Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.
Résumé : La question de Sybil étonne Edith : pourquoi Tom lui refuserait des leçons de conduite ? [Siblings' May]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre du challenge mensuel du Siblings' May 2022, crée par DramaNantha, un challenge pour mettre à l'honneur les fratries.
Jour 10 :Balade en voiture
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de Downton Abbey (02/50) + Prénom 55 : Edith + E - Edith Crawley
La femme qui conduit
-Tu crois que Tom m'apprendrait à conduire ?
Si elle ne quitte pas la route des yeux, Edith hausse pourtant un sourcil. Aujourd'hui, il fait beau. Sybil est en congés : le docteur Clarkson lui a dit de prendre un peu de repos. Alors, les deux sœurs font un tour en voiture sur les sentiers entourant le domaine. Le vent frais bat leurs joues alors que la campagne du Yorkshire défile sous leurs yeux, le vert de ses prés s'étirant comme un tapis de mousse.
-Pourquoi ? Finit-elle par demander
-Conduire, c'est la liberté. Répond la benjamine des Crawley
La conductrice, elle, a appris plus par pragmatisme qu'autre chose. Si tous les hommes partaient à la guerre, qui conduirait ? Mieux valait prévenir que guérir, même si elle aime désormais être au volant d'un véhicule.
-Même si le droit des femmes évolue, elle reste soumise aux caprices des hommes. Explique l'infirmière. Oh, Edith, ne crois pas que je crache sur la gente masculine : loin de là ! La majorité est plus sensible que l'on ne pense à la condition de notre sexe. Mais conduire, pour une femme, c'est un peu plus d'indépendance.
Quand elle y pense, elle doit admettre que sa sœur a raison : les femmes travaillent, donc elles peuvent avoir une indépendance si elles doivent quitter le nid ou un mari violent. Cependant, comment partir ? Le train, hélas, il y a moyen d'arrêter les voyageurs. Une femme qui sait conduire, c'est une femme qui peut partir dès qu'elle le désire, pour son plaisir ou pour sa sécurité. C'est littéralement prendre les clés de sa vie, de son destin, en main pour ouvrir des portes.
-Tom serait heureux de t'apprendre, Sybil. Conclut Edith. Tu sais bien que lui, dès que ça touche aux voitures, il est heureux comme un enfant à Noël.
Sybil sourit.
FIN
