Disclaimer : Les Malheurs de Sophie est l'oeuvre de la Comtesse de Ségur et son adaptation télévisuelle de 1998 à Bernard Beryiès.

Résumé : Même si elle a survécu à Madame Fichini, Sophie porte encore sur elle les traces de son passé. [Les Malheurs de Sophie]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 11/03/2022. 30 minutes sur le thème du fluff. N°1 : A a des cicatrices sur son dos/ses épaules (peu importe l'origine). Un jour, son dos est exposé, B arrive et lui fait un câlin et embrasse les cicatrices

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + Quatre aspects de... Shireen Baratheon : 3/4 :Cicatrices : Ecrire sur un perso qui a une cicatrice ou écrire sur un perso qui fait une chirurgie esthétique/plastique + 50 drabbles (07/50) - Sophie de Réan/Jean de Rugès

Survivre à la maltraitance

Jean n'avait jamais réellement su les sévices que Madame Fichini avait infligés à Sophie. Sa femme ne s'en ouvrait que très peu et quand elle le faisait, elle restait assez lacunaire, se contentant d'un bref résumé : elle l'insultait et la frappait. Mais lors de leur nuit de noces, il réalisait juste combien la défunte héritière avait été horrible :

Le dos de la jeune femme, qui aurait dû être lisse, blanc et sans aspérité autres que le grain de la peau, un grain de beauté ou une autre affliction dermatologique, était parsemé de traces blanches, stigmates de son passé douloureux.

Oui, le dos de Sophie était un champ de bataille et ses cicatrices les preuves qu'elle était un vétéran de cette guerre familiale. Les saphirs qui avaient dû orner son épiderme avaient été depuis longtemps fondu dans l'ivoire, ne restaient donc que les traces du fouet, le meilleur des maîtres selon feue la seconde épouse de Monsieur de Réan.

Alors qu'il lui retirait son corset, le délassant, il parsema chaque boursouflure de baisers tendres, espérant faire s'envoler dans le velours de la nuit les reliquats des fantômes qui hantaient peut-être encore l'esprit de son épouse.

Surtout, Sophie devait savoir combien elle était belle à ses yeux et ces marques ne la rendaient que plus magnifique : elle avait survécu à la maltraitance sans perdre sa bonté naturelle, sa vivacité et son humour.

C'était là peut-être la plus belle des victoires.

FIN