Vous en voulez encore, je présume ?... alors en voilà ^^
Chapitre 13 : Defeat
"In the name of Aiacos-Sama !" rassemblant toute l'énergie disponible pour infliger une première défaite aux Saints.
Du haut de la proue, Aiacos savourait aussi bien la dévotion de Violate à son égard que sa violence fièrement affichée.
"Hahaha ! Bien joué, Violate ! Offre-moi une brochette de corps mutilés !..." se réjouissait-il, connaissant la capacité brutale de sa guerrière.
"Voilà qui est fâcheux." admit Hadès. "Maudits Saints... maudite Athéna !... Non seulement a-t-elle dans ses rangs un déicide mais en plus elle est parvenue à faire fructifier les fruits du magnolier."
Minos, présent avec Rhadamanthys, ne saisissait pas.
Hadès était si embarrassé qu'il se leva et fit plusieurs fois le tour de son trône, cosmos grondant d'une colère suprême.
"Pardonnez-moi, Hadès Sama... que signifie ?..."
"Les fruits du magnolier, associés à un grand cosmos intensifié jusqu'à l'absolu, permettent de verrouiller les âmes des Spectres défunts dans une prison qu'il m'est compliqué d'atteindre, retardant ainsi leur résurrection."
Minos eut un violent frisson. "Aiacos !..."
Son malaise fut si vif qu'il manqua de souiller, du contenu de son estomac, les dalles de marbre du sol !...
Il se redressa, pale comme la mort. "Seigneur..." cœur battant d'angoisse.
"Vous êtes définitivement pathétiques, l'un comme l'autre, Juges." amena la grosse voix du Bénou. "Vous ne vous souciez que de vos petites affaires et négligez totalement la plus importante : la volonté et l'honneur de Sa Majesté." se plaçant aux côtés de Hadès.
"Ne sois pas si dur, Bénou." intervint Hadès. "Il me serait hautement déplaisant qu'un seul de mes Spectre y laisse sa vie."
"Je me fais fort de rappeler au Juge Minos son devoir. Ainsi que celui de son amant." prononcé tel un crachat.
"Tiens ta langue en bride, Bénou." grogna Minos, serrant le poing.
"Tu me fais trembler, Juge !..." se moqua ouvertement Bénou.
Minos laissa enfler son cosmos, entreprise que Rhadamanthys brisa d'un bras levé. "Inutile. Concentrons-nous plutôt sur le présent problème plutôt que de nous quereller."
"Il faut que j'aille... prévenir Aiacos !..." angoisse le reprenant plus fortement encore.
"Quelle vision pitoyable." cracha Bénou.
"Assez, Kagaho." le somma Hadès. "Je suis d'accord avec Rhadamanthys. Le plus pressant demeure effectivement la constitution de ce rosaire."
Violate livrait bataille contre le Saint du Lion, à présent. Malgré son jeune âge, Regulus était un prodige né !... Observer, imiter et surpasser, voilà quel était son credo !...
Malgré sa puissance et sa bestialité, Violate fut défaite. Avant d'y laisser sa vie, elle porta un dernier regard et prononça "Aiacos Sama..." en lieu et place du nom de l'absolu Souverain des Enfers.
La colère d'Aiacos fut telle qu'il descendit lui-même du ciel pour ramasser son Aile brisée, la portant contre lui, se permettant des caresses comme jamais il ne les lui avait accordées.
Il était en passe de briser ces pitoyables Saints lorsque le Saint du Sagittaire se dressa majestueusement sur son chemin !...
Ivre de rage, Aiacos monta rapidement dans les tours, poussant toujours plus loin les provocations à l'égard de cet ennemi déclaré qu'il méprisait plus que tout autre chose - comme la boue du sol qui maculait ses bottes.
Il sacrifia plus que de raison ses hommes déjà affaiblis, finit même par saborder son propre navire, jugeant son équipage de couards totalement indigne de mener une telle bataille !...
En cet instant, Garuda n'était plus que colère, distillée à un implacable orgueil.
Mis en échec, ce dernier fut bien forcé de reconnaître sa défaite, cherchant une ultime consolation auprès de Violate.
Ce fut Kagaho qui trouva Aiacos, bien avant Minos.
"Tu es pitoyable, ex-Juge Aiacos."
"Ex ?..." regard plissé.
"Notre Seigneur ne tolère pas la défaite et la tienne est criante. Aussi, vais-je sévir au nom de Hadès !" s'entourant d'une nuée de flammes noires, prêtes à mordre !...
Déjà blessé, Aiacos s'apprêta à faire face tant bien que mal.
Bénou était un adversaire qu'il était bon de ne pas sous-estimer !...
D'un tour de flammes, Kagaho fit éclater en morceaux le surplis fragilisé du Juge.
"Tu ne mérites absolument pas ton rang de Juge ! Tu as jeté l'opprobre sur nos armées !"
Vulnérable, Aiacos fixait Bénou.
"Vis donc à présent en tant qu'humain et sous ton véritable nom, Suikyô Shaan !"
Aiacos tomba sur ses genoux, humilié comme jamais.
Alors que Bénou regagnait le ciel d'un battement puissant d'ailes, Minos arriva sur les lieux, secourant Aiacos.
"COS !" le soutenant dans ses bras.
Aiacos eut un faible sourire. "C'est... Suikyô... à présent..." présentant sa poitrine percée d'un trou béant ainsi que de lourds filets de sang s'échappant de sa bouche.
"Qu'importe ! Oh, pour la grandeur d'Hadès !... Vis !... Oh, vis !..." le serrant du plus fort qu'il le pouvait contre lui.
Minos sentait une rage immense gagner sa poitrine vis-à-vis de ces Saints qui étaient parvenus à fabriquer, sur mesure, une arme aussi puissante que le rosaire permettant de retarder, voire d'annuler, la résurrection des Spectres !...
Il ne s'offrait désormais à Minos que deux options : solliciter l'aide d'un Saint d'Athéna dont le cosmos soit suffisamment puissant - et bienveillant - pour guérir les plaies d'Aiacos, soit piller et détruire ce fameux rosaire. Or, le temps était compté et Minos renâclait face à la première option !...
Ne restait donc qu'à piller cette arme par la ruse ou la force. Puis la détruire et faire surveiller étroitement le magnolier des Enfers - quelle arbre à emmerdes, celui-là aussi ! - voire même le faire déraciner !
Voyons... à quel Saint Athéna aurait-elle pu confier ce maudit rosaire ?...
La réponse se fit presque instantanément dans l'esprit de Minos !... Pas à un Saint !... Au Pope, bien sûr !... Ce vieux renard était, de plus, un ancien Saint qui maîtrisait donc les techniques martiales.
Le challenge était de taille !... Et Minos motivé.
Tout d'abord, profiter d'une faille laissée par Sa Grandeur dans la barrière d'Athéna pour se glisser en territoire ennemi.
Se servir de ses ailes pour survoler à haute altitude les douze maisons en laissant au minimum des traces de cosmos qui donnerait immanquablement l'alerte.
Puis s'introduire dans le palais et fureter dans quelques coffres jusqu'à tomber sur...
"Que cherches-tu ici, Spectre ?!"
Minos se retourna lentement. Le vieux renard...
Sage écarquilla les yeux. "Juge."
Joueur, Minos barra ses lèvres de son index.
"Quitte immédiatement ces lieux, maudit !" lançant sa première attaque que Minos esquiva avec brio, sans lâcher le coffre.
"Je vois. Tu es venu récupérer le rosaire."
"Quelle perspicacité !..." se moqua Minos.
"J'ignore par quel moyen tu es parvenu à franchir la barrière qui nous entoure mais il va de soi que tu n'emporteras rien de ce qui se trouve ici."
Celui-ci ne connaissait pas encore la technique de Minos !... Fort bien !... Griffon allait se faire fort de la lui enseigner !...
Lâcher de fils, immobilisation. Pas le temps de s'amuser !...
"GARDES ! GAAARDES !"
Quel braillard !
Pour le faire taire, Minos lui bousilla le genou et en en profita pour filer, emportant avec lui le précieux rosaire !... Du moins, ce qu'il pensait être le rosaire.
Ils étaient prudents, du côté de chez Athéna, et en avaient fait fabriquer plusieurs copies.
Le véritable rosaire se trouvait dans le temple de la Vierge, cloth veillant sur lui.
Lorsqu'il se rendit compte de la supercherie, Minos devint fou de rage !...
Aiacos se mourait !...
Maintenant qu'il était redevenu humain, Minos ne pouvait ramener son compagnons aux Enfers !... Il le gardait dans une cache, prenant soin de lui du mieux qu'il le pouvait grâce à ses connaissances en médecine notamment.
Ce maudit Sagittaire l'avait frappé durement. En plein.
Minos craignait le pire.
Impossible de lui faire reprendre des forces, impossible de... une minute !... Il lui vint soudain une idée prodigieuse !... Un échange de sang !... Bien sûr, c'était la solution ultime !
Il fallait que cela fonctionne, il le fallait !
Minos s'entailla le poignet suffisamment profond pour faire couler un généreux filet qu'il déposa sur la plaie de son aimé.
La réaction ne tarda guère. Les deux sangs se mélangèrent en émettant une brève ébullition sifflante avant de se dissiper dans une poussière sombre scintillante, comparable à de la poudre de diamant noir.
Puis tout se calma. La plaie d'Aiacos se referma en un instant.
Lui-même revint brutalement à lui, se redressant avec un cri comme s'il venait de se prendre un shoot d'adrénaline en plein cœur !...
"Cos ! Oh, Cos ! comme je suis heureux !..." l'étreignant sans attendre. "Pourquoi... n'y ai-je pas pensé plus tôt ?... Pourquoi ?..."
Aiacos sourit, enserrant, encore faiblement, son bel amant. "Minos..."
Minos était soulagé et heureux d'avoir pu porter secours à Aiacos. Il aurait donné n'importe quoi pour le tirer de ce mauvais pas et c'était là chose inédite pour ce Juge !... Dès lors, leur complicité, déjà évidente, s'en trouva renforcée. Non que Garuda fasse preuve d'une quelconque soumission envers Minos mais... les gestes tendres, les regards explicites furent légion après cet épisode. Aiacos disait même que le voici, pour partie, Norvégien, avec une pointe de Griffon dans les veines.
Minos avait beau arguer que Garuda ne lui devait rien, impossible pour ce dernier de ne pas marquer sa reconnaissance.
Évidemment, cet état de fait ne convenait guère au Bénou qui faisait tout son possible pour convaincre Hadès de punir le Juge incompétent, défait dès le premier affrontement, indigne de servir dans les armées du Souverain !...
Hadès, lui, écoutait Bénou avec une certaine lassitude. "Aiacos n'avait, semble-t'il, pas dit son dernier mot, Kagaho."
Il fallait être patient avec cent-huit Spectres déchaînés !...
"Que j'apprécie la façon dont notre Seigneur rétorque à cet acharné de Bénou !..." admettait Aiacos.
"Cet abruti de Bénou ferait mieux de passer sa rage sur des Saints au lieu de jeter le trouble dans son propre camp. Il m'insupporte, à vrai dire !..." serrant le poing.
"Je demeure certain qu'un jour Kagaho paiera le prix fort de son arrogance."
Petit rire de Minos. "... dit le Garuda qui n'est pas mal non plus dans ce genre !..."
Devant la petite mine du Garuda, Minos lui adressa un coup d'épaule amical.
"Comment va ta blessure à la poitrine ?..."
"Docteur Svendsen fils souhaite-t'il y jeter un œil ?..." ouvrant son haut, donnant sur ce torse magnifique et hâlé, comportant à présent une marque indélébile.
"Je regrette de n'avoir pu... résorber cette marque disgracieuse..." en désignant les contours de deux doigts doux.
"Je l'aime bien, figure-toi. Elle fait déjà partie de moi maintenant et elle a son histoire. Elle me permet de... penser à ce qu'elle t'a coûté lorsque je m'emballe trop vite !..." riant.
Minos leva les yeux sur son Oiseau de proie. On pouvait y deviner l'ombre d'une larme.
"J'ai dit... quelque chose qu'il ne fallait pas ?..."
"Non, c'était juste... très beau." sur un sourire ému.
Aiacos ne put faire autrement que de caresser les joues de son Griffon, d'un revers lent et doux des doigts.
"Ah... que tu es beau, Minos, lorsque tu laisses ainsi parler tes sentiments." sur un sourire éclatant.
"Fils des hauteurs..." allant chercher sa bouche avec un besoin impératif de la trouver.
Aiacos la lui offrit sans concession, belle, charnue, experte !...
Puis Minos alla longuement papillonner des lèvres sur et autour de la précieuse marque, en faisant son petit espace privé.
Ils étaient installés sur la même banquette et Aiacos s'amusait à faire passer entre ses doigts les magnifiques mèches argentées de son compagnon.
Minos leva deux améthystes troublées sur Aiacos. "Sois à moi, Aiacos."
"Tout ce que tu voudras..."
"Je veux... te voir sombrer dans les limbes du plaisir, t'entendre haleter comme un fou à mon oreille... t'honorer. Maintenant. Tout de suite."
Le sexe répondait déjà.
"Me veux-tu... sur cette banquette ou... préfères-tu le moelleux d'un lit ?..." joueur, posant son front contre celui de Minos.
"Lève-toi. Et avance." directif.
Aiacos s'exécuta, avançant sans se retourner, direction les spacieux appartements de son Griffon favori.
Alors qu'il progressait, des fils malicieux vinrent prendre possession de ses poignets pour les faire grimper au-dessus de sa tête et plaquer violemment son dos contre le mur de marbre.
Minos était demeuré sur la banquette, dirigeant les fils à distance, sourire particulier - comme chaque fois qu'il utilisait ce kink - sur les lèvres.
"Tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas ?..." questionnait Aiacos, bras tenus toujours plus hauts.
"Je dois avouer que... cette technique sur toi est fabuleuse." se levant enfin pour s'en approcher, pas lents.
"Comme un oiseau... pris dans tes filets ?..."
"Oui. Un oiseau... un magnifique rapace... une proie de choix."
"Tu es le péché incarné, marionnettiste." le défiant ouvertement.
Minos était en train de défaire le pantalon d'Aiacos à l'aveugle, l'extirpant pour le caresser dans des gestes lents, observant l'effet à même son visage.
Entre les doigts fins et terriblement mobiles de Minos, la colonne de chair arborait cette fière posture, souffle du Garuda se raccourcissant à mesure.
Personne, non, personne ne caressait comme Minos !
Et ne parlons pas de cette bouche, au pli si mauvais et cruel d'ordinaire, qui savait le gâter mieux que personne !...
Minos était assurément un magicien des sens !...
Garuda dodelinait de la tête, perdant déjà toute notion.
Minos se laissa glisser plus bas, décidé à donner à Aiacos un plaisir fou. Ce dernier eut d'ailleurs un fort éclat de voix lorsque les lèvres expertes se refermèrent sur sa jolie prune éclose, sensible.
Dans ce couloir, à proximité de quelques gardes dont Minos connaissait parfaitement la discrétion - il avait pris soin de leur faire arracher la langue pour leur éviter toute parole compromettante au sujet de ce qui se jouait à Tolomea - il prodiguait un afflux de voluptés à son compagnon attitré.
Garuda était bien infoutu de retenir les expressions que la langue redoutable, alliée aux lèvres savantes, de Minos lui inspiraient !...
Minos lapait ce que la jolie verge d'Aiacos rendait déjà, en prémisses de la jouissance à venir.
Minos s'en régalait. Avaler les fluides d'Aiacos ne lui avait jamais posé le moindre dégoût, bien au contraire !... Garuda entier l'inspirait !...
A présent, Aiacos se faisait engloutir jusqu'au fond de la belle gorge du Norvégien.
Son esprit dériva un court moment sur cette fois où, dans l'écurie de son père, ce garnement de Kripal lui avait fait goûter à cette même spécialité !... Le jeune prince avait bien failli décoller, tremblant sur ses appuis, doigts fourrés dans la chevelure hirsute du brigand le plus recherché du royaume, tressaillant sous les assauts humides et voluptueux, laissant passer des expressions d'une voix dont il ignorait encore la pleine puissance, jouissance venue du fond des âges, commettant là péché sur péché, vautrés dans la paille de riz de ce box inoccupé.
Il y était presque. C'étaient là les secondes les plus renversantes ; verge sur le point d'exploser de bonheur dans cette bouche amie !...
Et ce que Minos appelait maintenant, depuis de bonnes minutes, jaillit, impérieux, vif, lui prenant tout le palais !... Lui-même se régalait, corps complètement ému jusqu'à l'excitation, dégustant Aiacos jusqu'à la dernière salve qui s'exprima sur le même long râle vibrant que celui que lui avait arraché Kripal à l'époque.
"Minos... tu en sais si long... sur le plaisir mâle... que cela m'étonnerait fortement que tu aies uniquement lu... des ouvrages traitant de médecine." entre deux respirations fortes alors que Minos venait de rouler sur le dos, après lui avoir fait l'amour plusieurs fois, dans l'intimité de sa chambre.
Rire du Griffon. "Ah, Cos..." épris, allant caresser la crinière étoffée de son partenaire. "... il y avait... la maison de campagne de mon oncle Erling..."
Aiacos attendait la suite, suspendu aux lèvres fines du Griffon.
"... et sa... bibliothèque à double-fond..."
Garuda éclata de rire.
"... garnie de... ces innombrables gravures... érotiques... de corps entremêlés... de textes lascifs... et pour le moins explicites..."
"Par Hadès !" poursuivant son éclat de rire. "Quel âge avais-tu ?..."
"Oh, la quinzaine passée..."
"Et... tu as tout lu..."
"Tout. De nuit. A la bougie. Heureusement pour moi, ce brave oncle Erling bénéficiait d'un sommeil de plomb !... Ce qui ne m'empêchait pas de rajouter quelques plantes, aux vertus sédatives, dans sa tisane du soir !..."
"Sacré Sindre !" s'en tenant les côtes. "Quel garnement !..."
