Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.

Merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot sur le précédent chapitre :
Constancelcd, darkcorbeau, Maxine3482, Alex25, Zeugma, Cididy, AlouetteL, Emilie09, Guest, Juliana, Fanny, SlythenclOw, Steph Rogue, Emma et Daidaiiro.

A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour « relancer la machine » … surtout en ce moment ! )

N/A : Je ne sais pas si je pourrai répondre aux reviews sur ce chapitre, et je vous demande de m'en excuser. Alors à tou(te)s ce(ux)lles qui m'en laisseront : Merci et Bisous d'avance. En effet, je pense partir une ou deux semaines "dans le désert"... enfin non, pas dans le désert, mais sans ordi et presque sans téléphone. Que cela ne vous empêche pas de me laisser quand même un petit (ou un grand) mot, pour m'encourager (je ne sais pas si c'est la chaleur ou la fatigue (ou les deux), mais je n'arrive plus à mettre deux phrases à la suite, depuis une semaine... Rassurez-vous ça va revenir (preuve que je pense à vous : à défaut d'ordi, j'emporte un cahier et un stylo^^)

Enjoy & Review !


L'union Sacrée

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Severus avait l'air fasciné.

—Si l'on ne savait pas ce qu'il en est, on pourrait penser que ces plaies ont été provoquées par une dague ou un poignard… une épée, même : celle de la cuisse l'a carrément traversée de part en part. Intéressant.

Avant de les soigner, il avait longuement promené sa baguette au-dessus des plaies sanguinolentes de Sirius, en marmonnant une litanie dans une langue aux sonorités étranges.

—Tu veux dire que… ce n'est peut-être pas un sort, qui les a causées ?

—Oh bien sûr que si ! Mais je n'avais encore jamais eu l'occasion d'en constater le résultat de visu. D'un coup de baguette, le jeune homme finit de bander la plaie sur la jambe de l'Animagus, de loin la plus impressionnante, à l'aide d'un morceau de tissu prélevé sur sa chemise « On se demanderait où tu as trouvé une bande », s'était-il justifié en saccageant allègrement le vêtement de sa némésis. « Celle-là devrait mettre plus de temps à cicatriser que les autres, et il lui faudra être suivi par un Medicomage, afin d'éviter toute infection. J'ai arrêté l'hémorragie, mais je ne peux pas faire grand-chose de plus sans que Pomfresh se pose des questions. Ce sera long, et douloureux. Les blessures provenant d'un maléfice sont lentes à guérir… lorsqu'elles guérissent. Et il gardera des cicatrices indélébiles. Il a eu de la chance que l'artère fémorale ne soit pas atteinte, ça s'est joué à très peu. Ce sort ne se contente pas de causer des entailles profondes, il fluidifie aussi le sang, au point qu'un corps humain peut se vider deux fois plus vite qu'en temps normal. Je lui ai donné une dose de Reconstituant Sanguin et une d'Antidouleur, tu dois pouvoir le faire Transplaner sans risque, maintenant. Oh, et je te serais reconnaissant de ne pas mentionner mon rôle… officiellement, c'est toi qui l'a soigné. Et si je peux te donner un conseil, même si tu dois te faire traiter de parano, tu devrais toujours avoir quelques fioles de ces potions sur toi. Termina-t-il en posant deux flacons sur la table basse.

—Merci, Severus ! Et aussi pour l'avoir soigné, je sais ce que…

Ce dernier fit mine de ne pas entendre, coupant la parole au Loup-garou.

—Acquérir quelques notions sur les maléfices et comment contrer leurs effets ne serait pas superflu non plus. Je sais ce que les Gryffondors pensent des Arts sombres, mais comment voulez-vous vous protéger si vous n'avez pas un minimum de connaissances sur la question ? Nous sommes en guerre, bon sang, et c'est tous les jours que nous serons susceptibles d'y être confrontés, désormais ! Et vous n'aurez pas toujours un paria issu de Serpentard sous la main, pour y faire face.

—Je ne te considère pas comme un pa…

Un marmonnement inintelligible l'interrompit. Trois têtes se tournèrent vers l'homme allongé sur le divan, qui reprenait lentement conscience.

« Sirius ! Merci Merlin tu te réveilles ! Qu'est-ce que tu dis ?

—Reg… ulus ! C'était Reg… ulus.

—Tu veux dire que c'est Regulus qui t'a fait ça ?

—Non ! Rien… fait. Faisait… semblant. Reconnu… Stupé-fixé. Regulus… c'est… c'est mon… frère !

—C'est effectivement Regulus qui nous a prévenus, confirma Severus devant le regard dubitatif que lui jetait Remus. Ça aussi je te prierais de le garder pour toi. Si ça venait à se savoir, il serait en grand danger. Dumbledore devra se contenter d'un informateur anonyme. D'après lui, il y a un délateur au sein l'Ordre, qui aurait prévenu Qui-tu-sais que Lily et des 'Traitres à leur sang' seraient ici aujourd'hui. Quant à lui, je ne vois qu'une solution pour le faire taire. Il sortit sa baguette et la pointa sur la tempe de Sirius. « Obliv…

—Non ! Remus avait posé une main sur la baguette noire, la détournant de la tête de son ami. « Dans son état, c'est dangereux.

—Je ne peux pas le laisser partir en sachant que c'est moi qui t'ai averti, et que les allégeances de Regulus sont vacillantes. Il s'empresserait d'aller tout répéter à Dumbledore.

—Pourquoi ne faites-vous pas confiance à Dumbledore ?

—Nous avons nos raisons. Nous ne sommes pas ses ennemis, nous sommes du même côté, l'Ordre du Phénix n'est pas seul à lutter contre Tu-sais-qui ! Mais nous ne pouvons pas nous permettre que quelqu'un laisse échapper quoi que ce soit sur nous, et ce que nous faisons. De plus, comme je viens de te le dire, il y a des traitres, enfin, au moins un, parmi vous. Black est un petit con obtus. Il est tellement sûr de ses amis que lorsqu'il sera moins sonné, il s'empressera d'aller cafter à son protecteur et peut-être même, en bon Gryffondor confiant, à l'Ordre tout entier. Je ne peux pas lui permettre de nous mettre en danger, ni nous, ni son frère. Et il m'en a trop fait voir pour que je puisse lui faire confiance, même s'il me jurait de tenir sa langue.

—Pourtant, tu l'as soigné.

—Ça n'a rien à voir avec lui. Il se trouve que ce n'est pas le moment, pour la Lumière, de perdre des combattants efficaces. Ce n'est pas parce que je le hais que je ne peux pas reconnaître ses talents.

—Tu dis que nous sommes du même côté, alors pourquoi tous ces secrets ?

—Il y a des choses que nous ne pouvons partager avec personne… du moins pas encore, tempéra Severus. « L'enjeu est beaucoup trop important et cela mettrait trop de monde en danger. C'est tout ce que je peux te dire, et c'est encore trop. D'ailleurs n'essaye pas de me faire croire que Dumbledore lui-même ne cloisonne pas certaines informations. Peux-tu dire que tu connais tous les membres de l'Ordre ? Que tu connais tous ses objectifs ? Que tu es au courant de toutes les opérations, en cours ou prévues ?

Remus baissa la tête, pensif. Severus verbalisait des questions qu'il s'était souvent posées, ces derniers temps.

—Et moi ?

—Quoi, toi ?

—Tu vas m'Oublietter aussi ?

—Toi, je sais que tu tiendras ta langue, si tu veux continuer à bénéficier de la Tue-Loup… Mais même sans ça, je ne pense pas que tu nous trahirais. Je me trompe ?

Le Loup-garou détourna un instant le regard. Même s'il n'était pour rien dans ce qu'il s'était passé trois ans auparavant, il était conscient qu'il avait été à un cheveu de tuer Severus, ou au minimum d'en faire un monstre, comme lui. Il considérait, à tort ou à raison, qu'il avait une dette de vie envers le Serpentard, et d'autant plus depuis qu'il brassait pour lui, tous les mois, la potion qui avait radicalement changé sa vie.

—Tu dis que tu me fais confiance, et si je considère ce que tu viens juste de dire à son propos, tu ne penses pas non plus que Sirius soit le traitre. De plus si c'était lui, tu ne te serais certainement pas donné la peine de le soigner… Tu sais qui c'est ! S'exclama Remus après un silence.

Ce n'était pas une question.

—Qu'est-ce que tu veux dire ?

—Ne me prends pas pour un idiot, Severus ! Je suis peut-être un Gryffondor, mais je ne suis pas stupide, le traître, tu… son regard dériva vers Hermione, avant de revenir se poser sur son vis à vis. « Vous savez qui c'est, n'est-ce pas ?

Severus et Hermione échangèrent un regard.

—Disons que… nous avons de fortes suspicions.

—Soit ! Ne nous dis pas qui c'est, de toute façon, le panel est réduit, maintenant que nous sommes au courant, nous finirons bien par trouver. Mais tu ne peux pas effacer la mémoire de Sirius. Il est encore trop faible, et de plus, il a aussi subi un traumatisme crânien. Ça risquerait de causer des lésions irréversibles sur son cerveau, tu le sais aussi bien que moi.

—Black saisira la première occasion pour parler à Dumbledore ou à Potter, il avait craché le deuxième nom comme une immondice, « trop heureux de se faire mousser, surtout en sachant que ça pourrait éventuellement me nuire !

Des doigts agrippèrent soudain le poignet de la main qui tenait toujours la baguette. Sirius, braquait des yeux maintenant bien lucides dans ceux de Severus.

—Alors c'est vrai ? J'avais raison ? C'est vraiment Regulus qui t'a averti ?

—Oui… A moins que ce ne soit un coup monté pour m'attirer votre confiance, bien sûr !

—Non !

Severus plissa les yeux.

—Non ?

—Pas avec Evans comme appât. Pas toi !

—Je pourrais avoir envie de me venger…

—Tu pourrais, mais je ne le crois pas. De plus, Lily te fait confiance, et même Dumbledore semble penser que tu n'es pas un… enfin… que tu n'es pas du côté de Qui-tu-sais.

—Tu dois avoir de la fièvre, Black. Ou alors, le coup que tu as reçu sur la tête a fait plus de dégâts que je ne le pensais !

—C'est ça, ricane, triomphe !

—Triomphe ? Quel triomphe ? En quoi pourrais-je triompher ?

—Je suis à ta merci. Je suis blessé, tu m'as soigné, tu m'as peut-être même sauvé la vie, malgré tout ce que je… ce qui s'est passé ces dernières années. De plus, je ne pense pas me tromper en pensant que tu n'es peut-être pas pour rien dans le revirement de mon frère. J'ai une dette envers toi.

—Rassure-toi, tu ne me dois absolument rien, et tu ne serais pas mort. Si je n'avais pas effacé les résidus de Magie noire, tu aurais juste pu rester estropié de la jambe, en plus de l'être de la cervelle, c'est tout. Je ne veux pas de ta dette !

—Moi, je t'aurais sûrement laissé te vider de ton sang sur place, avoua Sirius d'une voix chancelante, sans relever le sarcasme.

—Si ça peut t'aider à te sentir mieux, c'est aussi ce que j'aurais fait il n'y a encore pas si longtemps que ça.

Le regard de Sirius dériva vers Hermione.

—Dumbledore ne radote peut-être pas tout à fait, finalement. Murmura-t-il. Brusquement, son visage devint livide, et il se tourna vers Remus. « Marlène…

—Marlène va bien, confirma son ami, d'une voix rauque qui infirmait la bonne nouvelle. « Les jumeaux ont ramené James et… et les filles chez les McKinnon.

L'expression soudain abattue de Remus et l'hésitation marquée n'étaient pas passés inaperçus... Ramenés ? Ne pouvaient-ils pas Transplaner tout seuls ? Trois paires d'yeux, anxieux ou interrogateurs, étaient maintenant rivées sur lui. Ce fut finalement Severus qui vocalisa la question que personne n'osait poser.

—Qui ?

—Helena McKinnon ! Lâcha-t-il. Sirius détourna la tête, à la fois soulagé, et désolé pour sa petite amie. Marlène devait être effondrée. Il se tourna vers son ami.

—Emmène-moi chez les McKinnon !

—Avant, tu dois voir un Medicomage, j'ai envoyé Peter prévenir Poppy que nous allions arriver.

—Nous lui enverrons un Patronus pour qu'elle nous rejoigne là-bas, d'ailleurs ils l'ont peut-être déjà appelée. Marlène doit être…

—Aucun de vous ne quittera cette maison tant que notre problème ne sera pas réglé !

—Mais bordel, Snape, qu'est-ce qu'il te faut pour que tu me fasses confiance ? S'énerva Sirius. « Un serment inviolable ? Devant le silence éloquent du sorcier, Sirius se tourna vers Hermione. « OK ! Harmony, tu veux bien être notre Enchaîneur ? Je suppose qu'en tant que mon ami, Remus est exclu !

—Je ne sais pas si…

Severus l'interrompit.

—Je sais que Lupin ne nous trahira pas, il a de bonnes raisons pour ça, mais je n'ai effectivement aucune confiance en toi, Black, et plus que quiconque tu peux comprendre pourquoi.

—Je sais. Soupira Sirius. « Mais malgré tout ce qu'il y a eu entre nous, je veux que tu saches que je n'approuve pas ce qu'a fait James.

—Là n'est pas la question. Du moins pas pour le moment. Tu connais le rituel, Harmony ?

—Oui, répondit-elle en tirant sa baguette. Elle reconnaissait que c'était en effet la meilleure solution. Le contentieux entre les deux hommes était beaucoup trop important pour que Severus lui fasse confiance sans aucune garantie.

Les deux sorciers unirent leurs mains droites, et Hermione pointa sa baguette sur leurs doigts entrelacés.

—Sirius Black, jures-tu de garder secret, vis-à-vis de tous ceux qui ne sont pas présents dans cette pièce, ce que tu as appris aujourd'hui concernant les véritables allégeances de Severus Snape, Harmony Granger et Regulus Black ? Ainsi que les relations liant Severus Snape et Remus Lupin ?

—Je le jure.

Un ruban de feu jaillit de la baguette et s'enroula autour de leurs poignets. Mais au lieu de finaliser le rituel, la jeune femme posa une deuxième question.

—Jures-tu de garder secret tout ce que tu pourras éventuellement apprendre sur ce même sujet, tant au point de vue des autres personnes qui peuvent leur être liées, que des éventuels actes et missions de ces personnes, tant qu'elles ne t'auront pas éventuellement autorisé à le faire ?

Sirius jeta un coup d'œil intrigué à Hermione, puis à Severus, mais poursuivit d'une voix ferme.

—Je le jure.

Un deuxième trait incandescent rejoignit le premier, avant que les deux ne se dissolvent dans un brouillard doré.

—Moi, Harmony Granger, avec pour témoin Remus Lupin scelle ton serment devant la Magie. Le halo lumineux s'évanouit, mais avant qu'il ne se lâchent les mains, Sirius serra presque imperceptiblement les doigts de Severus, s'attirant un froncement de sourcils et un regard soupçonneux de celui-ci.

—Merci ! Murmura-t-il.

Le temps que le jeune sorcier se souvienne de fermer la bouche, Remus avait demandé à Hermione la permission d'utiliser la cheminée pour pouvoir se rendre directement chez les Mc Kinnon, et avait disparu dans un nuage vert, en emmenant son ami avec lui.

TBC


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