Disclaimer : Comme tout le monde le sait, « Harry Potter » et ses personnages appartiennent à JK Rowling (merci à elle de nous les prêter). Cette histoire, et les OC par contre, sont à moi.

MERCI à Zeugma, AlouetteL, Miss-Gotthelf-Snape, LycorisSnape, Harry-Sterek-1968, Ellie Evans, Cididy, Lyrellys, Crazyfuriousgirl, Jasmineetaladin, Juliana, Wendy Craipeau, Didi, darkcorbeau, Fanny, Math'L, Emilie09, Daidaiiro, SlythenclOw, Telmahut, Alex, Steph Rogue, Emma, Jessica et Lupinette pour tous vos commentaires et pardon à ceux à qui je n'ai pas pu répondre (pour la raison que j'évoque ci-dessous).

Je poste ce chapitre, ce soir parce qu'il était terminé, mais je ne peux pas vous garantir le délai dans lequel le prochain sortira (peut-être sera-t-il normal, mais rien n'est plus sûr).
Ma maman a été victime d'un AVC la semaine dernière, et je vous avoue qu'en ce moment, ma vie est totalement entre-parenthèses. Même sans compter le fait que l'écriture n'est pas ma priorité actuelle, je suis toute seule pour affronter cela (c'est là qu'on vérifie l'adage selon lequel c'est dans le malheur que l'on reconnait ses vrais amis), et croyez-moi c'est un immense poids, et lorsque je me retrouve seule chez moi le soir, j'avoue qu'il m'arrive plus souvent de craquer, après le contrôle que je dois afficher dans la journée, que d'avoir envie d'allumer mon ordi.
Ceci dit, je sais que dans quelques temps, je m'y remettrai, ne serait-ce que parce que l'écriture a toujours constitué la meilleure des thérapies pour moi. En tout cas, même si je ne tiens pas les délais pour les prochains chapitres, je vous promets que cette fic sera terminée. Jamais je ne laisse tomber quelque chose que je commence, et mes fics sont un peu mes 'bébés'.

Ceci dit, j'arrête de m'apitoyer sur mon sort et je vous souhaite une bonne lecture.

Enjoy &… (please !) Review !


Ce qui ne tue pas…

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James et Lily avaient disparu derrière le voile chatoyant, qui ondoyait un peu plus loin, troublant l'air tel un mirage induit par la chaleur. Il se retrouvait seul, perdu dans cet endroit vide et froid, sans aucune idée de la manière de retourner dans son corps. Lily… Lily était… la douleur était vive, mais pas aussi déchirante qu'il l'aurait imaginé. La perte de Tiberius aurait causé un vide atroce, celle d'Hermione aurait été insurmontable. Lily emportait avec elle une partie de son passé, et il la pleurerait toujours, bien sûr, mais il avait enfin compris que l'attachement de l'enfant, puis de l'adolescent, qu'il avait éprouvé pour elle, était principalement nourri de sa reconnaissance de l'avoir accepté, et de la peur de retourner à la solitude qui avait été la sienne, après son abandon. Ce premier émoi avait été bien réel, mais il n'était rien à côté de ce qu'il ressentait maintenant pour Hermione.

Il baissa les yeux sur son corps, auquel son grand-père tentait, en vain, d'insuffler un peu de vie. Hermione… l'idée de la quitter lui était plus insupportable que ne lui était celle que Lily était partie à jamais. Hermione avait l'air anéantie. A cette vision, une douleur fulgurante transperça son âme égarée. Il concentra toute sa volonté, tout l'amour qu'il éprouvait pour ces deux êtres qui l'avaient sauvé de l'Ombre. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas les abandonner, mais comment… Peu à peu, toutefois, il commença à percevoir une désagréable sensation de tiraillement, derrière son plexus, ou du moins elle se serait située là s'il avait eu un corps. Le tiraillement désagréable se transforma en une douleur sans nom, alors que la nuit envahissait brusquement son espace.

Il inspira une grande goulée d'air qui déchira ses poumons. Il n'aurait jamais cru que le simple fait de respirer puisse causer une telle souffrance. Des exclamations de soulagement peinèrent à atteindre son cerveau, avant que l'obscurité n'ait à nouveau raison de lui.

Par moment, le brouillard dans lequel il était plongé s'éclaircissait un peu. Il ressentait alors, sans les comprendre vraiment des bruits, des odeurs, qui lui paraissaient vaguement familiers, des voix qu'il lui semblait reconnaître, mais toute force et toute volonté semblaient avoir disparues de lui, emportées par les vagues immaculées de la douleur qui le terrassait. Il savait vaguement qu'il aurait dû ouvrir les yeux, mais il était trop faible pour cela.

La douleur…

Il se souvenait de la douleur vrillante du Doloris et de celle, différente mais tout aussi atroce, des dagues se retournant dans ses plaies. Elle n'était plus aussi vive, mais elle était toujours là, latente et omniprésente. Le rire de Bellatrix se mêlait aux cris d'Hermione. Il se débattait dans un monde de ténèbres zébré d'éclairs lumineux, où se mêlaient hurlements et malédictions. Il sentait encore le goût fade et métallique, dans sa bouche, lorsqu'il avait mordu sa langue jusqu'au sang, sous la torture. Il revoyait le serpent géant se dresser devant lui dans l'ombre, la gueule grande ouverte sur des crocs qui hanteraient sûrement ses cauchemars jusqu'à la fin de ses jours. Il y avait aussi une caverne, une barque, et des yeux grands ouverts dans des visages putréfiés, qui le guettaient, entre deux eaux. Des mains décharnées, qui tentaient de l'entraîner dans des puits d'obscurité sans fonds. Un maëlstrom de pensées qui menaçaient d'avoir raison de lui à chaque instant.

Au cœur de ce tourbillon infernal, un mot, non, un nom, flottait dans son esprit, à la limite de son souvenir, le maintenant à la surface. Il devait se réveiller ! Il devait trouver le moyen d'ouvrir les yeux ! Un parfum de verveine qui lui rappelait quelque chose… quelqu'un… vint chatouiller ses narines. Un linge humide passa sur son visage, humectant ses lèvres desséchées, ses paupières collées. Des doigts légers repoussèrent ses cheveux, retraçant son visage avec tendresse. Il s'agita, prisonnier de cauchemars qu'il n'avait pas la force de fuir.

Les Horcruxes s'étaient mis à luire d'une lueur malsaine, autour d'eux, l'air frémissait, miroitait, tel le mirage provoqué par une chaleur intense. Tout d'abord, il avait pensé que ce phénomène était dû au fait qu'ils se retrouvent réunis en un même endroit, et aspiraient à fusionner de nouveau en une seule et même entité, mais il s'aperçut rapidement de son erreur. Une voix sifflante résonna directement dans son esprit, mais il savait, sans l'ombre d'un doute, qu'elle émanait des Horcruxes. Cinq Horcruxes, une voix, comme s'ils étaient déjà réunis.

J'ai lu dans ton cœur, Severus Snape, j'y ai vu tes désirs et j'y ai vu tes peurs.

Il fit un pas en avant, hypnotisé, fasciné par le timbre doucereux, caressant.

« Tout ce que tu désires sera vain si tu fais ce que je vois dans ton esprit. Ton âme est attirée par l'Ombre, Elle ne l'acceptera jamais, pas plus que l'Autre ne l'a accepté.

Il cligna des yeux, tentant de se reprendre. Fit un pas en arrière.

Non, elle me connait, elle sait tout cela, et elle a accepté de rester à mes côtés. Elle s'est liée à moi.

Elle a feint l'amour pour te capturer dans ses filets. Pour mieux t'amener à me détruire, mais elle partira, elle n'appartient pas à ce monde, elle va retourner d'où elle vient. Crois-tu qu'elle aurait accepté de venir, sans espoir de retour ?

Je n'avais pas fabriqué d'antidote.

C'est ce qu'elle t'a dit, mais elle t'a menti. L'aurais-tu suivie, si elle t'avait avoué la vérité ? Tu vas la perdre, et il ne te restera rien. Si tu me laisses vivre, je te donnerai tout ce que tu désires. La gloire, la fortune. Les plus belles des Sang-pur seront à tes pieds. Je t'offrirai même ta Lily, si tu la désires toujours. Jamais plus tu ne seras méprisé par ceux qui ne t'arrivent pas à la cheville, plus personne n'osera s'opposer à toi. Je ferai de toi le plus puissant de mes Mangemorts. Renoncerais-tu à tout ça pour une Sang-de-bourbe ?

Le terme lui fit l'effet d'un coup de fouet. Severus fut parcouru d'un frisson. Le dernier mot avait mis fin à l'illusion. Ce mot lui avait fait perdre Lily. Bellatrix avait torturé Hermione en le lui gravant sur le bras. Hermione… non, jamais Hermione ne l'abandonnerait. Son âme était pure. Hermione… Sentant sa proie lui échapper, l'entité émit un sifflement strident, qui emplit son crâne d'une douleur pire que celle qu'il avait éprouvée lorsque Voldemort avait pillé ses pensées. Il chancela, se bouchant les oreilles de ses deux mains. Lorsqu'une nouvelle vague de souffrance le fit trébucher, il hurla, manquant s'écrouler.

Sur la rive, Tiberius cria son nom, la voix amplifiée par un Sonorus, mais il n'entendait rien, rien que ce sifflement atroce qui résonnait directement dans son cerveau. La tête en feu, il réussit à faire un autre pas en arrière. Son mollet heurta une surface dure. Instinctivement, dans un état second, il poussa la barque vers le lac, et, enjambant le rebord de bois, il s'écroula dans le fond de l'embarcation, les bras étroitement croisés sur l'estomac. La main décharnée qui surgit hors de l'eau pour agripper le pan de sa cape finit de lui faire retrouver ses esprits. Il réussit à dénouer la lanière qui la retenait, avant d'être entraîné dans les flots couleur d'encre à la suite du vêtement, qu'il regardait s'enfoncer dans les profondeurs obscures sans plus chercher à lutter contre sa nausée. Heureusement que la barque était enchantée pour se déplacer toute seule, il n'eut aucune conscience du trajet de retour jusqu'à la rive, après avoir failli être englouti par le tourbillon créé par les Inferi. Arrivé à destination, il lui fallut un long moment avant de réaliser que son grand-père l'appelait, la main tendue pour l'aider à débarquer.

L'un soutenant l'autre sur ses jambes encore flageolantes, ils atteignirent enfin la limite du périmètre magique. Seul éclairait leur chemin le Lumos affaibli de Tiberius. Après avoir accompli le rituel de sang qui leur permettrait de sortir de la caverne en Transplanant, ils s'entaillèrent de nouveau la paume d'un léger Diffindo et joignirent leurs mains, mêlant leur sang en se concentrant pour sentir la magie de l'autre. Ce rituel permettait d'unir la magie de deux sorciers afin d'augmenter la puissance d'un sort. Il était classé dans la Magie Noire, car il pouvait être détourné afin de s'approprier les pouvoirs d'un autre, en le 'vidant' littéralement de sa magie, comme un vampire pouvait vider un homme de son sang.

Nourri de la magie de Severus, soutenue et amplifiée par celle de son grand-père, le Feudeymon lancé par le jeune sorcier fonça droit vers l'îlot, sous la forme d'un immense oiseau flamboyant. Les deux sorciers ne s'attardèrent pas pour observer le résultat et Tiberius, sentant la main de son petit-fils mollir dans la sienne les fit Transplaner au moment où une explosion titanesque embrasait la caverne, anéantissant tout ce qu'elle contenait dans un déluge de feu. Ils étaient déjà sur l'îlot où les attendait Hermione, lorsqu'une partie de la falaise s'écroula, scellant l'entrée de la grotte sous une avalanche de pierres.

« Il délire » déclara une voix de femme vaguement familière. Sa tête fut soulevée, un liquide amer coula dans sa gorge, et il s'enfonça une fois encore dans les ténèbres. Combien de fois ? A chaque effleurement de sa conscience, la douleur reprenait possession de lui, de moins en moins vive à chaque fois, mais toujours lancinante.

Une main fraiche, vint une fois de plus se poser sur son front, une main douce et caressante…
apaisante. Le nom revint frapper aux portes de sa mémoire. Hermione ! Il ouvrit brusquement les yeux, alors que les souvenirs de la bataille déferlaient en vagues serrées dans son cerveau. Il battit des paupières et tenta, en vain, de se redresser, mais retomba, sans forces, sur le matelas. Lorsqu'Hermione apparut dans son champ de vision, il aspira l'air, bougeant ses lèvres desséchées, mais échoua à prononcer son nom. Le bruit léger d'une conversation à mi-voix, en arrière-plan, s'interrompit brusquement, lorsque la jeune femme se pencha sur lui avec une légère exclamation, et des pas pressés s'approchèrent du lit.

—Severus ! Expira Hermione avec un soulagement palpable. « Non, n'essaie pas de bouger. Tiens, poursuivit-elle en prenant un verre d'eau des mains de quelqu'un et en l'approchant de sa bouche.

Des bras familiers l'aidèrent à se redresser un peu, et on glissa un oreiller sous sa tête pour la surélever. Missy, Tiberius ! Il soupira et se détendit légèrement. Ils étaient vivants, apparemment en bonne santé, et pour autant qu'il puisse en juger, ils se trouvaient au manoir !

—Contente de vous voir enfin réveillé, monsieur Snape ! Hermione se redressa légèrement, et le visage bienveillant de Poppy Pomfresh apparut dans son champ de vision.

—Mrs Pomfresh ! réussit-il à articuler. « Mais comment…

—J'ai été pratiquement kidnappée par votre grand-père et cette jeune femme. Ils ont catégoriquement refusé que vous soyez soigné ailleurs qu'ici. Apparemment, Ste Mangouste n'est pas assez sûr pour eux, quant à l'infirmerie de Poudlard… Manifestement, ils vous connaissent bien !

—Je…

—Ne vous en faites pas, mon garçon, je ne comprends effectivement que trop bien pourquoi ce n'est pas le lieu idéal où vous auriez aimé vous réveiller. Les autres blessés ont été soignés à l'hôpital. Ils en sont d'ailleurs tous sortis rapidement, c'est pourquoi Albus m'a demandé de rester ici jusqu'à votre réveil.

Severus se tourna vers son grand-père.

—Votre bras, monsieur !

Tiberius replia son bras droit. Seule subsistait une légère raideur qui s'estompait rapidement.

—Se remet parfaitement, grâce à ta potion.

Notre potion !

—Élaborée d'après les souvenirs d'un certain professeur, au cas où la mémoire viendrait à te faire défaut. Je n'y ai apporté qu'une maigre contribution.

—Et cessez de vous agiter, jeune homme, vous devez reprendre des forces, maintenant que vous êtes revenu parmi nous. Renchérit madame Pomfresh en le repoussant doucement mais fermement sur le lit. « Interdiction de vous lever aujourd'hui. Vous avez été soumis au Doloris de façon prolongée, et de surcroit, d'après ce qu'on m'a dit ce n'était pas la première fois. De plus, vous avez perdu beaucoup de sang et au moins l'une de vos blessures a bien failli vous être fatale. Même sans compter les trois jours où vous avez été inconscient, et dans l'impossibilité de vous nourrir, vous savez aussi bien que moi que les potions pour ces différentes pathologies ne peuvent pas être administrées en même temps. Vous êtes encore très faible, alors que vous le vouliez ou non, vous allez rester dans ce lit au moins jusqu'à demain soir ! Je ne m'attends pas à un miracle, monsieur Snape, je connais assez votre entêtement pour savoir que je ne pourrai pas exiger plus de vous, mais si vous ne m'obéissez pas, je vous attache au lit !

—Et pas la peine de compter sur moi pour te libérer. Sourit Hermione au travers des larmes qu'elle peinait à retenir.

Le visage de la guérisseuse s'était radouci, et elle se laissa aller à poser une main qui n'était pas aussi professionnelle qu'elle voulait le faire croire, sur son front. « Quelle folie, monsieur Snape ! Et ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas stupide, j'ai commencé à me douter de ce que vous faisiez lorsque j'ai soigné monsieur Black, après l'attaque sur la maison des Evans. Aussi improbable que cela ait été, vous étiez le seul, sur place, à avoir les connaissances nécessaires pour chasser les résidus de magie noire de ses blessures. Ce qui m'a incité à faire une analyse de son sang, où j'ai reconnu votre empreinte magique dans les résidus de potions encore actives. Et je persiste, c'était de l'inconscience pure, de vous lancer dans une pareille entreprise sans soutien, à votre âge ! Et cela vaut aussi pour vous, miss. Quant à vous, Tiberius Prince…

—Je plaide non coupable, se défendit l'intéressé en levant les deux mains devant lui. « Au début, je n'étais pas non plus au courant ! Et par la suite, les arguments qu'ils m'ont présentés m'ont semblé convaincants. Mais nous avons toujours eu l'intention de mettre Dumbledore au courant, dès que ce serait possible.

—C'est-à-dire une fois le danger passé… Folie, je le répète ! Et se retournant vers Severus, « pas avant demain soir, et uniquement si, en plus, vous vous nourrissez convenablement ! Et je veux vous examiner avant. Vous êtes peut-être réveillé, mais vous êtes loin d'être guéri. Vous devrez suivre un traitement pendant encore plusieurs jours. N'essayez pas de faire plus que ce que ce dont vous êtes capable dans votre état, jusqu'à rétablissement complet ! Puis-je vous faire confiance ?

Le regard suppliant adressé à Tiberius fut peine perdue. Il hocha donc la tête, et levant exagérément les yeux au ciel, il se laissa aller contre ses oreillers avec un soupir théâtral.

—Que s'est-il passé ? Comment…

—Tout va bien mon garçon, Tom n'est plus, et ne reviendra pas. Mais je pense qu'il vaudrait mieux attendre que le professeur Dumbledore soit ici, pour te raconter tout cela.

La main de Severus se crispa soudain dans celle d'Hermione, qui ne l'avait pas lâchée depuis qu'elle avait reposé le verre d'eau sur la table de chevet. La lueur désespérée dans le regard qui s'accrocha au sien transperça le cœur de la jeune femme.

—Li… sa voix s'enroua et une larme coula sur sa joue. « Lily… elle est… est-elle vraiment… ?

—Comment est-ce que tu peux savoir… ? Je… oui ! Avoua-t-elle dans un souffle, en se penchant pour l'enlacer et le serrer contre elle. « Je suis désolée, Severus. Tellement désolée !

Elle le tint un long moment contre elle, caressant ses cheveux et ses épaules, pendant qu'il s'efforçait de calmer sa respiration hachée entrecoupée de sanglots étouffés.

« Ne te retiens, pas, mon amour, pleure ! Il n'y a aucune honte à ça. Les larmes coulaient sur ses propres joues, se mêlant aux siennes. « N'essaie pas d'Occluder, ils sont tous partis. Nous sommes seuls.

A sa grande surprise, lorsqu'il reprit la parole, ce ne fut pas de Lily, dont il fut question.

—J'ai eu… j'ai eu tellement peur pour toi. Lorsque j'ai entendu Bellatrix… je n'ai pas pu m'arrêter à temps, et… Il la repoussa doucement pour la regarder dans les yeux. « Lucius !

—Oui, c'est lui qui m'a sauvée, mais comment… Tu étais inconscient.

—C'est une longue histoire, et je crois que mon grand-père à raison, il vaut mieux attendre Dumbledore, je ne sais pas si j'aurais la force de raconter ça plusieurs fois. Mais est-on vraiment sûrs, pour… Voldemort ?

—Oui, Severus, nous avons réussi ! Son corps a été incinéré publiquement, avec un Feudeymon, par sécurité, mais il est bien, et définitivement mort. Le professeur Dumbledore et les Medicomages s'en sont assurés sans aucune contestation possible. Ils ont même attendu trois jours pour être absolument certains… L'incinération a eu lieu ce matin.

—Qui d'autre est…

—James, Frank Londubat, les jumeaux Prewett, et Amelia Bones. Marlène a été blessée, mais elle va bien, maintenant. Bellatrix et Rodolphus Lestrange sont morts, et Rabastan a été fait prisonnier, sans aucune résistance d'ailleurs, par Lucius qui a retourné sa veste au bon moment. Au total, neuf Mangemorts ont été tués, mais pas mal ont réussi à s'enfuir, dont certains étaient blessés. Ah ! Et Dumbledore a réussi à retrouver Pettigrew, qui avait disparu. Sa baguette était abandonnée par terre, il a utilisé un sort pour retrouver son propriétaire…

— Avensegium !

—Peut-être, en tout cas, il l'a bel et bien retrouvé. Enfin il a retrouvé un rat, dans l'intestin de Nagini. Ce lâche avait dû essayer de se cacher sous sa forme Animagus, mais il avait apparemment choisi le mauvais coin sombre de la pièce pour se dissimuler.

Il devenait difficile de se concentrer sur ses paroles. Qu'il le veuille ou non, Poppy Pomfresh avait raison, son corps et son esprit étaient comme engourdis, il se laissa aller contre les oreillers où Hermione l'avait aidé à se rallonger. Ses paupières se fermaient contre sa volonté. Dormir ! Malgré tous les efforts de sa volonté, il se laissa glisser une fois de plus dans le néant. Mais cette fois, la chaleur des bras qui l'entouraient chassaient les cauchemars.

TBC


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