Disclaimer : Catherine The Great est l'oeuvre de Sky Atlantic.
Résumé : Paul pleurait Natalia. Maintenant, il pleure le rêve auquel il a cru. [Catherine The Great]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 15/03/2022. 30 minutes sur le thème des peintures de Benjamin Constant, écrire sur le prompt ou la citation. – N°1 : Citation : "On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts." (Maupassant)
Liste des dettes du Discord "Défis Galactiques" : 50 nuances de fandom méconnu + Prénom 81 : Paul
Les rêves brisés
Avant, Paul pleurait sa femme. Il pleurait Natalia, sa perte tragique, la mort de leur enfant lors du jour censé être le plus beau de leur vie. Il pleurait cette épouse imposée mais qu'il avait adorée, aimant sa légèreté, son charisme, son caractère...
Il ne se passait pas un jour sans qu'il ne pense à elle, à son corps en sueur, pâle, les lèvres bleuies, sur ce lit ensanglanté.
Il la revoit sur cette table, ouverte, parce que sa mère avait voulu voir l'enfant mort en ses entrailles, une manière étrange de lui dire adieu mais qui était-il pour juger la manière dont les gens géraient leur chagrin ? Cet enfant n'avait pas été que son petit-fils mais aussi l'avenir de la Russie...
Sauf qu'aujourd'hui, Paul ne pleure plus sa femme à cause de sa peine de l'avoir perdue.
Aujourd'hui, il la pleure parce qu'il ne l'a jamais eue.
Entre ses mains, des lettres, des multitudes de lettres d'amour...
On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts.
C'est aujourd'hui le cas.
Paul pleure.
Il pleure ce qui n'a jamais été.
Parce que pour lui, cela avait été réel et le retour à la normal est un crève-coeur.
Natalia ne l'a jamais aimé.
Soit.
Mais Natalia l'a trompé.
Elle s'est donnée à son meilleur ami.
L'enfant qu'il pleure n'est peut-être pas le sien.
Oui, aujourd'hui, Paul pleure les mensonges que sa femme a subtilement versés dans son âme, ses rêves, ce morceau de sa vie qui part en éclat.
FIN
