Harry Potter : Harry Potter et le Détraqueur

Genre : Humour/Parodie

Résumé : Une menace plane sur la sécurité de la prison d'Azkaban. Depuis quelques temps, le comportement des Détraqueurs semble anormal.

Mot de l'auteur : Petit délire qui m'est venu comme ça parce qu'après tout même les Détraqueurs ont le droit à l'amour *poing levé* Je remercie pour ça le jeu HP3 sur GameCube et mon frère qui m'a suivi dans mes délires un peu incompréhensibles et loufoques. Vous remarquerez aussi que j'ai une véritable passion pour faire des résumés assez sérieux alors que le contenu n'a absolument rien à voir... J'en suis fière, je l'avoue ! Cet OS a été corrigé par Grell, je vous souhaite une bonne lecture !


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Harry Potter et le Détraqueur

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Oubliez tout ce que vous savez sur la septième année de Harry. La guerre a subitement pris fin après que Lord Voldemort, grand mage noir du XXe siècle, soit mort en glissant sur un Lego dans la maison d'un moldu quelconque qu'il venait assassiner pour nourrir ses sombres desseins.

Ridicule ? Certainement.

Impossible ? Absolument.

Mais rien n'est impossible en vrai (et ce n'est pas seulement parce que l'auteur avait la flemme et a tiré au sort la mort de l'adorateur de serpent). Bref ! Tout cela pour dire que le jeune Potter put finir sa scolarité à Poudlard de façon plus ou moins normale avant de s'engager comme apprenti Auror.

Mais passons ! Nous reviendrons au Survivant plus tard. Intéressons-nous d'abord à notre protagoniste principal !

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Lorsque certains vivent d'amour et d'eau fraîche, d'autres subsistent du chaos et de désespoir tout en rêvant secrètement d'une meilleure vie, plus douce.

Twelve ne se souvenait plus exactement quand il est né, sa mémoire s'était mélangée avec celles des âmes qu'il avait dévorées.

Oui, Twelve était un Détraqueur. Il avait été créé par un mage noir il y a de cela plusieurs centaines d'années. Ekrizdis était le seul humain qui avait pu différencier toutes ses créatures. Sans doute parce qu'il était leur créateur.

Twelve flottait avec une aura de désespoir plus intense qu'à son habitude. Les prisonniers d'Azkaban pleuraient et essayaient de se cacher dans leurs cellules en sentant sa présence, mais étonnamment la créature ne faisait aucun mouvement pour se sustenter.

C'était étrange.

Très étrange même.

Les employés du Ministère de la Magie, cachés derrière leur Patronus, ne comprenaient pas pourquoi ce Détraqueur errait comme une âme en peine.

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Plusieurs jours passèrent, les employés repartirent après leur inspection mensuelle, laissant aux Détraqueurs le bon soin de la prison. Dès leur départ, plusieurs Détraqueurs se dirigèrent vers Twelve pour lui tirer les vers de la cagoule.

Pourquoi diable était-il en train de déprimer ?

Et une chose est sûre, c'est qu'ils ne s'attendaient pas à sa réponse. Ils avaient investi une des salles de réunion réservée logiquement aux humains, ils n'étaient qu'une dizaine par faute de place. Ils étaient assis et regardaient leur collègue qui marmonnait dans sa cape.

Les râles des Détraqueurs envahissaient la petite pièce.

- Tu sembles ailleurs Twelve. Qu'est-ce qui t'arrive ?

Et oui, étonnamment pour bien d'entre nous, les Détraqueurs ont développé leur propre langage. Ils ne sont pas de simples créatures non pensantes comme bien des sorciers le pensent.

- Je repense juste à lui…, soupira Twelve d'un air rêveur.

Ses amis/collègues/frères se tournèrent vers lui. Depuis quand un Détraqueur pouvait-il parler rêveusement ? Éprouver des émotions positives ? Et surtout, qui était ce « lui » ?

- Mais de qui tu parles ? s'étonna Three.

Twelve tourna sur lui-même avant de fixer ses amis qui jurèrent avoir vu des étoiles et un sourire niais sur sa cagoule sombre.

- Mais si ! Vous savez, ce brun décoiffé aux yeux verts, soupira Twelve avant de reprendre d'un air énamouré particulièrement incongru de la part d'un Détraqueur, ces jolis yeux émeraudes pétillants et…

Il se fit interrompre par Fourteen qui s'exclama, choqué, en le pointant de son doigt purulent.

- Nom d'une Nargole à moustache ! Tu es amoureux !

Les autres Détraqueurs se retournèrent tellement rapidement vers Twelve qu' ils se seraient sans aucun doute brisé le cou s'ils avaient été humains. Ils murmurèrent entre eux tels des commères avant de relever leur cagoule vers le Détraqueur amoureux qui semblait… rougir. C'était impossible, ils n'étaient pas faits pour éprouver des sentiments et encore moins des sentiments positifs. Mais Impossible n'est pas Potter et celui-ci avait réussi à faire tomber amoureux de lui un Détraqueur. Chapeau bas pour le Survivant !

Twelve se tourna vers ses amis et leur fit ses plus grands yeux de biches, ce qui était un peu ridicule, mais cela sembla être suffisant pour qu'ils décident de l'aider.

- Donc tu es amoureux d'un humain.

- Mais qu'est-ce qu'il va faire par rapport à ça ? demanda Twenty-two.

- Le séduire ! répondit avec excitation Fourteen.

- Oui ! Les humains font la cour aux personnes dont ils sont amoureux. C'est super bizarre, mais je crois qu'ils s'offrent des brins d'herbes, jouta Two.

Twelve regarda ses amis qui semblaient tout aussi excités que lui et prêt à l'aider.

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Harry soupira, épuisé, il venait de finir ses cours du cursus d'Auror pour la semaine et était tellement fatigué qu'il avait prévu de ne rien faire de son weekend. Il était vingt-deux heures passées, il avait fini de manger et sursauta en entendant la sonnette de sa maison.

Harry prit sa baguette avant d'ouvrir la porte. Il n'eut pas le temps de lever son arme qu'il resta figé par ce qu'il voyait : une main putride qui lui tendait des brins d'herbes givrés. Il leva les yeux et tomba nez à cagoule avec un Détraqueur.

Twelve se mit à bouger avec excitation et secoua les brins vers Harry.

- C'est pour vous Jolis Yeux, chuchota-t-il timidement.

Harry entendit juste des râles gutturaux venant du Détraqueur alors qu'il se sentait de plus en plus faible à cause de sa présence.

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Quatre Détraqueurs étaient au coin de la rue et regardaient la scène de déclaration de Twelve envers l'humain. Ils étaient surexcités et couinèrent face au tableau mignon qui se peignait devant eux. Seven était collé au mur et avait porté les mains à ses orbites vides pour imiter des jumelles et poussa un cri de stupeur.

- Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta Twenty Six.

- Il est tombé dans les pommes, répondit Seven avec une voix de commentateur.

Les autres Détraqueurs se précipitèrent plus près et se cachèrent derrière des voitures pour être plus proches sans non plus déranger Twelve qui paniquait.

- Mais qu'est-ce qu'il t'arrive Jolis Yeux ? s'inquiétait Twelve alors qu'il avait fait tomber son bouquet pour se rapprocher de Harry.

Le Détraqueur dut se baisser pour éviter une casserole qui avait été balancée par un Kreattur très remonté de voir cette créature sombre attaquer son maître. Twelve prit peur, fit tomber le bouquet et déguerpit le plus rapidement qu'il pouvait avec une aura de désespoir intense autour de lui, le cœur brisé.

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Twelve était de retour à Azkaban avec ses amis qui l'avaient espionné. Il était assis dans son coin à déprimer dans la salle réservée aux humains. Ses amis le regardaient inquiets tout en commérant. Ils avaient tous oublié dans leur excitation que leur présence était nocive aux humains. Ils sursautèrent tous lorsque Twelve se leva d'un coup.

- Oh Jolis Yeux, pourquoi es-tu humain ? Renonce à ton être et je cesserai d'être Détraqueur.

- On l'a perdu là il cite du Shakespeare, commenta Seven.

- Vous croyez que ça existe les psys pour Détraqueurs ? s'interrogea Ninety.

- On devrait peut-être en faire la demande au Ministère ? Je suis sûr qu'on peut faire jouer le Code du Travail, approuva Three.

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Kingsley Shacklebolt regarda la lettre qu'il venait de recevoir d'Azkaban d'un air circonspect. Il observa la calligraphie tremblante et compliquée à déchiffrer avant de relever la tête lorsque Hermione Granger franchit la porte de son bureau.

- Vous m'avez appelée ?

Kingsley lui tendit la lettre avant de lui répondre.

- Les Détraqueurs veulent un psy pour l'un des leurs qui aurait une peine de cœur.

Hermione ne sut quoi répondre.

- Ah !

- Je n'aurais pas eu meilleure réaction, Miss Granger.

Et c'est ainsi que les Détraqueurs, terribles créatures des ténèbres, considérés comme les plus abjectes du monde entier eurent un psychologue attitré.

Monde de fou…


Mot de l'auteur : Cet OS a failli s'appeler "Détraqueur cherche partenaire désespérément" puis je me suis dit que j'allais faire plus sobre ... Ne me demandais pas d'où m'est venue cette idée, je ne saurais pas vous le dire par contre.