Disclaimer : Cette histoire est sortie tout droit de mon imagination, et a été écrite par mes mains, si ce n'est que pour l'occasion, j'ai emprunté l'univers de Samurai Champloo, sans espérer la moindre compensation monétaire

(commentaires bienvenus)

Cette fic est une très vielle dette que j'ai tardé à honorer. Je ne sais même plus à qui elle était destinée (si tu te reconnais, fais-moi signe !), mais j'avais aussi très envie de l'écrire alors voilà, après des années restées inachevée, ça a fini par donner ce que je voulais ! YATTAAAA !

Il y a quelques notions de japonais (hyper rapido), MERCI de votre indulgence, je me suis servie de google, et de ce qui m'arrangeait^^…(ce n'est là que pour illustrer certains propos.)

Résumé : La vie est un apprentissage perpétuel. Mugen x Jin, YAOI, ADULTE ! (en 2 chapitres)

ATTENTION !

Vous vous doutez bien qu'avec de tels personnages,

Ça ne va pas être rode bonbon…

lemon, violence, langage grossier… ect

avec une touche d'humour et de baston.

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Pour mourir moins bête.

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Depuis qu'il avait appris à déchiffrer les bases de la lecture, Mugen ne pouvait s'empêcher de réciter à voix haute, les caractères qu'il était capable de reconnaitre, et ce, pour le plus grand malheur de Jin, sans cesse perturbé dans ses réflexions silencieuses.

Il ne connaissait que les kana, ce qui pouvait théoriquement suffire, puisque les Kanji (si nombreux, si difficiles à retenir, et qui pouvaient de prononcer de tant de manières différentes), étaient souvent retranscrits dans cette version simplifiée, la plupart des villageois n'étant eux non plus, jamais rentrés dans une école de leur vie.

_ Rooo… Rooo dooo….

_ Rōdō ryoku ! S'agaça celui qui avait pourtant du sang froid à revendre.

Apparemment dans le coin, on cherchait de la main d'œuvre, et l'info était intéressante. Si les trois vagabonds voulaient quelque chose à se mettre sous la dent, ils n'auraient pas d'autre choix que de faire une halte pour gagner un peu d'argent.

_ Ils ont l'air de manquer d'ouvriers pour construire un pont.

_ Ca rapporte combien ? Demanda Fuu, surgissant entre eux.

_ Pas énorme. C'est payé à la semaine. Précisa Jin, en remontant ses lunettes

_ Tu comptes encore nous faire trimer pendant que tu manges tout notre blé ? Demanda le chien sauvage.

_ Héhé... non, bien sûr que non. Rassura la jeune femme. Je vais moi aussi chercher du travail !

_ Toute façon, y'a pas moyen de je me crève le cul sur un chantier. …Fait trop chaud.

La petite brune leva les yeux au ciel et poursuivit sa route sur le chemin sec, digne d'un mois de juillet, suivit de près par Jin, qui lui, irait se renseigner pour se faire embaucher. Quelques pas plus loin, Mugen, décontracté, ferma la marche d'un pas trainant, les bras relevés au-dessus de la tête.

_ J'aurais pu le déchiffrer tout seul. …Nan mais pour qui y s'prend ?

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Dans le village qu'ils finirent par rejoindre, Mugen pris parti de conter la bonne aventure en improvisant une sorte de déguisement mystique que Jin n'osa même pas commenter. Ce dernier s'était inscrit pour participer à la construction de ce fichu pont, quant à Fuu, elle avait réussi à décrocher une place de serveuse dans un petit restaurant.

Le seul logement qu'ils trouvèrent était composé d'une pièce à peine à l'abri du vent, et aux vues des nombreuses fissures dans les planches de bois pourries (un brin humide parce qu'au bord d'un lac), l'endroit semblait être à l'abandon depuis plusieurs années, en plus d'être très reculé. Pour ne pas dire : complètement isolé.

_ Ca fera l'affaire. Annonça l'homme aux lunettes.

_ Tu plaisantes j'espère ? Il n'y a pas d'endroit où faire de feu, les murs et le plafond sont de vraies passoires, et…

_ C'est l'été, et il n'y a pas de loyer à payer. Précisa-t-il, pour la faire céder.

Affaire réglée, ils resteraient ici le temps de mettre un peu d'argent de côté pour reprendre la route.

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La première nuit ils avaient dormi à même le sol le ventre vide, alors le lendemain, Mugen s'était appliqué à voler quelques couvertures, et avec un peu de récup à droite à gauche, ils avaient su improviser un petit nid presque douillet.

Le troisième jour, en rentrant de sa journée de travail, Fuu surprit une conversation... enfin, une énième dispute entre les deux hommes. Au moins pour l'instant, ils n'avaient pas encore dégainé leurs armes.

_ Qu'est-ce qu'il vous arrive encore ?

Ils étaient face à face, à un petit centimètre l'un de l'autre.

_ Cet idiot s'est fait interdire l'entrée du village à cause d'une escroquerie.

_ Et ce boulet s'est fait couilloné par son patron ! …Y s'est fait la malle avec la caisse du chantier.

_ ...Pffff... . Alors ce n'est pas le moment de vous annoncer que j'ai aussi perdu mon emploi.

_ QUOI ? Nan mais qu'est-ce que t'as fichu encore ? T'as bouffé le patron ? C'est ça hein ? Tu l'as passé à la broche, et t'en as fait ton gouter ?

Fuu ne sembla pas impressionnée par les hurlements, et passa entre les deux hommes comme si rien n'était, s'allongea sur une des couvertures, et admira le plafond.

Les deux bretteurs clignèrent des yeux.

_ ...Ne me dis pas qu'il a raison ? Osa enfin demander Jin, en remontant les lunettes sur son nez.

_ Baka ! Je ne l'ai pas mangé cet empaffé. Je lui ai seulement collé mon poing en pleine figure !

_ Encore un qui a essayé de poser la main sur toi ?

La jeune femme rougit, et tenta d'esquiver la question du samurai.

_ Qu'est-ce qui peut bien les intéresser ? Cette fille est une vraie planche à pain. Poursuivit Mugen, un doigt dans le nez et une main sur la hanche.

_ GRrrrr ! Fichez-moi la paix ! Ce n'est pas la première, et certainement pas la dernière fois que ça arrive de toute façon !

_ Avec cette attitude, t'es pas prête de trouver un crétin pour t'épouser. Laisse-toi au moins pelloter de temps en temps, tu serais p't'être moins sur la défensive.

_ Non mais, tu t'entends parler ?

Jin les laissa s'engueuler, et prit le temps d'analyser la situation calmement.

Une solution fut trouvée : il irait se présenter au restaurant pour remplacer Fuu. Le patron n'oserait surement rien dire et rien tenter. Quant à elle, elle irait lire la bonne aventure.

_ Et toi, le pestiféré, le mieux que tu puisses faire c'est de rester discret. Ne t'éloigne pas de la cabane et essaye de ramener du gibier. Chasses, installes des pièges…, fais ce que tu veux, mais cesse de nous causer du tort.

_ Ne me donne pas d'ordre ! ...Teme.

D'abord fâché, Mugen fut contraint de reconnaitre que ce n'était pas une mauvaise idée. Une de celles qui lui permettait de faire la grasse matinée et de ne pas trop se fouler.

Tout s'était à peu près bien passé le lendemain. Jin usa de son capital intimidation, Fuu de son avantage charme, tandis que Mugen avait attrapé deux oiseaux à peine plus gros qu'un poing serré. Autant dire qu'ils n'eurent pas grand-chose à se mettre sous la dent ce soir là, mais le moral était au beau fixe.

Le jour suivant, Jin rentra plus tôt. Le restaurant recevait en privé et resterait fermé pour la soirée. En approchant de la cabane, il perçu certains sons de plus en plus nettement.

_ ...De...De la...p.p. ! De la part du...

La porte (ou plutôt, ce qu'il en restait) grinça et dévoila la silhouette droite et carrée du samurai sans maitre.

Son meilleur ennemi était assis au sol, une jambe fléchit sur laquelle tenait son coude, pour mieux soutenir sa tête pendante, elle-même rattachée à un corps fin et désaxé.

Trop tard pour cacher le bouquin. …Mais ce n'est pas comme s'il avait tenté d'essayer.

_ C'est le journal de Fuu ?

_ Qu'est-ce que ça peut t'faire ? C'est pas comme si on l'avait pas déjà lut.

Il referma le carnet et se leva, direction la forêt, mais Jin l'interpella avant qu'il ne passe le seuil.

_ Rassis-toi, ...je vais t'apprendre les Kanji les plus courants et les plus simples pour le moment.

_ Pas besoin de ton aide, moi j'ai besoin de personne ! J'apprends les mots comme j'apprends la vie.

_ Sauf que tu ne peux pas inventer la signification d'un mot. Comme la moitié de tes soi-disant exploits. Comment comptes-tu différencier le kanji 'aimer' de 'détester' ?

_ ...Doit y'en avoir un avec un petit cœur, l'autre avec un katana rouillé et une queue de cheval démodée.

_ Plus vite tu sauras te débrouiller, plus vite tu cesseras de lire à voix haute. Si je te le propose, ce n'est pas pour t'aider, c'est pour protéger ma santé mentale et minimiser les fois ou j'ai envie de te tuer.

Les deux hommes se toisèrent un moment. Devaient-ils ranger leurs fiertés et s'entraider ? Ou se faire un petit duel pour passer le temps ?

La mâchoire inférieure du plus jeune remonta d'un cran, l'air suspicieux, avant d'annoncer :

_ …Si tu t'la raconte, j'éclate ta petite gueule contre mon poing.

_ ...Oh dorénavant, il faudra que tu m'appelles 'sensei'.

Le premier coup partit tout seul.

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Au fur et à mesure, les guerriers avaient su intéresser l'entrainement.

Perché sur le tronc d'un arbre flottant (bien qu'encore attaché à la berge par ses racines mortes), l'apprenti lecteur avait les mains liées dans le dos pour esquiver la lame qui fendait l'air, tout en tâchant de conserver l'équilibre sur le bois glissant.

_ Alors ?

_ Remontre-le moi !

Jin brandit de nouveau le kanji griffonné sur un calepin.

_ Pluie !

Le tranchant de la lame frôla son visage agacé.

_ On l'a vu hier, tu devrais être capable de t'en souvenir.

_ ...Viande !

Nouvelle attaque.

_ Je sais ! Arbre !

Mais une fois de plus, Jin fit virevolter son sabre.

_ Hey ! J'suis sûr que c'est ça !

_ Exact, mais tu t'es contenté d'énumérer tous les mots qu'on a déjà vu jusqu'ici, c'est normal que tu finisses par tomber juste.

Furieux, celui qui avait encore ses fesses sur le tronc, fit tourbillonner une de ses jambes pour déséquilibrer le binoclard et l'envoyer à l'eau.

Lui avec, par la même occasion.

_ Bâtard ! ...J't'avais dit d'arrêter de t'foutre de moi !

_ Mu... !

_ C'est ça, tu vas m'faire croire que tu sais pas nager pour mieux profiter de mon handicap. Dit celui qui avait encore les poings attachés dans le dos.

_ Baka ! Je... pied ! ... Mug... !

Se noyait-il vraiment ?

...Était-ce possible que personne ne se soit jamais rendu compte, que le samurai sans maître ne savait pas nager ?

Alors qu'il coulait à pic, le brun se contenta d'observer la surface de l'eau avec une moue dubitative.

« Enfin débarrassé de ce prétentieux à la con ! »

Mais après quelques secondes, la voix de Fuu résonna dans la tête de Mugen, et surtout, il voulait tuer son principal adversaire lui-même, à la régulière, une fois leur épopée achevée. …Ce serait vraiment con de se priver d'un tel plaisir.

_ …Et merde !

Il plongea dans l'eau, et avec la seule force de ses jambes, retrouva son compagnon inanimé au fond du lac. D'un coup de tête, il le cala contre une épaule, prit appuis au sol et poussa en sens inverse pour remonter rapidement en surface.

Une fois sur la berge, il lança un regard mauvais à Jin, toujours inconscient.

Un coup de pied en plein estomac aiderait peut-être ? ...Sinon deux ?

Avec un rapport de cause à effet évident, le samurai se réveilla en toussant.

_ Ta vie m'appartient maintenant.

Il toussa encore.

_ Alors comme ça tu t'vantes de savoir lire, mais t'es pas fichu d'apprendre à nager ?

Jin serra les dents, ne quittant pas le sol des yeux. Mugen avait raison, il devait bien l'admettre.

_ ...Tu voudrais pas que je t'apprenne, à tout hasard ? Ca m'ferait chier d'avoir à te sauver la vie encore une fois.

_ N'en rajoute pas.

_ Ce serait donnant-donnant.

Mugen n'attendit pas la réponse et libéra ses mains à l'aide d'une branche qui dépassait d'un arbre.

_ ...Où est mon katana ?

_ Au fond d'l'eau. Tu le récupéreras quand t'arrivera à le remonter toi-même.

_ ...Crétin, il va rouiller !

_ Alors apprends vite.

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Le lendemain, par un bel après-midi d'été, entourés d'une végétation luxuriante, les deux hommes se retrouvèrent nus, avec de l'eau jusqu'à la taille.

Une planche avait été improvisée pour aider Jin à garder la tête hors de l'eau. Faites de deux morceaux de bambous accolés, et maintenus ensemble avec un bout de ficelle.

_ Tu fais un piètre professeur. Ce n'est pas en me disant « nage » que je vais forcément y arriver.

_ Je t'ai dit de battre des jambes, pas de provoquer un Tsunami.

_ 'Tsunami', sais-tu au moins comment ça s'écrit ?

_ J'ai pas besoin d'le savoir pour avoir les bons réflexes ! ...J'ai qu'à suivre le courant. Rajouta l'ancien pirate, accompagné d'un geste qui imita la glisse sur une vague. Allez, n'attends pas de t'ramollir pour passer à l'horizontal.

Le regard que lança Jin fut sans équivoque.

_ Baka !

_ … Je sais dans quel état de frustration tu es ces temps-ci, et...

_ Hey, t'es pas mieux que moi question frustration !

_ Dans une seconde ça va être de ma faute.

_ T'aurais pu piocher dans la caisse avant que l'autre trouduc se fasse la malle avec ! On aurait eu de quoi se payer une fille. ...Même une pour deux.

_ Si tu n'avais pas prédit un avenir radieux à un mourant, nous n'en serions pas là.

_ Ma faute s'il a cassé sa pipe en se relevant de sa chaise ? …Maintenant, à plat ventre !

_ Celui de nous deux qui devrait se mettra à pl...

Mais Mugen rapprocha son visage de celui de Jin, le collant presque.

_ J'te préviens, si un jour de disette on se retrouve toi et moi sur un futon, c'est ton cul qui prendra cher !

_ …Tu crois ?

Le brun aux cheveux long remonta ses lunettes sur son nez, sauf que lesdites lunettes reposaient sagement sur la berge. Reflexe.

_ Au fait, le mot 'frustration', s'écrit en combinant deux kanji. Za, de carpette, et Setsu, d'impatient.

_ Ferme-là, et nage !

Jin esquissa un petit sourire, ravi d'avoir fait sortir son compagnon de route de ses gonds.

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Toujours au bord du lac, deux nomades reprenaient leurs souffles. L'un d'eux était tourné vers le ciel, accoudé sur la berge, les mains pendantes, tandis que l'autre se tenait à un rocher, ses cheveux longs répartis en mèches fines tout autour de sa personne.

La leçon avait été épique.

_ Je me répète, mais tu es vraiment un prof merdique.

_ Tu crois être un bon élève ?

_ J'étais en train de me noyer.

_ ...J'ai cru que t'étais content d'avoir traversé la moitié du lac. Mentit le prof, qui avait su prendre le temps de savourer le spectacle une fois de plus. Et c'était pas une raison pour t'accrocher à mes jambes.

_ ...Va mourir.

_ Passe d'abord.

Le soleil disparaissait gentiment derrière la cime des arbres. Leur protégée ne rentrerait pas avant un moment, et les leçons du jour étaient une affaire réglée, mais ils n'avaient rien à se mettre sous la dent.

_ J'espère que Fuu ramènera au moins un bol de riz ce soir. Reprit Jin.

_ Si cette ogresse n'a pas déjà tout bouffé.

Pour sûr qu'elle l'aurait mangé, cet hypothétique bol de riz.

_ J'ai besoin de me nourrir. Pensa le samurai, à voix haute.

_ Et moi, j'ai besoin de baiser. ...Mais pour ça non plus elle est pas très utile.

Ils en étaient au même point.

_ …Si tu me suces, on obtient tous les deux ce qu'on veut.

Le regard assassin de Jin parla de lui-même.

_ C'est comme sucer un caillou quand on a soif, non ?

Encore ce regard pesant.

_ J'dis ça, c'est pour ton bien. Du Mugen de première qualité, arrivé à maturité après des semaines de privation. D'autres ne cracheraient pas dessus.

_ Ca ne fais que onze jours depuis le dernier bordel.

_ Hn ? Pas plus ?

_ Onze. Répéta Jin, avec autant de patience que possible. ...Tu n'es pas capable de garder ta queue dans ton pantalon plus longtemps que ça ?

_ N'empêche que j'ai la priorité, puisque notre dernière bouffe date d'y a seulement deux jours.

_ …Il va falloir que tu penses sérieusement à revoir tes principes de survie.

_ J'arrive plus à réfléchir quand j'suis en manque. Justifia-t-il. Même tes Kanji commencent à ressembler à des bonnes femmes à poil.

Il se rapprocha de son vis-à-vis, et parla plus grassement.

_ Si j'avais su que Katana (刀) me donnerait un jour envie de bander... Quant à ces deux salopes là, Rin et... comment elle s'appelle l'autre ?

_ Tu veux surement parler d'Hayashi... ce n'est qu'un seul et même kanji, ce sont juste deux manières différentes de le prononcer.

_ Elles te font pas penser à deux nanas qui font des cochonneries (林) ?

_ Pas vraiment non...

_ Et t'as jamais remarqué que ton prénom ressemblait à deux cuisses écartées ? (人).

Le bras en appuis sur l'épaule de Jin, le prédateur se rapprocha dangereusement.

_ Dis, …t'as déjà couché avec un mec ?

Y a plus subtil comme approche, je vous l'accorde, sauf que la subtilité et Mugen ça fait 3.

_ Où tu veux en venir ?

_ Comme si t'avais pas déjà capté ? Et je te rappelle que c'est toi qui m'as branché sur le sujet.

_ …Je n'ai pas ce souvenir.

Afin d'être certain que le message passe, il avança son corps nu le long de celui du samurai, ce qui ne fit pas particulièrement plaisir à ce dernier.

_ J'te rassure, c'est pas toi que je veux, c'est juste ton cul.

_ Tu parles comme ça aux femmes ? Pas étonnant que tu n'en trouves pas une qui veuille faire ça gratuitement.

_ Hey, toi aussi t'as besoin d'la tremper de temps en temps, alors je te propose un arrangement...

_ Pas intéressé. Et si tu pouvais t'éloigner ce serait appréciable.

L'esprit de contradiction au plafond, Mugen descendit son bras dans le dos de son partenaire de voyage, jusqu'à effleurer ses fesses du bout des doigts, tandis que ses lèvres de rapprochèrent d'une oreille blanche dissimulée en partie par de longs cheveux humides.

_ Ok, je veux bien l'faire pour toi. …Te sucer. Précisa-t-il. Si en échange tu t'occupes de moi ensuite.

C'est qu'il était sérieux. Chose rare, alors Jin prit le temps d'analyser la proposition.

_ Qui te dit que je vais tenir une telle promesse ?

_ T'as beau avoir une diarrhée de défauts, je sais que tu n'as qu'une parole. Répondit Mugen, en se servant de la masse de l'eau pour se placer face à son acolyte, et espérer le faire céder.

_ Tu as deux mains, sers t'en.

_ ...Ca fait qu'empirer le problème.

Jin conserva son flegme habituel. Tout du moins en surface.

_ Moi j'l'ai déjà fais avec un mec, tu seras pas déçu. Insista encore le brun. Je garderais la tête sous l'eau, t'auras qu'à faire comme si j'étais une pute.

Alors qu'une main baladeuse trouva le 'monstre du lac' endormi, une autre, plus ferme, la retint.

_ Je t'ai dit que ça ne m'intéressait pas.

Mugen sembla comprendre qu'il ne servait à rien d'insister.

Jin le lâcha, laissant l'autre pester entre ses crocs, puis se retourna vers ses lunettes, et sortit de l'eau comme si rien n'était. ...Toujours calme, malgré la tension et sa nudité sublimée par le coucher du soleil.

_ Dépêche-toi de te soulager avant le retour de Fuu. Dur comme tu es, j'en déduis que ça ne passera pas tout seul. ...Mais ne compte pas sur moi pour te vider les...

_ Ooooii ! C'est bon, j'ai capté. Pas la peine d'en faire un plat. Casse-toi que je profite du paysage. ...Tss.

Le Rōnin attrapa son Haori, et se para en rejoignant la bicoque. Resté seul avec sa frustration, Mugen posa son regard sur la surface du lac.

Point positif : grâce à la baignade, la corne sur ses mains s'était adoucie.

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