Moribito One-Shot

Un matin dans la vie d'un Papa


Note de l'auteur : Ce ficlet est une petite fenêtre sur un passage non-dit de ma fanfic Ransa no Moribito. L'idée m'est venue quand, encore une fois, je regardais TikTok et suis tombée sur une vidéo cute d'un père, consolant sa fille en lui brossant les cheveux. Immédiatement, Tanda m'est venu à l'esprit et j'ai su qu'il fallait que j'écrive un truc avec lui et mon OC adorée, Alika, inspiré de ça.

Alors voilà !


Ça faisait deux semaines que Balsa était repartie pour effectuer son travail en tant que garde-du-corps. Elle avait voulu emmené sa fille avec elle, mais Tanda s'était fortement opposé et elle avait cédé, laissant Alika au refuge. La petite avait eu une crise de ne pas pouvoir suivre sa mère et avait pleuré toute la nuit suite à son départ, malgré son père la berçant et la cajolant. Le lendemain, Alika n'avait plus de larmes et les journées se succédèrent avec des rires et des sourires lors de leurs activités quotidiennes.

Ce matin-là, Tanda prépara le gruau de riz comme petit-déjeuner. Les marches de l'étage du haut grincèrent et la petite mine endormie de sa fille apparut, avec ses petits yeux encore fatigués de la nuit et ses cheveux en désordre.

« Bon matin, ma belle, l'accueillit-il avec un sourire. Tu as bien dormi ? »

Alika hocha négativement la tête, avec une moue boudeuse.

« Après le petit-déjeuner, tu t'habilleras et je te peignerai, offrit-il en déposant son petit bol en face d'elle. »

Elle hocha encore la tête, cette fois-ci, positivement, pour lui donner son accord. Tanda savait que Balsa lui manquait. Il savait aussi qu'Alika avait un parent préféré, qui était bien sûr la lancière, mais il ne pouvait pas se permettre de mettre sa seule et unique fille en danger et la perdre. Il l'aimait tellement ! Elle termina son bol de gruau et son thé aromatisée au miel avant de retourner à l'étage et s'habiller. Alika revint avec ses deux attaches à cheveux et sa brosse. Tanda l'assit sur une caisse de bois. C'est alors qu'il entendit un faible murmure et sa fille commença à pleurer alors que la brosse traversait ses cheveux bruns.

« Qu'est-ce qui ne va pas, mon cœur ? demanda-t-il, doucement. »

Alika continua de pleurer en essuyant ses petites joues. Elle ne répondit pas, étouffée par ses sanglots.

« Qu'est-ce qu'il y a ? répéta-t-il alors qu'il l'embrassa sur les cheveux, derrière elle.

- Je sais pas..., sanglota-t-elle avant de tousser.

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

- ... rien...

- Rien ? D'accord. »

Il déposa la brosse et attendit qu'elle se calme.

« Je veux te serrer dans mes bras..., pleura-t-elle.

- Tu veux me serrer dans tes bras ? répéta-t-il pour être sûr de bien comprendre ce qu'elle disait.

- Oui...

- Viens ici. »

Elle se retourna, le visage baignée de larmes et Tanda la prit tendrement dans ses bras et se redressa, la berçant en même temps. Au bout d'un moment, ses pleurs se calmèrent.

« Qui t'aime ? s'enquit-il.

- Toi...

- Aujourd'hui ce sera une belle journée, d'accord ? »

Alika hocha la tête et son père lui donna un bisou sur la joue. Il la rassit sur la caisse et continua de la peigner.

« Qui t'aime ? répéta-t-il.

- Toi.

- Moi. Est-ce que tu t'es réveillée ce matin en te sentant triste ? Juste triste ?

- Oui.

- Ça ne fait rien, ça arrive, lui dit-il en attachant une de ses lulus. Tu te sens mieux, maintenant ?

- Oui.

- Papa n'a même pas encore fait ses cheveux aujourd'hui. »

Elle pencha la tête par en arrière pour le regarder.

« Tes cheveux sont pas aussi longs que Maman ou moi. »

Un sourire fleurit enfin sur les lèvres de sa fille. Tanda rit et passa une main dans ses cheveux.

« Il faut quand même que je les fasse. Est-ce que les cheveux longs m'iraient bien ?

- Oui, aussi longs que Maman !

- Aussi longs ?! Je sais pas si Papa arrivera à les entretenir. »

Cette fois-ci, Alika éclata de rire. Il termina d'attacher ses cheveux, puis la laissa brosser à son tour ses cheveux. Tanda regarda son sac d'herbes médicinales : aujourd'hui, ils iraient se promener dans la montagne pour cueillir des fleurs sauvage, des herbes médicinales et d'autres trouvailles improvisées. Il posa son regard sur sa fille, alors qu'elle se redressait après avoir mis ses souliers et prit sa branche en bambou.

« Ça va être une belle journée aujourd'hui ! annonça-t-il avec un grand sourire. »

~FIN~