Du combat et de l'amour !... ; )) Je n'ai pas fini de vous gâter !...


Chapitre 25 : Awakening

Hadès passa le collier autour du cou de Persephóneia, mirant son reflet. Elle était sa reine.

L'empereur des ténèbres s'installa à ses côtés tandis qu'elle le remerciait pour ce présent.

"Je fais le serment de te protéger de mes ennemis les plus acharnés." caressant ses épaules nues que la toge magnifiait.

Hadès possédait un regard d'un vert émeraude extrêmement profond, habituellement dépourvu de toute expression de vie. Ce regard ne s'animait véritablement que lorsqu'il désirait Persephóneia. Ses caresses sur ses épaules en étaient la preuve tangible.

Le Souverain ne tarda guère à se pencher pour abreuver son cou de baisers fervents.

Persephóneia leva le menton, laissant les doigts subtils de son époux s'égarer sur sa taille, remontant sur sa poitrine frémissante.

Elle aimait plus que tout se sentir désirée par son époux.


Un petit rire secoua les épaules du Griffon alors qu'il cheminait avec Aiacos jusqu'à l'arène d'entraînement.

"Que t'arrive-t-il ?" questionna derechef Garuda.

"Non, rien." sourire plaqué aux lèvres.

"Oh, à d'autres, Minos !..." s'arrêtant pour lui faire face.

"D'accord, très bien." s'approchant de l'oreille attentive de son adoré Rapace. "Désires-tu savoir quand est-ce que j'ai commencé à me grimer en femme ?..."

"Oui. Oui !..." yeux agrandis de curiosité.

"Je te le raconterai à notre retour." s'éloignant lentement.

"Comme à l'ordinaire, tu apprécies fort me torturer, Minos du Griffon !..." lui lançant cela d'une voix tonnante avant de le rejoindre. "J'ai proposé à Violate de nous rejoindre pour l'entraînement."

"Ooooh... comptes-tu régaler mes yeux en la brisant en six, Cos ?"

"Pas du tout."

Petit sourire du Griffon.

"C'est un honneur absolu que je lui fais."

"Certes. Mais après..." plaquant Aiacos contre une roche, visage plus que proche. "... tu me seras dévolu. Des oreilles et du corps."

"Tout à toi." sur un sourire complice.


Dans l'arène, Minos se posa, ailes repliées contre le mur, observant le face-à-face qui se préparait.

"Es-tu prête, Violate ?..."

"Oui, mon Roi." prenant une position de défense.

"Plie-la vite. Qu'on en finisse. J'ai quelque chose à te raconter." lui rappela Minos.

"Tss. Minos."

Violate chargea, de toute la puissance de Béhémoth.

Minos retint son souffle.

Aiacos eut une impulsion et se propulsa dans les airs, se réceptionnant derrière Violate qu'il abattit d'un coup de pied entre les reins.

Cette dernière trébucha, titubant avant de se retourner pour faire face.

Trop tard ! Garuda était déjà sur elle !...

Elle barra le coup de ses bras ramenés devant le visage. L'assaut fut tel qu'il fit reculer Violate de plusieurs mètres.

L'échange était de toute beauté, il fallait dire !... Et Minos l'appréciait à sa très juste valeur - même si, pour rien au monde, il ne le reconnaîtrait publiquement !...

Il savait pertinemment que Garuda ne mettait pas toute sa force dans cette bataille contre sa subordonnée. Il était également convenu que ceci demeure de l'ordre du corps-à-corps afin de limiter les dégâts - Violate n'étant définitivement pas de taille face à la puissance déployée par le Juge.

Violate se donnait pour impressionner son Maître, Garuda se restreignait pour épargner son Aile.

Au bout de quelques instants, la plus faible était en nage. Tandis que Garuda ne suait que très peu.

"Souhaites-tu que je l'immobilise pour toi, Béhémoth ?" proposa Minos, moqueur.

"Ce combat n'est pas le tien, Minos. Fais-nous grâce de tes interventions." sur un geste autoritaire.

L'intéressé haussa les épaules. "Je ne proposais que de l'aider dans le but d'abréger ce simulacre de combat."

Minos eut tout juste le temps de s'écarter pour éviter la salve puissante que venait de lui adresser Garuda.

Une partie du mur d'enceinte fut emportée.

Minos se tenait dans les airs, ailes déployées. "Oh, tu le prends sur ce ton, Garuda ?"

"Viens, Minos. Je t'attends !..."

Minos piqua tel un aigle, frappant à en manquer Aiacos de près.

Ce dernier ordonna à Violate de s'écarter. "Tu ne peux définitivement pas t'en empêcher, n'est-ce pas, Minos ?" sur un sourire mauvais. "Tu ne supportes pas de ne pas être le centre de l'attention ne serait-ce que quelques instants, pas vrai ?"

"J'ai juste trouvé que ce combat manquait d'un sérieux piquant."

"Bien. Dans ce cas, prépare-toi, Griffon." appelant son aura la plus dévastatrice.

"Viens, Garuda. Je t'attends."

Au tour de Violate d'admirer.

La puissance des Juges était définitivement phénoménale !...


Aiacos sortit son corps hâlé de l'eau claire, attrapant une serviette qu'il noua à la taille, s'installant en face de Minos, se servant un verre de nectar.

"Alors ? J'attends ton récit qui promet de me mettre en appétit."

"Fort bien." s'installant sur la banquette. "Enfants, Paula et moi nous rendions souvent dans le grenier de la demeure de ce cher oncle Erling..." laissant son esprit divaguer. "... il s'y trouvait des coffres remplis d'objets divers. Ainsi que des vêtements de son épouse décédée après seulement deux années de mariage. C'est Paula qui a commencé à s'en vêtir et à prendre la pose." jouant avec son verre. "Je n'ai emboîté le pas qu'à l'aube de l'adolescence, en secret, me fardant pour plus d'effet, adoptant la démarche chaloupée des rares prostituées qu'il m'arrivait de croiser, faisant tournoyer un pan de mon châle."

Aiacos se régalait. Il n'avait décidément aucun mal à imaginer ce jeune Sindre s'éveiller à la sexualité.

"J'aurai aimé être présent. Te savourer du regard avant de te dévorer tout court."

"M'aurais-tu déjà trouvé à ton goût ?"

"Ainsi attifé ? Sans aucun doute." sur un rire carnassier.

"Je n'ai pourtant rien en commun avec Kripal."

"Oh si. Le même débauché. Le côté bandit en moins."

Petit rire flatté de Minos. "J'aurai été bien plus farouche que Kripal."

"Certes. J'aurai déployé plus d'arguments. Et pris un plaisir immense à te faire ployer."

"Je pense que je t'aurai déjà trouvé superbe." sur un sourire épris. "De ce charme exotique qui faisait défaut à notre pays." petit rire troublé. "Nous sommes tous clairs de cheveux et pales de peau."

"J'aurai détonné, en effet."

"Plus tard, je n'ai pas pu m'empêcher de renouveler l'expérience avec les atours portés par Oda alors qu'elle séjournait à la maison. Ses vêtements portaient son parfum, c'en était d'autant plus enivrant. La tête m'en tournait, Cos."

"Tu ne la désirais que davantage."

"Oui. J'écrivais des... vers érotiques à son propos, que je m'empressais de brûler pour que nul ne les découvre, honteux."

"Ils devaient être d'une beauté rare. T'en souviens-tu encore ?..." avide d'entendre.

"Oui, il y en avait un en particulier... je me rappelle m'être caressé comme un fou et ce plusieurs fois de suite après l'avoir écrit."

"Oooooh... qu'évoquait-il ?..."

"Ce que cachaient la jupe et le jupon... sa saveur intime... dont je rêvais de m'enivrer. Nuit après nuit, je lui faisais l'amour dans ma tête. Et je devais réfréner ce désir fou qui me ceignait les reins !..."

"Personne ne t'avait jamais découvert ?"

"Non. Mon père travaillait tard et Paula jouissait d'un sommeil de plomb." riant.

"Mmm... je vois. Nulle raison donc de te montrer discret. Pas comme moi qui partageais l'espace de mon père. L'écurie m'a toujours été d'un grand secours !..." riant.

"Je vois. La fange pour y épancher tes pulsions."

"La paille de riz offrait une bonne option de couchage."

"En tout cas, Kripal la trouvait tout à son goût."

Petit rire d'Aiacos. "Il s'en fichait !... Ce qu'il voulait, c'était s'y vautrer avec Suikyô !..."

"Avec raison !..." se levant pour retirer la serviette de la taille d'Aiacos, laissant son regard s'en gaver, s'arrêtant sur la proie de son désir.

"A ton aise, Griffon ?" amusé par ce qu'il suscite en lui.

"Totalement."

"Ta décence est à reléguer au même niveau que ta prétendue noblesse." taquin.

Minos ploya les genoux, allant fureter du visage entier contre la jolie verge, la dressant en un temps record, sur des appréciations marquées de Garuda.

Griffon finit par lever les yeux sur son partenaire. "Souhaites-tu que nous évoquions la tienne ? Je pense que cela serait follement amusant."

Aiacos serra un moment la mâchoire au point de faire sauter le muscle masséter.

"A l'époque où je me débauchais dans les salons, passant pour le fils irréprochable, toi tu assumais pleinement une relation interdite par vos dieux mêmes !..."

"Tu ris !... Sais-tu qu'ils se sont servis de mes traits pour édifier plusieurs statues de Shiva dans mon pays natal ?"

Minos manqua de s'étouffer avec sa propre salive. "Tu parles d'un blasphème !"

"Cela m'amuse d'ailleurs beaucoup de descendre sur eux lorsqu'ils célèbrent le feu !..."

"Dire que tu me blâmais de m'amuser aux dépens des larves." froncé puis se radoucissant. "J'aimerai y assister, cependant."

"Fort bien." caressant le visage aimé. "Je te montrerai la terreur qui descend du ciel !... A présent..." lui désignant son sexe toujours haut. "... gâte-moi, Nos."


Les fidèles sont, pour les sommités, déjà en transe. Le son des instruments est lancinant. Les flammes hautes. Le shaman et ses initiés dansent autour du feu qui ronge le ciel.

Du haut du navire, la flamme est visible. Aiacos se prépare à faire son entrée.

"Admire, mon cher Nos." montant une jambe sur le bastingage pour s'y propulser, tombant au centre des flammes en les dispersant, sur un rire dément.

C'est la panique dans les rangs. Certains fuient, d'autres se courbent pour implorer.

Aiacos joue avec les flammes, se les appropriant. Il y a bien longtemps qu'elles ne représentent plus aucun danger pour lui et qu'il les a apprivoisées à son seul usage.

Il crame ainsi certains sur place, les embrasant d'une violente façon. Puis il se présente au shaman. Ce dernier est agenouillé, courbé au sol, le vénérant par des prières récitées à toute vitesse.

"Regarde-toi." lui annonce Aiacos dans un népalais pur. "Tu invoques les puissances et ignores de quelle manière les canaliser lorsqu'elles daignent se présenter à toi." assorti d'un très net mépris. "Tu ne vaux guère mieux que toutes les larves rampantes." levant la main pour le châtier d'une salve énergétique. "C'est pitoyable !" alors que le corps du shaman est scindé dans des gerbes sanglantes.


"Seigneur Hadès." ployant le genoux devant sa Seigneurie.

Hadès envisagea ses trois Juges.

"Mes Juges. Un de nos espions, infiltré dans les rangs de Tedar de l'Equinux, vient de m'informer de l'assaut imminent de ses troupes sur nos Terres."

Le poing de Rhadamanthys de Wyvern se serra d'emblée. "Le chien." soufflé.

Petit sourire plein de malice de Minos soulignant que le caractère canin pouvait également être attribué à Wyvern. Petit coup de coude d'Aiacos.

"Nous allons nous en charger. J'ai même ma petite idée pour lui arracher le goût des conquêtes, Seigneur."

"Bien. Je m'en remets à vous, mes Juges."


Rhadamanthys releva le visage de la carte. "Qu'en pensez-vous ?" à l'attention de ses frères.

"J'approuve."

"C'est un très bon plan et je pense que son effet bénéficiera d'un impact immense."

Il fallait le reconnaître, Wyvern était excellent stratège !...


Tedar de l'Equinux caracolait fièrement en tête de ses troupes - des mercenaires ramassés au gré de ses campagnes et dont la loi du pillage et du rapt faisait foi - arborant un étendards à ses armes.

Les Juges s'étaient arrangés, via l'espion, pour que toute l'armée traverse la Valley of Darkness - la gorge la plus profonde et la plus vile des Enfers.

Il n'existait pas d'autre passage possible, à moins d'un vaste détour.

Alors que la troupe s'y glissait, quelques "pointures" parmi les Spectres l'attendaient au beau milieu.

"Ha ! Voilà tout ce que Hadès propose pour nous barrer le passage. EN AVANT, MES HOMMES !" pointant le faible barrage.

L'affaire fut effectivement rapidement conclue et les Spectres abattus.

"EN AVANT ! LE ROYAUME D'HADÈS EST A NOUS !"

Il lança sa monture au galop, réalisant soudain qu'il donnait seul l'assaut, s'arrêtant, demi-volte pour découvrir la vision d'horreur !

Le regard de ses hommes était arrêté sur trois ombres placées derrière eux.

Trois ombres et pas des moindres... les Juges d'Hadès en personne !...

Wyvern fut le premier à donner l'assaut, fonçant littéralement dans le tas, faisant valdinguer les corps en tous sens, sur un rauque animal !

Aiacos s'amusait à les cramer avant même qu'ils ne regagnent le sol.

Quant à Minos, redoutable, la Cosmic Marionation s'occupait de les décortiquer à loisir !...

Il ne restait bientôt plus que Tedar, tétanisé sur sa monture.

Rhadamanthys venait de se redresser, fixant l'assaillant comme s'il lui arrachait la tête et les organes.

Mais Hadès avait spécifié qu'il le voulait vivant.

Tedar n'avait plus qu'une option : la fuite !... Et sa monture, remarquable, la lui offrait.

"Ha ! J'hésite fortement entre sombre idiot et parfait crétin." grinça Aiacos. "Minos, à toi !"

De ses fils, Minos retira Tedar de sa monture, le maintenant dans les airs sans montrer le moindre effort.


Tedar fut jeté aux pieds de sa Grandeur.

"Comme cela est fâcheux, Tedar." lui annonça Hadès. "S'engouffrer ainsi dans la pire vallée de mes Terres ne pouvait que t'être fatal."

"Qu'en faisons-nous, Seigneur ?" questionna Wyvern.

"Qu'on l'enferme jusqu'à ce que je décide de son sort."

"A vos ordres, ô Hadès." sur une courbette emplie de respect.


"Pour peu, Rhadamanthys aurait remué la queue !..." s'amusait Minos sur le chemin du retour.

"Je m'y attendais, en effet." emboîta Aiacos.

"Il faut dire que l'os était particulièrement juteux."


Aiacos, en tenue sombre, bras dégagés, pans avant et arrière camouflant son pantalon ample, se glissa jusqu'à la bibliothèque de Tolomea.

Comme escompté, il y trouva Minos, grands livres ouverts sur la table d'étude, prenant des notes.

Il vint l'enlacer par derrière. "Comment se porte mon Spectre de Lettres et de Loi ?..."

"A merveille, Cos. A merveille."

Aiacos jeta un petit coup d'oeil au nom qui s'affichait à plusieurs reprises : "Qui est cette Sofya Tarasovna ?"

"Ma... prochaine victime." annonça Minos, émoustillé.

Aiacos plissa les yeux, finissant par s'installer. "Tu t'ennuies à ce point, Minos ?"

"Non. Mais puisqu'il est permis, à nous autres Juges, de nous manifester aux larves, j'entends profiter de ce privilège." sur un sourire terrible.

"Tu es tordu, Minos. Et j'aime ça." sourire fripon à la clé.

"Et cette... Sofya Tarasovna... que lui reproches-tu ?..."

"De prostituer ses propres enfants. De les soumettre aux coups d'hommes alcooliques."

Long sifflement d'Aiacos. "Très joli palmarès !..."

"J'ai, en effet, trouvé là une perle." suspendant un instant son étude.

Aiacos caressa le joli poignet fin de son Griffon. "Et... pour moi ?..."

Les améthystes de Minos basculèrent sur le geste tendre.

"Qu'as-tu prévu ?..." questionna Garuda, appétit aiguisé.

"Oooooh... tant." sur un sourire charmeur. "A ton insatiété vient assurément s'ajouter ton avidité. De plaisir, de nourriture, qu'importe."

"J'avoue avoir beaucoup aimé lorsque tu as longuement détaillé mon sexe la fois dernière aux thermes."

La lueur qui vint s'allumer dans le regard de Minos fit frémir Aiacos. "Oui ?..."

Petit rire exalté de Minos. Abandonnant son étude, il saisit Aiacos par la main, le conduisant devant une couche, le défaisant de mains habiles.

"Comme ça, Griffon ?..." amusé et surpris à la fois de l'appétit soudain de son compagnon.

"Shh." appliquant un index à la perpendiculaire des lèvres garudiennes.

Nu, Aiacos fut amené en tête de couchette, tandis que Minos pris place, sur le dos, appuyé sur les coudes, hissant son visage à hauteur des organes d'Aiacos.

Petit sourire préliminaire puis furetage dans les règles du visage contre tout l'appareil génital, rappelant les joutes des thermes telle une redite.

Le souffle d'Aiacos se raccourcit d'emblée, sexe réagissant très fortement, obligeant Griffon à basculer à quatre pattes pour y appliquer un langue zélée.

Aiacos finit par camoufler un visage rosit d'émotion entre ses mains, petit rire secouant ses épaules solides.

"Mi... nos..."

Griffon était affairé.

"Cet effet que... tu me fais..." sur une voix tordue de concupiscence avérée.