Disclaimer : En cadeau de naissance, Mme J.K. Rowling va clairement abandonner les droits d'auteur à Draco. Et donc, étant libre, il pourra venir, de lui-même, se livrer entre mes mains attentionnées. Ben quoi ? Vous n'y croyez pas, lectrices de peu de foi ? Plus sérieusement, ça ne m'empêchera pas de vous offrir ce chatoyant faire-part ficounesque. ^^ Et contrairement aux autres fois, tous les personnages ne sont pas exclusivement nés de la florissante imagination de Mme J.K Rowling. Ouais, la troupe des diablotins lutins est le fruit de mon neurone déjanté !
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Blablamiaou : A celles qui n'en auraient pas eu suffisamment, voici une brève séquelle surprise de « Chavirante chat'rat'de… » (oui oui, l'improbable ficounette à chapitres estampillée de ma pattoune). Et, à toutes fins utiles, je rappelle qu'elle-même est une suite de l'OS « Chaleureux Kat'masutra de la mi-août » et de l'OS originel « L'heure du chat ». J'espère qu'elle vous distraira un peu et que vous lui ferez un bel accueil ! … Ah oui ! Pour celles/ceux ne parlant pas le katana-mixe couramment, le titre s'interprète par « J'aime ma famille ». ^^
Bonne lecture !
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«Gem, my family.»
~Prologue~
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Flâner dans les rues animées et ensoleillées de Londres, à la recherche de nouveaux habits pour ses enfants, ainsi que des layettes pour les nouveaux nés à venir, était une activité agréablement distrayante de l'avis de Draco, légalement Monsieur Malfoy-Potter depuis dix ans maintenant. Surtout quand Diamond, son ainé, élégant adolescent de seize ans, l'escortait jovialement et avec un entrain non feint. Tous deux étaient merveilleusement excités, bien qu'un peu anxieux aussi, du terme prochain pour les futurs chérubins. Rien ne pouvait gâcher leur bonne humeur sans borne. Du moins, la journée aurait-elle été parfaitement radieuse et splendide sans l'inopinée rencontre avec de vilipendantes langues moldues malintentionnées !
- « Maman ! Le monsieur est énorme ! » s'exclama innocemment une mignonne fillette, cessant promptement de sucer son pouce pour mieux le pointer directement du doigt, attirant spontanément l'œil curieux de sa mère, farfouillant alors frénétiquement parmi les affaires soldées, sur le ventre volumineux en question.
L'étrange cocon chaleureux, indéniablement peu conventionnel et d'une taille proéminente rarement enviée, hébergeait, amoureusement en son sein, depuis pas loin de huit mois, plus d'une petite âme vivace. Enfin, selon le dernier pronostic du fidèle soigneur cachotier : Hagrid Rubéus. Désormais, officiellement, estampillé accoucheur attitré de l'heureuse progéniture, issue de la fantasque famille en perpétuelle expansion. Les petits lutins boxeurs, au nombre indéfini mais néanmoins attendus impatiemment, viendraient accroitre davantage le prestigieux clan sorcier, déjà composé de sept membres avec l'harmonieux couple aimant. Et au vu des incessantes manifestations agitées, Draco était quasi certain qu'il enfanterait bientôt d'intenables diablotins, et non de sages angelots ! Par chance, il pourrait s'appuyer sur ses ainés pour l'épauler dans l'extraordinaire aventure qui l'assaillirait sous peu.
- « Seigneur Dieu ! » vociféra avec dégoût la femme, constatant qu'effectivement Draco avait un abdomen sacrément dilaté. Si l'enfant avait simplement imaginé que la raison était la gourmandise excessive en sucrerie du joli blond, sa génitrice, elle, cerna aisément un problème largement plus épineux. Une folle idée, certes impossible même en cette époque moderne, pourtant définitivement accréditée par la crue réalité s'offrant pleinement à ses yeux écarquillés.
« De nos jours, on ne recule plus devant aucune aberration ni monstruosité ! Vous n'avez pas honte de vous afficher ? » s'indigna-t-elle, outrée qu'après le mariage et l'adoption un homme, assurément homosexuel, pouvait tomber enceint et dès lors donner la vie à un bébé. Indubitablement, à ses yeux, un tel acte était rien de moins qu'un odieux sacrilège. Peut-être, en tant que femme, se sentait-elle menacée dans son précieux don, jusqu'ici uniquement réservé à la gente féminine !
- « Qu'une horrible souffrance soit aussi votre lot ! Vous n'êtes qu'une erreur contrenature ! L'œuvre du Diable ! » s'insurgea violemment une voix plus haineuse et dédaigneuse le prenant plus encore à parti, souhaitant clairement à cet exhibitionniste divergeant, osant bafouer irrespectueusement l'héritage ancestral destiné aux femmes, un pernicieux martyre. Comme la majorité d'entre elles, il était attendu que cet impie enfanterait dans d'atroces douleurs.
Rapidement, l'amie l'accompagnant se joignit à elle pour critiquer, ouvertement et durement, devant un attroupement de plus en plus dense et à l'écoute, dans ce rayon maternité autrefois si paisible et enjoué, les choix et opportunités accordés aux diverses minorités. Ciblant de préférence les minorités sexuelles en priorité, puis indifféremment toutes celles existantes, au fil de leurs piètres divagations. Devant tant d'injurieuses et calomnieuses paroles, Draco eut juste le temps de retenir, péniblement par le bras, son fougueux fils ultra-protecteur. Digne héritier tout disposé à éduquer royalement et fermement l'ignoble vipère disgracieuse, molestant méchamment son tendre père affectueux. Autrefois, il était certes trop jeune pour le défendre magistralement. Or, à présent, sa puissance était égale, sinon supérieure, à celle de son illustre père, anciennement élite parmi les Aurors.
- « Diam, ça n'en vaut pas la peine ! » le somma Draco, secouant négativement la tête pour souligner son propos.
Parfois, la meilleure défense était l'indifférence totale. L'ancien héritier Malfoy savait pertinemment que donner du grain à moudre à ces commères ne résoudrait absolument rien, voir intensifierait les ragots et autres réprimandes. Pourquoi avait-il bêtement cru qu'ils pourraient se balader tranquillement ? Encore aujourd'hui, les moldus n'étaient nullement prêts à accueillir un constat aussi édifiant qu'un homme enceint. La communauté sorcière ne l'étant déjà guère elle-même ! Bien que, honnêtement, depuis l'officialisation de son union avec l'enfant prodige et chéri du Monde Sorcier, ainsi que les multiples adorables naissances médiatisées contre leur gré, les choses aient légèrement évolué. Harry avait ce don extraordinaire de faire accepter, ou au moins tolérer plus favorablement, bien des changements auprès des diverses populations. Oui, définitivement, Harry Potter était le plus grand sorcier de tous les temps ! Sa puissance était incommensurable ! Non seulement, il trucidait vaillamment Lord Voldemort, ne cessait de mettre magiquement et périodiquement son aimé enceint et pardessus tout parvenait brillamment à bousculer les mentalités ! Quelle perle cet homme !
- « Mais papa … » se révolta Diamond, serrant douloureusement les poings, indigné d'être stoppé dans sa justifiée cabale vengeresse. Tout comme Harry, il détestait que quiconque ne profère des menaces ou s'acharne après son père. D'autant qu'en brillant et doué premier sorcier de sa classe à Beauxbâtons, il lui serait si aisé de ridiculiser prodigieusement ces intransigeantes et vulgaires mégères !
Ce n'est qu'une fois vraiment calmé que Diamond comprendrait l'exigence de son père, à demeurer désinvolte et stoïque. Non seulement, user de ses incroyables facultés sur des êtres « inférieurs » était condamnable et prohibé, mais sous aucun prétexte ne pouvait-il révéler l'existence même de la Magie. Sinon, il serait, à son tour, qualifié de monstre ou déviant. Et ouvrirait sûrement une nouvelle ère à la chasse aux sorcières. L'interdit n'était pas sans raison. Plus d'un l'avait cerné à ses dépends.
- « Trésor, après cinq naissances, j'y suis habitué. Ces quolibets ne me blessent plus. … Car, je suis le plus heureux des hommes. » lui murmura Draco, repositionnant délicatement sur son crochet dédié l'adorable salopette étoilée, sélectionnée quelques minutes avant tout cet imbroglio. Sa main, pourtant fébrile, le trahit sensiblement. Intérieurement, il déplorait combien les mentalités n'avaient absolument pas changé d'un iota depuis sa première grossesse. Chaque fois qu'il osait se balader dans son état, quelque soit la ville moldue, les réactions étaient semblables. Peu de fois, il avait été sincèrement congratulé, félicité pour cette miraculeuse prouesse. Et dans ces cas, c'était pour la raison qu'il avait souvent été confondu avec une femme !
« Allons plutôt rejoindre tes frères et sœurs. … Avant que ton père ne les envoie, en force, à nos trousses. » lui sourit-il aimablement, signalant distraitement, avec intelligence, que n'en déplaise à ses hargneuses harpies, il avait su fonder une merveilleuse famille nombreuse. Le temps était révolu où il était insidieusement meurtri par des actes aussi ignobles et destructeurs. Certes une pique blessait toujours son égo et son cœur, mais, avec les années et l'expérience, il avait appris à y être moins vulnérable. C'était bien moins invivable qu'autrefois. Il parvenait à positiver tout en bouclant, parfois, les gueules des odieux personnages voulant le rabaisser. Une petite victoire jouissive à souhait !
- « J'aurais pu les museler définitivement ! Les transformer en vipères, en cafards, ces immondes et répugnantes garces ! » bougonna Diam, mimant diverses tortures de son crue qu'il aurait voulu expérimenter, tout en cheminant protecteur aux côtés de son père. Un parent indéniablement fier, le regardant avec compassion et bienveillance tandis qu'ils sortaient du magasin moldu, les bras chargés de leurs emplettes précédentes.
- « Je n'en doute pas un instant, mon preux chevalier. N'oublions pas : tu es le digne fils de ton père ! Et, toutes générations confondues, le plus grand sorcier ! » le loua-t-il affectueusement, un brin moqueur. Bien que fier, Draco savait cependant garder la tête sur les épaules et prêcher l'apaisement. Néanmoins, contempler l'amour infini que lui témoignait son fils, en le défendant bec et ongles, était un perpétuel ravissement, ayant le don de l'émouvoir profondément. Ou était-ce ses sensibles hormones qui provoquaient pareil émoi ?
« Et tu seras d'autant plus fort et méritant, en pardonnant à tes ennemis leur bêtise et médiocrité naturelles. Même si c'est contraignant, tu te dois d'être au-dessus. » ajouta-t-il paisiblement, prodiguant une leçon qu'il avait lui-même apprise à la dure. Diamond était un garçon excessivement gentil et serviable, or quand quelqu'un osait importuner l'un des siens, il devenait aussitôt un véritable guerrier, assoiffé de revanche. Aussi, devait-il lui enseigner le contrôle de soi pour qu'il ne devienne pas une menace pour autrui. Imperceptiblement, Draco songea aux alertes proférées jadis par Hermione. Elle qui craignait que son ainé soit le prochain Mage Noir, aurait pu être raisonnablement clairvoyante … S'il ne veillait constamment à le maintenir sur la bonne voie.
- « Rassure-toi, papa. Je ne serai jamais comme Lord Voldemort. Car j'ai eu la chance d'avoir les meilleurs des pères. Et de vivre dans un bonheur indécent ! » le congratula-t-il indirectement dans un délicat murmure, tout en lui accordant généreusement un retentissant baiser sur la joue. Diamond avait beau être un adolescent turbulent parfois, il n'en oubliait nullement d'être mature. Sachant pertinemment la crainte de son père face à son incommensurable puissance évolutive … Et au fait qu'il avait également parmi ses gênes ceux du ténébreux et feux Tom Jédusor. Ce secret partagé témoignait combien ses parents l'estimait tel un adulte responsable, et non un enfant à qui l'on doit cacher la terrifiante vérité.
- « Ma vie est certes un rocambolesque roman, pourtant je n'en changerai pas une ligne. Elle m'offre tant d'inestimables merveilles ! » songea rêveusement Draco, les yeux légèrement larmoyants et les mains doucement caressantes sur son imposant ventre tambouriné par les impatients petits pieds, ne quittant pas d'un cil son premier et miraculeux fils vénéré.
Loin des profondes et intimes pensées de son géniteur, le jeune conducteur en apprentissage garnissait méthodiquement le coffre de la vieille Ford Anglia, transport imposé par son second paternel pour éviter tout désagrément et inconfort !, de la multitude de paquets, achetés durant leur épuisante mais néanmoins folle journée intensive de shopping. Vu le peu de temps ensemble, ses moments partagés, privilégiés, étaient précieux pour l'un et l'autre. La tâche achevée, Diamond se tourna prestement vers son passager instructeur et lui sourit grandement. L'invitant révérencieusement à s'installer à son aise.
Souvent, Draco regrettait que l'ainé de ses enfants persiste à être pensionnaire à la prestigieuse Académie de Beauxbâtons. Il aurait tellement adoré l'avoir, tout au long de l'année, auprès de lui à Poudlard. Ecole historique où Harry et lui enseignaient désormais, à la demande expresse d'une certaine directrice têtue, respectivement en matière de défense contre les forces du mal et l'étude des moldus. Ce dernier choix des plus étonnants selon ses amis, vu ses antécédents, était pourtant parfaitement logique d'après Draco, au vu des bouleversements intervenus dans son existence depuis plusieurs années. S'il était bien un monde qu'il maitrisait à présent c'était celui-ci ! Et nombreux étaient ceux estimant, tout comme lui, que les conflits s'amenuiseraient avec une connaissance plus pointue des partenaires ou alliés. Au fil de l'eau, personne ne fut plus choqué par cette ironique nouvelle.
- « Au fait, papa et toi, vous vous êtes enfin mis d'accord sur les prénoms ? Le terme est pour bientôt, non ? » l'interrogea Diamond, amusé, informé que l'enjeu était toujours crucial sur ce point. D'houleux débats avaient été échangés par le passé, aussi espérait-il que cette fois-ci les adultes sauraient équitablement et raisonnablement s'entendre dans la sélection.
- « Pour cela, aurait-il fallu seulement que Monsieur Hagrid Rubéus, dans sa grande bonté, daigne nous préciser, à nous pauvres parents stressés, le nombre et le sexe de ces petits seigneurs turbulents ! » se renfrogna quelque peu Draco, malgré son sourire narquois, ne se départissent nullement de sa piquante ironie. Ce n'était pas faute d'avoir, dernièrement, constamment harceler son ami le demi-géant pour lui tirer, métaphoriquement parlant, les vers du nez ! Son ultime option demeurait, à la rigueur, s'il y était vraiment contraint, l'extravagante professeur Sibylle Trelawney. Qui elle, il en était convaincu, saurait se montrer conciliante et pipelette ! Mais serait-il prêt à croire pleinement ses folles divagations ? Passerait-elle outre sa fâcheuse manie à prédire des malheurs ? Raison qui le retenait, présentement, de requérir son aide !
Sur le tranquille chemin du retour, le sublime porte-drapeau involontaire de la cause LGBTQIA+, du moins chez les sorciers actuellement et bientôt chez les moldus s'il persistait à s'exposer aussi débonnairement, se souvint, avec nostalgie et émotion, de chacune des naissances de ses précieux et inestimables trésors. L'amour qu'ils lui offraient, sans oublier son cher mari évidemment, étaient sa plus grande source de force et d'énergie pour traverser, sans heurts, l'adversité auquel la vie s'amusait à souvent le confronter. Autrefois, sa philosophie n'aurait sûrement pas été celle-ci ! Comme quoi l'hautain et imbuvable petit garçon aigri avait su magnifiquement grandir et gagner en maturité ! Draco Malfoy était le parfait exemple que rien, ni personne, n'est jamais véritablement perdu. Pour peu que la chance lui soit laissé de rectifier ses erreurs !
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********** A suivre ? **********
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Blablamiaou : Si j'ose déjà me précipiter à vous proposer ce premier jet (à peine sorti du four et tout juste démoulé ^^), c'est pour savoir si la direction vous semble sympa, avant d'aller plus loin. Les prémices de chemin, que je trace dans ce préambule, vous conviennent-elles ou dois-je revoir intégralement ma copie ? Dans l'heureux hasard, où vous seriez séduites par ce synopsis de suite, merci de déposer vos croquantes et savoureuses dragées supportrices dans le petit panier ici bas. Soyez assurées que je dévorerai avec plaisir toutes vos gourmandises ! D'avance, miaoumerci pour le coup de pattoune !
A toutou bientôt !
