Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, par contre, est à moi.
Merci à tous ceux qui ont eu le courage, malgré les fêtes, de me laisser un petit mot sur le précédent chapitre :
Zeugma, Cididy, Jasmineetaladin, Alex, Juliana, Math'L, Emilie09, Constancelcd, Daidaiiro, Lupinette, AlouetteL, SlythenclOw, LycorisSnape, Fanny, Steph Rogue, Emma, et Crazyfuriousgirl.
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse ! )
Enjoy &… Review !
La prophétie
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Hermione et Severus avaient convenu que malgré les derniers développements, et compte tenu de leur passif, il valait mieux approcher Potter par l'intermédiaire de Lily. C'étaient donc les deux jeunes femmes qui avaient convenu du lieu de rendez-vous. Un endroit public n'était pas ce qui pouvait se trouver de plus discret, par ces temps troublés, qui plus est avec quelqu'un censé être de l'autre bord, mais pas plus Severus que James n'avaient envie de se retrouver en terrain hostile. Spinner's End et les manoirs des Potter ou des McKinnon étaient donc exclus. Leur alliance avec Remus et Sirius était secrète, et la maison des Evans, désormais sous contrôle de l'Ordre du Phénix. Hermione s'était alors souvenue d'un fait que les autres jeunes gens ignoraient à cette époque : le propriétaire de La Tête de Sanglier, à Pré-au-lard, était le frère de Dumbledore, Aberforth. Le bouge n'était pas reluisant, mais on pouvait compter sur la discrétion du tenancier, en particulier vis à vis des partisans de Voldemort. Malgré le fait que sa clientèle ne soit pas toujours très fréquentable, rares étaient les Mangemorts avérés à s'y afficher. L'endroit avait en outre l'avantage d'être beaucoup plus discret que Les Trois Balais, ou le Chaudron Baveur, sur le Chemin de Traverse. Il était donc assez neutre pour que James accepte d'y rencontrer Severus, avec comme garantie de non-agression, la présence de leur compagne respective.
Le jeune homme, suivant le conseil de ce dernier, avait consulté Dumbledore, qui, après avoir visionné ses souvenirs ainsi que ceux de Lily, lui avait hélas confirmé les dires du jeune Potioniste. Aussi, lorsque sa fiancée lui avait prudemment exposé la proposition transmise par Hermione, il avait donc accepté l'entrevue de meilleure grâce qu'elle ne l'avait redouté. Mieux, n'ayant pas encore mis ses amis dans la confidence de son état, il avait accepté de venir seul.
La salle principale de la taverne, enfumée, crasseuse et mal éclairée, faisait irrémédiablement penser aux descriptions des repaires de brigands ou de pirates des romans d'aventures des siècles passés, les prostituées en moins. Severus et Hermione étaient arrivés en avance et avaient choisi de s'assoir à une table qui semblait avoir été disposée là pour offrir un terrain idéal aux trafics de toutes sortes. Elle était située dans un angle peu éclairé, à moitié cachée par un poteau, mais offrant la meilleure vue sur la porte d'entrée. Ils n'étaient pas naïfs au point de croire que Potter viendrait réellement seul avec Lily. Si Remus et Sirius n'étaient plus un problème, il n'en était pas de même pour Pettigrew. Restait à espérer que s'il était là, l'Animagus resterait sous sa forme humaine…
—C'est expérimental, et ne repose évidemment que sur la théorie, et quelques expérimentations sur des rats. Severus avait fait une légère pause après ce dernier mot, mais ni lui ni Hermione ne remarquèrent de mouvement instinctif qui aurait pu laisser penser que James en dissimulait un dans ses poches. « De plus, étant donné le peu de temps dont nous disposions pour l'élaborer, il est impossible de dire ce qu'il en sera exactement sur le long terme. Je ne peux donc rien te garantir, et je te le répète, cela ne te guérira pas. Asséna Severus après leur avoir expliqué ce qu'ils avaient essayé de réaliser. « La potion devrait atténuer la douleur, et le sort qui y est couplé retarder un peu l'échéance, mais même plus lentement, la malédiction continuera à se répandre. Je vais continuer à chercher, mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir faire beaucoup plus… c'est le genre de sort qui se fortifie avec le temps.
James avait échangé un long regard avec Lily, avant de se retourner vers celui qui, sans le savoir, venait de lui offrir un espoir de peut-être pouvoir connaître, même brièvement, son enfant.
—Combien de temps en plus ?
—Exactement ? Je ne sais pas. Quelques mois, sûrement. Peut-être un an… Tu… tu te rendras compte… malgré son cynisme affiché, il avait du mal à asséner la dernière sentence.
—Je comprends, suppléa James. La fin sera… pénible !
Severus baissa la tête un instant avant de relever le regard, pour le planter droit dans celui de son ancien ennemi.
—Certainement moins que sans la potion, mais… oui. Confirma-t-il à mi-voix. Un silence s'installa, que James rompit d'une voix hésitante.
—Pourquoi ?
—Pourquoi quoi ?
—Pourquoi fais-tu cela ? Après…
—Pas pour tes beaux yeux, rassure-toi, mais si l'idée de ta mort prochaine me laisse relativement indifférent, je refuse les conditions dans lesquelles cela va se passer. Je ne suis pas un ange, mais ne t'en déplaise, je ne suis pas non plus un psychopathe, et si je peux y remédier un peu, dans la mesure de mes moyens… Ceci dit, tu n'es obligé ni de me croire, ni d'accepter l'aide de Servilus. Le jeune Potioniste tira de sa poche un flacon et un parchemin, qu'il déposa devant James. « Tiens, tu es libre de la prendre où de la laisser, en ce qui me concerne, je serai en accord avec ma conscience. Tout ce que je te demande, c'est de ne parler de ça à personne, pas même à tes chers Maraudeurs. Lily est témoin, ça devrait te suffire, pour te prouver que je ne cherche pas à t'empoisonner. Si tu acceptes, Harmony et Lily se chargeront des prochaines livraisons. Je préfère qu'on ne nous voie pas trop ensemble.
James regardait fixement le flacon d'un air hébété, encore sidéré que Snape veuille l'aider. Soudain, Severus, qui faisait face à la porte, tressaillit, baissant brusquement la tête pour dissimuler ses traits. Une femme venait d'entrer, enveloppé de châles et de foulards qui la faisaient ressembler à une diseuse de bonne aventure de mauvais film moldu. Elle remonta une paire de lunettes aux verres aussi épais que des fonds de bouteilles sur son nez, avant d'échanger quelques mots avec le barman, qui lui indiqua l'escalier qui s'ouvrait au fond de la salle.
—Cette femme… souffla-t-il à l'oreille de sa compagne. « Je l'ai vue dans la Pensine.
—Trelawney ! Acquiesça-t-elle après un coup-d'œil dans la direction qu'il lui indiquait du menton. « Seigneur, la prophétie !
Lily avait posé une main sur l'épaule de James, et ils discutaient maintenant à voix basse, ils n'avaient rien remarqué du bref échange. Arrivée à leur hauteur, la femme sembla trébucher, elle vacilla un peu, et s'appuya contre le poteau pour reprendre son équilibre. Ses yeux, maintenant atones et vitreux, fixaient sans les voir l'escalier qui s'ouvrait en face d'elle, et le vieil homme à la longue barbe blanche, dissimulé dans les ombres du palier. Sa voix s'éleva, monocorde et inexpressive.
« Ceux qui ont le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres s'avancent... De l'union du serpent qui fut sacrifié et de celle qui est née deux fois, est issu l'oiseau du soleil qui la nuit enflammera… Car ils ont un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore, et des cendres répandues, l'espoir renaîtra... Ceux qui détiennent le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres se dressent dans l'ombre du temps. »
Cette tirade débitée d'une voix sourde au milieu du brouhaha ambiant, était passée pratiquement inaperçue de la plupart des occupants du bouge. Tout juste la mention du Seigneur des Ténèbres avait-elle fait lever quelques têtes aux tables les plus proches, et ralentir quelques conversations. Mais les divagations d'ivrognes étaient ici trop courantes pour retenir longtemps l'attention des buveurs. Dès qu'elle eut terminé de parler, Sybille émergea de sa transe, poursuivant son chemin, inconsciente de ce qu'il venait de se passer. Les quelques consommateurs dont les regards s'étaient brièvement tournés vers l'illuminée, qui se dirigeait maintenant vers l'escalier du pas mal assuré de ceux qui ont un peu trop abusé des faveurs de Bacchus, secouèrent la tête, avant de reprendre le cours de leurs libations… quelle pitié, la femme semblait bien jeune, pour venir s'imbiber dans cette gargote. Mais la nature humaine étant ainsi faite, l'incident fut bien vite oublié.
Pas par tout le monde.
Dumbledore ne regardait pas la femme qui avançait vers lui. Ses yeux pensifs restaient fixés sur la table où James Potter et Lily Evans étaient si curieusement attablés avec Severus Snape et la jeune américaine qu'il avait rencontré l'été précédent à Poudlard. Il était intrigué. Lui, n'avait rien raté des paroles qui venaient d'être prononcées. Il savait ce que valaient les 'dons' de Sybille Trelawney, et n'avait accepté de la rencontrer, à la suite de son appel à candidature, que par courtoisie… Et parce qu'il fallait bien l'avouer, les postulants au poste de professeur de divination ne se bousculaient pas. Mais il savait aussi reconnaitre une vraie prophétie lorsqu'il en entendait une.
'Celle qui est née deux fois'… ce n'était pas la première fois qu'il se posait la question. En septembre dernier, était arrivé dans son bureau l'avis de pré-inscription d'une petite sorcière née de Moldus. Une petite fille du nom d'Hermione Granger. Hermione, Harmony… la coïncidence semblait bien trop grande pour n'être que cela. 'Celle qui est née deux fois'… 'dans l'ombre du temps'… un schéma commençait à se dessiner dans son esprit. Les voyages temporels, bien qu'exceptionnellement rares, n'étaient pas étrangers au monde sorcier. D'ailleurs, il était bien placé pour savoir qu'il existait encore certains Retourneurs de Temps clandestins, malgré l'interdiction qui en avait été faite quelques siècles plus tôt. Mais La jeune Granger avait une vingtaine d'années, et à sa connaissance, un Retourneur de Temps qui permettait un tel retour en arrière, n'avait jamais existé. Non, il devait s'agir d'autre chose ! Le serpent pouvait désigner le jeune Snape, mais… sacrifié ? Que s'était-il passé ? Comment la jeune fille avait-elle pu accomplir un tel bon dans le passé ? Quel était le rôle du Serpentard dans tout cela… et qu'était cet 'oiseau du soleil' ? Un phénix ? Mais il ne pouvait exister qu'un phénix à la fois, et quel rapport aurait-il pu exister entre Fumseck et les deux jeunes gens ?
Une silhouette prit soudain forme devant lui. Il réprima un soupir, et son visage s'éclaira d'un sourire machinal qui n'atteignit toutefois pas ses yeux.
—Oh bonsoir, miss Trelawney, je vous attendais. Entrez donc !
Lorsqu'il raccompagna la femme, après un entretien d'embauche qui avait battu des records de rapidité et qui contrairement à ce qu'il avait prévu de faire, s'était avéré fructueux (il était plus prudent de la garder sous les yeux), les quatre jeunes gens étaient partis.
…
Ils étaient Apparus directement dans le salon de l'impasse du Tisseur. Après qu'elle eut raconté comment le Secret du Square Grimmaurd avait été dévoilé, à la suite de leur expédition au Ministère de la Magie, ils avaient décidé que la maison de Cokeworth serait l'étape de sécurité obligée, à chacun de leurs retours, afin d'éviter le même sort au manoir des Prince.
Severus et Hermione restèrent immobiles et silencieux pendant un long moment, dans l'obscurité jusqu'à ce que le froid de ce début de janvier ne se rappelle à eux. Aucun des deux ne s'attendait à ça. Que les choses aient commencé à changer, ils en étaient conscients, mais que la prophétie les concerne eux, ça, c'était inattendu. Inattendu, mais somme toute logique, même s'ils auraient préféré que cet épisode ait été purement et simplement effacé ! Severus lança un Lumos d'un geste agacé, avant d'allumer un feu dans la cheminée. Hermione avait déjà jeté un sort de réchauffement autour d'eux.
—Il faut que je contacte Lucius immédiatement.
—Pourquoi ?
—Je dois rencontrer Qui-tu-sais le plus rapidement possible. Il poursuivit, sans paraître remarquer le mouvement de recul de la jeune fille. « J'ai jeté un léger sort de confusion sur les tables les plus proches de la nôtre, avant de partir, mais nous ignorons qui était présent dans la taverne, ce soir. S'il vient à savoir que j'étais là et que je ne lui ai pas rapporté une telle chose, s'en est fini de notre couverture ! Je dois être celui qui lui rapporte la prophétie… ou du moins une partie de la prophétie. La partie 'cendres' et 'ombre du temps' risquerait un peu trop de lui mettre la puce à l'oreille. Je dois fabriquer un souvenir où quelque chose m'empêche d'entendre la fin, au cas où il voudrait vérifier. Je dois également quelque peu modifier la scène, et 'gommer' Potter et Lily. La Tête de Sanglier est assez mal famée pour être un lieu de rendez-vous plausible pour un… Il réfléchissait à toute vitesse. « Petit trafic de potions par exemple. Nous n'avons pas de grosses ressources après tout ! Voyons… imaginons, un couple dont l'homme est marié par ailleurs, et dont la jeune femme se retrouve dans… comment avais-tu appelé cela déjà ? Ah oui, 'une situation embarrassante'. Rien d'illicite à proprement parler, l'avortement n'est pas interdit, mais une affaire qui nécessite une discrétion absolue, dans leur cas, et donc l'impossibilité de passer par Ste Mangouste, où un rapport officiel serait établi. Oui, ça devrait pouvoir fonctionner.
—C'est terriblement dangereux, Severus. S'il fouille trop…
—Je sais, mais il n'y a pas d'autre solution si je veux gagner sa confiance absolue. Crois-tu que je ne fabrique pas en permanence de faux souvenirs, pour cacher mon grand-père et notre présence au manoir entre autres ? Écoute Hermione, lorsque je me suis mis au service de Dumbledore juste après la naissance de ton ami, c'est-à-dire dans quelques mois, je n'avais eu aucune raison de travailler mon Occlumencie autant que je le fais depuis que tu es arrivée, et je suis quand même parvenu à le lui cacher. Je ne dis pas que ce sera facile, mais je pense pouvoir m'en sortir. Fais-moi confiance !
—J'ai confiance en tes capacités, mais ça ne m'empêche pas d'avoir peur.
Severus prit Hermione dans ses bras, et pressa ses lèvres sur sa tempe, en la serrant contre lui.
—J'ai peur aussi, mais nous devons aller jusqu'au bout, et nous savons qu'à partir de maintenant ce sera de plus en plus difficile. Je resterai ici, cette nuit. Malfoy risque de me rappeler très tôt, demain matin. Tu devrais rentrer au manoir.
—Il n'en est pas question ! Je reste avec toi.
—A ta guise, si tu préfères te geler, mais si tu comptes là-dessus pour une folle nuit de débauche, c'est raté, j'ai besoin d'être seul pour me concentrer. Monte te coucher, et essaye de dormir.
—Parce que tu t'imagines que je pourrai, ou même que je voudrais dormir ? Si seulement je pouvais t'aider !
—Va tout de même m'attendre en haut. J'ai vraiment besoin d'être seul. Et tu pourras m'aider, tu pourras tester mes souvenirs en exclusivité et me dire ce que tu en penses, lorsque je te rejoindrai.
Hermione était peut-être partiale, mais le souvenir fabriqué par Severus était un véritable chef-d'œuvre. James et Lily y avaient été remplacés par un couple d'apparence banale, dont la femme semblait beaucoup plus jeune que son compagnon, et la prophétie, interrompue par l'homme lui secouant l'épaule pour attirer son attention et lui débiter un laïus visant à lui faire baisser son prix, s'arrêtait à 'la nuit enflammera'. Il avait réussi à insuffler à la démonstration de colère qui avait suivi, la rage intérieure de n'avoir pas pu en entendre la fin, plutôt que celle provoquée par le marchandage. La vision s'achevait sur un juron particulièrement imagé à l'adresse du couple qui s'éloignait.
—Ce n'est pas la peine que tu restes ici, j'ai tout expliqué à mon grand-père, après l'appel de Lucius. Il t'attend.
—Laisse-moi venir avec toi !
—Je t'ai déjà dit non ! Nous en avons parlé, Hermione, se radouci-t-il, en outre, ta présence serait incongrue, souviens-toi de l'opinion professée par Qui-tu-sais sur les femmes. Cela serait interprété comme un signe de faiblesse de ma part.
—Alors je t'attends ici. Pas question que j'aille me prélasser au manoir pendant que toi, tu risques peut-être ta vie. Je veux être là lorsque tu rentreras.
—Et c'est moi qu'on traite de tête de mule ! A ta guise, je pense que Tiberius te connait assez pour ne pas s'étonner de ne pas te voir arriver, mais tu devrais tout de même lui passer un coup de Cheminette. Après l'avoir embrassée, il la retint un instant, front contre front. « Si… si je ne suis pas rentré ce soir…
—Sev…
Il posa un doigt sur ses lèvres pour la faire taire.
—Shttt ! Si je ne suis pas rentré ce soir, n'essaie pas de contacter les Malfoy. Si j'ai échoué, tu pourrais tomber dans un piège. Appelle Regulus et demande-lui de se renseigner discrètement et de te répondre uniquement par hibou. Ensuite, je veux que tu me promettes d'aller directement au manoir, tout cela sans sortir de la maison. Pense à ta mission, Hermione, toi seule peut les récupérer, là où ils sont cachés. Si les choses doivent en arriver là, il faudra les détruire le plus rapidement possible, quitte à demander l'aide de Dumbledore.
—Je te le promets, Severus. Elle renifla, tentant d'affermir sa voix, mais échouant à empêcher une larme de rouler sur sa joue. « A… à tout à l'heure… le jeune homme s'était déjà détourné et lançait une poignée de poudre grise dans les flammes, qui se teintèrent de vert, avant de disparaître dans la cheminée.
TBC
Bonne Année à tous !
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