Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, et les OC par contre, sont à moi.
Un immense MERCI à mes adorables revieweu(r)ses pour vos commentaires, bien sûr, qui sont mon rayon de soleil, mais aussi pour votre indulgence et votre patience. Et je vous l'ai dit en mp, mais encore une fois pardon pour n'avoir pas répondu à vos reviews sur le dernier chapitre. Je sais que ce n'est pas une excuse, mais je suis actuellement dans une spirale de m…. entre boulot et autres choses. Donc, Harry-Sterek-1968, ivae, AlouetteL, Jasmineetaladin, LycorisSnape, Emilie09, Wendy Craipeau, Miss-Gotthelf-Snape, Didi, Zeugma, Crazyfuriousgirl, Math'L, Constancelcd, Daidaiiro, Steph Rogue, Juliana, SlythenclOw, darkcorbeau, Lupinette, Lyrellys, Alex, et Emma… I LOVE YOU !
A tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en alerte, et à tous les lecteurs anonymes, merci à vous aussi… mais pensez qu'une petite review, en plus, serait énormément appréciée, à la fois par l'auteur… et par sa muse ! )
… de la fin
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—Chante, petit oiseau, chante, et danse sous ma baguette. Ton amant au Sang-de-bourbe subira bientôt le même sort. Hermione se tordait sous le Doloris. La douleur était encore pire que dans son souvenir. Des éclairs aveuglants dansaient devant ses paupières. Un spasme plus fort que les autres fit rebondir son crâne contre le sol et elle sombra dans une bienheureuse inconscience. « Ah non ! Je commençais juste à m'amuser siffla Bellatrix.
—Tu veux t'amuser ?
Elle se retourna juste à temps pour dresser un bouclier sur lequel vint s'écraser le Stupefix de Severus. Une lueur meurtrière luisait dans le regard du jeune sorcier. Elle s'aperçut très vite qu'elle ne viendrait pas à bout de cet adversaire-là, aussi aisément que de la jeune fille.
Elle commençait à faiblir, reculant pas à pas, lorsqu'elle perçut une présence familière à ses côtés. Ses lèvres se retroussèrent sur un sourire carnassier. Rodolphus Lestrange était un duelliste redoutable, affronter ces deux-là séparément était déjà difficile.
Ensemble…
Severus sentit le vent tourner, et lorsque Bellatrix lança un sort qui fit jaillir un jet de dagues aux lames effilées de sa baguette, il réagit avec un quart de seconde de retard. Il fut projeté en arrière lorsque trois d'entre-elles s'enfoncèrent dans sa poitrine. Il entendit littéralement le frottement des lames contre ses os, un millième de seconde avant que la douleur fulgurante n'atteigne son cerveau.
La douleur… Ses genoux se dérobèrent sous lui, le faisant chanceler. L'effort accompli pour tenter de retrouver son équilibre, sans succès, lui arracha un grognement, autant de rage que de souffrance. Il s'écroula lourdement au sol. Sa chute fut ponctuée d'un gémissement lorsque son dos heurta le plancher un peu trop rudement, et sa baguette échappa à ses doigts. Il entendit encore, venant de très loin, le rire de Bellatrix, puis, l'espace d'un instant, tout devint noir. Il revint à lui presqu'immédiatement, clignant des paupières, ses yeux peinant à 'faire le point' sur la sorcière, qui se penchait au-dessus lui.
—Voyons un peu si tu chantes aussi bien que ton petit oiseau. Endoloris ! Il serra les dents, ne voulant pas lui donner le plaisir de l'entendre crier, mais la garce était créative, et lorsque les trois dagues se mirent à tourner sur elles-mêmes dans ses plaies, à s'enfoncer comme des vis, la douleur explosa. Irradia dans tout son corps déjà saturé. Il hurla d'une souffrance indicible. Un voile sombre commençait à s'étendre devant ses yeux Sa respiration se fit erratique, sa voix se fêla. Trop mal… il n'avait plus de souffle pour crier. Malgré lui, il sentait ses paupières s'alourdir…. 'Ne pas… fermer les yeux… ne pas…'. Le monde devenait flou, les bruits de plus en plus lointains, confus. Froid. Si froid... 'Ne pas…' L'obscurité l'engloutit.
Tiberius, malgré son bras droit inutilisable, s'était précipité, mais il s'était heurté à Rodolphus et, obligé de tenir sa baguette de la main gauche, peinait à contenir les sorts offensifs de l'autre sorcier. Hermione papillonna des yeux, reprenant lentement conscience. Le cri de Severus, brusquement interrompu sur un râle d'agonie, finit de lui éclaircir l'esprit. Elle tâtonna autour d'elle, cherchant sa baguette. Elle allait refermer ses doigts dessus, lorsqu'elle s'envola à un bon mètre d'elle, dans un jet d'étincelles. « Le petit oiseau s'est enfin réveillé ! Chantonna la folle. « Pas assez vite pour dire adieu à ton petit ami, ma belle. Dommage, ça aurait été si romantique ! Mais rassure-toi, tu vas très bientôt le rejoindre. Avad…
—Avada Kedavra !
Hébétée, Hermione regarda sans comprendre le corps de Bellatrix s'effondrer, comme au ralenti, dévoilant à ses yeux l'homme qui avait jeté le maléfice.
…
Il était tombé. Son dos et son crâne n'avaient pu se tromper sur cela. Plus exactement, son corps était tombé. Mais lui, dans le même temps, avait pris la direction opposée, s'élevant vers le plafond. Il se souvenait très exactement de la douleur sans nom des lames se retournant dans ses plaies, et de la chaleur du sang, qui sourdait de ses blessures, et imbibait ses vêtements... Du crissement des os dans lesquels elles étaient fichées. Une dans son épaule gauche, une autre qui avait dû atteindre une côte, quant à la troisième… la troisième ne l'avait pas tué immédiatement, elle devait donc s'être arrêtée quelques millimètres avant d'avoir atteint son cœur. Son cœur dont chaque battement, ironie suprême, était maintenant susceptible de causer sa mort… ou bien était-ce déjà fait ? La réputation du Felix Felicis était extrêmement surfaite, fut la seule pensée, incongrue s'il en fut, qui lui traversa l'esprit à ce moment-là.
La sensation était étrange. Il flottait près du plafond, libéré de toute pesanteur, et ne ressentant plus aucune souffrance. Il n'avait plus de corps, mais il avait tout de même l'impression d'habiter une forme confuse, à la densité impalpable mais toutefois bien réelle. Un peu moins dense qu'un Patronus, et apparemment totalement invisible. Pas un fantôme, donc. Une… une âme ?
Son regard -même s'il n'avait plus d'enveloppe corporelle et donc plus d'yeux, il fallait bien pouvoir qualifier la chose avec des mots- Son regard revint se poser sur ladite enveloppe, qui gisait sur le sol, aussi vivante en apparence qu'une momie égyptienne. Lorsqu'il entendit Bellatrix amorcer les première syllabes du sort de mort qu'elle réservait à Hermione, il se précipita sans plus réfléchir vers elle pour tenter de dévier son bras, voire s'interposer, et… passa tout simplement au travers de la sorcière brune. Lorsque, dans un effort de volonté, il réussit à s'arrêter, ce fut pour se retrouver nez-à-nez avec un visage bien connu. Il était trop tard pour éviter l'Avada Kedavra dont l'homme prononçait déjà la dernière syllabe, mais l'éclair vert le traversa sans aucun dommage, pour atteindre Bellatrix Lestrange dans le dos. Sa situation présentait donc quelques avantages…
—Snape !
La voix, reconnaissable entre toutes, le tira de ses considérations philosophiques. Potter le voyait donc ? contrairement aux autres, qui n'avaient pas semblé s'étonner de ses récents exploits ? Non, réalisa-t-il soudain, Potter était là, à côté de lui. Il aurait pensé qu'il aurait tiré plus de satisfaction à savoir que son tourmenteur était mort. Parce que lui, l'était très clairement, mort… et s'il était mort, alors logiquement, Potter l'était aussi ! Il ne le voyait pas, mais il pouvait sentir sa présence, comme si ses sens s'étaient affutés, comme s'ils étaient passés à un niveau supérieur de perception. Dans cette… comment l'appeler… dimension ? Il n'avait plus besoin de voir, d'entendre, où de toucher, il… ressentait. Et s'était aussi clair… Non, c'était bien plus clair, que s'il avait toujours disposé de ses anciennes facultés.
« Non poursuivit Potter. « Non, tu n'es pas mort. Du moins pas encore. Tu peux y retourner.
—Comment sais-tu ce que je… et qu'est-ce que tu veux dire par 'pas encore' ? On est mort, ou on ne l'est pas !
—Oh rassure-toi, je ne suis pas subitement devenu Legilimens, mais c'est un des petits avantages qu'il y a, à être… ici.
—Où de toute évidence, nous nous trouvons exactement dans la même situation !
—Ce n'est pas aussi simple, Sev.
—Li… Lily ? Que… qu'est-ce que tu f… où sommes-nous ?
—Les limbes ! Répondit la jeune femme. « Tout le monde y passe, mais la plupart ne s'y arrêtent pas, n'ont même pas conscience de les traverser. James avait quelque chose d'important à te dire, c'est pourquoi nous sommes là. Toi, tu es simplement égaré, et il faut que tu repartes. Tu ne peux pas laisser Harmony comme ça.
—Mais toi… tu…
—Moi… James et moi, faisons partie de ceux qui doivent traverser le voile.
—Comment peux-tu savoir cela ? Tu dis que je ne suis qu'égaré, peut-être…
—Lorsqu'on doit passer de l'autre côté, reprit Potter, « on… il s'interrompit un instant, comme s'il cherchait les mots pour expliquer une chose qu'il ne comprenait pas encore bien lui-même. « …on le sait, c'est tout ! Et toi, tu n'as pas vraiment l'air de quelqu'un qui a ce genre de certitude.
—Comment…
—Nous, nous sommes vraiment morts. Personne ne peut survivre à un sort de mort. Et franchement, en ce qui me concerne, c'est ce qui pouvait m'arriver de mieux.
—James !
—Je… j'ai essayé de te le cacher, mais la malédiction se faisait de plus en plus pénible à supporter, ces derniers temps. J'avais même envisagé… il laissa mourir sa phrase sur une pause aussi inconfortable pour les uns que pour les autres. « Je suis désolé, Lily.
—Pourquoi es-tu ici ? L'interrompit Severus d'une voix désespérée, en s'adressant à la jeune femme. « Tu ne devrais pas être ici, Lily ! Tout ce que j'ai… j'espérais tellement…
—James te l'a dit, nous sommes…
—Non ! Pourquoi n'es-tu pas restée chez toi, ce soir ? Pourquoi n'es-tu pas restée avec ton fils ?
—Harry… et sa voix reflétait tant d'amour et de tristesse… « C'est pour lui que je suis venue. Pour qu'il puisse grandir dans un monde enfin en paix.
—Grandir orphelin ?
—Je… il a… Sirius et Alice s'en sont sortis, il aura son parrain et sa marraine. Je suis sûre que lorsqu'il aura l'âge de… il comprendra. Oui, il comprendra ! Et tu dois le comprendre aussi, Sev ! Je sais ce que… Harmony m'a raconté… pour toi ! Et je sais maintenant que c'est en grande partie à cause de moi, que tu as failli devenir… Je suis désolée de t'avoir fait autant de mal sans le vouloir. Mais si au départ tu as réussi à te reprendre, et que as fait ce que tu as fait pour moi, ce n'est plus tout à fait vrai, maintenant, n'est-ce pas ? Et au passage, à propos de rester à la maison… je te signale que tu n'as pas pu l'empêcher d'être là non plus. Et qu'elle ait ou pas un enfant n'y aurait rien changé ! Je me trompe ?
—Je…
—Nous devons y aller, reprit James. « Snape, ce que je voulais te dire, tout à l'heure… je… je te demande pard…
—Inutile de t'écorcher la… quoi que ce soit qui te serve de bouche. Le coupa Severus. « Je suis passé à autre chose. Tu peux… partir tranquille.
—Tu dois y retourner, maintenant, reprit la voix, de plus en plus lointaine, de Lily. « Avant qu'il ne soit trop tard. Pense à ceux qui t'aiment, et qui comptent, pour toi. Regarde-les. Regarde Harmony… ils sont dévastés. Ils ne songent même plus à se protéger. Tu n'as pas encore entendu l'Appel du Voile. Tu dois lutter, et trouver le chemin du retour. Pour eux ! Et aussi peut-être un peu… pour moi. Mon fils aura besoin que quelqu'un lui parle de sa mère, un jour, et qui pourrait mieux le faire que toi, mon plus vieil ami ? Adieu, Sev !
…
Hermione était effondrée sur son corps. Tiberius, à genoux près d'elle, laissait librement ses larmes inonder son visage tout en pointant sa baguette sur sa poitrine, en psalmodiant des Enervate à l'efficacité contestable. Il avait bien pensé à pratiquer un massage cardiaque moldu, mais avait renoncé en apercevant la dague fichée si près de son cœur. Seul un Medicomage pourrait peut-être l'extraire sans dommage. En voyant son petit-fils s'écrouler, il avait été submergé par la rage, et Rodolphus avait reçu en plein cœur un Stupefix tellement puissant que l'organe s'était arrêté de battre dans l'instant. Il s'était écroulé pratiquement en même temps que sa femme, sous les yeux d'un Rabastan tétanisé, que menaçait maintenant la baguette ferme de Lucius, qui avait finalement choisi son camp. Le jeune sorcier laissa tomber la sienne au sol, sans chercher à résister au Mangemort repenti, qui se contenta de lui envoyer un Incarcerem. Abandonnant le jeune homme proprement saucissonné sur le sol, il se précipita vers Severus, Hermione et Tiberius, tout en déployant devant eux un bouclier bleuté.
La salle était jonchée de corps. Les gémissements de ceux qui n'étaient que blessés s'élevaient dans tous les coins. La plupart des Mangemorts survivants Transplanaient les uns après les autres, abandonnant le champ de bataille. Seuls quelques irréductibles continuaient à se battre. Un simple coup d'œil au combat des chefs suffisait à expliquer beaucoup de choses. Voldemort était très nettement en difficulté, bien qu'il continuât à fanfaronner.
—Tu ne peux rien contre moi, vieil homme, tu ne peux pas me tuer. Personne ne le peut !
—Oh je ne serais pas aussi sûr de cela à ta place, Tom. Répondit Dumbledore avec un bref regard vers le groupe qui entourait le corps de Severus. Ceci-dit, que tu aies tort ou raison, rien ne m'empêche d'essayer, n'est-ce pas ? Mais tout compte fait, je crois que je préfèrerais encore te livrer aux Détraqueurs. Qu'en dis-tu ? Imagine ton corps vivant, mais privé d'âme, dans l'impossibilité de récupérer ton précieux trésor. Le corps doit mourir, pour que les Horcruxes soient libérés, je me trompe ?
Une lueur mauvaise passa dans le regard du mage noir à la mention des Horcruxes. Comment Dumbledore avait-il pu découvrir son secret ? Slughorn avait-il parlé ? Il règlerait plus tard ses comptes avec son ancien directeur de Maison. Il leva sa baguette.
—Avada Kedavra !
Il resta un instant interdit lorsque le bouclier de Dumbledore arrêta la malédiction. Rien n'arrêtait un sort de mort, et le vieux sorcier avait employé un bouclier ordinaire ! Il considéra avec stupéfaction le bâton d'if sculpté couleur d'ivoire, qu'il tenait à la main.
—Tu oublies que tu as été désarmé, il n'y a pas si longtemps, et même si tu as récupéré ta baguette, elle a peut-être déjà prêté allégeance à une autre personne… Une personne qui elle, ne désire pas ma mort ! Expelliarmus !
Dumbledore se saisit au vol de la baguette de Voldemort, avec toute l'adresse de l'Attrapeur qu'il avait été dans sa jeunesse. « C'est fini, Tom. Rends-toi.
—Jamais ! Même si tu me livres aux Détraqueurs, mon corps finira bien par mourir, un jour où l'autre, et ce jour-là... Il tendit une main vers le sol. « Accio ! La baguette de Bellatrix, abandonnée près du corps de sa maîtresse, vola jusqu'à sa main tendue.
—Bien ! Tu ne me laisses pas le choix ! Conclut Dumbledore d'une voix fatiguée.
L'affrontement fut bref. Visiblement à bout de patience, le vieux mage envoya rouler son adversaire au sol dans un déferlement de magie brute. Quel qu'ait été le sort informulé employé, il eut raison de celui qui se faisait appeler Lord Voldemort.
Dumbledore resta un moment immobile, à contempler le corps de son ennemi, comme pour s'assurer qu'il ne reviendrait pas à la vie. « Je suis désolé, Tom, mais finalement, peut-être cela vaut-il mieux ainsi. Murmura-t-il en secouant sa main gauche, frottant ses doigts les uns contre les autres, comme pour se débarrasser d'une démangeaison importune.
Les combats s'étaient arrêtés au moment où le mage noir avait rendu son dernier soupir. Les quelques Mangemorts encore présents étaient morts, ou prisonniers. En voyant leur maître tomber, le dernier carré de ses fidèles avaient Transplané à leur tour. Ceux-là, les partisans de la première heure, étaient ceux qui avaient commis le plus d'exactions, ils savaient que le sort qui les attendait serait pour la plupart le Baiser des Détraqueurs.
—Remus ! Appela le vieux mage en se dirigeant, après un coup d'œil circulaire au champ de bataille, vers le petit groupe que Lucius protégeait toujours de son bouclier. « Prévenez Ste Mangouste qu'ils peuvent envoyer les secours, et dites à Poppy de venir en urgence ! Minerva, Maugrey, commencez à donner les premiers soins aux blessés ! Il s'agenouilla de l'autre côté du jeune sorcier, et posa deux doigts sur sa carotide, avant d'unir ses efforts à ceux de Tiberius.
TBC
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