa tasse, en prit une gorgée, et la reposa sur sa soucoupe.

—Alors… Remus ?

—Quoi, Lupin ?

—Oh ne me prend pas pour une imbécile, hein ! J'ai bien vu le coup d'œil que vous avez échangé, avant qu'il n'emmène cet abruti de Potter se faire voir ailleurs ! Si mes souvenirs sont exacts, Remus et toi n'avez jamais été précisément les meilleurs amis du monde, ni lorsque vous étiez tous les deux professeurs à Poudlard, pendant ma troisième année, ni par la suite au sein de l'Ordre du Phénix. Et je suppose que c'était encore pire lorsque vous étiez élèves.

Avec un soupir, Severus jeta un regard circulaire, en faisant très légèrement dépasser sa baguette de sa manche. « Muffliato ! »

—Tu as entendu parler de la potion « Tue-Loup » ?

—Oui, bien sûr, tu la préparais tous les mois, pour Remus, l'année où il a enseigné à Poudlard.

—Bien sûr. J'ai toujours tendance à oublier d'où tu viens… quoi qu'il en soit, à l'époque actuelle, elle vient tout juste d'être inventée. Elle est encore en phase d'expérimentation, sur des volontaires. La plupart des Potionistes n'en ont encore jamais entendu parler, ou alors très vaguement. J'ai moi-même découvert très récemment son existence, tout à fait par hasard, dans une revue spécialisée. En janvier, j'ai écrit à Damoclès Belby, afin de lui exposer quelques idées, que j'avais eues moi-même, concernant le sujet, mais sans encore avoir eu le loisir de les mettre en pratique. Il s'est montré très intéressé, et m'a communiqué sa recette, afin que je puisse travailler dessus. Depuis, nous entretenons une correspondance suivie. Il y a deux mois, Il est venu à Oxford pour me rencontrer, afin que nous puissions confronter nos résultats respectifs.

—Maître Stoke est au courant ?

—Evidemment ! J'aurais été particulièrement idiot d'essayer de le lui cacher. En admettant que je l'ai voulu, je n'aurais pas pu lui dissimuler bien longtemps que je comptais utiliser de l'aconit. C'est l'une des plantes les plus dangereuses qui existent, et son utilisation est étroitement contrôlée. Celui que nous avons en réserve est soigneusement répertorié. Quant à en récolter des racines fraiches, sans compter que la saison ne s'y prêtait pas tellement, sans connaître des emplacements précis où chercher et avec la couche de neige et de gel que nous avons eue cette année, ce n'était guère possible. Pour en revenir à Lupin, je l'ai contacté, afin de lui proposer d'être mon cobaye officiel. Je pensais qu'il allait refuser, après tout, une erreur de dosage, et adieu le Loup sans qu'on puisse rien avoir à me reprocher, mais… mais il a accepté ! Je prépare la potion pour lui depuis deux mois.

—Remus est quelqu'un de bien et même en 1993, il se sentait encore coupable de ce qui était arrivé dans la Cabane Hurlante. Je suppose qu'il pense avoir une dette envers toi… même si cela doit être au péril de sa vie.

—Je ne l'aime pas, mais je ne l'ai jamais considéré comme coupable de ce qui s'est passé cette nuit-là ! Black était le responsable, et Potter n'est intervenu que pour sauver les fesses de ses amis. Lupin a été autant victime que moi dans cette affaire. Pour autant que je puisse avoir d'autres griefs contre lui, je ne lui en ai jamais voulu pour ça !

—C'est pour continuer tes recherches, que tu es allé acheter des ingrédients aujourd'hui ?

—Oui. Je ne peux pas y consacrer beaucoup de temps, à Oxford. Je le fais en dehors de mes heures d'études, et Maître Stoke m'a interdit l'accès aux laboratoires la nuit. De plus, même si je trouvais le contre-sort, il s'en apercevrait, c'est une potion dont l'odeur ne passe pas inaperçue !

—Même si tu trouvais le contre-sort ? Ironisa Hermione.

Severus détourna un instant le regard, avant de lui offrir un demi-sourire.

—Bon, d'accord… mais je ne travaille pas sur la Tue-Loup !

—La formule de Damoclès Belby n'est pas finalisée ?

—Si, elle l'est. Même si nous y continuons à y apporter de légères modifications, au fil des expérimentations, mais… Sans s'en rendre compte, il lui avait saisi une main, au-dessus de la table, et la serrait dans la sienne à la broyer, dans l'exaltation de ses explications. « Mais je voudrais aller plus loin ! La potion empêche le Loup de perdre sa conscience humaine, pendant la transformation. Ce que je voudrais, moi, c'est trouver une formule qui l'empêcherait carrément de se transformer ! Damoclès ne pense pas que ce soit possible, mais…

—Mais toi, oui ! Tu y arriveras ! J'ai confiance en toi, Severus, tu es un chercheur né. Je suis persuadée que tu réussiras à trouver ! Maintenant… si tu voulais bien me rendre ma main, elle commence à s'ankyloser, là !

—Je… je suis désolé, je t'ai fait mal ? La rougeur qui montait aux joues du jeune homme tandis qu'il la libérait, lui arracha un petit rire.

—Je survivrai ! Je suppose que c'est ce qu'on appelle la fièvre du chercheur. Quel gâchis d'avoir gaspillé ton talent pendant autant d'années à Poudlard !

—Que sais-tu de mon talent ? Ai-je fait une découverte révolutionnaire, là d'où tu viens ? D'après ce que tu as pu me raconter et ce que j'ai pu voir moi-même…

—C'est exactement ce que je dis ! Tu viens tout juste d'avoir dix-neuf ans, tu as quitté Poudlard depuis moins d'un an, et tu as déjà découvert un antidote à l'Elixir de Désespoir, tu brasses régulièrement la Tue-Loup, qui est réputée pour être l'une des potions les plus délicates à préparer, et tu as très certainement amélioré une potion de fertilité. Et note que je ne sais pas ce que tu as pu faire pendant ta scolarité, dans ton laboratoire clandestin. Mais même sans tenir compte de tout ça, je sais que c'est toi qui a trouvé l'antidote au venin de Nagini, le serpent de Tu-sais-qui, ce qui a permis de sauver Arthur Weasley, que les Medicomages avaient condamné. Et… qui a composé la potion qui m'a permis d'arriver jusqu'ici ?
Alors oui, essayer d'enseigner les rudiments de ton art à des ados qui pour la plupart n'en avaient rien à faire a été une perte de temps et un gaspillage de ce que tu aurais pu devenir. Ecoute-moi, Severus, tu as été, et tu seras sûrement de nouveau, le plus jeune Maître des Potions depuis des siècles. Tu étais peut-être détesté de tous, mais personne n'a jamais dénié ton talent. Alors tu peux douter de beaucoup de choses, mais tu n'as pas le droit de douter de ça !

Le regard de Severus s'était de nouveau fait lointain.

—Oh, rassure-toi, moi, je n'en ai jamais douté ! Tu imagines… si j'arrivais à découvrir une formule fonctionnelle et à la présenter comme sujet de fin d'études ? Jamais aucun étudiant de Maîtrise ne s'est hasardé à créer une potion aussi complexe, pour son épreuve finale !

—Ce serait merveilleux, mais j'ai bien peur que tant que Qui-tu-sais est encore en vie, il vaille mieux que tu ne te fasses pas trop remarquer en t'intéressant au sort de ceux qu'il considère comme des sous-humains. N'oublie pas que nous devons entretenir l'illusion que nous sommes entièrement de son côté. D'ailleurs cette petite altercation avec Potter pourrait bien servir notre cause. Parmi les passants, j'ai reconnu Antonin Dolohov. Je porte un cuisant souvenir de lui sur une jambe, et même avec vingt ans de moins, je ne pourrai jamais oublier son visage.

Le surlendemain, Hermione reçut une lettre de Lily, manifestement griffonnée à la hâte, et confiée à la poste moldue, qui lui demandait de ne plus lui écrire. Elle l'assurait de son amitié, mais qu'elle ne savait pas si et quand elle pourrait la recontacter, James lui ayant interdit tout rapport avec elle et Severus.

Près de deux mois s'étaient écoulés, on approchait de la fin du mois de juin, et la nervosité d'Hermione augmentait à mesure que les ASPICs approchaient. A partir du dimanche suivant et jusqu'à la fin des épreuves, elle serait hébergée à Poudlard. Elle continuait ses exercices afin de consolider son Occlumencie. Elle était loin d'être au niveau de Severus, et l'idée de se retrouver aussi proche de l'un des plus grands Legilimens de l'époque était plus que stressante. Elle se répétait que Dumbledore n'avait après tout aucune raison valable de s'intéresser à elle, mais elle connaissait également son insatiable curiosité, et les étudiants étrangers venant passer leurs examens à Poudlard ne se rencontraient pas tous les jours. D'autre part, tous ses boucliers ne seraient pas de trop pour affronter ses anciens professeurs, qu'elle avait vus, pour la plupart, mourir pendant la bataille finale.

Le samedi soir, elle avait descendu dans le salon la vieille valise en bois trouvée dans le grenier, où elle avait rangé ses affaires, et faisait les cent pas en attendant Severus, qui lui avait promis de venir lui dire au revoir. Il était lui-même en plein dans ses examens et n'était pas rentré depuis deux semaines. Le bruit du Transplanage la fit bondir vers la porte, où elle se cogna contre le jeune homme, qui entrait dans la pièce au même moment.

—Eh bien, pour aussi flatteur que soit cet accueil enthousiaste, je ne suis pas sûr de savoir ce que j'ai fait pour le mériter ! S'exclama-t-il en ouvrant les bras qu'il avait refermés sur elle. Uniquement pour l'empêcher de tomber, bien sûr.

—Assurément, rien ! Tu aurais au moins pu m'envoyer des nouvelles par Hermod !

—Ma petite femme* se serait-elle inquiétée ? Ironisa-t-il

—Ta petite femme* est morte de trouille, abdiqua-t-elle en se détournant pour cacher ses yeux trop brillants.

Il posa une main sur son épaule, la forçant à se retourner, et la prit dans ses bras. Lorsqu'elle leva un visage étonné vers lui, il sourit avant de murmurer :

—Tu te souviens de tes propres règles ? 'Lorsque nous sommes seuls, considérons-nous comme le 'caisson de décompression' de l'autre, et laissons tomber les masques. Autorisons-nous à hurler, à rire, à pleurer, ou simplement à nous détendre.' Récita-t-il. « Je sais que je n'ai pas été là, et j'en suis désolé, mes épreuves de la semaine ont été plus longues que prévu.

Maître Stokes l'avait en effet inscrit aux épreuves de fin de première ET de deuxième année, ne le prévenant que le matin de l'examen, afin qu'il ne s'épuise pas encore plus dans d'inutiles révisions de dernière minute. « Je vous ai testé pendant tout le dernier semestre, et je peux vous assurer que vous avez largement le niveau, Severus. Je voulais vous éviter un stress supplémentaire à la veille des examens. Je n'ai aucun doute sur votre résultat, la validation de niveau de première année n'est qu'une sécurité. » Cette déclaration, de la part d'un Vitellius relativement avare de compliments en temps ordinaire, avait étouffé dans l'œuf les protestations qu'il avait été sur le point d'émettre.

« Je comprends ce que tu dois éprouver à l'idée de te retrouver là-bas. Pleure si ça te fait du bien. Je suis là maintenant, et je te promets que je me montrerai aussi… patient que possible, à condition que tu n'inondes pas ma veste, voire pire ! Termina-t-il en lui fourrant son mouchoir dans la main.

Ça eut au moins le mérite de la faire glousser entre deux reniflements peu élégants.

—Tu-tu sais quel était mon Ep-ouvantard à l'école ? Ent-endre McGonagall me dire que j'avais échoué à mes examens ! Sur ce, elle éclata en sanglots. « Elle… elle est morte, tu sais, et Sinistra, Slughorn, Vector, et… et la dernière fois que j'ai aperçu, Flitwick, il se battait contre c-cinq Mangemorts, et… et…

Elle hoquetait, manifestement au bord de la crise de panique. Il la serra un peu plus contre lui, lui caressant les cheveux.

—Shttt ! Ils sont vivants ! Ils sont vivants, et ils vont le rester, grâce à toi. J'en suis sûr ! Respire !

Ils restèrent un long moment silencieux, lui la berçant entre ses bras, dans un geste qui ne lui semblait plus aussi étranger, avant qu'elle ne reprenne enfin une respiration normale.

—Je suis déso…

—Stop, pas un mot ! Monte te débarbouiller. Ce soir, j'emmène ma petite femme* au restaurant, et j'espère bien qu'elle sera présentable, pour pouvoir rendre jaloux tous les mâles présents.

—Idiot !

—Je préfère ça !

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*en français dans le texte

TBC


Merci d'avance pour tous vos Lumos !