Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
Merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot sur le précédent chapitre :
darkcorbeau, Constancelcd, LycorisSnape, Juliana, Cididy, Emilie09, Zeugma, Lupinette, Steph Rogue, NaomiKuz, SlythenclOw, Daidaiiro, Jasmineetaladin, Emma, Fanny, et DinaChhaya TalaNokomis
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse ! )
Salut ! Un chapitre terminé in-extremis. Dimanche n'est passé que depuis une vingtaine de minutes, alors ça ne compte pas, n'est-ce pas ?
Enjoy & Review !
Prises de conscience
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Poppy Pomfresh tourna la tête vers le jeune homme qui se tenait derrière elle, l'air anxieux.
—Bien joué monsieur Lupin ! Une chance que vous ayez eu l'idée d'emporter ces potions avec vous. La blessure à la jambe, surtout, aurait pu lui être fatale si vous n'aviez pas réussi à arrêter l'hémorragie, et que vous ne lui aviez pas administré le Reconstituant Sanguin. Je pense que chaque membre de l'Ordre devrait toujours avoir ce genre de mini-trousse de premiers secours sur lui, par les temps qui courent.
Sirius avait sombré dans un sommeil profond, assommé par la potion que la Guérisseuse lui avait fait avaler de force, après que Lily lui eut assuré qu'elle resterait avec Marlène pour la soutenir. La jeune femme était effondrée, sa sœur jumelle était morte dans l'échauffourée, et dans la même journée, elle avait aussi failli perdre l'homme qu'elle aimait. Les minutes qui avaient suivi leur arrivée au manoir des McKinnon lui avaient donnée l'impression d'un de ces cauchemars dans lesquels on tourne en rond dans une situation inextricable, et dont on a l'impression qu'on ne pourra jamais sortir. Lorsque Remus et Sirius s'étaient enfin matérialisés à leur tour dans le salon, elle en avait été tellement soulagée, qu'elle avait failli en perdre connaissance.
Appelée d'urgence au manoir, Poppy avait ordonné à Peter Pettigrew de rester à Poudlard, et de la prévenir par Cheminette, au cas où Remus y amènerait directement Sirius, comme il l'avait initialement prévu. Pettigrew avait réussi à devenir Animagus, mais il n'avait jamais pu arriver à produire un Patronus, corporel ou non. Mais elle était bien certaine que si le jeune homme avait encore sa connaissance, il allait exiger que son ami l'emmène plutôt chez sa fiancée. Elle ne s'était pas trompée. Elle reposa un regard suspicieux sur le jeune homme endormi. La blessure avait été causée par le sort d'un Mangemort, or, quelque chose l'intriguait. Elle connaissait ce sort, mais elle en connaissait bien aussi, hélas, la variante sombre utilisée par les partisans de Voldemort, qu'elle ne rencontrait que trop souvent depuis le début de la guerre, et qui avait causé tant de pertes dans leurs rangs. Elle ne comprenait pas comment il se faisait que cette fois, elle n'ait détecté sur lui aucune trace de magie noire. A moins que Remus... mais il le lui aurait dit. Elle avait par ailleurs l'impression dérangeante que les deux jeunes gens cachaient quelque chose.
Qui pouvait être assez versé dans les Arts sombres pour avoir soigné le jeune Black ? Etant donné l'endroit où l'attaque s'était produite, un seul nom lui venait à l'esprit… mais jamais celui qui le portait n'aurait accepté d'aider celui qui l'avait harcelé sans relâche, pendant les sept années de sa scolarité. A moins que ce ne soit Lily Evans qui le lui ait expressément demandé… mais Lily n'avait pas eu l'air d'avoir véritablement conscience de l'état du jeune homme. Elle était surtout préoccupée par celui de James Potter, lui aussi endormi dans une chambre voisine.
Tout compte fait, c'était assez facile à vérifier, elle n'avait jamais été dupe des rodomontades d'Horace Slughorn, lorsqu'elle le complimentait sur certaines potions particulièrement réussies. Elle savait parfaitement qui les avait réellement brassées, et en reconnaitrait aisément la signature magique, qui lui était devenue plus familière que celle du professeur de potions, ces dernières années. Elle se tourna de nouveau vers le loup-garou.
—Vous reste-t-il de ces potions ?
—… N-non !
L'hésitation, aussi légère qu'elle ait été, ne lui avait pas échappée. Se pourrait-il que Severus Snape ait réellement… mais alors, pourquoi le cacher ? Et soudain, une vague lueur commença à poindre dans son esprit. Comme tout le monde, elle lisait les journaux. Snape frayait ouvertement avec des personnes très proches de Voldemort, et en particulier Lucius Malfoy et le plus jeune des Black. Si ce qu'elle commençait à entrevoir était bien la réalité, alors le jeune homme jouait à un jeu très dangereux ! Poppy Pomfresh avait toujours eu un faible pour le Serpentard, elle avait toujours cru que sous ses airs renfermés et son attirance pour la magie noire, se dissimulait une face cachée qui n'attendait qu'un déclencheur pour se révéler au grand jour. Pendant longtemps, elle avait cru que ce déclencheur s'appellerait Lily Evans, mais les deux dernières années de leur scolarité lui avaient fait perdre cette illusion. Elle en aurait le cœur net ! S'approchant de la table sur laquelle elle avait déposé son matériel, elle s'empara d'une seringue moldue.
—Que faites-vous ?
—Rien de dangereux, rassurez-vous, monsieur Lupin. Juste une prise de sang, afin de vérifier que tout va bien, et qu'il n'a été victime d'aucun maléfice insidieux qui pourrait déclencher une réaction à retardement. Rien d'autre que la routine, hélas, par les temps qui courent.
…
—Lunard, c'est toi ? Quelle heure est-il ?
Le loup-garou se redressa sur le fauteuil où il s'était installé pour veiller son ami. Une unique bougie finissait de se consumer près du livre qu'il avait abandonné sur une chaise, à côté de lui.
—Je suis là. C'est le milieu de la nuit, repose-toi, nous sommes en sécurité.
—Je… Je n'ai pas rêvé, nous étions bien chez…
Remus plaqua silencieusement une main sur la bouche de Sirius, répondant par une grimace à son regard interrogateur.
—Tu n'as pas rêvé, non. Nous étions chez Evans, et tu as été blessé. Pomfresh est passée, il y a quelques heures. Tu vas aussi bien que possible, James récupère du Doloris qu'il a reçu, et Marlène a été mise sous calmants. Elle dort. Lily est avec elle, ce n'est pas la peine d'aller la voir pour le moment, repose-toi. Demain, tu devrais pouvoir te lever et faire quelques pas. Poppy ne m'a pas caché que ce serait long et douloureux, mais tu t'en sors bien, finalement.
—Alors… Merlin ! Jamais je n'aurais pu imaginer…
—Il y a des choses qu'on ne peut pas imaginer avant d'y avoir été confrontés. J'espère que ça te servira de leçon, et que tu écouteras un peu plus mes conseils, maintenant. Je pense que le temps des folies de jeunesses est révolu, et qu'il vaudrait mieux bien réfléchir avant d'agir… ou même de parler, trop impulsivement, désormais. Fais un peu appel au côté Serpentard de ta famille, finalement, il semblerait que certains aspects n'en soient pas si mauvais, si l'on y réfléchit bien.
Avec un rictus douloureux, Sirius se redressa sur un coude, en regardant autour de lui.
—Nous sommes seuls, non ?
—Qui peut vraiment dire qu'il est seul dans le monde où nous vivons, où même certains objets peuvent être dotés d'un semblant de conscience, et où même l'invisibilité n'est pas impossible ? Je ne dis pas que nous ne le sommes pas actuellement, mais il vaut mieux ne pas tenter le diable, comme disent les Moldus, et s'habituer dès à présent à un surcroit de prudence. Il vaut mieux se faire traiter de paranos que de risquer la vie ou la liberté de nos amis.
—Amis ?
—Amis, famille, alliés… tous ceux qui sont de notre côté.
—Depuis quand est-ce que tu…
—Plus tard, tu as vraiment besoin de te reposer. Et j'avoue que moi non plus, je ne serais pas contre quelques heures de sommeil.
L'Animagus se laissa retomber sur sa couche en soupirant.
—Je suppose que tu as raison… pour le côté Serpentard. Même Dumbledore semble penser qu'il n'a pas que de mauvais aspects. D'ailleurs, on peut parfois se demander si le Choipeaux ne s'est pas trompé en le répartissant à Gryffondor. Il y a des moments, où il est carrément flippant.
—Nous aurons tout le temps de parler de tout ça quand tu iras mieux. En attendant, essaye de dormir ! Les prochains jours risquent d'être difficiles à vivre.
…
James était maintenant tout à fait remis, et avait regagné le manoir des Potter. Seule conséquence positive de l'attaque sur la maison des Evans, ses relations avec Lily s'étaient légèrement améliorées. S'ils n'en étaient pas encore revenus au point où ils étaient auparavant, au moins la jeune fille lui avait-elle pardonné, et il pouvait se montrer raisonnablement optimiste sur le futur de leur relation. Après tout, leurs rapports avaient déjà été bien pires, lorsqu'elle était encore amie avec Snape !
Il esquissa une grimace de dégout, mais il n'aurait su dire si c'était pour lui ou pour le Serpentard. Il aurait voulu le chasser de ses pensées, mais il ne le pouvait pas. Même Sirius et Remus avaient condamné son geste, seul Peter gardait une neutralité prudente. Dumbledore lui-même semblait laisser entendre qu'il n'aurait finalement pas basculé vers l'Ombre, comme tout le laissait pressentir encore un peu plus d'un an auparavant. Était-ce une raison pour le défendre ? Mais il ne pouvait pas s'empêcher de revoir sans cesse dans sa tête la scène à laquelle Albus l'avait obligé à assister, dans la Pensine.
Pour être tout à fait honnête avec lui-même, il en avait été malade, il avait eu de la peine à se reconnaitre dans cet individu au visage tordu par une haine malsaine. Il avait revécu son plaisir de frapper, de sentir les tissus et les os céder sous ses poings, sous ses bottes. Et puis… et puis il y avait eu le Doloris, et l'homme qui se tordait sur le sol en hurlant, impuissant, à sa merci… et la satisfaction, le sentiment de toute puissance, qu'il en avait alors éprouvés ! Satisfaction maintenant à la mesure de la honte qui l'avait submergé après avoir assisté à la scène de l'extérieur. Cela avait eu l'effet de ce que les Moldus appelaient un électrochoc, sur lui. Merlin ! Ces hurlements hantaient désormais tous ses cauchemars. Snape ou pas, personne ne devrait pouvoir souffrir comme ça. Peut-être pour la première fois, il pensait à Severus comme à un être humain. Comment avait-il pu perdre la tête à ce point ?
Était-il vraiment aussi facile de basculer ?
Il haïssait celui qu'il avait baptisé Servilus, il l'avait toujours haï, mais il ne s'était jamais encore demandé, vraiment demandé pourquoi. 'C'est Servilus' lui avait toujours semblé une excellente raison jusqu'à aujourd'hui, sans se préoccuper de ce qui se cachait derrière cette expression toute faite. Sans vouloir se rendre compte qu'elle ne voulait strictement rien dire, qu'elle était juste ce qu'elle semblait être : une solution de facilité, bien pratique, pour laquelle personne, jamais, ne lui avait demandé d'explications, tant il mettait de conviction dans les sous-entendus qu'elle pouvait impliquer. Surtout s'agissant d'un Serpentard. Du Serpentard le moins populaire de l'école, même au sein de sa propre Maison. Snape le solitaire, l'introverti, toujours le nez plongé dans ses livres, ne répondant aux questions que par monosyllabes. Moqué pour son apparence négligée de sans-le-sou, en si fort contraste avec le raffinement dont faisaient montre la plupart des élégants Sang-pur de son entourage, mais secrètement jalousé, envié pour ses capacités en potion et en sortilèges. C'était tellement pratique d'affirmer que c'était l'étude des Arts noirs qui le rendait si sombre… et peut-être aussi doué ! Mais avait-il, même à 11 ans, jamais exprimé autre chose que cette morosité, cette distance qu'il mettait entre lui et les autres ? Avait-il jamais souri ? Exprimé un quelconque sens de l'humour ? Se serait-il autant acharné sur lui, sans tenir compte de son amitié avec Lily -la seule qui arrivait à le dérider- s'il avait été plus avenant ?
Il ferma les yeux, son esprit retournant huit ans en arrière. La vision de cet enfant chétif et négligé, aux côtés de la fillette resplendissante dont la présence illuminait le wagon, l'avait choqué, dégouté. Elle était si lumineuse, si joyeuse, et lui si sombre et si triste, il avait irrationnellement eu peur que toute cette noirceur ne déteigne sur elle. La pauvreté n'était pas difficile à deviner, il suffisait de jeter un simple coup d'œil à ses vêtements de seconde main et visiblement trop grands pour sa silhouette malingre. La négligence, voire la maltraitance, à sa maigreur, à ses cheveux trop longs, qui pendaient comme un rideau de chaque côté d'un visage d'une pâleur maladive, à son expression toujours sur la défensive, tel un animal sauvage. Et pour couronner le tout, il espérait être réparti à Serpentard… Qui veut être envoyé à Serpentard ?
James Potter, rejeton unique et adoré d'une vieille et riche famille de Sang-pur, avait été dès sa plus tendre enfance contaminé par le virus de la 'Gryffondorite aigue'. Gryffondor représentait la quintessence de toutes les qualités. Pour lui, les Serdaigles étaient des espèces d'extraterrestres, des machines à étudier, les Poufssouffles guère plus que des idiots, et les Serpentards étaient forcément pervertis jusqu'à la moelle depuis le berceau et tout juste bons à rejoindre cette pourriture de leur société qui se faisait appeler Mangemorts. D'ailleurs, lorsqu'il avait su que les membres de la famille de l'autre garçon présent dans le wagon étaient traditionnellement envoyés à Serpentard, il ne lui avait plus adressé la parole jusqu'à la fin de la Répartition, malgré le premier élan de sympathie qui l'avait d'abord poussé vers lui.
En Sirius, il avait finalement trouvé son alter-ego. Sang-pur possédant toute l'arrogance d'une grande lignée, ils partageaient le même orgueil des Héritiers, élevés dans le culte du Nom et du Sang, et un mépris sans fond pour tout ce qui leur était inférieur. Et Snape, de toute évidence, ne pouvait que l'être. Mais pour la première fois, il regardait la réalité en face, et il devait reconnaître que le jeune garçon n'avait rien fait pour les provoquer, rien à part être l'ami de la fillette rousse… au-delà de la pauvreté et de l'accent du nord à couper au couteau de Servilus, qui avaient servi de prétexte aux premières 'plaisanteries', se pourrait-il qu'il y ait déjà eu… de la jalousie ?
Il avait été le premier qu'ils avaient harcelé, mais assurément pas le dernier. Après avoir commencé, ils avaient pris goût au sentiment de toute puissance que cela leur apportait. Lorsque leur victime se résignait à leur 'faire allégeance', ils finissaient par la laisser tranquille, se contentant de vérifier de loin en loin qu'ils la tenaient toujours sous leur coupe, mais ils n'avaient aucune pitié pour ceux qui avaient l'audace de leur résister. Et Severus ne leur avait jamais cédé un pouce. Des quatre garçons qui partageaient le même dortoir, Lupin aurait pu être l'une de ces victimes, il en avait le profil parfait. Il avait été leur seule exception, mais il était un Gryffondor, et sauf cas exceptionnel, on ne s'attaquait pas aux membres de sa propre maison, quant à Peter… Peter partageait leur dortoir et sous ses dehors timides s'était révélé d'une rare fourberie, il était plus pratique de l'avoir de leur côté. Peter était un couard, mais il n'était pas totalement dépourvu de qualités avec une baguette entre les mains, il était même assez doué en Métamorphose pour avoir pu devenir Animagus. Face à un ennemi, il fallait le reconnaitre, aussi doué et rusé que le Serpentard, l'avoir de leur côté pouvait faire toute la différence.
En l'obligeant à se plonger dans son propre souvenir, Dumbledore l'avait mis en face de ses responsabilités. Il s'était vu tel qu'il était réellement : un lâche qui se réfugiait derrière de mauvais prétextes pour se donner bonne conscience. Snape était pauvre, laid, et renfermé, il n'avait aucune confiance en soi et aucun talent pour se faire des amis. Méprisé par les Serpentards qui ne voyaient en lui que le rejeton déchu d'une famille que sa mère avait déshonorée, et rejeté par tous les autres, il n'avait eu que Lily. Et James voulait Lily, depuis le début ! Et il n'avait reculé devant rien pour arriver à ses fins. C'était aussi simple que ça, et c'était cette vérité qui lui était soudain sautée à la face.
Renonçant à essayer de dormir, il finit par se dire qu'il n'y aurait pour lui cette nuit ni sommeil, ni paix. Il ne pouvait qu'essayer de rendre les heures qui le séparaient de l'aube moins pénibles. Il fit basculer ses jambes par-dessus le rebord du lit. Enfilant sa robe de chambre à la hâte, attachant maladroitement sa ceinture, il se dirigea vers la porte. Il y avait du whisky Purfeu dans le bureau. Ce ne serait pas la première fois qu'il chercherait l'oubli dans l'alcool. Il s'engagea dans l'escalier, et dut soudain s'accrocher à la rampe en haletant, les poumons en feu, une sueur glacée perlant sur le front. C'était la troisième fois que cela lui arrivait depuis qu'il avait reçu la malédiction. Le malaise ne dura qu'un instant, mais ranima un peu plus sa culpabilité latente envers Snape. Il frissonna. Et encore lui, n'avait subi le Doloris que l'espace de deux ou trois secondes, avant que Lily ne détourne l'attention de son agresseur ! Le Serpentard était resté prisonnier de sa baguette durant de longues minutes… que ce serait-il passé si Remus n'était pas arrivé, pour l'arrêter ?
La bouteille roula par terre, finissant de répandre ce qu'il restait de son contenu sur le tapis. Abruti par l'alcool qu'il avait ingurgité, James renonça à la ramasser et finit de s'allonger sur le divan, il frissonna, ramenant sur lui le plaid qui trainait toujours sur le dossier. Ses certitudes s'effondraient autour de lui comme un château de cartes. Il avait une conscience aigüe de la précarité de sa situation. Il n'avait jamais été aussi près de perdre Lily, et même ses amis les plus proches avaient établi une sorte de distance entre eux et lui. Ses yeux commençaient à se fermer. Demain… demain il y verrait sûrement plus clair.
TBC
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