Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.

Merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot sur le précédent chapitre :
Daidaiiro, Jasmineetaladin, Cididy, Maxine3482, LambdaOfTheDead, Steph Rogue, Zeugma, Lupinette, Juliana, SlythenclOw, Alex, darkcorbeau, Emilie09, drou, Fanny, Guest, et Emma.

Comme je vous l'avais dit, ces dernières semaines, j'étais assez coupée du monde, aussi, je n'ai pas pu répondre à toutes les reviews. Du coup je vous le répète, et surtout à ceux/celles qui n'ont pas eu de message privé : MERCI pour vos messages, ça me fait plus de bien que vous ne pourriez l'imaginer.
Me voici donc de retour, sans que mes problèmes perso et de santé ne soient résolus pour autant, mais en m'étant un peu aéré l'esprit, avant de reprendre le boulot. Je vous avoue que malgré mes bonnes résolutions, je n'ai pas travaillé beaucoup à cette fic durant mon absence. Je ne sais donc pas si je pourrai reprendre, dans l'immédiat, le rythme d'un chapitre par semaine, mais je vais faire mon possible pour ne pas vous faire attendre trop entre deux publications, et promis, à moins de circonstances exceptionnelles que je ne me souhaite pas, je ne vous abandonnerai jamais « en marche ».

A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse (une petite motivation supplémentaire est tout ce qui lui suffit, certains jours, pour « relancer la machine » … surtout en ce moment ! )

Enjoy & Review !


Cartes sur table

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—Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Hermione se retourna vers Severus, qui avait repris son masque impénétrable.

—De quoi est-ce que tu parles ?

—A Lupin, juste avant qu'ils ne partent, tu lui as murmuré quelque chose, en prenant garde que Black n'entende pas.

—Oh, ça ! Je lui ai juste conseillé de ne jamais discuter de rien de tout ça avec Sirius, même s'ils pensent être seuls. La forme de rat de Pettigrew peut un peu trop lui permettre de passer inaperçu. Je suis désolée de ne pas y avoir pensé pendant le Serment.

—Merde, c'est vrai, j'avoue que je n'y ai pas pensé non plus, sur le moment ! Mais d'un autre côté, cela peut leur mettre la puce à l'oreille, et leur permettre de s'en méfier. Même si tout compte fait, nous n'avons aucune preuve qu'il s'agisse bien de lui, cette fois.

—Deux traitres au sein de l'Ordre ? Ce serait une drôle de coïncidence, non ?

—En effet, mais nous ne pouvons écarter aucune hypothèse.

Un léger silence s'installa, bientôt rompu par la jeune femme.

—Ce sort… celui qui a frappé Sirius, il ressemble étrangement au Sectumsempra, non ?

— Pas vraiment, non. Celui-ci provoque des plaies perforantes, et qui, à condition d'arriver à juguler les saignements à temps, peuvent se soigner par les moyens habituels, même si la magie utilisée rend la guérison beaucoup plus longue. C'est le détournement d'un sort de combat parfaitement légal, et couramment utilisé par les Aurors, par exemple. Ce qui fait que les Medicomages ne pensent pas automatiquement à un maléfice. Par contre, si personne ne contre la Magie noire qui y est associée le plus rapidement possible, même si la victime s'en sort, il laisse généralement des séquelles très invalidantes. Les blessures étant fraiches, j'ai pu complètement l'éliminer, et le cabot ne devrait garder que des cicatrices. Sectumsempra lui, ne fait pas proprement dit appel aux Arts noirs… même si j'avoue qu'il n'est pas tout à fait blanc non plus. Il induit des coupures profondes, un peu comme un Diffindo, la grande différence se situant dans le fait qu'elles ne peuvent se refermer qu'avec le contre-sort spécifique.

—Vulnera Sanentur.

—Exactement. Ce qui le rend d'autant plus dangereux que jusqu'à ton arrivée, j'étais le seul à le savoir. Sectumsempra est mon premier, et pour le moment unique, essai de sort offensif, je voulais voir si j'étais capable de composer quelque chose de plus sophistiqué que de simples sorts de lévitation, de bourdonnement d'oreilles, ou de croissance des ongles.

—Pour être efficace, il est efficace ! Confirma Hermione, songeuse, en se souvenant de Draco et de l'oreille de George.

—Tu… tu l'as vu employé sur des êtres humains ?

—Pas toi ?

—Non. Les seuls êtres vivants sur lequel je l'ai testé sont des rats. J'avoue que j'en ai décimé pas mal, avant d'apprendre à en doser la puissance, afin de pouvoir tester le contre-sort.

—Harry l'a découvert sur ton manuel de potions de sixième année. Il a failli tuer Draco Malfoy, la première fois qu'il l'a lancé. Heureusement que tu es arrivé à temps !

—Je n'arrive toujours pas à comprendre comment mon livre a bien pu se retrouver entre les mains du fils de Potter !

—Ce n'est que mon opinion, mais je pense que c'est toi qui t'es arrangé pour le lui transmettre indirectement. Tu savais qu'à la fin de l'année tu devrais… tuer Dumbledore, et que tu ne pourrais plus être près de lui pour le protéger. A mon avis, c'était une manière de lui donner, en quelque sorte des armes, pour ce qui allait suivre.

—Si c'est le cas, j'avais dû le surestimer, en pensant qu'il testerait le sort avant de s'en servir. Si je me souviens bien, j'avais aussi écrit 'pour les ennemis', il était évident qu'il n'était pas anodin. Ton Harry a l'air d'avoir été encore plus stupide que son père, Potter est un crétin, mais je ne pense pas qu'il aurait… Il s'interrompit brusquement en se souvenant de la scène qui s'était déroulée quelques semaines auparavant dans ce même salon. Un James aveuglé par la rage, qui n'avait pas hésité une seconde à se servir d'un impardonnable, sans aucune raison valable… à quelle extrémité en serait-il arrivé, si Lupin n'était pas intervenu à temps ? « OK, il faut vraiment que je me souvienne de ne jamais sous-évaluer la stupidité d'un Potter, quel qu'il soit ! Il s'approcha de la cheminée. « Il faut prévenir Regulus que Voldemort va bientôt savoir que quelqu'un a informé l'Ordre de l'attaque sur la maison des Evans. Il doit se montrer extrêmement prudent, et travailler à renforcer son Occlumencie.

Ce même après-midi, un hibou de Poudlard apporta les résultats des ASPICs. Hermione avait obtenu des 'Optimal' dans la plupart des matières, et deux 'Effort Exceptionnel', en Botanique et Défense contre les Forces du Mal. Sa mine dépitée entraina l'un des rares éclats de rire spontanés de Severus.

—Compte tenu du fait que tu as étudié toute seule le programme de septième année, ces résultats sont carrément exceptionnels, surtout sachant que tu n'as pas eu de leçons pratiques en Botanique, et que tu n'as vraiment eu qu'à peu près la valeur d'un trimestre d'entraînement en Défense avec mon grand-père. Constatant qu'elle ne se déridait pas, il la prit entre ses bras et déposa un baiser sur son front. « Je suis… Sur son nez. « Extrêmement… Et enfin sur ses lèvres. « Fier de toi, Hermione. Il captura son regard, la réduisant au silence. Elle était maintenant pressée entre le dossier du canapé et lui, ses yeux perdus dans la fièvre qui brûlait les siens. Lorsqu'il la regardait comme ça, elle se laissait aisément noyer dans ces lacs de lave sombre, oubliant tout ce qui n'était pas eux. Il scella sa bouche avec un nouveau baiser, plus insistant, celui-là. Si elle commençait à se détendre, elle ne pouvait maintenant plus ignorer que ça devenait très rapidement l'inverse pour lui. Une vague de désir la submergea, et oubliant ses 'mauvais' résultats, elle s'y laissa aller sans remords, les rares mots encore échangés se transformèrent rapidement en un concert de gémissements et de soupirs, qui auraient pu faire rougir le vieux sofa, si les objets avaient eu une conscience.

Tiberius leva sa flute en direction des jeunes gens.

—Maintenant qu'Harmony a enfin digéré ses deux 'E', commença-t-il avec un clin d'œil à l'intéressée, nous pouvons célébrer vos succès à tous les deux. Il est inutile, je pense de vous préciser à quel point je suis fier de vous, mes chers enfants !

Les résultats de Severus étaient tombés le lendemain de ceux d'Hermione. Le jeune homme avait réussi à valider ses deux premières années de Maîtrise avec des notes plus qu'honorables, qui avaient ravi Maître Stoke. Lui-même, en présentant son élève aux examens de deuxième cycle après seulement une année d'études, ne s'était pas attendu à une telle performance. Non seulement il avait réussi, mais il avait en outre obtenu l'un des meilleurs résultats des cinquante dernières années, ce qui le mettait en position, s'il réitérait son tour de force l'année suivante, de devenir très bientôt le plus jeune Maître des Potions depuis cinq siècles. En conséquence, Vitellius était tombé des nues lorsque Severus avait accédé avec une bonne volonté inattendue, à sa demande de ne reprendre leurs cours qu'en septembre.

Ce soir-là, une longue discussion réunit réuni Tiberius, Severus et Hermione dans le jardin d'hiver, jusque tard dans la nuit. Les jeunes gens avaient décidé de ne plus rien cacher au patriarche. Ni de leur histoire, ni de leur mission. Ni de la menace qui pesait désormais sur lui à cause du rôle qu'ils avaient choisi de jouer dans la guerre. Le vieil homme les avait écoutés sans les interrompre, ainsi qu'il le leur avait promis, ne pouvant, malgré le masque impénétrable qu'il affichait, dissimuler sa stupéfaction lorsqu'Hermione avait raconté la mort tragique de son professeur et les circonstances de son retour dans le temps. Le regard qu'il avait alors posé sur son petit-fils avait brièvement reflété un mélange de compassion et de respect, avant de redevenir inexpressif, verrouillé par l'Occlumencie.

Severus, lui, avait délibérément laissé tomber ses boucliers, ne dissimulant rien des sentiments qu'il éprouvait maintenant à l'évocation de son engagement auprès de Voldemort, dans son 'autre vie'. Honte, dégout, regret. Il avait rapporté de Poudlard, lorsqu'il était allé y déposer la coupe dans la salle secrète, le flacon contenant ses souvenirs, mais lorsqu'il avait voulu les lui montrer, son grand-père s'était levé, se détournant d'eux brusquement, en laissant s'installer un silence pesant. Ils avaient redouté ce moment et s'étaient levés à leur tour, indécis. Le jeune homme avait alors dénoué le cordon supportant le sceau des Prince, qu'il portait autour du cou, et l'avait déposé, avec le flacon, sur la table, près des tasses de café maintenant refroidi auxquelles personne n'avait touché.

—Je… je comprendrais très bien que vous désiriez me renier, monsieur, mais avant de partir, j'aimerais que vous sachiez… Que vous compreniez, que…

—Que je comprenne quoi, idiot ? Tiberius s'était retourné. Son visage affichait maintenant une expression bouleversée, et deux sillons encore humides étaient visibles sur ses joues. « Que je comprenne quelle vie était la tienne, à ce moment-là ? Que je comprenne les raisons qui t'ont poussé à devenir… ce que tu es devenu ? Je ne te connais pas depuis longtemps, Severus, mais j'ai pu juger de l'homme que tu es devenu depuis ma première rencontre avec l'adolescent que tu étais encore il y a un an. Cet homme dont je suis tellement fier de dire 'c'est mon petit-fils' ! Je n'ai pas besoin de voir tes souvenirs. Je sais, Je suis sûr, que cette décision, tu l'as très vite regrettée. Et ce que tu es devenu alors est en grande partie ma responsabilité. Si je ne m'étais pas enfermé dans mon orgueil, si je ne vous avais pas abandonnés, ta mère et toi, si je l'avais obligée à quitter cet homme… Si tu avais eu quelqu'un, une famille, qui te soutienne, qui puisse tenir tête à Dumbledore et botter les fesses des petits cons qui te harcelaient… si j'avais… Il se détourna de nouveau, en portant sa main droite à son visage, avec un grondement de colère et de frustration.

Hermione s'approcha du vieil homme et posa une main sur son bras.

—Ce n'est pas de votre faute, monsieur. Il y a eu… tout un enchaînement de circonstances. Son père, ceux qui le persécutaient, la négligence des professeurs, et puis l'abandon de Lily. Ce n'était pas de votre faute, il aurait pu y avoir mille scénarios différents. Le principal, c'est tout ce qu'il a fait après, et surtout, ce qu'il se passe maintenant. Celui qui m'a envoyé savait qu'il ne ferait pas deux fois la même erreur. Parce qu'il savait que même à l'époque où nous vivons actuellement, il ne partageait réellement aucune des convictions des partisans de Voldemort, et qu'il ne les avait rejoints que par colère et par esprit de revanche. Pour se venger de tous les rejets, de tous les abus et de toutes les humiliations qu'il avait eus à subir, sans que personne, jamais, ne daigne ouvrir les yeux sur ce qu'il vivait. Il savait qu'il ne lui faudrait pas grand-chose pour s'en détourner…

—Qu'il lui fallait juste quelqu'un qui soit là pour lui ! La coupa Tiberius d'une voix sourde. « Et ce quelqu'un, c'est vous qui l'avez été, Harmony, parce que son grand-père n'avait pas su l'être ! Je ne pourrai jamais vous exprimer ma gratitude pour m'avoir rendu mon petit-fils. Et se tournant vers le jeune homme, en désignant la table : « Reprend ça Severus, je n'ai aucune intention de te renier, au contraire, j'aimerais qu'il me soit dès maintenant possible de proclamer au monde mon bonheur d'avoir un petit-fils tel que toi. Je te demande pard…

—Non ! Je vous en prie, monsieur, ne le dites pas ! Il n'y a rien à pardonner. J'ai… le professeur Snape, a commis plus de fautes que bien des hommes en plusieurs vies et si quelqu'un devait implorer un quelconque pardon, ici, ce serait lui, et personne d'autre. Mais Hermione à raison, c'est le présent qui est important. Si celui que j'étais alors a pu nous offrir cette seconde chance, nous ne devons pas la gâcher en regrets inutiles, et essayer de construire un avenir meilleur. Et si une vie gâchée était le prix à payer pour vous rencontrer, Hermione et vous, alors ça en valait largement la peine.

—J'aurais du mal à prétendre le contraire… je te préfère nettement maintenant qu'à cette époque !

La réflexion de la jeune fille réussit à détendre assez l'atmosphère pour que chacun aille se coucher l'esprit un peu plus serein et libéré des secrets qui pesaient sur leurs consciences. Ils avaient pris la bonne décision.

Merlin savait qu'ils avaient appréhendé ce moment, mais dissimuler une partie de la vérité à Tiberius leur était devenu de plus en plus difficile au fur et à mesure que le temps passait. Ils avaient l'impression de trahir la confiance qu'il avait en eux. De plus, savoir qu'ils n'étaient plus seuls à porter ce fardeau sur les épaules ne rendrait certes pas les choses plus faciles, mais cela avait quelque chose de rassurant. Tiberius était quelqu'un de solide, un homme d'expérience, qui avait déjà traversé une guerre, combattu un Mage Noir, et, avantage non négligeable, il avait connu Tom Jedusor.

Hermione posa sa tête sur la poitrine du jeune homme allongé à son côté, aussi immobile qu'un gisant. Sans un mot, il l'entoura de son bras, la serrant contre lui. Ils n'avaient pas échangé une parole depuis qu'ils avaient quitté le jardin d'hiver. Severus ne dormait pas, et dans le noir, elle pouvait entendre sa respiration oppressée. Même maintenant, il n'arrivait pas à se détendre. Elle savait que cette confession avait été une épreuve terrible pour lui. Sa plus grande crainte était de décevoir l'homme qui lui avait non seulement donné un nom et une famille, mais surtout sa confiance, son soutien et son affection, et qui avait réussi à gagner la sienne en retour.

—J'étais sure qu'il ne t'en voudrait pas. Comment pourrait-il t'en vouloir pour une chose que tu n'as pas encore commise, et que tu ne commettras jamais, maintenant ?

Severus ne lui avait rien dit de ses angoisses, mais elle ne s'était pas laissée berner par son visage verrouillé par l'Occlumencie. Ils avaient décidé de parler à Tiberius dès leur retour de chez les Malfoy, et Hermione avait vite compris la peur qui le taraudait à l'idée de perdre ce grand-père qu'il venait de retrouver. Qui l'avait accueilli, qui lui avait ouvert ses bras et sa maison. Cette famille qui lui avait si cruellement manqué la première fois, et à laquelle il commençait tout juste à s'habituer.

—Je ne sais pas ce que j'aurais fait, si… il expira brutalement, la poitrine secouée de spasmes, et il referma ses deux bras sur la jeune fille, calant son menton contre sa tête. « Il est… vous êtes, tous les deux, tout ce que j'ai de plus précieux. Vous êtes ma force. Je… je ne veux pas vous perdre ! Je… je… tu comprends ?

—Je comprends Severus. Et je ne veux pas te perdre non plus, pas plus que lui. Elle ne s'autorisa à fermer les yeux que lorsqu'elle sentit le souffle de son compagnon s'apaiser, et sa poitrine se soulever régulièrement sous l'emprise du sommeil. Sa dernière phrase tournait en boucle dans sa tête, « je ne veux pas vous perdre. Je … je… tu comprends ? » Oh oui, elle comprenait, ou du moins, elle voulait se persuader qu'elle comprenait bien, mais elle savait qu'il y avait bien peu d'espoir pour qu'elle les entende un jour tomber de sa bouche, ces trois petits mots qu'elle espérait tant ! « Je t'aime Severus Snape, je ne t'abandonnerai jamais, quoi qu'il arrive ! » murmura-t-elle lorsqu'elle fut certaine qu'il soit bien endormi.

Ils passèrent une semaine au manoir, qui fut doté de protections renforcées et placé sous Fidelitas. Peu de personnes connaissaient ou se souvenaient de la résidence des Prince, le seul qui y avait été admis dernièrement était Vitellius et le maître des lieux avait confiance en son vieil ami. Tiberius et Severus se plongeaient régulièrement dans d'obscurs grimoires dont ils avaient interdit l'accès à Hermione. De son côté, la jeune fille avait interrogé Missy sur les relations qu'elle avait pu établir avec Dobby, l'une des composantes de leur plan qu'ils devaient reconnaitre avoir un peu mise de côté, avec tout ce qui s'était passé pendant ces derniers jours. Les deux Elfes s'étaient liés d'amitié, et Missy avait bien manœuvré pour lui présenter les avantages qu'il pouvait y avoir à être un Elfe libre. En effet, ce statut n'empêchait pas de servir, ce qui était après tout la raison d'exister des petites créatures, mais on pouvait choisir son maître, et lorsqu'on était assujetti à la Maison des Malfoy, cela voulait dire beaucoup ! Dobby avait agité ses grandes oreilles en regardant craintivement autour de lui, puis avais considéré Missy d'un œil calculateur, avant de disparaître pour répondre à un appel de Bellatrix, au service de laquelle il avait été affecté pour le temps de son séjour chez sa sœur.

TBC


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