Disclaimer : Desperate Housewives est l'oeuvre de Marc Cherry
Résumé : Andrew n'a que cinq ans mais il a déjà remarqué les tendances de sa mère. Alors, que peut-elle lui répondre quand elle-même n'arrive pas à s'ouvrir à son mari ?
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plume» du 20/01/2022. 30 minutes. Thème : Blackout Poetry. S'inspirer d'un prompt écrit par ce biais. N°1 : Cela ressemble à du travail, mais j'y pense comme à un jeu.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + Quatre aspects de... Bree Van de Kamp : Perfection : écrire sur quelqu'un qui aspire à la perfection ou écrire sur quelqu'un qui se croit parfait + Titre du 25/09/2021 : Une femme parfaite
Une femme parfaite
- Maman, pourquoi tu nettoies tout le temps ?
Bree se retourne et croise le regard d'Andrew, cinq ans, son ours contre lui, le visage encore plein de boutons liés à cette varicelle qui l'accable depuis peu. La jeune mère lui sourit avec bienveillance.
- Parce qu'une maison doit être propre, Andrew. Elle doit toujours être propre. Comme ça, si un ami te rend visite, l'endroit est beau et bien rangé, il sentira bon. Et n'est-ce pas plus agréable, une maison en ordre ?
- Mais pourquoi tous les jours ?
La question innocente de son fils la prend en défaut. Dans le fond, elle sait pourquoi elle brique l'endroit chaque jour que Dieu fait. Elle sait que quand elle lessive, ce n'est pas que sa demeure qu'elle entretient. C'est aussi sa propre santé mentale plus fragile qu'elle ne veut l'admettre, c'est le traumatisme du sang de sa mère sur le macadam qu'elle espère effacer avec chaque coup d'éponge. Elle sait qu'il y a tous les mécanismes de sa famille dysfonctionnelle dont elle espère ôter l'huile afin d'en ôter les rouages et reconstruire sa psyché comme elle l'entend : avec l'héritage maternel, le masque, la perfection, donner exemple aux autres, être exigeant avec soi. Mais ça, elle ne peut pas l'expliquer à son fils, trop jeune pour comprendre et dont le rôle n'est pas d'être son psychologue. Elle n'arrive déjà pas à l'expliquer à Rex... Alors, que lui répondre ?
- Eh bien... Tente-t-elle. Parce que j'aime ça. Et parce que je veux que Papa, Danielle et toi, vous ayez une belle maison toujours propre et qui sent bon.
- C'est beaucoup de travail ! La maison est grande !
La jeune mère a un léger rire.
- Oui mais cela ne me dérange pas. Cela ressemble à du travail, mais j'y pense comme à un jeu. Par exemple : quand je vois la vaisselle sale dans l'évier, je me dis que le but du jeu, c'est qu'elles soient lavées comme ça, je vois l'avant et l'après ! Un peu comme le jeu des sept différences.
- T'es trop forte, Maman !
Le garçonnet tend les bras vers elle, Bree s'accroupit et l'enlace.
- T'es une super maman.
Son cœur se gonfle d'amour, ses yeux, eux, menacent de laisser couler les larmes qui les brûlent.
- Et toi, tu es le meilleur des petits garçons.
FIN
