Chapitre 4 :

Le ciel nuageux paraissait menaçant pour certains élèves de Poudlard, l'arrivée des élèves de Durmstrang quelques minutes plus tôt n'ayant évidemment pas arrangé l'ambiance hostile. Le vent battait la lande écossaise avec force et beaucoup frissonnaient, suppliant la délégation manquante d'arriver le plus vite possible. Drago avait discrètement donné son bonnet à l'un des petits premières années qui grelottait, vérifiant que tous était en rang et qu'aucun ne subissait de brimade, encore. Depuis que Voldemort était officiellement revenu, la vie des Serpentard était devenue un enfer. Aucun d'entre eux ne sortait seul et sans sa baguette, toujours apeuré de croiser quelqu'un d'une autre maison avec de mauvaises intentions.

Beaucoup de professeurs pensaient que les Gryffondor étaient les plus virulents mais ce n'était pas vrai. Ils étaient simplement ceux qui le faisaient le plus en public, les autres se contentaient des agressions au détour d'un couloir. En général en surnombre et plus âgé, loin du regard des professeurs. Tous les Serpentard savaient que s'ils se plaignaient face à un professeur, il ne les croirait pas. Les seuls qui le faisaient étaient le professeur Rogue et Mme Pomfresh et elle n'avait pas assez de pouvoir pour faire plus que les soigner malgré ses efforts. Même le professeur Rogue n'arrivait plus à compenser leurs pertes de points pour des sujets tous plus ridicules les uns que les autres. Le-dit professeur n'arrivait, lui aussi, pas à aider ses serpents. De plus, sa couverture d'espion ayant récemment été révélée, il avait de plus en plus de problèmes personnels à gérer. Il passait moins de temps à s'occuper d'eux mais aucun d'entre eux ne lui en voulait.

Les pégases géants conduisant le carrosse de Beauxbâtons montrèrent enfin leurs museaux sous les soupirs de soulagement.

Harry prit une grande inspiration, le stress engloutissait ses sens et le tendait de plus en plus. Une petite main se glissa dans la sienne et une autre bien plus grande se posa sur son épaule gauche. Il se concentra sur les respirations qui l'entouraient et réussit à calmer un peu les battements de son cœur et sa respiration effrénée. Le stress était toujours là mais il pouvait penser avec lucidité. Il lança un regard reconnaissant à son frère et sa sœur qui l'entouraient et laissa tomber son masque d'impassibilité, celui du combattant.

Dudley avait le même masque en place et attendit patiemment que les derniers feux follets soient distribués. Harry reçut le sien en dernier, avec un regard d'encouragement de la part de Fleur. Un rapide sort de dissimulation placé en prévision sur les six feux follets et ils se mirent tous en rang, prêts à affronter Poudlard.

Une petite secousse plus tard, ils atterrissaient au milieu du parc de l'école de sorcellerie anglaise. Les dix membres de la délégation de sécurité se placèrent devant la porte, ils seraient les premiers à sortir. Gabriel tourna légèrement la tête vers Madame Maxime, attendant le top départ. Il ne se fit pas attendre, à peine quelques secondes plus tard Gabriel le lançait et la porte du carrosse s'ouvrit toute seule.

Le pas militaire, le visage impassible et le dos droit, ils sortirent en rang organisé. Faisant une haie d'honneur pour les autres, cinq de chaque côté. Les élèves restant sortirent deux par deux, portant l'uniforme classique. Leurs démarches gracieuses et enchanteresses contrastait fortement avec la précédente entrée. Les derniers à sortir furent Fleur et Elio, ce dernier resta près de la porte du carrosse et attendit. Madame Maxime sortit de sa démarche assuré et Elio s'inclina légèrement en lui tendant la main pour l'aider à sortir. En vérité, elle n'en avait pas besoin mais cette petite mise en scène montrait l'importance que Beauxbâtons donnait aux bonnes manières.

Dumbledore s'avança vers la directrice et lui offrit son bras en annonçant d'un ton enjoué :

- C'est un plaisir de vous revoir Madame Maxime, je vois que vous vous n'avez toujours pas pris une ride depuis tout ce temps !

Les élèves de la délégation se tendirent légèrement, plusieurs d'entre eux se demandaient si Dumbledore n'avait ne serait ce que survolé les bonnes manières françaises pour sortir une telle chose. Il disait presque que Madame Maxime était vieille et surtout qu'elle était en âge de prendre des rides ! Ce n'était certainement pas quelque chose à dire à une Dame française.

- Mais le plaisir est partagé Monsieur Dumbledore, bien que j'ai été surprise de n'être mise au courant de ce fameux test qu'à la dernière minute.

- Oui, oui, bien sûr. Voyez-vous cela a été une demande de dernière minute faite par notre cher ministre Fudge pour assurer la sécurité de nos chères têtes blondes.

Madame Maxime ne répondit pas, son visage exprimant clairement qu'elle ne voyait pas en quoi cela pouvait ajouter quoi que ce soit. Dumbledore se racla la gorge et, tout en gardant son air de papy gâteux, reprit :

- Si vous voulez bien, je propose que nous nous dirigions vers le hall pour nous mettre au chaud.

Encore une fois, il ne reçut pas de réponse mais il garda son sourire. Tous les élèves de Poudlard s'avancèrent rapidement vers le château avec grand bruit, ceux de Durmstrang était bien plus calme et suivaient avec à peine quelques chuchotements. Beauxbâtons furent les derniers, Gabriel et Coraline suivant de près Madame Maxime toujours tenue par Dumbledore. Ils devaient s'occuper de la sécurité de la directrice et étaient d'autant plus vigilant que Dumbledore était connu pour lancer des sorts informulés.

La délégation du tournoi appréciait le voyage jusqu'au hall malgré le froid, Poudlard restait tout de même un très bel établissement. Ils chuchotaient entre eux, commentant les différentes curiosités qu'ils entrapercevaient. La délégation de sécurité ne pouvait pas paraître aussi légère mais ils n'en restaient pas moins impressionnés. Ils ne devaient évidemment pas seulement admirer le parc mais repérer le terrain et surveiller toute attaque possible. Une attaque ce soir serait plus que plausible, ça serait un symbole pour la suite de l'année. Le sens de celui-ci dépendait de l'issue des combats.

Les grandes portes du hall passèrent au-dessus des français, les laissant admirer l'architecture intérieure du château. Mais tous se tendirent en voyant que personne n'était entré dans la grande salle, McGonagall se trouvait devant les portes en compagnie de Rusard. Dumbledore s'excusa auprès de Madame Maxime et rejoignit ses employés.

- Chers élèves, de Poudlard ou d'ailleurs, je voudrais vous dire que je suis très heureux de vous avoir tous ici. Nous vivons une période très sombre et j'espère que ces rencontres multiculturelles sauront vous redonner le sourire qui nous manque tant. Avant de rentrer pour nous restaurer, j'aimerais d'abord pratiquer un petit sort bénin pour assurer notre sécurité à tous, j'espère qu'il vous permettra aussi de tous commencer à vous connaître ! Je vais demander aux élèves de Durmstrang de venir vers moi, un par un.

Lilith nota avec appréciation que le sort était bien individuel, ils auraient pris beaucoup plus de risques si ça n'avait pas été le cas. Elle jeta un regard à Dudley, il regardait avec attention où est ce qu'il jetait le sort. Après que presque la totalité des bulgares soient passés, il lui murmura quelques informations à l'oreille. Elle se dépêcha de la relayer aux autres, les premiers élèves français passaient déjà.

Jusqu'ici, tout c'était bien passé. Marie n'avait eu aucun problème, de même que Fleur. Cependant, leurs cas ne concernait pas l'ascendance. Fleur n'avait pas besoin de cacher sa nature, les vélanes ne sont pas considérées comme dangereuses. Elio était le dernier à passer, un léger tremblement de son petit doigt était le seul signe de sa nervosité.

- Revelio magicae

Le parchemin apparu et Dumbledore commença à lire, le nom était correct ainsi que la nature magique modifiée. L'ascendance arriva en dernier, Elio ne put s'empêcher de serrer les poings le plus fort possible et Harry retint sa respiration.

- Sorcier, fils de Amanda Erendas née Cavalo et de Nestor Erendas.

Elio se détendit considérablement et Harry soupira profondément. C'est le cœur plus léger que les élèves continuèrent le test. Gabriel et Coraline passèrent en premier, Dumbledore avait annoncé que tous les membres de la délégation de sécurité ne seraient pas majeur et cela avait provoqué plusieurs mauvaises réactions parmi les anglais. Étant donné que Gabriel et Coraline étaient relativement âgés, les protestations se turent sans plus de problème. Talia s'avança pour se faire tester, Dumbledore fronça les sourcils quand elle se trouva face à lui. Les yeux bleus pétillèrent encore plus de magie, il sondait sans doute son aura magique, inexistante de par sa condition.

- Talia Alavares, fille de Caroline Alvares née Dublond et de Wellet Alvares. Cracmol…

Le vieux directeur laissa le silence s'installer, lui aussi ne semblait pas comprendre. Il se racla la gorge en se tournant vers la directrice française.

- Madame Maxime, je comprends bien que vous vouliez être inclusive en permettant à cette cracmol de faire parti de la délégation mais je doute fortement qu'elle ait les capacités pour ce poste.

- Je peux vous assurez que Miss Alvares a parfaitement le niveau pour cette mission, elle n'est d'ailleurs pas la seule sans pouvoirs de la délégation. Le programme les accueillant à Beauxbâtons est très tourné vers le combat, ils sont donc formés à ce genre de situation.

Dumbledore ne semblait pas convaincu et tenta de la convaincre.

- La situation n'est pas à prendre à la légère, nous ne parlons pas de quelques petits duels entre cracmols. Ils sont sans défense face à de la magie.

- Vraiment ? Si vous arrivez à me trouver quelqu'un à Poudlard, autant professeur qu'élève, capable de battre l'un d'entre eux, j'y réfléchirai peut-être.

Dumbledore était surpris, mais il se reprit rapidement et avec un sourire indulgent de papy gâteux se tourna vers l'un de ses professeurs.

- Filius je suis désolé de vous demander ça mais je préfère que ce soit quelqu'un d'expérimenté. Je ne voudrais pas qu'ils soient blessés.

Le petit professeur accepta avec joie mais ne sembla vraiment pas les prendre à la légère. C'était un très bon choix de la part de Dumbledore.

- Madame Maxime, j'aimerais combattre votre meilleur élève. Nous voulons voir à quel point ils sont bons après tout.

- Bien sûr. Professeur Tora ?

L'austère professeur analysa le demi gobelin une demie seconde avant de se tourner vers le reste de la délégation.

- Evans, tu te prépares.

Salvera leva un sourcil interrogateur.

- Je croyais que ta meilleure combattante était Pavlov ?

- En mêlé oui, en duel, surtout magique, Evans la dépasse.

- En même temps il a de quoi s'entraîner quotidiennement avec sa famille.

- Sa mère est moldue.

- Son frère et sa sœur sont mes éléments les plus prometteurs

Tora acquiesça, se concentrant de nouveau sur le duel en préparation. Les élèves avaient été poussés pour dégager une large arène que plusieurs professeurs clôturait avec des boucliers. Dudley se tenait sur la droite, entouré de sa famille.

- Dudley, tu fais bien attention, Flitwick est un combattant redoutable. Il n'hésitera pas à exploiter toute tes failles.

- Oui maman, je sais. J'ai déjà un plan.

Lilith et Harry regardaient leur mère s'agiter encore plus, inquiète. Ils avaient très bien compris le plan de Dudley et il se jouait sur une seule chose, le demi gobelin devait le sous estimer. Ça n'était pas bien compliqué à faire mais il y avait toujours des risques. De plus, il n'en restait pas moins que Dudley n'avait que quatorze ans. Il n'était pas tout-puissant, sans plan il aurait eu peu de chance contre Flitwick.

Dumbledore annonça que le duel allait commencé, Dudley leur lança un rapide sourire et s'avança.

Son visage avait repris l'impassibilité des combattants, son adversaire en faisait de même. Flitwick paraissait sûr de lui, trop sûr. Dudley ne devait pas trop se détendre mais c'était plutôt bien partit.

- À vos baguettes ! Prêt ? Saluez !

C'était le professeur McGonagall qui avait lancé le duel, scrutant avec attention les gestes des duellistes. Pour l'instant, aucun n'en faisait. Ils se toisaient avec méfiance, attendant que l'autre fasse le premier geste.

Soudain, Flitwick leva sa baguette et Dudley s'élança vers lui. Les sorts pleuvaient sur le jeune blond qui évitait la plupart d'entre eux. Ceux qui devaient le toucher étaient déviés par l'un de ses poignards. Flitwick avait d'ailleurs été très surpris la première fois et Dudley avait tenté de s'approcher. Malheureusement Flitwick s'était tout de suite repris et l'avait repoussé. Dudley n'avait certainement pas l'avantage, il n'arrivait pas à placer la moindre attaque.

Le changement fut infime, sûrement que seul eux l'avaient vu, mais il arriva. Il se tenait plus droit et la lueur dans son regard ne trompait pas. Flitwick lança une autre attaque, le sort se dirigea vers Dudley qui l'évita et se retrouva sur la trajectoire d'un autre. Le sort le toucha, attirant un sourire sur le visage du demi-gobelin. Dudley se trouvait à terre, se tenant le bras qui tenait ses poignards. Flitwick s'avança avec confiance, un sourire indulgent sur le visage et la garde baissée.

Alors qu'il n'était qu'à quelques mètres, Dudley bougea si rapidement qu'on ne comprit son mouvement qu'une fois qu'apparu l'estafilade sanglante sur la joue de son adversaire. Il se releva sans mal, s'éloignant d'un bond.

- Vous êtes bien un demi-gobelin ?

Flitwick, qui s'était remis en garde, le dévisagea avec méfiance.

- Je ne vois pas en quoi cela pourrait t'apporter quoi que ce soit, de plus tu dois déjà connaître cette information.

- Ouais, mais ça me donne plus de temps.

Le sourire moqueur de Dudley le surprit mais il prépara un nouveau sort. Il arrêta en le voyant compter sur ses doigts.

- 3...2...et 1 !

Flitwick s'effondra, les yeux fermés et la bouche ouverte. De nombreux élèves de Poudlard poussèrent des cris d'effroi et l'infirmière se précipita à ses côtés dès qu'elle eut le feu vert.

Pendant ce temps-là, Dudley s'avança avec calme pour récupérer le poignard qu'il avait lancé sur son adversaire. Lilith le rejoignit immédiatement, un grand sourire aux lèvres, suivi de près par Harry et Gabriel.

- Dudley ! Tu as été génial !

Le susnommé sourit et réceptionna sa sœur avec joie.

- Elle a raison, t'as géré ! Tu as même plus besoin de t'entraîner sur ta reconnaissance des sorts.

- J'avoue que c'était plutôt impressionnant, je n'aurais pas imaginé cette stratégie. Bravo !

Gabriel le regardait avec un réel respect, chose assez rare chez lui avec son arrogance légendaire. Un élève de Poudlard, un serdaigle assez jeune vu son apparence, les interpella en criant :

- Vous n'avez pas honte ? Il vient d'empoisonner notre professeur et vous le félicitez !

Harry fronça les sourcils et répondit avec la voix la plus apaisante qu'il pouvait :

- Du calme, il n'est rien arrivé de grave à ton professeur. Il se réveillera dans environ une heure, peut être moins vu qu'il est un sang mêlé.

- Co-comment ça ?

Le serdaigle s'était calmé mais il tremblait encore un peu d'inquiétude.

- C'est une lame gobeline, elle est enchantée pour agir seulement sur les gobelins. Elle est à la base utilisée en cas de guerre de clan et plonge la victime dans un coma magique temporaire. Dans ce cas précis, je ne sais pas précisément si sa condition va réduire le temps d'effet mais il se réveillera dans maximum une heure.

Madame Pomfresh le confirma au reste des spectateurs et fit évacuer le duelliste. Dumbledore reprit la « cérémonie » sans un mot de plus. Il serra les dents quand les autres sans magie passèrent mais ne fit aucun commentaire. Dudley s'avança avec confiance. Il portait lui aussi un feu follet finalement.

- Dudley Evans, fils de Daniel Evans né Esparo et Pétunia Evans. Moldu.

Il marqua un temps d'arrêt, avant de retenir Dudley avec une question doucereuse, la voix emplie de magie.

- Dites moi jeune homme, j'aimerai beaucoup rencontrer votre mère. Je crois que nous avons une connaissance en commun.

- Ah bon ? Ça tombe bien, elle fait parti de la délégation enseignante.

Dumbledore écarquilla les yeux avant de scanner les enseignants à la recherche de celle qu'il cherchait. Il n'eut pas à beaucoup le faire car elle s'avança jusqu'à lui.

- Bonjour Directeur Dumbledore, je crains que vous vous soyez trompé de personne. Je ne connais personne ayant pu vous parler de moi.

- Oh pourtant j'en suis sûr. Si vous le permettez, je vais vous lancer le sort.

Il n'attendit pas de réponse avant de le lancer et de lire les résultats avec avidité.

- Pétunia Evans, fille de Rose Evans née Spies et de Léon Bayor. Cracmol…

Il sembla surpris un instant avant de se tourner vers elle avec un sourire de grand-père.

- En effet, j'ai dû me tromper.

Pétunia lui offrit un dernier sourire avant de retourner aux côtés de ses collègues. Lilith s'avança rapidement et se plaça, prête à recevoir le sort.

- Lilith Evans, fille de Carole Tradis et Daniel Evans né Esparo. Sorcière blanche.

Aucun commentaire ne fut fait sur la mère différente de celle de Dudley. Harry était le dernier, malgré son visage impassible, il stressait.

- Harry Evans, fils de Pétunia Evans et Daniel Evans né Esparo. Sorcier blanc.

Il le laissa partir sans commentaire, le laissant relâcher la pression. Il rejoignit Dudley avec un pas énergique. Laissant Dumbledore faire un discours quelconque sur l'amitié international et il écouta de nouveau lorsque Lilith l'entraîna vers la sortie.

- On va où ?

- T'as pas écouté ? On va se préparer avant le dîner.

Dudley ne sembla même pas surpris et lui sourit. Ils passèrent rapidement les portes du carrosse et se placèrent en attendant le débriefing.

- Tout le monde est là ? Bien, comme vous avez pu le voir Dumbledore ne s'est pas rendu compte de la supercherie mais a quand même posé problème. Je tiens d'ailleurs à vous féliciter , votre stratégie était vraiment ingénieuse. Est ce votre frère qui vous a donné accès à une telle arme ?

- Merci Madame Maxime, et oui. Harry me l'a offert il y a quelques années.

Madame Maxime eut un sourire fier envers les deux frères et continua son discours.

- Dumbledore n'apprécie pas les sans-magie, surtout ceux qu'il ne contrôle pas. C'est bien pour ça qu'il n'a jamais voulu lâcher le poste de directeur, il pouvait garder le contrôle sur les nés-moldus. Attendez-vous à ce qu'il cherche à tout prix à vous piéger. J'espère que l'on n'aura jamais à le faire mais je vous invite à relire le protocole en cas d'attaque de sa part.

L'ambiance de mort fut sa seule réponse. Quelques salutations plus tard et un rappel sur l'entrée officielle dans la grande salle, tous partaient se reposer dans leurs chambres.

Lilith n'était pas dans la sienne mais dans celle de ses frères, Hannah, Coraline et Gabriel squattaient aussi. Hannah et Harry se faisaient une partie de crapette sorcière pendant que Gabriel et Coraline étaient plongés dans un débat animé sur un nouveau texte de loi. Dudley mangeait un paquet de chips en commentant la partie de carte et Lilith restait allongé sur le lit, perdu dans ses pensées. Après un énième soupir, Dudley finit par demander :

- Blanche ? Y a un problème ?

- Plus j'y pense, plus je me dis que venir ici ne va nous apporter que des emmerdes.