Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, et les OC par contre, sont à moi.
Merci à mes adorables revieweu(r)ses : Cididy, Constancelcd, Juliana, Harry-Sterek-1968, Lupinette, nonowX3, Zeugma, SlythenclOw, Jasmineetaladin, Daidaiiro, Aventure, Alex, darkcorbeau, AlouetteL, Emilie09, et Steph Rogue
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse ! )
N/A : Coucou, me revoilà ! Il y a encore quelqu'un pour s'intéresser à cette histoire ? Encore une fois pardon pour le délai, et merci pour vos retours sur le dernier chapitre. J'espère que j'ai répondu à tout le monde, sinon, sachez que je vous suis extrêmement reconnaissante pour votre fidélité, et pour votre patience.
Sur ce,
Enjoy &… (please!) Review !
La démission de Regulus
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Ils eurent du mal à reconnaître la voix de Regulus. Soudain, il s'interrompit brusquement sans finir sa phrase, et ils entendirent le timbre nasillard de Kreattur qui appelait son maître sur un ton de plus en plus désespéré. Echangeant un bref regard avec Hermione et son grand père, Severus piocha une poignée de poudre de Cheminette dans le pot posé sur le manteau de la cheminée. Plus rapide que Tiberius, la jeune femme avait jailli de son fauteuil, et posait une main sur son bras.
—Non ! C'est peut-être un piège !
Severus tourna vers elle un visage tourmenté, tiraillé entre le désir d'aller porter secours à son ami et la conscience aigüe du danger potentiel.
—Peut-être. Et peut-être pas ! Il faut… Je dois aller voir.
—Mais…
—Severus ! Tu ne peux pas…
Le jeune homme hésita un instant, son regard se posant tour à tour sur Hermione et sur son grand-père, qui affichaient la même expression alarmée.
—C'est mon ami. Il a l'air blessé. Si je ne fais rien et qu'il… Je ne… Restez là, attendez mon appel. Si c'est un piège, cela signifie que nous sommes découverts. Dans ce cas, ne tentez rien. Il serait stupide de risquer plus d'une vie. Détruisez les Horcruxes et prévenez Dumbledore. S'il faut en arriver à affronter Vous-savez-qui en face, son aide ne sera pas superflue. Il riva ses yeux à ceux de la jeune femme. « C'est un risque que je dois prendre… tu comprends ?
Hermione hocha la tête en silence, lâchant son bras et faisant un pas en arrière. Dans son autre vie, il avait été, du moins en partie, responsable de la mort de sa meilleure amie, et le poids de cette faute n'avait pas seulement pesé, il avait littéralement écrasé tout le reste de son existence… le parallèle qui s'établissait dans son esprit n'était pas très difficile à deviner. Sans plus attendre, il sortit sa baguette, et jeta la poudre dans l'âtre.
—Square Grimmaurd, chambre de Regulus Black !
Quelques secondes plus tard, son visage apparaissait au milieu des flammes, qui avaient de nouveau viré au vert émeraude.
—Tout va bien… enfin… façon de parler ! J'aurais besoin d'aide, pour Regulus, tu peux traverser, Hermione ?
Elle débarqua immédiatement après, son regard se posant immédiatement sur le lit sur lequel était déjà penché Severus. Elle s'y précipita à son tour. Regulus y était étendu, inerte et couvert de sang. Du sang, il semblait y en avoir partout. Sur les draps, sur le plancher, et même sur le mur qui jouxtait le meuble. Comble de l'horreur, son bras gauche avait été tranché net, juste au-dessus du coude. L'avant-bras, sur lequel s'étalait l'hideuse noirceur de la Marque des Ténèbres, gisait sur le plancher.
—Maître Regulus ! se lamentait l'Elfe. Maître Regulus ne bouge plus ! Kreattur a tué maître Regulus !
Ecartant la Créature sans ménagement, Severus se pencha sur le jeune homme inanimé, pour constater avec soulagement qu'il respirait toujours. Son teint, d'ordinaire déjà pâle, était grisâtre sous ses boucles brunes poissées de sang et de sueur, et une plaie béante s'ouvrait sur son épaule droite. Hermione poussa une exclamation étouffée en reconnaissant la marque de deux crochets, affreusement semblable à celle qui avait déchiré le cou de son ancien professeur.
« Kreattur ne voulait pas ! Kreattur a fait ce que Maître Regulus lui a ordonné. Gémissait l'Elfe en tirant sur ses grandes oreilles. « Mais Kreattur ne voulait pas. Kreattur est un mauvais Elfe !
Severus le retint de justesse, avant qu'il ne se précipite, la tête la première, sur le montant de la cheminée.
—Ça suffit Kreattur ! Je t'interdis de te faire du mal. Tu vas me dire immédiatement ce qui s'est passé ici !
Cela eut pour mérite de le faire réagir. Dans un sursaut, il se dégagea de la prise du jeune homme.
—Kreattur n'a pas à obé…
—Impero ! Lança Severus à bout de patience et d'inquiétude. « Tu vas m'obéir comme à ton Maître. Reste tranquille. Legilimens !
Au bout de quelques instants, il tourna vers Hermione un visage décomposé.
—C'est Regulus qui lui a ordonné de lui couper le bras. Il a Transplané dans sa chambre gravement blessé, et nous a immédiatement appelés.
—Ces blessures…
—Oui, je crois que nous pensons la même chose. Je vais commencer par soigner son moignon, pendant que tu vas aller chercher l'anti-venin que nous essayons de mettre au point. Il n'est pas encore finalisé, mais nous n'avons pas le choix. Mon grand-père peut traverser. Au besoin, nous effacerons leur mémoire. Kreattur ! Reste près de ton Maître, maintiens-lui le bras dans cette position. Dirigeant sa baguette en direction de la salle de bains attenante à la chambre : « Accio serviettes ! Et appuie fort ici, avec cette serviette.
Quelques heures plus tard, à Spinner's End, où ils l'avaient transporté après lui avoir administré les premiers soins et avoir effacé de sa mémoire le souvenir de Tiberius, le jeune Mangemort était installé dans le lit de la seconde chambre, sous la garde attentive de Missy. Dès qu'il avait repris connaissance, il avait ordonné à Kreattur d'incinérer le bras coupé jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul fragment d'os. A la suite de quoi ils avaient quitté le Square Grimmaurd, après que Severus ait effacé de la mémoire de l'Elfe tout ce qui s'était produit depuis la dernière Convocation de Regulus.
—Que s'est-il passé ?
—Lorsqu'Il a appris que Sirius et Marlène étaient à Poudlard, il s'est mis dans une colère folle, il m'a accusé d'avoir averti mon frère qu'il s'intéressait à lui. Il… il a ordonné à son serpent de m'attaquer, pour… pour me punir. Pour faire… un exemple. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite. Je ne sais pas comment il se fait que je n'ai pas été… dévoré. Je suppose que j'ai de la chance… à supposer que ce soit une chance. J'ai dû rester inconscient pendant un bon moment. Lorsque je suis revenu à moi, j'étais toujours allongé par terre. Seul. Ça arrive souvent lorsqu'il punit l'un de nous… il interdit aux autres de l'aider. C'est sensé tester notre fidélité. Je ne sais pas comment j'ai réussi à sortir du manoir, ni comment j'ai pu Transplaner sans me Désartibuler. Je… c'est fini, Severus, ajouta-t-il après un moment, « je n'y retournerai pas. Si je m'en sors, je vais partir. Loin. Là où il ne me retrouvera pas. Ou personne ne pourra jamais me retrouver.
—C'est pour ça que tu as ordonné à Kreattur de te couper le bras ? A cause de la Marque ?
—La marque… la marque lui permet de nous appeler, mais aussi de nous trouver, et même… le bruit a couru que… Il pourrait nous torturer, et même nous tuer au travers d'elle. Je ne sais pas si ça marchera, si… si ça suffira. Mais si c'est le cas, je préfère n'avoir qu'un bras, que de continuer cet esclavage. Toutes ses belles promesses… il nous a menti. Pour lui, nous ne sommes rien d'autre que des esclaves, marqués comme du bétail.
Discrètement, Severus avait pointé sa baguette sur le blessé.
—Impero ! Ne me résiste pas. Legilimens ! Un long moment plus tard, il relâcha le sort. « Je suis désolé, Reg, mais c'était nécessaire !
—Je comprends. Tu as raison de te méfier. Il ne fait vraiment confiance à personne, à part peut-être Bellatrix. Et il est capable de tout.
—Je vais être franc. Ton bras devrait cicatriser sans problème, mais je ne suis pas certain de pouvoir guérir les blessures causées par le serpent. Il semble que quelque chose, dans son venin, empêche le sang de coaguler, et le remède que j'ai commencé à élaborer n'est pas encore au point. Tu vas devoir rester ici jusqu'à ce qu'on soit fixés.
Severus se mordit virtuellement la langue, pour son imprudence, mais un coup d'œil au jeune sorcier qui gisait sur le lit, grelottant, le visage crispé par la souffrance, et luttant manifestement pour ne pas gémir, le rassura. Regulus était heureusement trop faible et trop choqué, pour se demander pourquoi son ami avait jugé utile de chercher une parade au poison de Nagini, et surtout comment il avait su de quel côté orienter ses recherches.
« Je t'ai déjà donné la dose maximum d'anti-douleur, je suis désolé, mais j'ai bien peur que tu ne doives encore serrer les dents. Il lui tendit un verre, dans lequel il avait dilué quelques gouttes d'une fiole tirée de sa poche. « Bois ça ! Ça t'aidera à dormir pendant quelques heures.
—Quoi qu'il arrive, je te suis reconnaissant pour tout ce que tu fais pour moi, Severus. Et si je m'en sors, je vous serai à jamais redevable, à toi et à Harmony. Mais je ne peux pas rester ici. Si… si l'amputation ne suffit pas, je vous mettrais en danger.
—Nous en reparlerons. S'il avait voulu te tuer, tu serais mort, et étant donné l'état dans lequel t'a mis le serpent, ça m'étonnerait qu'il ait l'idée de t'appeler de sitôt. Ça nous donne quelques jours pour nous retourner. Préviens-moi si tu remarques quoi que ce soit qui pourrait passer pour une de Ses manifestations. Maintenant, avale ça, tu dois te reposer, et t'agiter le moins possible en attendant que tout le venin soit éliminé.
Regulus obéit docilement, et ne tarda pas à sombrer dans un profond sommeil.
—Il dort ? Hermione venait d'entrer dans la chambre. Après avoir aidé Severus et son grand-père à soigner le blessé, elle était retournée au manoir, avec Tiberius, afin de récupérer les affaires dont ils auraient sûrement besoin pendant les prochains jours.
—Avec ce que je lui ai donné, il ne devrait pas se réveiller avant plusieurs heures.
Tout en parlant, ils avaient traversé le couloir pour gagner leur propre chambre.
—Tu es certain que ce n'est pas un piège ?
—Je ne le pense pas, non. Je me suis assuré que ni lui ni Kreattur ne puissent me cacher quoi que ce soit... Je m'étonne d'ailleurs que tu ne m'aies pas encore fait la leçon pour avoir employé un impardonnable ! Poursuivit-il en lui jetant un regard railleur.
—Je pense être assez intelligente pour reconnaître que dans le cas présent, c'était absolument indispensable. D'ailleurs, quelque chose me dit que tu ne t'es pas contenté de celui que tu as lancé sur Kreattur.
—Je pense être assez intelligent pour ne pas accorder une confiance aveugle à un Mangemort, fût-il mon ami. Rétorqua-t-il. « Bien, je pense que nous allons devoir prendre nos quartiers ici pendant quelques temps, le temps de voir si nos recherches allaient dans le bon sens, et d'affiner notre remède. Le point positif de cette affaire, c'est que nous disposons maintenant d'un échantillon du venin de Nagini.
Hermione ne put retenir un gloussement.
—Ton grand-père a déjà commencé à travailler dessus. Je crois que ce n'est pas la peine de chercher bien loin d'où tu tiens ton caractère ! D'après toi, pourquoi n'a-t-il pas ordonné au serpent de… elle ne termina pas sa phrase, mais son frisson d'horreur était tout aussi éloquent.
—Je ne sais pas. Peut-être a-t-il voulu donner une chance, même si elle était infime, au rejeton des Black, de survivre. Après tout, il n'a aucun intérêt à se mettre trop à dos les grandes familles qui lui sont fidèles, et même si Regulus n'a jamais été l'un de ses pions les plus importants, il est lié de très près, par le sang, à beaucoup d'entre elles. En particulier aux Malfoy et aux Lestrange, qui eux, font partie de ses principaux partisans, et tiennent le haut du pavé dans les rangs des Mangemorts… Qu'est-ce qui te fait rire ?
—Oh rien ! Tu… j'espère que tu as conscience du 'Gryffondoresque' de ton comportement de cet après-midi ? Pouffa la jeune femme devant l'expression offusquée du jeune Maître des Potions.
—Je te serais reconnaissant de ne pas m'insulter ! Je…
—Je sais pourquoi tu l'as fait. Reprit-elle plus sérieusement. « Mais avoue que ça n'avait rien de particulièrement Serpentard. Sourit-elle en se hissant sur la pointe des pieds pour effleurer sa joue de ses lèvres.
Severus s'immobilisa, le regard lointain, et s'assit sur le rebord du lit en passant une main lasse sur son front.
—Tu sais, je ne sais pas s'il faut vraiment croire à ces histoires de qualités, ou caractéristiques, que le Choixpeau décèleraient en nous, et qui définiraient la Maison dans laquelle on atterrit. En fait… c'est moi qui ai insisté pour aller à Serpentard. Indépendamment du fait que c'était la Maison de ma mère et d'une grande partie de mes ancêtres, le comportement de Potter dans le Poudlard-Express n'avait fait que me conforter dans ma décision. De plus, même si j'aurais aimé rester avec Lily, rien que l'idée de me retrouver dans la même maison que cet abruti me révulsait. Je crois que je n'avais pas encore vraiment réalisé, à l'époque, à quel point cela pourrait influer sur mes relations avec elle.
—Où le Choixpeau voulait-il…
—Le temps est très relatif lorsqu'on est sous le Choixpeau magique, mais lorsque McGonagall l'a retiré, j'ai remarqué que tout le monde me regardait d'un drôle d'air. Lestrange m'a confirmé par la suite que ce maudit truc moisi n'arrivait pas à se décider à parler. Je suis ce qu'on appelle communément un Chapeauflou.
—Et entre quelles maisons hésitait-il ? Non… laisse-moi deviner ! Il ne savait pas où t'envoyer, n'est-ce pas ? Tu es très largement assez intelligent et créatif pour avoir ta place à Serdaigle. Tu es un travailleur acharné, tu es loyal envers ceux avec qui tu t'engages… et même si la patience n'est pas ta principale qualité, Helga Poufssouffle aurait pu te tendre les bras, le taquina-t-elle, souriant à son air choqué. « Tu ne manques ni de courage ni de force d'esprit, et non, ce n'est pas une insulte de dire que Gryffondor aurait aussi pu te convenir, bien que je reconnaisse volontiers que cette idée soit assez… déroutante. Et bien entendu tu possèdes au plus haut point la ruse et la détermination des Serpentards.
—Et je maintiens qu'il aurait mieux fait de t'envoyer à Serdaigle ! Mais je soupçonne la chose d'avoir, même vaguement, un certain don de prescience. D'après ce que j'ai pu voir, tant dans mes souvenirs que dans les tiens, tes amis n'auraient pas survécu longtemps sans toi. Pour en revenir à mon cas, c'est vrai qu'il n'arrivait pas à se décider entre les quatre maisons. Je pense que sans l'incident du train, j'aurais pu choisir Serdaigle… ne serait-ce que parce qu'on aurait moins reproché à Lily son amitié avec moi. Mais si tu tiens compte de ce que tu as vécu, comment peux-tu me qualifier de loyal, après toutes mes trahisons ? Quant à Gryffondor, je maintiens que je n'y aurais jamais eu ma place. Termina-t-il avec un regard qui dissuadait la jeune femme de le contredire.
—Peut-être pas à onze ans, non, c'est possible. Mais ton faux-pas avec Voldemort était plus dû aux circonstances qui t'ont inexorablement poussé vers les Ténèbres à chaque tournant de ta vie qu'à un véritable manque de caractère, la suite l'a démontré. On ne devient pas subitement courageux d'un claquement de doigts. Et lorsque tu as décidé d'inverser le cap, de revenir vers la Lumière, et peu importe quel ait été le déclencheur, ta loyauté ne s'est jamais démentie, malgré les obstacles et les épreuves. Tu en es même… mort ! Sa voix avait flanché. Merlin que ce mot lui déchirait la gorge et la poitrine, lorsqu'il était appliqué à Severus !
« Tu… tu crois que ça va marcher ? Qu'Il va s'y laisser prendre ? Poursuivit-elle après plusieurs minutes de silence partagé, les mêmes images traversant leurs esprits.
—Je l'ignore. Mais cela ne m'étonnerait pas plus que cela qu'il se soit contenté du lien contenu dans la Marque. C'est assez dans le personnage, de penser que personne n'oserait le trahir. Ne serait-ce que parce que la peine encourue serait non pas uniquement la mort, cela, on peut accepter de le risquer, pour la liberté, mais des tortures inimaginables, sans justement que la mort vous soit jamais accordée. Des tortures qui pourraient se prolonger pendant des mois, des années peut-être. Sans compter le fait de savoir que votre sort serait partagé par vos proches. J'espère sincèrement que Regulus réussira à s'en sortir. Si seulement il pouvait avoir eu cette idée, la première fois…
—La première fois, il ne t'avait pas, pour le dissuader de faire ce qu'il a fait.
—Non, il ne t'avait pas… nous ne t'avions pas, toi ! Sans toi, rien n'aurait changé.
—Tu te trompes Severus, si tu n'avais pas trouvé le moyen de me faire remonter le temps, rien de tout cela ne serait possible aujourd'hui. Anticipant la protestation du jeune Maître des potions, elle le fit taire d'un baiser, et de fil en aiguille, le sujet fut abandonné consensuellement, au profit d'activités plus… manuelles.
TBC
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