Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
Même si, pour ceux qui ont un compte, je vous l'ai déjà dit en MP, MERCI, cette semaine, à :
Constancelcd, Zeugma, AlouetteL, Kaouhete, Jasmineetaladin, Cididy, Arwengeld, DinaChhaya TalaNokomis, Juliana, SlythenclOw, NaomiKuz, Paladin Thorn, SKathleen, Emilie09, Steph Rogue, Daidaiiro, Emma, et Fanny
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour « relancer la machine » ! )
N/A : Je publie de justesse cette semaine parce que j'avais encore un chapitre d'avance, mais avec le boulot, en ce moment, je n'ai plus trop le temps d'écrire plus de quelques mots le soir. Donc, même si je vous promets de faire tout mon possible, je ne peux pas vous promettre un chapitre la semaine prochaine. Croisons les doigts !
Enjoy & Review !
Jeux d'alliances
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Silencieuse, les yeux baissés, Hermione se dirigeait vers la grande salle pour le repas du soir. La chose qu'elle désirait le moins était de se faire remarquer.
A son arrivée à Pré-au-Lard, elle avait marché un moment, se refamiliarisant avec le village qu'elle avait quitté un an plus tôt, mais plus vieux de vingt ans. Dans l'ensemble, les différences étaient minimes et elle réalisa alors avec stupéfaction l'immobilisme du monde sorcier. Elle avait terminé sa visite par Scribenpenne, où elle avait fait l'acquisition d'une nouvelle plume et d'un flacon d'encre, et avait fini chez Madame Pieddodu, où elle avait pris un thé complet en guise de déjeuner.
Un peu plus tard dans l'après-midi, elle avait été accueillie à Poudlard par une Minerva McGonagall à la jeunesse presque choquante. A son époque, elle avait été dans le milieu de la soixantaine, mais en paraissait beaucoup plus. Vingt ans plus tôt, coiffée d'un chignon flou, le visage à peine marqué entouré d'ondulations brunes savamment disposées, et débarrassée de son sempiternel chapeau pointu, c'était une séduisante quarantenaire dont la robe, toujours d'une coupe moyenâgeuse mais beaucoup moins stricte, révélait des formes épanouies. Les épreuves et les pertes subies lors de la première guerre l'avaient vieillie avant l'âge. Après une rapide visite des principaux lieux et salles d'examens qu'elle serait amenée à fréquenter au cours des deux prochaines semaines, Minerva lui avait attribué une chambre individuelle, à l'étage de ses propres appartements, où étaient généralement logés les invités, et lui avait spécifié qu'elle serait libre de rejoindre la table qu'elle voudrait pour les repas. Après quoi, elle l'avait laissé s'installer, après lui avoir remis son emploi du temps pour la semaine qui allait commencer, en fonction des options qu'elle avait choisi de valider. « Et n'hésitez pas à venir frapper à ma porte si vous avez le moindre problème ! »
La gorge serrée, Hermione s'était assise sur son lit, au pied duquel était posée la valise qu'elle avait confiée à l'Elfe qui avait été envoyé à sa rencontre à Pré-au-Lard. Se retrouver ici, dans ce lieu qu'elle avait vu pour la dernière fois en proie à de terribles combats, jonché de corps et de débris, seulement quelques mois plus tôt, avait été un déchirement. Et même si elle s'y était préparée, seule sa maîtrise de sa toute jeune Occlumencie l'avait préservée de littéralement s'effondrer après le départ de la sous-directrice. Après de longues minutes passées à essayer de se reprendre, elle avait enfin regardé autour d'elle. La chambre était agréable et les rideaux ouverts laissaient entrer le pâle soleil écossais. Un grand lit à baldaquin flanqué de deux chevets, en occupait une bonne partie. Deux fauteuils étaient disposés de part et d'autre d'une cheminée qui occupait tout un pan de mur. Une armoire, une petite table, deux chaises et une bibliothèque pour l'heure vide, complétaient le mobilier. Une petite porte, à côté de la cheminée conduisait à une salle de bains équipée de serviettes moelleuses et de savons parfumés.
Ouvrant sa valise elle avait commencé à ranger ses affaires, trouvant un apaisement dans les gestes familiers. Vêtements dans l'armoire, livres et parchemins dans la bibliothèque, produits de toilette dans la salle de bains, nécessaire d'écriture sur la table… soudain, un sentiment de vide dans l'estomac l'avait presque pliée en deux. Se laissant tomber sur la chaise, les bras croisés sous la poitrine et le souffle court. Elle s'était obligée à respirer calmement, ce n'était pas le moment de faire une crise d'angoisse ! « Severus ! » Qui avait parlé ? Qui pouvait savoir ? Mais un simple coup d'œil autour d'elle lui avait confirmé qu'elle était seule, et elle avait fini par se rendre compte que c'était elle qui avait prononcé son nom. Le nœud dans son estomac vrillait de plus en plus fort et elle avait laissé échapper un gémissement. Elle n'allait tout de même pas tomber malade ! Elle était prête, elle avait travaillé d'arrache-pied pour se préparer à ses ASPICs, et Tiberius s'était avéré un excellent professeur de Défense, même si elle se doutait que certains des sorts qu'il lui avait enseignés ne seraient pas bons à montrer lors d'un examen. Peu à peu, le nœud s'était desserré, et elle en avait conclu qu'elle avait été victime d'une crise de panique due au stress. « Reprends-toi ma fille ! Tu es complètement stupide ! ». Après être allée se passer de l'eau fraiche sur le visage, elle s'était changée, enfilant la robe d'étudiante noire que lui avait fournie Minerva, sur une tenue sobre, peu différente d'un uniforme scolaire. Un rapide Tempus, lui avait confirmé que l'heure du repas approchait, et elle était sortie pour rejoindre la Grande Salle.
—Harmony ?
L'appel la fit sursauter, au moment où elle allait poser la main sur la poignée de la porte. Zut ! Elle avait complètement oublié que Regulus passait lui-aussi ses ASPICs cette année-là, et qu'elle allait sans aucun doute le rencontrer. Elle s'était apprêtée à rejoindre, le plus discrètement possible, la table des Poufssouffles dans l'espoir de ne pas se faire remarquer. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était loupé ! Elle se retourna lentement, tentant de se composer un visage…
—Regul… ! Les mots s'étouffèrent dans sa gorge.
Seigneur ! Même la description de Severus ne l'avait pas préparée à l'apparition qui se tenait devant elle. Apparition était presque le bon mot. On aurait dit le fantôme de l'adolescent joyeux et heureux de vivre, qu'elle avait rencontré l'été précédent. Ses yeux, profondément enfoncés dans les orbites semblaient hantés, et étaient entourés de cernes grisâtres. Sa bouche naguère rieuse était crispée dans un pli amer, il avait maigri et semblait avoir du mal à tenir ses épaules droites. Le jeune homme sur de lui et légèrement arrogant avait complètement disparu. Seules des années d'entraînement à l'étiquette des Black l'aidaient à conserver encore un semblant de prestance.
—Ne le dis pas ! Je ne veux pas de ta compassion ! Prit-il les devants.
—Je n'allais rien dire. Je suis heureuse de te revoir, mais j'avoue que tu m'as surprise. J'avais… la tête ailleurs.
Un léger sourire taquin vint vaguement rappeler l'ancien Regulus.
—Ailleurs, hein ? A propos de… l'ailleurs en question, Severus va bien ?
—Toujours grincheux, donc il va bien, malgré le fait qu'il s'épuise littéralement à la tâche. Il est en pleine période d'examens, lui-aussi, il est juste passé hier soir pour me dire au revoir. Je ne l'avais pas vu depuis deux semaines. Comment va K-ton Elfe ? Il m'a dit qu'il avait été victime d'un empoisonnement à un produit rare, mais qu'il n'était pas sûr de l'efficacité de son traitement, car il n'avait pas eu l'opportunité de tester le contrepoison ?
—Kreattur a étonnamment bien réagi à la potion. Il a été perturbé pendant quelques jours, mais rien à voir avec l'état dans lequel il était avant que Severus ne lui administre sa potion. Il est totalement remis maintenant. Je suppose que j'aurais dû lui envoyer un compte-rendu de ses réactions, mais j'avoue que…
—Ne t'en fais pas, il ne voie pas le temps passer, lui non plus, depuis les vacances de Pâques. Je ne pense pas qu'il t'en veuille, mais je crois qu'il serait heureux que tu le contactes, après la sortie. Pour pouvoir éventuellement améliorer sa potion, bien sûr, mais surtout parce que tu es son seul ami, et je pense qu'il aimerait vraiment avoir de tes nouvelles. Nous ne devrions pas bouger beaucoup, en juillet, nous avons tous les deux besoin de repos.
Tout en bavardant, ils étaient entrés dans la Grande Salle, et Hermione s'aperçut trop tard qu'ils s'étaient naturellement dirigés vers la table de Serpentard. De toute façon, comment aurait-elle pu justifier envers le jeune homme, de s'installer avec les Poufssouffles, alors qu'elle n'y connaissait personne ? Ils trouvèrent deux places, et Regulus entreprit de la présenter à ses condisciples. Bientôt, elle fut noyée sous un flot de questions concernant la vie en Amérique. Avec un soupir, elle entreprit de raconter la fable qu'elle peaufinait depuis maintenant un an avec Severus. Soudain, elle sursauta pour la deuxième fois de la soirée. A la table des professeurs, elle venait d'apercevoir deux visages qui ne lui étaient pas inconnus, et qui n'avaient normalement rien à faire là.
—Ce n'est pas ton frère, là, qui est en train de discuter avec le directeur ?
Regulus leva la tête vers l'estrade, en pâlissant. Sirius était bien là, attablé avec les professeurs, lui et Rémus entouraient Dumbledore, qui arborait un air préoccupé.
—Tu connais Sirius ?
—Je ne peux pas dire que je le connaisse vraiment. Je ne l'ai rencontré qu'une fois, l'été dernier, à Cokeworth. Il était avec Lily Evans et quelques autres.
—Evans ? Comment… Aux dernières nouvelles elle et Severus ne se parlaient plus !
Hermione comprit qu'elle venait de faire une gaffe. Les rouages de son cerveau se mirent à fonctionner à toute vitesse, alors qu'elle renforçait ses barrières mentales.
—Je… en fait, la façon dont nous avons fait connaissance est une pure coïncidence. Le quartier n'est pas très grand, et j'ai rencontré Lily par hasard, un jour en faisant des courses. Nous avons sympathisé, et c'est seulement plus tard, que j'ai appris qu'elle et Severus se connaissaient. Nous avons dû nous voir trois fois au maximum.
…
Des pas pressés résonnèrent derrière elle.
—Harmony, attends !
Elle se hâtait dans les couloirs pour rejoindre ses quartiers, après avoir quitté la table dès la fin du repas, en prétextant, en plus d'un mal de tête naissant, pour lequel elle avait une potion dans sa chambre, vouloir se reposer, en vue des épreuves du lendemain matin. En réalité l'épreuve d'Arithmancie ne débutait qu'à neuf heures, mais elle voulait être seule, et son début de migraine était bien réel. Se retournant, elle reconnut Remus Lupin. Elle ne l'avait pas revu depuis l'altercation entre James et Severus, sur le Chemin de Traverse.
—Remus ? Qu'est-ce que tu fabriques à Poudlard ?
—Je… nous avions besoin de voir Dumbledore pour… un problème urgent. C'est…
—Pourquoi toutes ces hésitations ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Et pourquoi ne pas être resté à table avec les autres ? Ne me dis pas que tu tenais tant que ça à me saluer, on se connait à peine.
—OK ! Ça concerne Snape. Je ne suis pas certain qu'il serait très content que je t'en parle, surtout à la veille de tes examens, mais je pense vraiment que tu dois être mise au courant.
—Severus ? Il lui est arrivé quelque chose ? Et pourquoi Sirius et toi… Ohhh ! Ça a un rapport avec James, n'est-ce pas, sinon il serait avec vous… Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Sa voix était montée de plusieurs crans dans les aigus. Elle stoppa brusquement son avalanche de questions, prenant plusieurs longues inspirations pour se calmer.
— Ça a un rapport avec James, oui ! Il jeta un regard autour de lui, ses yeux s'arrêtant un instant sur le portrait d'un chevalier en armure qui semblait vivement intéressé par la conversation. Il baissa la voix pour ajouter : « on peut aller quelque part pour parler tranquillement ?
En voyant Hermione tendre le bras à l'aveugle pour prendre appui contre le mur et lever vers lui un visage angoissé, il s'empressa de la rassurer. « Severus va bien ! Il va bien ! Répéta-t-il en posant une main apaisante sur son épaule. Elle expira lentement, prenant seulement conscience d'avoir retenu son souffle depuis que le jeune homme avait prononcé sa dernière phrase.
—Ma chambre, souffla-t-elle.
Quelques minutes plus tard, Remus lui rapportait la scène de l'après-midi, sans avoir remarqué le discret Muffliato informulé qu'elle avait jeté en pénétrant dans la pièce. Sur le conseil de Severus, elle avait remisé tous les tableaux qu'elle avait pu trouver au fond du placard, sous la valise vide, mais on ne savait jamais…
—Un… Doloris ! Horreur et incrédulité se lisaient dans sa voix et dans ses yeux. « Tu dis qu'il lui a jeté un Impardonnable, juste parce que Lily était venue à Spinner's End pour me voir ?
—Oui. James a pété les plombs après sa dispute avec Lily. Il a cru qu'elle était allée le voir, lui. La jalousie…
—On n'emploie pas ce genre de malédiction juste pour une question de jalousie. Il n'aurait jamais fait ça s'il s'était agi de n'importe qui d'autre. Merlin, James est complètement taré ! C'est un psychopathe qui se croit au-dessus des lois !
Remus soupira, sans répondre à cette allégation.
—Severus n'a pas l'air de vouloir donner suite. Pour protéger Lily, je pense. Mais il n'était pas seul, lorsque je suis revenu à Spinner's End. Tu connais Tiberius Prince ?
—Eh bien... Hésita-t-elle. Qu'avait révélé Severus à Lupin ?
Devant la réticence de la jeune fille, il prit les devants.
—Je sais qui sont les Prince, et la ressemblance entre les deux est assez frappante pour que je me doute de leur degré de parenté ! Et je sais aussi tenir ma langue, s'il ne veut pas qu'on sache qu'il a renoué des liens, apparemment étroits, avec la famille de sa mère. Je n'en ai parlé à personne, j'ai juste prétendu que je l'avais aidé à retourner à Oxford, et laissé entre les mains de son Directeur de Maîtrise. Mais s'il prenait envie au vieux Prince de porter plainte pour son petit-fils, James serait dans une sacrée merde, et…
—Et Dumbledore étant président du Magenmagot, vous avez voulu prendre les devants, pour qu'il puisse éventuellement étouffer l'affaire, ou du moins la minimiser ! Tu n'en as pas marre de sauver les fesses de ce saligaud ?
—James n'est pas parfait, mais il…
—Je sais ! Il t'a accepté malgré ton 'petit problème de fourrure' ! Balayant le hoquet de surprise de Remus d'un revers de main, « peu importe comment je le sais, et non, ce n'est pas Severus qui me l'a dit ! James est un pervers, un harceleur, un sale type qui a profité de ton handicap pour t'embrigader dans ses sales combines. Et ce n'est pas parce qu'il est, selon l'expression consacrée 'du bon côté' qu'il en est une meilleure personne pour autant. Réveille-toi, Remus ! Il a prise sur toi à cause de ton problème, comme il a prise sur Sirius parce qu'il lui a permis à lui, un Black, d'être pleinement accepté par les Gryffondors… sans compter qu'ils partagent un certain goût pour tourmenter les plus faibles. Il a prise sur Peter parce qu'il lui a permis de s'affirmer comme son ami, alors que personne d'autre n'aurait voulu de lui… mais il le méprise ouvertement, même un aveugle s'en apercevrait. C'est une petite ordure, doublé d'un lâche ! Que ferait Dumbledore pour couvrir son chouchou cette fois ? De quoi menacerait-il Severus ? Jusqu'où irait-il, lui qui n'a pas hésité à s'acharner sur un adolescent traumatisé jusqu'à rejeter sur lui, la victime, la faute d'un autre ? Irait-il jusqu'à le faire interner sans jugement, sous un prétexte fabriqué ? Et ne cherches pas à prétendre qu'il n'en est pas capable ! Tu es bien placé pour le savoir… mais ce n'était qu'un Serpentard après tout, n'est-ce-pas ?
—Je n'ai jamais pensé ça ! Je…
—Je sais que tu n'y étais pour rien, et que tu t'en veux encore pour ce qui aurait pu arriver. Et je sais aussi ce que tu fais pour aider Severus, maintenant. Tu es quelqu'un de bien Remus. Mais pas James. Quant à Dumbledore… je n'ai aucune confiance en Dumbledore.
—Je connais ses faiblesses, mais il est mon ami.
—Doit-on tout accepter de ses amis ? Ont-ils le droit d'exiger de nous l'inacceptable sous prétexte qu'ils sont nos amis ? Est-ce cela, l'amitié ?
—Je m'en veux pour n'être jamais intervenu, lorsqu'ils s'en prenaient à Snape sans raison, j'avais peur de me retrouver tout seul, c'est vrai, je l'avoue… Remus, baissa la tête, malheureux, visiblement en proie à un douloureux dilemme. « Je ne sais plus, Harmony. Je ne le reconnais plus. Et Severus, ce qu'il fait pour moi compense de tellement les risques que je peux prendre… il a changé mon existence. Tu sais, nous n'avons jamais été amis et ne le serons sûrement jamais, je le regrette, mais il ne me pardonnera jamais notre passé. Mais pour tout ce qui concerne les potions, j'ai une confiance absolue en lui.
—Tu as simplement ôté tes œillères, tu vois enfin Potter tel qu'il est ! Je ne veux pas dire… Je ne te suggère pas de briser votre amitié, juste de réfléchir avant de le suivre aveuglément dans tous ses délires. Quant à Severus… as-tu seulement essayé d'en parler avec lui ?
Remus hocha la tête sans répondre.
—A propos d'aveuglement… tu avais l'air de bien t'entendre avec les Serpentards, le jeune Black en particulier.
—Je sais ce qu'il est, si c'est ce que tu insinues. Et je sais aussi qu'il le regrette amèrement. J'ai fait sa connaissance l'été dernier, c'est le seul ami qu'ait eu Severus, ici. Ce n'est pas un mauvais garçon, il mérite une seconde chance. Et… elle hésita légèrement, mais Remus pouvait s'avérer un allié de poids et il ne trahirait pas celui qui venait de changer radicalement sa vie, avec la potion Tue-Loup. « Et comme Malfoy, c'est une relation qui peut ne pas s'avérer inutile, ne serait-ce que pour… elle planta son regard dans celui du loup-garou, décidant de prendre le risque. « Obtenir certaines informations !
Les yeux de Remus s'écarquillèrent.
—Oh ! Je…
—Nous sommes du même côté, Remus, et je peux t'assurer que Severus aussi, même si nous ne plaçons pas notre confiance dans les mêmes personnes. Il n'est pas toujours bon d'être trop sectaires. Je ne te demande pas de trahir tes amis, ni même de prendre parti, juste de tenir ta langue vis-à-vis de tout le monde, et ça inclut les Maraudeurs et Dumbledore.
—Je comprends. Cette conversation ne sortira pas d'ici, je te le jure, j'ai assez de choses comme ça à me reprocher vis-à-vis de Severus.
TBC
