Grindelwald's Secret

Résumé : Gellert avait toujours gardé un secret : il avait un fils, un cracmol. Incapable de tuer sa propre chair, il était simplement parti. Maintenant, cela devait bien faire une cinquantaine d'années qu'il était enfermé dans sa propre prison. Il n'avait pas eu vraiment la volonté de s'enfuir. Toutefois, être emprisonné ne voulait pas dire être ignorant de ce qu'il se passait dans le monde… C'est pourquoi, quand il eut vent d'un nouveau mage noir voulant s'en prendre au fils d'une certaine sorcière du nom de Lily Evans-Potter, il s'échappa.


Gellert était assis dans sa cellule, le regard dans le vide mais l'esprit tourné vers le passé et l'avenir à la fois. Sa douce Katherine… Elle était si belle, si aimante et tellement protectrice… Il l'avait aimé comme jamais personne auparavant, pas même Albus. Même pour Albus, il n'aurait pas fait ce qu'il avait réussi à faire pour elle.

Katherine était une sorcière américaine qui savait tout de lui. Une de ses suivantes les plus fidèles. Puissante, intelligente, née dans le monde moldu qu'elle connaissait bien. Ses connaissances lui avaient été fort utiles. Mais c'était avant tout son cœur qui l'avait conquis, son cœur et sa puissance.

Ils ne s'étaient pas mariés pour elle, pour la protéger. Gellert avait toujours su qu'il avait une chance sur deux de se faire emprisonner. Albus le connaissait bien, lui et ses faiblesses. Ou du moins presque toutes… Alors, Katherine avait toujours gardé son nom de jeune fille. Evans… Quand leur fils fut né, ils étaient heureux et Katherine s'était retiré des lignes de front pour le protéger. Eric, tel était le nom qu'ils avaient choisi. Un petit garçon doux et joyeux empli d'une certaine bienveillance.

Mais ce qui devait arriver arriva, une terrible nouvelle concernait son fils et qui avait plongé son cœur dans un mélange de colère et de tristesse. Eric... était un cracmol. Le fils de deux sorciers, des puissants qui plus est, et aucune once de magie ne coulait dans les veines de leur enfant. Il en avait été dévasté.

Alors qu'il l'avait eu une nouvelle fois sous les yeux, alors qu'il le regardait jouer et qu'il entendait sa bien aimée Katherine sangloter silencieusement derrière lui, il n'avait pas pu s'y résoudre. Il l'avait pourtant fait tellement de fois sans éprouver la moindre émotion. Il en avait tué, des enfants sans magie, des dizaines ! Mais là… la chair de sa chair, son enfant, son petit Eric, il n'avait tout simplement pas pu prononcer l'incantation.

Alors il avait simplement baissé sa baguette et s'était tourné vers sa Katherine pour la serrer une dernière fois dans ses bras.

« Pars en Angleterre, » lui murmura-t-il à l'oreille. « Même si vivre parmi les Moldus te répugnera, il y vivra mieux. »

« Mais … Gellert ? »

« En Angleterre, j'aurais moins d'appui à cause d'un vieil ami. »

« Tu ne vas quand même pas te rendre ! »

« Je ne me rendrai jamais sans combattre, » sourit le mage noir bien qu'une larme unique coulait sur sa joue. « Mais jamais je ne pourrais faire du mal à mon fils, aussi cracmol soit-il. Là-bas, il sera protégé. Et toi aussi. Protège Eric, pour moi. »

« Cela doit vraiment te couter à ce point, » murmura-t-elle en le serrant une dernière fois. « Je partirai avec lui, je te le promets. »

Depuis ce terrible jour où cette réalité s'était abattue sur lui, Gellert n'avait plus été le même. Et c'était peut-être grâce ou à cause de cela, cela dépendait du point de vue, qu'il se fit battre par Albus et se retrouva enfermé dans sa propre prison, à Nurmengrad.

Il n'y avait pas bougé depuis tout ce temps. Il aurait pu pourtant. Il connaissait cet endroit comme sa propre poche, chaque recoin, chaque passage secret. Mais non, s'il s'échappait, il aurait directement son vieil ami et ennemi Albus sur le dos. Et il serait aussi très certainement tenté de recommencer sa lutte contre les Moldus. Pour Eric, ce n'était pas une option envisageable. Il devait vivre sa vie, heureux, loin de son influence ou des conséquences de ses actes.

Parfois, il recevait des nouvelles, sa douce Katherine arrivant à remplacer un garde par polynectar. Il était ravi d'entendre que son fils était devenu un homme et avait trouvé un bon travail dans le monde moldu, qu'il avait trouvé une femme et fondé une famille. Deux filles, Pétunia et Lily.

Quel ne fut pas son bonheur d'apprendre que la seconde était une sorcière, ainsi le sang des Grindelwald, dans l'anonymat, se transmettrait et la magie était revenue. Son fils n'était peut-être pas totalement sans magie…

Il apprit également la montée en puissance d'un autre mage noir contre lequel Albus était naturellement en conflit. Un mage qui prônait les mêmes idéaux que lui, ou du moins en partie. Il n'était pas spécialement pour la pureté du sang. Pour lui, seul le sang magique importait, qu'importe sa provenance.

Il apprit également que la petite et douce Lily avait commencé une relation avec un sorcier anglais de bonne famille, un certain James Potter. Cela l'avait fait sourire. Elle était considérée, à tort certes mais même elle l'ignorait, comme une Née-Moldue et elle avait réussi s'approcher d'un Sang-Pur dans un pays où la pureté du sang importait encore, ce n'était pas rien.

Ensuite, durant ce qu'il sentit comme étant des mois, il n'eut plus la moindre nouvelle. Katherine n'était plus revenue. Peut-être avait-elle péri. Il ne pouvait le dire avec certitude. Mais le doute planait. Il ne bougea pas pour autant.

Du moins jusqu'au jour où une des conversations des gardes l'alerta.

« Tu-Sais-Qui… Il parait qu'il veut s'en prendre à la famille Potter et à la famille Londubat. »

« Tu es sûr ? »

« Oui. Dumbledore a même déclaré que James et Lily Potter allaient se cacher pendant quelques temps et qu'il ne faut pas s'étonner de ne pas les voir en public. »

« C'est dommage, on dit que Lord Potter avait voté un certain nombre de lois et édits qui ont fait pencher la balance en faveur des Nés-Moldus. »

« Tu crois que c'est pour ça qu'ils vont se réfugier ? Tu crois qu'ils ont reçu des menaces ? »

« C'est pas précisé mais ce ne serait pas impossible. Ces mangemorts s'en prennent à tous ceux qui sont favorables aux Moldus et Nés-Moldus. »

« Mouais… espérons que Tu-Sais-Qui ne vienne jamais ici ou il trouvera un allié de taille. »

« Je n'en serais pas si sûr à votre place, » intervint Gellert d'une voix rocailleuse, à peine plus élevée qu'un murmure.

« Tu as dit quelque chose ? » demanda un des deux gardes en ouvrant la visière pour le regarder dans les yeux.

Gellert lui fit un simple sourire en coin, satisfait. Il avait obtenu ce qu'il voulait. Même après toutes ces années, la magie était encore si facilement maniable pour lui. Ce n'était pas pour rien que tout le monde déconseillait fortement de le regarder dans les yeux. Il était un legilimens d'une grande puissance. Il intima sa nouvelle marionnette de le libérer le plus vite possible.

Ainsi fût-il libéré trois jours plus tard de sa cellule et il disparut dans la nuit. Il n'avait qu'une seule destination en tête, l'Angleterre. Où exactement ? Il commencerait par la dernière ville que sa douce Katherine lui avait évoquée, Cokeworth.

xXxXxXx

Gellert avait été à Cokeworth et s'était retrouvé face à une Moldue qui ne pouvait pas l'aider mieux que de la rediriger vers la famille Dursley vivant une autre petite ville, Little Whining. Et quand il s'y était rendu, c'était pour découvrir Pétunia, sa petite-fille. Toute aussi Moldue qu'Eric, mais elle aussi elle avait fondé une famille.

Tout au long de son trajet, il avait naturellement revêtu des vêtements d'époque afin de passer inaperçu.

« Que puis-je pour vous, monsieur ? » avait-elle demandé d'une voix pincée.

« Je suis à la recherche de renseignements, ma chère, » avait simplement répondu Gellert.

« A quel sujet ? »

« Sur Katherine et Eric Evans. Et aussi Lily. »

« Pourquoi vous intéressez-vous à eux ? » demanda Pétunia, suspicieuse.

« Est-ce que le nom de Gellert vous dit quelque chose. »

« Le compagnon de ma grand-mère portait ce nom, » confirma-t-elle au bout d'un instant. « Vous venez bien trop tard. Katherine Evans est morte il y a un peu plus d'un an. »

« Dans quelles circonstances ? »

« Intoxication au dioxyde carbone. Ainsi que mes parents. »

« Eric également… » Gellert soupira en apprenant la nouvelle. « Etes-vous sûre qu'il s'agissait bien de gaz ? Et pas d'autre chose ? »

« Pourquoi cette question ? »

« Parce que Katherine ne serait jamais décédée de cette façon, ma chère. »

« Cela arrive. »

« Pas pour les gens comme nous. »

« Comme vous ? »

« Comme votre sœur, Lily. »

« Vous… Vous êtes … »

Il sentit la haine dans le regard de sa petite-fille, mais aussi une pointe de jalousie. Cela le fit soupirer.

« Ecoutez, Pétunia. Je ne suis pas ici pour me battre avec vous, ou vous faire du mal, mais bien pour avoir des informations sur Lily afin de pouvoir la sauver. Un homme souhaite s'en prendre à elle. »

« C'est tout ce que vous voulez ? »

« Oui. » Sentant la demande implicite, il ajouta. « Je vous promets de partir directement après et ne plus jamais vous importuner. Je ne fais pas de mal à ma famille, même s'ils n'ont pas le moindre pouvoir. »

« Un instant, » fit alors Pétunia avant de disparaitre dans le couloir.

Gellert n'avait pas été invité à entrer mais entendre des pleurs l'avait fait simplement s'avancer à l'intérieur jusque dans le salon où un bébé blond se plaignait dans sa chaise haute. Il avait fait tomber son biberon et tendait le bras pour le récupérer. Il était hélas bien trop loin pour ses petits bras. Le sorcier n'avait fait alors que le ramasser et le lui tendre avant de patienter, appuyé sur le rebord du sofa.

Quand Pétunia revint, elle pâlit en le voyant à un mètre à peine de son fils.

« Comment s'appelle-t-il ? » demanda simplement Gellert.

« Dudley, » fit la Moldue.

« Dudley…, » répéta le vieil homme avec un sourire avant de se retourner vers l'enfant. « Grandis bien, Dudley, et protège ta maman quand tu en auras la force. Rien n'est plus important que la famille. »

Après cela, il s'avança vers la Moldue qui lui tendait quelques papiers, notamment des lettres de Lily.

« Voilà tout ce que j'ai de ma sœur. Nous ne sommes pas en bons termes. »

« A cause de la magie ? »

« Vous êtes d'une perspicacité, Gellert. Maintenant partez. »

« Pétunia, on se rend compte de la valeur de nos possessions qu'une fois que nous les avons perdues. Réfléchissez-y bien. »

« Partez. »

Gellert inclina la tête et partit simplement. Même si sa petite-fille avait été désagréable avec lui dès l'instant où elle avait su qu'il était un sorcier, il ne pouvait pas non plus se résoudre à lui faire du mal. Rien qu'avec Lily, Eric avait prouvé avoir un peu de magie en lui. Peut-être qu'avec Dudley ou même la génération suivante, la magie reviendrait de ce côté de la famille également.

Et puis… il était devenu bien trop vieux pour recommencer à se battre pour cet idéal. Il était temps de laisser la place aux jeunes. Non, ce qu'il voulait en cet instant, même si cela signifiait se battre, c'était protéger sa famille et uniquement cela. Le reste n'avait plus aucune importance.

Il disparut de cette petite ville moldue et se réfugia dans un petit café du vieux Londres pour examiner ce que sa petite-fille lui avait donné.

xXxXxXx

C'était lors d'une nuit orageuse qu'il revenait dans cette bonne vieille Godric's Hollow. Ce n'était pas pour rendre visite aux Dumbledore ou à Bathilda qu'il venait cependant. Le hasard faisait que James et Lily Potter s'était installés là. Alors il errait là, à la recherche d'un indice pour les retrouver.

Finalement, ce fut un espace vide où il se souvenait parfaitement d'une petite maison qui alerta ses sens. Et tout autour de cet endroit, il sentait de puissantes barrières.

« Fidelitas, » murmura-t-il. « Je vous ai trouvés. Mais comment entrer ? »

Soudain, par pur hasard, il eut sa réponse en deux silhouettes encapuchonnées en bordure de la propriété invisible. L'une d'elle pointa son doigt vers la maison. A peine eut-il fait cela que Gellert, et aussi le troisième homme plus que probablement, vit apparaître la maison. Exactement la même que dans ses souvenirs.

Cet homme était le gardien du secret, donc un proche de sa petite-fille, et il venait de la trahir… Gellert vit rouge et transplana directement derrière l'homme et attendit quelques secondes que l'autre s'éloigne pour pouvoir s'occuper personnellement du traître. Un petit rondelet au regard fuyant. Il le réduisit au silence et s'empara de sa baguette mais juste avant d'en finir, il avait pris dans son esprit faiblard les quelques informations dont il avait besoin.

L'homme à qui ce misérable venait de donner la localisation était le terrible mage noir craint de nos jours, Lord Voldemort, même si personne n'osait prononcer son nom.

Gellert n'hésita pas un seul instant et fonça alors vers la petite bâtisse, d'autant plus vite quand il entendit le cri paniqué d'un homme.

« Lily ! C'est lui ! Prends Harry et enfuis-toi ! »

Que de courage, ne put s'empêcher de penser Gellert. Mais lui présent, il n'y avait aucune raison de fuir. Il entendit un ricanement grossier et cruel juste devant lui et une baguette se pointer vers un homme aux cheveux noirs et aux lunettes rondes. Ce dernier était à la fois effrayé et déterminé.

« Excusez-moi, » fit alors Gellert en s'avançant, baguette tendue.

Son interruption eut l'effet escompté car le mage noir encapuchonné venait de sursauter légèrement.

« Qui êtes-vous ? »

« Ai-je tellement changé en cinquante ans que mon successeur face à Albus ne peut point me reconnaître ? » demanda-t-il en s'avançant encore d'un pas.

Il pénétra dans la maison et menaça le mage noir de sa baguette. Ce dernier reculait. Il était maintenant à deux contre un.

« Montez, mon cher, » fit alors Gellert vers James. « Allez auprès de votre femme et votre fils et alertez Albus. Dites-lui qu'un très vieil ami est là en compagnie de notre cher … Voldemort, n'est-ce pas ? »

« Vous êtes sûr ? » demanda James. « C'est un puissant adversaire. »

« Je suis d'autant plus redoutable, je puis vous l'assurer. Dites à Albus que Gellert est là. »

« Gellert…, » fit lentement Voldemort. « Grindelwald ? » Il y eut un ricanement. « Tu vas me combattre et protéger ses protecteurs des Moldus et Sang-de-Bourbes ? »

« Je ne me rappelle pas vous avoir autorisé de vous adresser à moi avec autant de familiarité, très cher. Quant à ma volonté de protéger ces gens, vous ne pourriez en aucun cas la comprendre. »

D'un coup d'œil rapide, il examina les lieux. Ce n'était pas un espace adapté pour un duel dans les formes.

« Sortez d'ici, » ordonna-t-il calmement. « Nous combattrons dehors, très cher. Un duel dans les formes, cela va de soi. »

« Cela va de soi, » répéta Voldemort. « Un duel contre le grand Grindelwald. Cela ne peut se refuser… Un duel à mort. »

« Si vous insistez tant à mourir de ma main, qui suis-je pour vous refuser cet honneur ? » rétorqua Gellert avec amusement.

Ils sortirent tous deux et s'éloignèrent de la maison. Soudain, il sentit un regard derrière lui et il se retourna à peine.

« Tiens… Albus, mon vieil ami. Te voilà déjà… »

« Que fais-tu ici, Gellert ? » demanda Albus.

« Cela ne se voit-il pas ? Un mage noir contre un autre… »

« Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? »

« Toi qui me connais si bien, je suis sûr que tu entrevois déjà la réponse. Maintenant, mon ami, si cela ne serait trop te demander, accepterais-tu de me la prêter ? Et aussi accessoirement de placer un repousse-moldu et une barrière puissante ? Nous ne voudrions pas être dérangés ni causer des dégâts irréparables, n'est-ce pas ? »

« Parlez pour vous, » répondit simplement Voldemort tout en étant sur ses gardes.

« Tom, » salua alors Dumbledore.

« Pas ce nom, vieil homme ! »

« Ah … est-ce son véritable nom, Albus. »

« Il l'est. Tes intentions, Gellert, est-ce par amour ? »

« N'est-ce pas le plus beau des sentiments ? Le plus beau des cadeaux ? »

Cela suffit à Albus pour lui lancer la Baguette de Sureau. Il réagit immédiatement et usa de la baguette de ce traître qu'il sentait bien frêle dans sa main, insuffisante pour manier toute sa puissance. Comme il s'y attendait, Tom – car maintenant qu'il connaissait son véritable nom, il allait employer uniquement ce dernier et pas ce surnom ridicule – profita qu'Albus se désarmait pour lui lancer un sort mortel. Gellert réagit et le protégea immédiatement.

« Voilà qui est bien lâche de votre part, Tom, très cher, » fit-il plus froidement. « S'attaquer à un homme désarmé. Quelle honte ! »

« Alors ce duel ? » rétorqua simplement Voldemort.

« Albus, recule et protège les Potter. »

« Comme tu voudras, Gellert, » fit son vieil ami en obtempérant. « Quand tu en auras fini ici, rejoins-nous, on doit parler. »

« Naturellement, mon vieil … ami ! »

Il avait terminé sa phrase en commençant son duel face à son adversaire. Il lança sort et contre-sort, para de nombreux autres ou les évita mais cela montait graduellement en puissance et aussi, il faut le dire, devenait noir. Très noir. Il évita de justesse un sort qui l'aurait empalé sur une lame d'obsidienne.

« Vous voulez vraiment jouer sur ce terrain-là avec moi, Tom ? »

« Et pourquoi pas ? »

« Dans ce cas, » fit Gellert avec un sourire alors qu'il fermait les yeux pour n'écouter que la magie. « Voyons comment vous allez vous en sortir … »

Il maniait la Baguette de Sureau avec grâce alors qu'il faisait un rapide tour sur lui-même pour faire naître un feudeymon autour d'eux. Puis il rouvrit les yeux pour fixer son adversaire avec suffisance mais aussi respect car peu nombreux étaient ceux qui pouvaient s'enorgueillir de l'avoir combattu jusqu'à un tel niveau de puissance et avoir survécu.

Il le vit alors lancer lui-même un feudeymon à son tour et il ne fit que lui sourire alors qu'il agitait à peine sa baguette. Ses flammes d'un bleu électrique et hypnotisant avalèrent celles, rouges et incandescentes, de Voldemort pour ne plus laisser qu'un champ de flammes bleues tout autour d'eux. Puis, jugeant qu'il était temps de détruire la menace pesant sur sa famille, il fit rétrécir le cercle tout autour d'eux. Il se lança un sort pour protéger son corps de l'intérieur de ses propres flammes et il recula simplement. Alors que le feu lui léchait le corps sans même le brûler, il vit clairement la peur dans le regard de son adversaire.

« Est-ce tout ce dont vous êtes capable, Tom ? » demanda-t-il avec calme. « Dommage… Vous avez toutefois mes respects. Vous êtes un vaillant adversaire. Malheureusement, pas assez pour me vaincre. Adieu. »

Sur ces mots, le feudeymon se referma et enflamma le corps de Voldemort. Ce dernier périt dans un horrible cri de douleur avant qu'il n'y ait plus que le silence tout autour de lui.

Gellert agita à nouveau la baguette et le feu s'éteignit totalement, ne laissant plus derrière lui qu'une zone calcinée bien délimitée. De son adversaire, il ne restait plus rien que des cendres. C'en était fini.

Il fit demi-tour et marcha calmement vers la maison. Il frappa à la porte sans peur et attendit qu'on lui ouvre. Ce fut Albus qui le laissa entrer et le mena au salon. Un homme et une femme l'attendaient, assis dans un canapé et un petit garçon était le giron de sa mère, endormi. Rien qu'en croisant le regard de la jeune femme, qui était en tout point identique à celui de Katherine et Eric, il lut qu'elle était terrifiée et qu'elle n'était pas prête de lâcher son fils avant un bon moment.

« Un verre, Gellert ? Un bon vieil Odgen ? »

« Pas sûr que mon corps le supporte après tant d'années, Albus, » fit simplement le mage noir. « Quelque chose de plus léger, volontiers. »

« Du thé ? »

« Au citron ? » sourit Gellert.

« Tu me connais si bien… »

« Et toi de même… »

Ils rirent ensemble. Deux vieux amis et ennemis qui se respectaient. Puis, dans un soupir résigné, Gellert rendit la Baguette de Sureau à son ami.

« Tu me la rends si facilement… »

« Pour en redevenir le maître, il faudra que je t'affronte, Albus. Et je suis bien trop fatigué pour ces enfantillages. Deux grands sorciers par siècle, veux-tu ? »

Albus lui fit un sourire et agita la baguette pour faire apparaître un service à thé. Gellert en prit une tasse et en huma l'odeur avec délectation.

« Alors, Gellert. Voudrais-tu bien m'expliquer ta venue ici ? » demanda Albus.

« Pour elle, » répondit-il simplement en croisant les jambes pour mieux s'installer.

« Moi ? » fit Lily, bien que sa voix tremblait encore.

« Vous n'avez pas à me craindre, Lily. Si même votre sœur ou votre père ont survécu à ma présence, vous, c'est indéniable, vous survivrez. »

« Pourquoi ? »

« Parce que vous avez le sang de Katherine Evans qui coule dans vos veines, très chère. »

« Katherine…, » répéta lentement Albus, pensif. « Je me souviens de cette dame. Une femme respectable. »

Gellert hocha la tête silencieusement.

« J'ai été chagriné d'apprendre son décès et celui d'Eric. »

« Vous connaissiez mon père ? » demanda Lily. « Comment ? Ce n'était qu'un Moldu. »

« Un cracmol, » corrigea doucement Gellert.

« Oh … Gellert… Tu… »

Les deux vieux amis échangèrent un regard et tout fut dit sans qu'aucun mot de plus ne soit prononcé. Il avait compris.

« Quand l'as-tu su ? »

« En juillet 44. »

« C'est … c'est pour cela que tu t'es laissé vaincre ? »

« Non, tu m'as vraiment battu, ce jour-là, Albus, » refusa Gellert. « J'étais en pleine forme physiquement. »

« Mais pas dans ta tête ? »

« Quelle importance ? Eric a pu vivre une vie pleine et heureuse. Et ses deux filles en font tout autant bien qu'une certaine colère demeure, semble-t-il… »

« Pétunia déteste la magie. »

« J'ai cru comprendre, en effet. »

« Et maintenant ? » demanda James Potter.

« Maintenant ? » répéta Gellert. « Je l'ignore. Je suis bien trop vieux pour reprendre le combat et rassembler des fidèles pour combattre les Moldus et les remettre à leur juste place. J'aurais toujours des idées bien arrêtées à ce sujet mais je pense que le mieux est de laisser les jeunes décider pour leur avenir et à moi de me reposer. Ici ou à Nurmengrad. Tout dépend de la décision d'Albus, à dire vrai. »

« Tu me laisserais décider pour toi au risque de te retrouver à nouveau dans ta prison ? »

« Oui, Albus, je te laisse la décision de mon avenir. Je n'ai plus quelques années à vivre de toute façon. A toi de décider si tu me laisses les vivre seul ou en compagnie des derniers membres de ma famille. »

Après un instant de silence où tout le monde attendait la décision du vieil homme, ce dernier observait Gellert le visage impassible.

« Si jamais on vient me demander si je t'ai vu, je dirais simplement que ce n'est pas le cas et que, de toute façon, je suis bien trop vieux pour reprendre le combat face à toi et que cela sera certainement réciproque en ce qui te concerne, » dit-il finalement avec un sourire.

Gellert sourit et leva sa tasse vers son vieil ami. Il tourna ensuite son regard vers sa petite-fille et lui adressa également un sourire bienveillant.

« Et comment s'appelle ce petit ? »

« Harry, » fit-elle.

« Harry… et Dudley… Arrière-grand-père… Cela ne me rajeunit définitivement pas ! »

FIN


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