Hello tout le monde!

Merci beaucoup pour vos lectures et vos reviews ça me fait énoooooooormément plaisir mais vraiment!

On se retrouve déjà au Chapitre 5! Que va t-il se passer? Suspens!

Quelques mots sur le Chapitre: De profond moment de remise en question et de réflexion intérieure. J'espère que ce chapitre vous plaira!

On se retrouve en bas!

Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.


- BLURRING WORDS -

Chapitre 5 : Leave me !

PDV Lexa

Je la vois courir en boitillant dans la rue et à travers Lincoln Park avant de disparaître sous la couverture de feuilles.

J'appuie ma tête contre la vitre et laisse perler quelques larmes vagabondes.

J'ai encore foiré.

Comme la plupart des choses que j'entreprend.

Mon père me l'a bien fait comprendre.

Je ne suis pas douée dans tout ce que je fais.

Je l'étais seulement au basket.

C'est une époque lointaine aujourd'hui.

Je serre les dents et mon poing au dessus de ma tête, lui aussi contre la vitre.

Pourquoi est-ce que je l'ai ramené chez moi putain.

J'aurai du l'amener à l'hôpital et disparaître comme d'habitude.

Et d'ailleurs, pourquoi ne pas l'avoir amené à l'hôpital me diriez-vous ?

Pour la simple et bonne raison que j'ai paniqué.

Je ne savais pas quoi faire. La seule chose qui m'est venue à l'esprit c'est la mettre en sécurité.

Et depuis ce jour...depuis elle...j'ai horreur des hôpitaux..je ne peux plus y mettre un pied.

Les odeurs désagréables et écoeurantes de l'éther et des désinfectants, la blancheur des murs, l'atmosphère mortuaire et lourde, les gémissements incessants des malades.

Tout me rappelle elle.

Alors je l'ai emmené chez moi... Certainement la pire idée qu'il m'est venue. Mais je ne me voyais pas me pointer dans un hôpital dans la panique dans laquelle j'étais.

Je ne sais pas où elle est allée. Je n'ai même pas son numéro.

J'espère qu'elle est rentrée chez elle. Ou qu'elle est allée porter plainte contre son agresseur.

Si seulement j'avais vu son visage. J'aurai pu en savoir plus sur lui et aller le dénoncer aux flics. Mon poing se sert d'avantage devant le mur auquel je suis confrontée.

Je ne sais rien de cet enfoiré.

Je fais claquer ma langue sur mon palais.

Putain.

Je dois retrouver ce connard.

Je stoppe tout à coup mes mouvements.

Et si il s'en prenait de nouveau à elle ? Et si il était déjà en train de lui faire du mal ?

Je sens mes membres trembler et mes yeux se remplir de larmes.

Je cours à ma porte et me lance dans la rue en direction de chez Clarke.

Faite qu'il ne soit pas trop tard. Je me répète cette phrase incessamment au fond de mon crâne.

J'arrive devant chez elle à bout de souffle et appuie frénétiquement sur l'interphone.

Aucune réponse.

Je commence à paniquer quand je remarque l'absence de sa voiture.

Putain où est ce qu'elle est allée ?!

Les larmes dévalent mes joues, d'une main tremblante, j'attrape mon téléphone et compose le numéro d'Octavia.

- O...Octavia ! C'est... C'est Lexa ! J..Je suis d..devant chez Clarke et et.. j'essaye de trouver les mots mais les larmes sont trop nombreuses.

- Calme toi Lexa et dis moi ce qu'il se passe. Fit-elle calmement.

J'expire un bon coup et reprend plus nettement

- C'est Clarke. On s'est disputé et...et je voulais voir si elle était chez elle et sa voiture est plus là. J'ai aucun idée de où elle a pu aller j'ai même pas son numéro ! criai-je presque à bout de souffle.

J'entend une voix derrière Octavia.

- On arrive Lexa ne bouge pas ! Reprit-elle dont la voix montrait clairement la panique.

Le bip du téléphone s'en suivit.

Je me laisse tomber sur les marches devant l'immeuble de Clarke et enfoui ma tête dans mes mains.

J'injure violemment contre moi-même.

- Putain ! Mais qu'est ce qui m'a pris de la laisser partir comme ça ! Il peut lui être arrivé n'importe quoi !

Je me lève brusquement et envoie mon pied dans le poteau qui ne broncha pas mais lança une douleur dans mon pied.

- Poteau de merde ! Criai-je en me dirigeant vers le trottoir en attendant Octavia... Et ? Elle a dit « on » mais je ne sais même pas avec qui elle était. Raven ? Harper ? Les deux ?

Oui les deux.

Je les vois sauter de la voiture d'O' quelques minutes après et courir vers moi.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ?! Demanda Harper affolée.

Je leur raconte alors en changeant quelques éléments du scénario.

Clarke était mal hier soir, je l'ai ramené chez moi pour se reposer. Je lui ai demandé de me parler pour savoir ce qui allait pas. Elle s'est énervée et a disparu. Tout simplement.

Je ne précise rien d'autre. Je ne pense pas que Clarke ai très envie d'en parler..

- Aïe. Mauvaise idée d'essayer de la faire parler Cariño. Elle déteste ça. Et la seule chose que tu risque de récolter sont les foudres de Griffin. Jamais au grand jamais elle ne parle d'elle. Pas même à nous. Et les rares fois où c'est arrivé, elle restait très vague. Fit Raven dans un air peiné.

- Depuis ce jour elle ne s'exprime plus. A personne. Continua Octavia en baissant les yeux.

- Quoi de ce jour ? Quel jour ? Qu'est ce qu'il s'est passé à la fin ? Demandai-je agacée en croisant mes bras devant ma poitrine.

- Ce n'est pas à nous de te raconter ce que tu veux savoir Lexie... Je suis désolée mais si quelqu'un doit t'en parler c'est Clarke... fit Raven en posant une main sur mon épaule.

- Mais comment ?! Vous venez de me dire qu'elle ne s'exprimait à personne ! Je suis censée faire quoi moi ?! M'énervai-je en levant les bras au ciel.

- Je suis sûre que tu trouveras. Me sourit doucement Octavia.

- Et si on cherchait Clarke ? Demanda Harper.

- On lui a déjà envoyé une quinzaine de message Harper.. reprit Octavia. Et ne parlons pas des appels...

- Et donc on fait quoi ?! On reste là à se tourner les pouces en attendant qu'elle revienne ?! Demandai-je en haussant le ton et en fronçant les sourcils d'agacement.

- Calme toi Lexa. Ca va aller. Elle nous a déjà fait le coup. A vrai dire elle le fait presque toutes les semaines. Au moins une fois. Et elle revient toujours le lendemain. Cette fois-ci ne sera pas différente.

Je te promet que demain elle sera là. Dit Raven en exerçant une pression sur mon épaule et en souriant faiblement essayant elle même de se convaincre.

- Comment tu peux en être si sure ? Pestai-je entre mes dents, les poings serrés et les larmes sur le point de tomber.

- Car on connait Clarke. Dit-elle en se tournant vers ses amies. Et elle revient toujours. Même dans ces moments là. Reprit-elle en échangeant avec elles un regard et un sourire triste que je ne compris pas.

- Je suis pas convaincue. Dis-je troublée.

- Fais nous confiance. Fais confiance à Clarke.

Je ne répond pas. Je me contante de serrer les dents et de fixer le sol, laissant dévaler quelques larmes supplémentaires.

- Viens dormir chez moi ce soir. Et je te promet que demain tu la reverras. Laisse lui un peu de répit. Elle a besoin de ces moments de solitude. Reprit Raven.

Je laisse mes épaules s'affaisser et me laisse légèrement convaincre par les 3 meilleures amies de Clarke après avoir vu la flamme d'espoir dans les yeux de Raven.

Pas de doute là dessus. Elles font éternellement confiance à Clarke.

- Ok...répondis-je peu confiante mais fatiguée de cette journée.

Octavia me pris par le bras et m'emmena dans sa voiture.

Nous roulâmes quelques minutes avant d'arriver à l'appartement de Raven.

Je détaille chaque recoin de l'endroit où je me trouve.

Il est très spacieux et à un style industriel vintage qui va très bien au genre mécano de la latina.

Le salon est très lumineux et donne sur une cuisine ouverte.

- Je propose que vous restiez toute dormir ici pour ce soir. Je pense que c'est plus raisonnable. Fit Raven

- Très bonne idée ! Répondit Octavia soulagée de ne pas avoir à reprendre sa voiture pour rentrer chez elle.

Finalement, nous nous installâmes avec Raven dans sa chambre – qui avait par ailleurs le même style que le reste de l'appartement – tandis qu'Octavia et Harper dormaient sur le canapé du salon.

Je me tourne et me retourne dans le lit. Je ne parviens pas à trouver le sommeil. L'image de Clarke au sol hante mon esprit. A chaque fois que je ferme les yeux, je la vois.

Je suis paniquée à l'idée que quelque chose lui soit arrivé.

- Ca va aller Lexa. Je te le promet. Elle est toujours revenue. Demain ne fera pas exception. Tu as ma parole. Fit Raven comme si elle savait la source de mon agitation.

Je ne peux pas me contenter de ces belles paroles mais je ne réplique pas.

C'est le cœur lourd que je tante en vain de fermer les yeux.

Surement comme les trois autres personnes présentent dans l'appartement malgré leur confiance en Clarke. Je sais qu'elles ont peur pour elle. Elles le cachent juste.

Mais je ne suis pas idiote.

Je me dis seulement que je serai plus efficace demain.

* Ellipse de la nuit *

Le lendemain matin :

Ca fait maintenant 2 heures qu'on est rentrées en cours et je ne vois toujours pas Clarke.

J'ai passé une nuit horrible, coupée par de nombreux cauchemars, et toujours cette incessante panique.

Maintenant encore.

Je le cherche du regard dans l'ensemble de l'amphithéâtre mais ne la voit nul part.

La seconde sonnerie retenti.

Je me précipite dehors dans l'espoir de la trouver.

C'est là que je la vois. Au bout du couloir.

Je ne peux pas voir ses traits bien perceptiblement mais j'arrive à deviner la fatigue et les blessures encore fraîches sur son visage.

Je ne bouge plus. Je suis paralysée. Je me perd à nouveau dans le bleu azur qui me fait face, quelques mètres plus loin.

Les étudiants pressés me bousculent mais je n'y prête pas attention.

Celle-ci est focalisée sur la blonde qui se tient loin devant moi.

Ma respiration se coupe. Une larme coule.

De la joie ? La retombée de l'angoisse ? Le soulagement ?

Surement un mélange de tout ça. Un léger sourire commence à s'étendre sur mon visage.

J'ai envie de courir à travers ce couloir et lui sauter au cou mais elle me tourne le dos et part rapidement.

Mon sourire disparaît instantanément.

Je sens mon cœur se briser à nouveau.

Je tourne les talons et ravale mes larmes en me dirigeant vers les toilettes avant de m'y enfermer et de libérer les flots de larmes trop longtemps maintenus.

PDV Clarke

Je me réveille péniblement. L'entièreté de mon corps est engourdi. Je m'étire difficilement avant de me rendre compte de l'endroit où je me trouve.

Il fait nuit noire.

Mais je suis encore allongée au pied des pierres tombales de mes parents.

Je met ma main dans la poche de mon Jean - ou plutôt celui de Lexa - à la recherche d'une quelconque source de lumière ou d'un moyen de savoir l'heure mais ne trouve rien.

Evidemment. Mon téléphone est toujours dans ma voiture.

Je me lève lourdement sous le poids de mon corps endolori.

Je tombe brutalement sous la douleur de mes blessures.

Je porte ma main à mon sweat et le soulève laissant paraître une multitude d'hématomes plus gros les uns que les autres. La panique commence à m'envahir.

Je suppose que mes jambes subissent la même torture à la sensation de la douleur qui se répand dans celles-ci.

Je remonte ma main vers mon visage pour sentir une grosse boursouflure au niveau de celui-ci, je sens également que ma lèvre me brûle et sent une entaille sur celle-ci, et enfin, une éraflure profonde sur mon arcade droite. En revanche, mes blessures semblent soignées et recousues. Laissant place seulement à des parties enflées et gonflées.

Je fini par me relever en me battant avec mon propre corps pour qu'il ne me lâche pas. Il faut dire que l'air glacé de la nuit ne m'aide pas.

Après avoir déposé un bouquet de bleuets fraichement cueillit et un dernier coup d'oeil à la pierre tombale de mes parents, je tourne les talons et me dirige vers ma voiture.

Depuis leur mort, je viens déposer chaque semaine un bouquet de ces mêmes fleurs.

Je ne dépose pas d'oeillets, de chrysanthèmes, de roses ou de lys.

Je ne dépose pas de fleurs blanches dans le but de compatir ou de rendre hommage.

J'offre des bleuets. Oui de simples bleuets.

Tout simplement car ma mère répétait inlassablement à quel point il lui rappelait le bleu océan des yeux de mon père et moi.

Elles étaient ses fleurs préférées.

Je joins toujours à ce bouquet une fleur un coquelicot.

Mon père a offert un coquelicot à ma mère lors de leur premier rendez-vous.

Il n'avait pas prévu d'acheter de fleurs mais quand il l'a vu dans sa belle robe rouge, il ne pouvait pas se présenter les mains vides.

Il a donc sauté la barrière de la maison de ma mère est a cueillit l'un des coquelicot planté par ma grand-mère. Je souris faiblement à ce souvenir.

Ma mère a tout de suite su qu'elle tomberait folle amoureuse de lui.

Voila pourquoi mon choix se tourne vers ces fleurs et non sur d'autres.

Le bleuet symbolise la délicatesse et la timidité et serait « le messager de tous les sentiments purs, naïfs ou délicats ». Les bleuetscomme les coquelicots continuaient à pousser dans la terre retournée par les milliers d'obus qui labouraient quotidiennement les champs de bataille.

J'aime cette double signification.

Celle liée à mes parents et celle lié à l'univers tout entier.

Celle du champ de bataille qu'est la vie. Semée d'embuche. Mais malgré cela, elles continuent de pousser.

L'harmonie de ces deux fleurs colorées est pour moi bien plus significatif que n'importe quel bouquet de lys blanches.

De plus, la signification du bleu va parfaitement à ma mère : rêve, sagesse, sérénité, vérité, fraîcheur, loyauté.

De même pour le rouge et mon père : l'amour, la passion, le triomphe, l'ardeur.

Mes parents m'associaient la couleur jaune.

'' fête, joie, chaleur, puissance, connaissance, amitié ''.

Aujourd'hui, les côtés péjoratifs sont plus représentatifs de la fille que je suis devenue :

'' traîtrise, mensonge, tromperie. ''

Je soupire lentement et continue ma route vers ma voiture en grelottant.

Je m'assoie à l'avant et regarde l'heure. 1h46.

J'ai pas dormi très longtemps. Et je ne dormirai pas plus pour cette nuit.

Je démarre et entame les 7 heures de route sous les notes de ma radio, le regard vague et perdu sur la route vide qui me fait face.

Il est environ 10h quand j'arrive chez moi.

J'ai fait une escale pour me dégourdir les jambes, prendre l'air et boire un café serré. Raisons de l'heure supplémentaire.

Je sors rapidement et pénètre dans mon appartement silencieux.

Je me déshabille en vitesse et m'approche avec appréhension du miroir.

J'ose enfin regarder et ce que j'y vois me glace le sang.

Comment ai-je pu finir dans cet état là ?

Comment fais-je pour encore me regarder en face ?

Co...Oh mon dieu... Lexa.. Elle m'a surement vu... Je ne supporte pas cet idée et suis prise de haut les cœurs violent pour finir par vomir dans les toilettes.

Enfin vomir. Bien grand mot. Je n'ai pas eu de vrai repas depuis 3 mois et je n'ai pas mangé une seule miette depuis plus de 2 jours.

D'ordinaire je me contante d'une pomme.

Mais là, même celle-ci n'était pas au rendez-vous.

Je ne peux pas croire que quelqu'un m'ai vu comme ça. Encore moins elle. Je ne peux pas le supporter.

Je reste une vingtaine de minutes penchée sur les toilettes, me tenant les cheveux d'une main, et m'agrippant au bord de l'autre.

J'enfile finalement un jean noir, un chemisier bordeaux à manches longues et ma veste en cuire.

Je passe quelques minutes à cacher les traces de fatigues, de lutte et de sanglots précédents. Je prend également le temps de masquer mon coquard naissant ainsi que les nombreuses éraflures qui parcours mon visage.

Je ne peux malheureusement rien faire pour mon arcade et ma lèvre.

Je trouverai bien une excuse en route.

Je trace un léger trait de crayon et lance un dernier regard fatigué à mon reflet.

Je souffle, détourne les yeux de dégout et retourne à l'extérieur après avoir récupéré mon sac.

J'arrive peu après au bahut.

Je reste un instant dans ma voiture histoire de remettre mes idées en place et me préparer à affronter mes amis...et...et Lexa.

Je ne sais pas ce qui m'a pris de revenir après l'agression que j'ai subi.

La pensée de cette nuit me prend la gorge et une nausée puissante s'empare de mon être.

Des vertiges et des tremblements violents m'obligent à fermer les yeux.

Je laisse une dizaine de minutes passer avant de placarder mon éternel masque du '' tout va pour le mieux ''.

J'ouvre finalement la porte et sors.

Je m'aventure prudemment dans les couloirs ignorant les regards des autres élèves. Il faut dire que j'ai une mine à faire peur. J'ai l'impression de m'être battu en plein ring de boxe.

Mais bon, je choisi de les ignorer.

C'est là qu'elle sort en furie de l'un des amphi.

Elle est à quelques mètres de moi.

Je peux à peine distinguer la surprise sur son visage suivie du soulagement.

Mon cœur se serre et ratte quelques battements.

Je ne peux pas l'affronter tout de suite. Je ne suis pas prête.

Je n'arrive pas à voir la vérité en face.

Je n'arrive pas à voir le moment de faiblesse que j'ai eu face à elle.

Mais bizarrement, ce n'est pas ce moment de faiblesse qui m'a fait fuir.

C'est le fait qu'elle ai voulu que je me confie à elle. Et que j'ai eu l'envie de le faire.

Oui j'en ai eu l'envie.

Tout chez elle m'aspire à lui faire confiance.

J'ai envie de lui dire. De lui parler, qu'elle m'écoute.

Mais je ne peux pas.

Je n'arrive pas.

Et j'en ai peur.

Peur de l'emprise qu'elle a eu sur moi en si peu de temps.

Je tourne alors à contre-coeur les talons et me dirige vers les escaliers menant au toit.

J'accélère à la pensée de Lexa abattu par ma faute.

- Je suis désolée Lexa... Tellement désolée.. si seulement c'était aussi simple... chuchotai-je à moi-même en continuant d'accélérer.

Tout à coup, je me retrouve propulser en arrière faute d'être rentré inconsciemment dans quelqu'un.

Je m'apprête à percuter le sol et à insulter la personne quand une main m'attrape l'avant-bras m'empêchant de chuter.

La dite personne me tire et me colle à elle.

- Mon dieu Clarke. Tu es revenue. Je suis tellement soulagée tu peux pas savoir. Même si ça ne faisait aucun doute que tu reviendrai je n'ai pas pu m'empêcher d'angoisser comme à chaque fois. Dit la personne d'une traite sans prendre le temps de respirer.

Je me recule rapidement et méfiante devant tant de contact et me détendis en voyant une Octavia tout sourire. Sourire qui disparut aussi rapidement à la vue de mon visage.

- Oh mon dieu Clarke ! Mais qu'est ce qu'il t'est arrivé ?! Dit-elle paniqué en portant sa main à sa bouche. Qui est ce qui t'as fait ça ?! Hurla t-elle presque.

Et voilà. La question tant attendue.

Je soupire lentement et déballe mon grand jeu d'actrice.

-Je comptais venir en skate ce matin. J'avais les écouteurs vissés sur les oreilles. Je n'ai pas vu un gars qui sortait de son garage et je suis tombée de mon skate la tête la première sur les graviers. Rien de grave plus de peur que de mal ne t'inquiète pas. Et au cas où tu te le demanderai, oui je lui ai crié dessus. Fis-je en un clin d'oeil.

Elle me fixe en plissant lentement les yeux. Je sais qu'elle se doute si ce que je dis est vrai ou pas mais fini par abdiquer face à mon – faux – sourire et reprend.

- Pff quel abrutis ce gars. T'aurai quand même pu faire attention ! T'as failli y passer ! Et répond à ton téléphone la prochaine fois ! Fit-elle en ricanant et en me donnant une petite tape sur l'épaule.

- N'abuse pas il allait même pas à 10 kilomètres/heures O' répondis-je en rigolant doucement.

Je la vis reprendre son sérieux et continuer :

- Dis Clarke... Pourquoi est-ce que tu as disparu l'autre soir avec Lexa ? Vous étiez ou ? Demanda-t-elle en un froncement de sourcils.

Tout à coup, mes yeux se perdirent dans le vide.

Un flot d'anciennes images défilèrent devant mes yeux.

Je revis la soirée en boucle. Encore et encore.

Comme si je la revivais une nouvelle fois.

Une boule se forme au fond de ma gorge et je me retrouve incapable de prononcer le moindre mot.

Mon corps commence à trembler. Mon cœur tambourine violemment dans mon corps.

Je me vois. Allongée, en pleure, en train de hurler. Je n'entend plus que ça. Des hurlements. Des râles. Des pleurs. Des Cris.

Tout devient sombre autour de moi.

Non pas maintenant. Pas encore.

-Clarke ? Demanda Octavia paniquée devant moi. Clarke tu te sens bien ? Entendis-je en me sortant de ma torpeur.

- Je... Je dois y aller. réussi-je à dire avant de partir en marchant rapidement vers je ne sais quelle direction.

Je dois sortir. Il me faut de l'air. Maintenant.

J'arrive devant la porte du toit et l'ouvre brusquement à bout de souffle.

Les rayons de Soleil et la brise légère du vent viennent chatouiller mon nez, m'amenant à fermer les yeux et à expirer bruyamment en régulant ma respiration.

La nature a vraiment un don d'apaisement sur moi.

Je m'installe au bord du toit et sors une canette que j'ouvre en un pshit, d'une main encore tremblante.

Je sirote doucement et sens le liquide frais glisser le long de ma gorge.

Je ne compte pas déjeuner. Ce Coca fera l'affaire pour tenir la journée.

Je ferme les yeux et éloigne ma précédente semi-crise de panique loin de moi.

Si Octavia n'était pas intervenue, elle se serait transformée en véritable crise de panique.

Et ce n'était vraiment pas le moment.

Je réouvre les yeux et dérive mon esprit sur Lexa.

Qu'est ce que je vais lui dire? Je ne peux pas lui dire la vérité. Impossible.

Peut-être que je pourrai lui dire que j'ai juste eu besoin d'être seule suite à cette fameuse nuit ?

Cette nuit là...Vous devez surement vous demander pourquoi je ne vais pas porter plainte ?

Et bien par peur simplement. Je connais Finn. Il a énormément de contact. Et même derrière les barreaux il trouvera un moyen de m'atteindre et de s'en prendre à moi. Il a cet emprise menaçante sur moi.

La situation serait pire qu'elle n'est déjà.

Cette simple pensée me fit frissonner d'angoisse.

Je ne veux pas aggraver les choses.

Alors je laisse couler.

Est-ce un traumatisme ? oui.

Est-ce la première fois qu'il le fait ? Non. Malheureusement.

C'est triste à dire, mais je m'y suis en quelques sorte habitué.

A toute cette violence. A ce malheur. A cette tristesse. A ce désespoir.

Seulement, je le confine au fond de mon être et l'enferme dans une boite scellée et fermée à double tour dont personne ne détient les clés.

Mais cette boite n'est pas parfaite. Elle a des fissures.

C'est par ces fissures que s'échappent quelques images passées. Engendrant alors des crises violentes.

Mais j'apprend à les canaliser.

Je ne les contrôle pas loin de là.

J'essaye juste à contrôler ce qui pourrait amener à une crise.

Comme tout à l'heure avec Octavia.

Je n'avais pas prévu sa question.

Si ça avait été le cas, je l'aurai contourné et évité cette presque crise par la même occasion.

Cette boite n'est pas parfaite certes, mais elle est tout ce que j'ai pour renfermer mon passé qui me ronge.

Voila comment j'arrive à ne rien laisser paraître.

Voila comment j'arrive à duper autant de gens.

Tout à coup, les paroles de Lexa résonnent dans ma tête.

« Clarke. Tu n'es pas obligé d'utiliser ton faux sourire avec moi. Tu n'es pas obligé d'essayer de me duper comme tu le fais avec les autres personnes. Ca ne marche pas avec moi. Je ne suis pas crédule. »

Est-ce vrai ? Ca ne marche pas avec elle ?

Mais pourquoi ?

Qu'a t-elle de plus que les autres ?

Tout Clarke...Elle a tout... fit une petite voix lointaine au fond de ma tête.

°0°0°0°0°

Il est actuellement 12h.

La sonnerie se fait entendre. Le raffut des élèves retentit et le bruit des moteurs se joint à eux.

L'agitation de la ville résonne comme un bruit lointain. Très lointain. J'ai l'impression d'être à des milliers de kilomètres. D'être loin au dessus de la ville. De n'apercevoir que des petits points noirs semblables à des fourmis.

Une énorme fourmilière dans laquelle je suis prise.

Incapable de trouver mon chemin dans ce labyrinthe sans fin.

Le ding de mon téléphone indiquant que j'ai reçu un message me sort de ma rêverie.

De Harper :

- T où ? On est à la cafet' Aujourd'hui à 12h07

De Moi :

- M'attendez ps. Vs rejoins aprèsAujourd'hui à 12h07

De Harper :

- Okay Blondie ! - Aujourd'hui à 12h08

Je range mon portable dans mon sac et me replonge dans mes méditations.

°0°0°0°0°

Il est maintenant 14h00 quand je décide à descendre de mon perchoir.

Je me suis contentée d'observer les rayons de soleil, les vas et viens des étudiants, les brouhahas incessants, le sifflement du vent, les tourbillons de feuilles qui voletaient, les oiseaux qui planaient haut dans le ciel.

Je ne prend pas la peine de retourner en cours que je me dirige vers la salle de théâtre.

Salle où j'ai l'habitude d'aller tout les mercredi et Vendredi à 14h.

Car oui. Nous avons cours même le mercredi aprem. Mais ils ne m'intéressent pas. Alors je n'y vais pas. Je préfère occuper mon temps dans des choses que j'aime plutôt que de le perdre dans des choses que j'oublierai dans quelques semaines.

Je pousse la porte : vide.

Je soupir alors de soulagement. J'aime avoir cette salle rien que pour moi.

Je referme la porte et m'avance vers les coulisses.

Je vais allumer l'un des projecteurs, branche le micro et attrape l'une des guitares destinées aux élèves. J'en choisi une en bois d'acajou assez sombre.

Je viens toujours ici lorsque j'ai besoin de me vider la tête. C'est l'un des moyens que j'utilise pour m'exprimer. Je ne sais pas le faire autrement que par l'art.

La musique, le chant, le dessin, la peinture.

Je n'ai aucune gêne et aucune honte lorsque je chante.

Je n'aime juste pas le partager. Comme la plupart des choses.

J'aimerai secrètement pouvoir montrer au monde tout ces bousculements qui sommeillent en moi. Mais je ne le fais pas.

Car j'ai toujours le même principe qui résonne dans ma tête : Ca ne regarde personne d'autre que moi.

Oui je vis avec ce principe. Idiot surement. Mais c'est ce qui m'a permis de tenir jusqu'à aujourd'hui.

Je reviens vers le micro. La puissante lumière du projecteur m'oblige à amener ma main à mes yeux.

Je m'installe au centre de la scène sur un tabouret et passe la lanière de la guitare autour de mon cou avant de gratter quelques cordes.

Je souris. J'aime le doux son que produit une guitare acoustique.

Je commence alors à produire quelques notes.

Et j'entame une chanson.

Down de Jason Walker.

Cette même chanson que j'ai chanté une fois à mon père pour lui faire comprendre l'aide dont j'avais besoin étant collégienne. Je ne savais pas m'exprimer. Alors je lui ai chanté. Aujourd'hui encore je chante pour m'exprimer.

Je traversais une période assez noire.

Il faut dire que les enfants de cet âge là n'ont pas vraiment de retenue et se défoule sur la première venue.

J'étais l'une d'elle.

Un peu ronde mais jolie, attisant les jalousies des filles de mes yeux bleus et de mes cheveux blonds ondulés, et les moqueries des garçons sur mes rondeurs.

Je suis vite devenue anorexique arrivée au lycée. Ne mangeant que une pomme un jour sur deux.

Puis j'ai repris des formes lorsque j'ai rencontré Finn. Il m'a vraiment aidé à cette époque.

Malheureusement, ce fut de courte durée.

A la mort de... eux... et face à ses actions...tout s'est a nouveau effondré et j'ai recroisé l'ancienne Clarke.

Seule, subissant les colères de la société, coulant petit à petit vers les abysses de la vie.

Cette chanson est aujourd'hui encore d'actualité. Malheureusement.

Je ferme les yeux et laisse résonner ma voix dans la salle vide.

I don't know where I'm at
Je ne sais pas ou je suis
I'm standing at the back
Je me tiens à l'écart
And I'm tired of waiting
Et je suis fatigué d'attendre
Waiting here in line, hoping that I'll find what I've been chasing.
Ici dans cette file d'attente, espérant que je trouverai ce que je poursuis

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler
I thought I could fly, so why did I drown?
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?
I'll never know why it's coming down, down, down.
Je ne saurai jamais pourquoi cela tombe bas, bas, bas.

I'm not ready to let go
Je ne suis pas prête d'abandonner
Cause then I'd never know
Parce que sinon je ne pourrais jamais savoir
What I could be missing
Ce que je pourrais manquer
But I'm missing way too much
Mais je rate bien trop de choses
So when do I give up what I've been wishing for?
Alors quand vais-je abandonner ce que j'ai souhaité?

Quelques larmes commencent à perler au bord de mes yeux.

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler
I thought I could fly, so why did I drown?
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?
I'll never know why it's coming down, down, down.
Je ne saurai jamais pourquoi cela tombe bas, bas, bas.

Oh I'm going down, down, down
Oh je vais au plus bas, bas, bas
Can't find another way around
Je ne peux pas trouver le moyen de tout inverser
And I don't wanna hear the sound, of losing of what I never found.
Et je ne veux pas entendre le son, de perdre ce que je n'ai jamais trouvé

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler

Je sens les larmes couler mais je continue.

I thought I could fly, so why did I drown?
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?
I'll never know why it's coming down, down, down.
Je ne saurai jamais pourquoi cela tombe bas, bas, bas.

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler
I thought I could fly, so why did I drown
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?

Oh it's coming down, down, down.
Oh c'est au plus bas, bas, bas.

Apres quelques grattements supplémentaire qui résonne en écho, je me laisse bercer par le silence de la salle, baissant la tête sous le projecteur, et laissant couler les larmes légères le long de mes joues, étouffant un prochain sanglot.

PDV Lexa

Je me rend machinalement vers la bibliothèque le cœur lourd et serré.

Il est près de 14h. Je n'ai pas eu la force de déjeuner. J'ai à peine mangé un demi sandwich.

J'espère pouvoir me vider la tête en me plongeant dans une multitude de livre pendant une bonne heure.

Je pénètre dans le bâtiment hébergeant la bibliothèque.

Il comprend également la salle de théâtre, de musique et de toutes les autres formes d'art.

Je passe devant la salle de théâtre et entend une douce mélodie en sortir.

Je pousse doucement la porte et me retrouve à l'arrière des gradins.

Il y a une personne qui chante. Une fille.

Elle me tourne le dos et la lumière éblouissante des projecteurs m'empêchent de voir clairement l'identité de celle-ci.

Je n'entend que sa voix.

Sa voix est rauque. Douce. Elle s'accorde parfaitement à la chanson.

Down de Jason Walker. Cette chanson m'a toujours fait frissonner. Les paroles sont puissantes.

Et cette inconnue la rend encore plus belle.

Je suis époustouflée devant l'intensité et le timbre de sa voix, devant la justesse des notes, devant la douceur qu'elle utilise.

Elle met tellement d'émotion dans sa prestation que je n'ose l'interrompre.

Je me contante de fermer les yeux et de l'écouter paisiblement.

Inconsciemment, une larme soyeuse glisse au coin de mon œil.

Je ne sais pas la raison pour laquelle elle chante cette chanson plutôt sombre. Mais je suppose que ce n'est pas pour une raison joyeuse.

Je respecte énormément ce genre de façon de libérer ses émotions.

Can't find another way around
Je ne peux pas trouver le moyen de tout inverser
And I don't wanna hear the sound, of losing of what I never found.
Et je ne veux pas entendre le son, de perdre ce que je n'ai jamais trouvé

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler

Je la sens faire une légère pose et renifler doucement.

Je réouvre les yeux.

Elle pleure.

J'en suis sure.

Je n'ose pas bouger.

Qu'est ce que je dois faire ? Je ne suis pas censée être là... pensai-je en me crispant.

Je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps qu'elle reprend.

Je me détend à nouveau et continue de l'écouter.

I thought I could fly, so why did I drown?
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?
I'll never know why it's coming down, down, down.
Je ne saurai jamais pourquoi cela tombe bas, bas, bas.

I shot for the sky
Je visais le ciel
I'm stuck on the ground
Je suis cloué au sol
So why do I try, I know I'm gonna fall down
Alors à quoi bon essayer, je sais que je vais m'écrouler
I thought I could fly, so why did I drown
Je pensais pouvoir voler, alors pourquoi me suis-je noyé?

Oh it's coming down, down, down.
Oh c'est au plus bas, bas, bas.

Je décide finalement de déposer un petit papier dans le sac qui je présume est le sien.

Je sors un stylo, bloque le bouchon entre mes dents et m'appuie sur une de mes jambes posées sur la marche de l'estrade.

J'y écrit quelques lignes.

'' Si je pouvais entendre ta voix chaque jour, je ne m'en lasserai jamais. N'abandonne jamais le don que tu as d'éveiller autant de chose dans le corps des gens. ''

Je souris doucement face au mot, referme mon stylo, le range, et dépose le mot avant de quitter la pièce.

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. La détresse de la chanson ? Le besoin de soutien ? Le besoin que 'quelqu'un' ? D'aide ? Je ne sais pas.

Mais j'ai toujours trouvé incroyable les gens ayant ce don pour le chant.

Et je crois que c'est la première fois que j'entend une personne chanter aussi bien.

Une fois dehors, je m'adosse doucement à la porte et souffle d'aise.

Woaw. Quel talent. Quelles émotions. Quelle Histoire. Elle doit vivre ou avoir vécu des choses difficiles pour faire ressentir les émotions aussi fortement.

Le monde est vraiment fait d'artiste.

Celui ou celle des toilettes et celle-ci.

Je l'ajoute à ma liste de personne à rencontrer impérativement.

Je me rend plus légère mais perplexe face à cette inconnue et à son histoire mélodique, à la bibliothèque où je reste plus longtemps que prévu, le nez dans Fahrenheit 451 de Bradbury.

°0°0°0°0°

Je dévore les premiers chapitres avant de refermer mon livre et me lever silencieusement, prenant garde de ne pas déranger les quelques étudiants restants.

Je quitte la grande salle dont les étagères débordent de livres et emprunte le même couloir que précédemment.

Il est 16h30 passé.

Les couloirs sont plus calmes.

Les étudiants sont soit sur le campus, soit à leurs activités.

Les cours ici finissent à 16h permettant aux élèves d'exercer divers sports ou passe temps ou de consacrer du temps à étudier.

J'envoie un message à Octavia pour leur demander leur emplacement. La réponse ne se fit pas tarder :

De O' :

- On est dans le parc. T avec Clarke ? On la trouve pas et elle rép' pas comme d'hab' ! - Aujourd'hui à 16h43

De Moi :

- Euh non je sais pas où elle est. Je vais vite fait faire le tour du pôle d'art comme j'y suis et je vous retrouve ! - Aujourd'hui à 16h44

De O' :

- Okay pas de prob ! - Aujourd'hui à 16h45

Je range mon portable dans ma poche et arpente les couloirs en penchant la tête à chaque porte.

Aucune trace de Clarke.

Il ne me reste plus que l'atelier de peinture.

Je pousse la porte.

Elle est là.

Debout, dos à moi, les cheveux redressés en un chignon asymétrique et désordonné maintenu par quelques pinceaux, laissant voler quelques mèches vagabondes.

Les écouteurs fixés sur les oreilles, elle chantonne.

Cette vision fit battre mon cœur un peu plus.

Pourquoi d'ailleurs ? Aucune idée. Mais il tambourine fortement dans ma poitrine.

Je m'assied non loin d'elle mais suffisamment écarté pour ne pas la déranger.

Je jette un œil à la toile qu'elle est en train de recouvrir d'un mouvement agile et maitrisé.

Je suis fascinée par la façon dont elle fait danser son pinceau.

La toile n'est faite que de gris, noir, blanc et vert.

Mais l'harmonie n'en est que magnifique.

Je ne vois pas bien ce qu'elle peint mais le peu que je vois m'impressionne.

Je reste la quelque minutes à l'observer manier son arme d'artiste avant qu'elle ne se frotte le menton, semblant réfléchir.

Elle se retourne finalement pour attraper un autre tube de peinture et sursaute dans un cri en me voyant.

Elle fit tomber ses quelques pinceaux et son tube de peinture précédemment choisi.

- Je..je suis vraiment désolée je je euh je voulais pas te te faire peur ! Fis-je affolée en me précipitant pour ramasser ses ustensiles éparpillés sur le sol.

- J'ai failli avoir une crise cardiaque oui ! Me fais plus jamais ça ! Fit-elle en portant sa main à son cœur.

- Je suis vraiment, Vraiment désolée Clarke...

- C'est pas grave prévient moi juste la prochaine fois que tu t'incruste pendant mes séances de décompression fit-elle en un léger sourire.

- Non Clarke je veux dire.. Je suis désolée pour hier et ce matin... C'était vraiment déplacé de ma part.. Et j'aurai surement pas du t'emmener chez moi alors qu'on se connait presque pas... Je...Je sais pas ce qui m'a pris j'ai eu peur et j'ai paniqué... Puis ce matin je voulais vraiment que tu me parles... Je sais pas ce qui m'a pris... vraiment... J'aurai jamais du te demander ça... Désolée.. encore et encore... Dis-je rapidement avant de tourner les talons et de rapidement me diriger vers la sortie, fuyant son regard et sentant les larmes monter.

PDV Clarke

Apres quelques grattements supplémentaire qui résonnent en écho, je me laisse bercer par le silence de la salle et laisse couler les larmes légères le long de mes joues, étouffant un prochain sanglot.

Une dizaine de minutes passe.

Je fais disparaître les fantômes des larmes précédemment coulée et me lève avant de reposer la guitare.

J'éteins la salle, attrape mon sac et jette un dernier coup d'oeil à celle-ci.

Je souris faiblement en me remémorant la seule et unique fois où je suis montée sur cette scène face à un vrai public.

* Flashback*

Je stresse. Il me reste que... 5 minutes ! 5 minutes avant de monter sur scène ! Je stresse comme jamais je n'ai stressé auparavant. C'est horrible.

Octavia exerce des mouvements face à moi censés ma détendre.

- O' en quoi remuer mes mains de haut en bas en faisant des ronds avec ma tête va m'aider à déstresser ?! Demandai-je affolé.

- Rooooh ça va hein ! Chacun ses méthodes ! Raven qu'est s'tu fous ?! aide moi à détendre Clarke ! Cria t-elle en direction de Raven qui s'empiffrait de biscuits apéros. Hé ! Pas touche ! Tu sais combien de temps ça m'a pris pour préparer ce putain d'apéro ?!

- Quoi ? Attend tchu me dis que ch'est toi qui a fait ches bichoux ? Demanda Raven la bouche remplie de gâteaux. Mon Dieu mais tchu dois fenir cuichiner chez moi !

Je rigolai bruyamment devant la bêtise de mes amies quand Octavia bondit sur Raven en lui donnant des petits coups de points sur le dos.

- Ah tu vois ! Ma méthode déstresse marche hyper bien ! Reprit Raven après avoir recraché la moitié des gâteaux par terre en me voyant rire.

C'est là que j'entendis mon prénom résonner dans la salle.

- On attend dorénavant un jeune talent, présentant pour la première fois ses capacités. J'ai nommé Clarke Griffin messieurs dames ! Sous vos applaudissement, la voici !

Octavia me poussa brutalement ce qui manqua de me faire perdre l'équilibre.

Je me retrouvai en quelques secondes face à une centaine de personnes.

Le rouge me montai aux joues quand j'entendis un cri s'élever dans la foule.

- VAS Y CLARKE ! CA C'EST MA FILLE !

Je souris de plus belle en voyant mon père debout au milieu des spectateurs en me pointant du doigts, souriant fièrement et levant le pouce vers ma direction en un clin d'oeil.

Mon sourire s'accompagna d'un léger rire quand je vis ma mère le tirer par la manche pour le faire rassoir.

Oui elle avait honte de mon père.

Moi je trouvais la situation plutôt amusante.

Mais la réalité me rattrapa.

Je devais m'assoir sur ce tabouret et chanter une chanson. Oui je le devais.

Je pris alors mon courage à deux mains, soufflai une dernière fois et m'installai.

Je grattai les premières notes à ma guitare et commençai ma chanson oubliant le monde autour de moi.

Je fini les dernières notes de When We Were Young de Adele, sous les applaudissement du public.

Je ne pouvais cesser les quelques larmes de couler alors que Raven et Octavia me rejoignirent sur scène dans un câlin général.

Ce fut la seule et unique fois que mes parents me virent chanter sur scène.

Ce fut la seule et dernière fois où j'ai chanté devant d'autres personnes.

*Fin du Flashback*

Je ferme finalement la porte et tourne le dos à la salle en me dirigeant vers l'atelier de peinture.

°0°0°0°0°

Cela fait maintenant plusieurs heures que je travaille sur une peinture assez confuse.

Je ne sais pas ce que j'ai voulu représenter sur celle-ci. J'ai juste laisser courir mes sentiments, mes doutes, mes peines.

Et ça ne ressemble qu'à un amas de gris, de noir, de blanc et de vert.

De vert ? Tiens...

Il...Il me rappelle un certain vert... Mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

Je décide donc de l'intensifier avec un dérivé plus clair.

Je me retourne pour m'emparer de mon tube de peinture mais sursaute violemment lorsque je vois quelqu'un assis derrière moi.

Lexa.

Lexa est la personne qui se tient derrière moi.

Oui Lexa. La personne à qui appartient le vert qui me préoccupait plus tôt.

- Je..je suis vraiment désolée je je euh je voulais pas te te faire peur ! Fit-elle affolée en se précipitant pour ramasser mes ustensiles éparpillés sur le sol.

- J'ai failli avoir une crise cardiaque oui ! Me fais plus jamais ça ! Dis-je en portant ma main à mon cœur.

- Je suis vraiment, Vraiment désolée Clarke...

- C'est pas grave prévient moi juste la prochaine fois que tu t'incruste pendant mes séances de décompression Fis-je en un léger sourire.

- Non Clarke je veux dire.. Je suis désolée pour hier et ce matin... C'était vraiment déplacé de ma part.. Et j'aurai surement pas du t'emmener chez moi alors qu'on se connait presque pas... Je...Je sais pas ce qui m'a pris j'ai eu peur et j'ai paniqué... Puis ce matin je voulais vraiment que tu me parles... Je sais pas ce qui m'a pris... vraiment... J'aurai jamais du te demander ça... Désolée.. encore et encore... Dit-elle rapidement avant de tourner les talons et se diriger énergiquement vers la sortie.

- Lexa attend ! Dis-je soudainement en lui attrapant le bras et en la retournant face à moi. Ce que je vis me brisa le cœur.

Les yeux gonflés et rouge, embués de larmes. Je ne pu me contenir en voyant la faiblesse et la tristesse sur son visage. C'est en la voyant comme ça que je compris. Que je su.

Je ne peux tout simplement pas continuer à essayer de la duper. Pas elle. Je n'y arrive pas.

Vous devez surement vous dire que c'est une chose totalement idiote du fait que je ne la connais quasiment pas, que je la connais depuis que 3 jours et je suis entièrement d'accord avec vous.

Mais que voulez-vous ? Je ne contrôle ni mon esprit ni mon cœur.

Sinon je n'en serai pas là aujourd'hui.

Puis elle a ce truc qui fait que j'ai envie d'être différente avec elle. Du moins j'ai envie d'essayer de l'être.

- Je... C'est pas ta faute.. repris-je difficilement. Tu pouvais pas savoir et t'y es pour rien... Je..Je suis désolée d'être partie de la sorte. J'ai agis comme une idiote moi aussi.. J'aurai du te prévenir..

Je me surpris moi-même à m'excuser. Je n'ai pas l'habitude de m'excuser après mes actes. Quand je les fait c'est que j'en ai envie. Alors pourquoi m'excuserai-je ?

Car il s'agit de Lexa. Et je regrette d'être partie comme ça. Oui vous avez bien lu. Moi Clarke Griffin avoue regretter avoir laisser une fille. Cette fille.

Je ne sais pas ce que tu es en train de me faire Lexa Woods mais c'est mauvais. Très mauvais.

- Tu n'y es pour rien répétai-je en chuchotant et en effaçant une larme sur sa joue de mon pouce. Vraiment pour rien. Fini-je par dire en caressant sa joue et en souriant doucement.

Je ne sais pas ce que cette fille me fait mais elle m'apaise étrangement et me soulage. J'ai envie de sourire avec elle. Chose qui n'est pas arrivé depuis très très longtemps.

- Je suis tellement désolée dit-elle avant de laisser de forts sanglots s'emparer de son être.

Je ne résiste pas une seconde de plus et l'attire vers moi en une étreinte réconfortante.

- Chut...si tu es une idiote alors je suis la pire des imbéciles Dis-je en resserrant mes bras autour de son corps tremblotant et en caressant ses cheveux soyeux. Je ne peux pas te promettre de te raconter pourquoi j'ai agis de la sorte Fis-je en me reculant légèrement et en replaçant une mèche fugitive derrière son oreille. Mais je te promet d'essayer du mieux que je peux de construire de bonnes bases entre nous et réparer le peu que j'ai cassé.

Ce sera le jour de l'étonnement. Jamais au grand jamais je n'ai fait autant d'action allant à l'encontre de mes principes dans la même journée.

Tout d'abord je m'excuse, puis j'engage le contact avec une personne que je connais depuis seulement quelques jours, et enfin je fais une promesse à cette même personne.

C'est vraiment un jour étrange.

Il faudra que je le note histoire de le faire rentrer dans le Livre Guiness des Records 2018.

- Je...Tu n'es pas une imbécile... fronça t-elle des sourcils avant de reprendre. J'ai moi aussi tout foiré alors je ne te laisserai pas réparer tout toute seule... répondit-elle d'une petite voix toute mignonne et en souriant doucement.

Nous décidons finalement de rejoindre les autres.

La gêne avait disparu. Remplacée par le bien-être et le soulagement de s'être retrouvées.

C'est donc sourire aux lèvres que nous nous rejoignons nos amis attablés à l'extérieur.

°0°0°0°0°

- Et beh qu'est ce qui vous arrive à vous deux pour que vous souriez de la sorte ? Demanda Raven amusée.

Lexa me lança un regard et me souris. Je fis de même et pu lire dans ses yeux toute la franchise et la joie qui émanait de cette fille.

Elle est vraiment incroyable. Comment j'ai fait pour lui parler comme ça ce matin ?

Je m'assis au pied de l'arbre à côté de la table où mes amis étaient. J'étend mes jambes et observe Lexa se positionner sur l'herbe à mes côtés.

Je me perd dans ses magnifiques yeux verts perçants avant qu'une certaine brune ne brise ma contemplation.

- Allo la Terre appelle Clarke je répète La Terre appelle Clarke me recevez-vous ? Fit Raven en bougeant sa main devant mes yeux.

Je lui fis une tape sur l'épaule en rigolant.

- La ferme Reyes ! Retourne compter tes boulons et me fait pas chier !

- Comment ose tu parler ainsi de mes petits bijoux ? Dit-elle d'un air faussement outrée, main sur la poitrine.

- Raven. Tu parles de boulons là... Constata Harper se retenant d'exploser de rire.

- Et alors ? Est ce que je critique tes ustensiles de cuisine toi hein ? Répliqua cette dernière.

- Reyes. Tu n'oserai pas. Fit Harper, plissant les yeux d'un air menaçant.

- Je vais me gêner tiens !

Je me penche vers Lexa pour lui chuchoter :

- Là, on s'aventure sur une pente glissante. Très glissante.

Une Harper qui sauta sur Raven confirma mes dires.

Lexa pouffa de rire suite à ma phrase ce qui déclencha un nouveau bondissement au niveau de mon cœur. Elle est vraiment resplendissante quand elle rigole. Je souris à mon tour et observe la scène de drama qui se déroule sous mes yeux.

* Plus tard dans la soirée *

Nous finissons par nous séparer mutuellement avec le reste de la bande et rejoindre nos appartements respectifs après s'être souhaité une bonne soirée.

''Bonne''...

C'est en appréhendant dangereusement cette dernière que je pris la route en direction de mon appartement.

Je pénètre fatiguée dans celui-ci avant d'allumer la lumière de la cuisine.

C'est repartit.

Je suis à nouveau seule. Face à la dure réalité.

Je repasse ma journée en boucle dans ma tête.

C'était vraiment compliqué aujourd'hui.

J'ai l'impression que mon cœur n'a pas cessé de faire des montagnes russes.

Il y a le coté positif :

Je suis vraiment soulagée que Lexa ne m'en veuille pas. Puis ce mot qui m'a fait énormément plaisir.

Quelques heures plus tôt

Je me penche pour ramasser mon sac.

Je remarque un petit bout de papier posé sur mes affaires. Il n'y était pas tout à l'heure et ça j'en suis sûre.

Je l'attrape et le déplie doucement.

« Si je pouvais entendre ta voix chaque jour, je ne m'en lasserai jamais. N'abandonne jamais le don que tu as d'éveiller autant de chose dans le corps des gens. »

Wow.

Je tourne la tête à droite et à gauche à la recherche de ce ou cette mystérieuse inconnue.

Sans grande surprise, je ne vis personne.

Un sourire léger apparaît sur mon visage.

Ce genre de mot, qui peut paraître insignifiant aux premiers abords, réchauffe vraiment le cœur.

Ce genre de mot que je n'ai jamais vraiment entendu..

Ce genre d'attention que j'aimerai retrouver..

Je secoue la tête afin de chasser mes pensées et glisse le mot dans ma poche avant de sortir.

Oui ce mot m'a vraiment réchauffé le cœur.

Puis j'ai pu chanté et peint.

Tout est parfait non ?

Non...

Non car malgré toutes ces petites choses positives, le négatif est bien trop important, bien trop présent, bien trop lourd. Le négatif à bien trop d'emprise sur ma vie.

Imaginez vous un verre d'eau pure. Une belle eau claire et douce.

Maintenant, prenez un pinceau imbibé de peinture noire et faites tomber quelques gouttes dans le verre.

Les gouttes ont beau être minimes, l'eau n'est plus claire. L'eau n'est plus pure.

Elle est teintée de noir.

Cette métaphore représente ma condition de vie.

Le négatif qui empiète sur le positif.

Alors oui il est bel et bien présent. Ce matin fut une mâtinéetrès très dure. Mon cœur se serre à cette simple pensée.

Pourquoi tout cela est-il arrivé ?

Pourquoi eux ?

Pourquoi moi ?

Quelques gouttes coulent le long de mes joues.

Je soupire, allume la musique et m'approche de l'étagère à alcool de mon père.

Je l'ouvre et tire une bouteille de Jack daniel's.

Je me sert un verre.

Puis deux.

Puis trois.

J'entame la même action que j'effectue depuis 3 mois chaque soir.

J'entame la seule façon que j'ai trouvé pour parvenir à m'endormir.

J'entame la seule chose qui me permette de ne pas garder les yeux ouverts toute la nuit.

J'entame la seule chose qui me fait oublier la réalité le temps d'une nuit.

Je vide les deux tiers de la bouteille puis la repose sur la table.

Le bruit de celle-ci contre le bois fait écho dans mes oreilles.

Cette impression qu'une personne cogne incessamment sur les parois de mon cerveau, arrivant jusqu'à mes tympans en un bruit sourd et lourd.

Je n'ai pas pu les sauver..

Comment aurai-je pu si je ne peux même pas me sauver moi-même...

A cette pensée, je sombre dans l'inconscience sous les paroles de Give up Half Moon Run.

I just wanted
Je voulais simplement
To resolve it
Résoudre ça
To make peace with
Pour faire la paix avec
All those weekends
Tous ces week-ends

We all just give up
Nous baissons simplement tous les bras
We all stand down
Nous restons à terre
With no lesson learned
Sans qu'aucune leçon ne soit apprise
With our eyes half shut
Avec les yeux à demi-clos

No confusion
Aucune confusion
It's been obvious
C'est évident
Hallelujah
Alléluia
I've been saved by no one again, and again
Je n'ai été sauvé par personne encore et encore

But we all just give up
Mais nous baissons simplement tous les bras
We all stand down
Nous restons à terre
With no lesson learned
Sans qu'aucune leçon ne soit apprise
With our eyes half shut.
Avec les yeux à demi-clos.

Je sombre non pas sous l'image d'un néant sombre et vide.

Mais sous une paire d'yeux perçants, d'un vert profond.


Info : Je posterai tous les samedis dorénavant !

Chapitre terminé ! Alors vos avis ?

Vous avez aimé les musiques que j'ai incrusté ? Vous les connaissiez ?

Je les adore personnellement !

Et malgré les sad moment vous pensez quoi des moments Clexa tout doux ?

Le Clexa arrive doucement mais surement ! Je ne veux pas précipiter les choses !

Prochain Chapitre : Un mois est passé, de nouveaux personnages, d'autres plus centré sur l'histoire. Une soirée, des péripéties.

Chapitre 6 : I can't.

Réponses aux reviews précédentes :

Je suis toujours aussi heureuse de lire et répondre à vos reviews alors n'hésitez surtout pas à en poster ! C'est la chose qui me motive le plus !

Rosiie09 :

Oui il ne peut pas y avoir que du négatif ou du positif je préfère mélanger les deux ^^ Oui c'est un bon début ! Ca promet du bon pour la suite ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant ! Merci beaucoup pour ton avis ! :)

Guest :

Ce chapitre a t-il répondu à tes questions haha ? :D Oui la logique aurait voulu que elle y aille mais elle a des raisons ! Je vous éclairerai un peu plus sur celles-ci dans le prochain chapitre !

;) Et non ce n'est pas sa priorité.. Des choses lourdes pèsent sur elle ce qui empêche ça.. Héhé exact ! Elle ne l'est plus !