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Comme prévu, la petite séance masturbatoire ne suffit pas à calmer les ardeurs de Mugen, ni ça, ni le reste de ragout qu'avait ramené Fuu avec elle en rentrant d'une séance de spiritisme. Une part pour deux, c'était déjà pas mal si on occultait le ventre proéminant de cette dernière, qui s'était surement empiffrée avant de rentrer.
Les estomacs étaient donc à peu près pleins quand ils éteignirent la seule bougie, puis se couchèrent comme ils en avaient pris l'habitude ces derniers jours, c'est-à-dire Fuu d'un côté, et les garçons de l'autre. Faute de couvertures suffisantes sur lesquelles s'allonger.
Jin s'était immédiatement tourné vers le mur, et la jeune femme s'était endormie en un temps record, alors Mugen en profita pour avancer vers sa proie.
_ ...Oi...
_ Ferme là, et dors.
_ Laisse-moi au moins en placer une !
_ Garde tes propositions douteuses pour toi.
_ J'te ferais remarquer que tu l'as eu ton repas, mais moi j'ai eu que dalle.
Le samurai ne répondit rien, et ne bougea pas.
_ Tu préfères que je saute sur Fuu à la première occasion ?
_ Voilà une brillante idée, maintenant dors. Répondit celui qui essayait en vain de trouver le sommeil.
_ …J'la baiserais si fort qu'elle sera incapable de marcher pendant des jours !
_ Baisse d'un ton, tu vas la réveiller.
_ J'te jure que j'vais l'faire !
_ …Et puis quoi ? Elle te détestera, ou tombera amoureuse de toi, et si je ne m'abuse, tu ne souhaites aucune de ces deux éventualités.
_ J'suis incapable de réfléchir quand j'ai envie. J'y penserais après.
_ Baka.
Mugen se laissa choir.
_ …C'est quoi ton problème ? Demanda plus posément le vagabond.
Question pour laquelle il n'attendait aucune réponse sincère.
_ Parce que c'est moi qui ai un problème ? Si ce n'est que tu m'empêche de dormir, je…
Jin fut coupé en pleine phrase, non par une menace, ni par une injure, mais par une réflexion personnelle formulée posément, d'une voix monocorde.
_ Surement un sensei ou un sempai du dojo qui t'as touché d'un peu trop près quand t'étais gosse. …Tu fais un genre de blocage psytique.
_ « Psychique ». Reprit machinalement le professeur de japonais, pour ne pas perdre complètement son temps.
_ …J'ai visé juste ?
_ Pourquoi ai-je l'impression que ça va te décevoir d'apprendre que non, personne n'a jamais abusé de moi.
Un sourire se fit entendre juste derrière, puis le froissement de la couverture, marquant un changement de position. Mugen était dans son dos, tourné sur le côté, comme il l'était lui aussi, sans même un drap pour les recouvrir.
_ C'est con, j'aurais pu te rappeler tes belles années.
Jin fronça des sourcils, et se tourna à son tour, jusqu'à se retrouver sur le dos.
_ Ne mélange pas nos histoires. Toi et moi n'avons rien en commun.
_ Ni aucune attirance l'un pour l'autre.
_ Non aucune. Confirma le samurai.
_ …Alors, ça n'aurait pas de vraie conséquence si…
La main de Mugen plongea entre les pans du vêtement de Jin, allant directement au but.
Une approche qui ne laissa pas le temps à l'autre bretteur de paraitre surpris. Quand bien même, l'homme à lunette décida d'opter pour le « je n'en ai tellement rien à faire, que j'ai décidé de ne pas réagir ».
Pour preuve, le dragon resta inerte.
_ Tu t'y prends mal. Pas étonnant que tu ne te satisfasses pas de toi-même. Se moqua-t-il, avant de saisir la main de Mugen.
Il ne lâcha pourtant pas cette dernière, et se servit de la force de son adversaire pour le mettre sur le dos, accompagnant son bras au-dessus de leurs têtes, se calant contre le corps de celui qui ne comprit pas de suite ce revirement de situation.
_ Si tu n'y mets pas un minimum de forme, il n'y a aucune chance que je réagisse.
La carapace était-elle en train de fissurer ?
Pour s'en assurer, le plus jeune passa une de ses jambes autour de celle de son comparse. Mais l'ainé avait clairement l'avantage.
A un pouce du visage de Mugen, Jin, se montra plus intéressé. Avec un regard de serpent froid face à sa proie, il passa sa main libre le long d'un corps qui suppliait d'être touché davantage, il respira le même air que lui, approcha ses hanches d'un mouvement subtil du bassin, et électrisa l'instant en…
_ …Que ?
Les deux mains du chien sauvage se retrouvèrent liées ensembles, elles-mêmes solidement attachées à un vieux collet de fer qui dépassait de la bicoque.
_ Tu t'fiche de moi ?
Jin sourit en serrant un nœud autour des pieds de Mugen, et s'écarta pour profiter d'une nuit de sommeil bien mérité.
_ Teme, détache-moi !
_ Pas avant demain matin. Maintenant dort, ou je te bâillonne.
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Mugen avait trouvé le temps de cogiter, et c'est avec une toute nouvelle idée qu'il se décida à retenter l'offensive.
Ne se sentant pas plus en danger que ça, c'est sur le même ton que ces derniers jours que Jin accepta leur échange de savoir respectif, une fois sa journée de travail terminée.
Donc pas de surprise à les retrouver nus, immergés de moitié dans l'eau du lac, à deux pas de leurs habits, et du calepin.
Jin avait croisé Fuu en rentrant du restaurant (d'où il avait pu ramener suffisamment à manger pour deux, parce que le patron avait été absent). Cette dernière devait animer une soirée qui réunirait les femmes du village désireuses de renouveler leur séance de spiritisme.
Grace à un tour très simple, elle parvenait à parler avec les esprits, et ces derniers répondaient en faisant tomber des objets, ou en grattant le bois de la bicoque dans laquelle avait lieu la rencontre, parfois même, 'le fantôme' frôlait une des participantes plongées dans l'obscurité…
Elle et son petit compagnon furtif à fourrure, ne rentreraient donc pas de la nuit, mais ça, le samurai se garda bien de le faire savoir pour l'instant. Elle servirait de garde-fou dans le pire des cas.
_ Je te propose un deal. Lança le nageur.
_ Un qui n'inclut rien de sexuel ?
_ Si tu fermes les yeux et que tu ouvres bien grand la bouche, ça passera tout seul.
_ Je ne suis toujours pas intéressé. D'ici trois jours j'aurai ma paye, je te passerais ce qu'il faut pour aller au bordel le moins cher du coin.
_ Trop long, …et trop tard, puisque je fais de ton cul une affaire personnelle.
_ Dommage, 'Sana la velue' a une sacrée réputation en ville.
_ Une sur qui tout le monde est déjà passé ? …Ou un cul blanc tout serré qui ne demande qu'à se faire déflorer ? S'interrogea faussement le pirate, en imaginant une balance sur laquelle faire tenir tout ça.
Son choix fut vite fait.
_ Voilà le marché : tu me prête ton corps le temps de faire ce que j'ai à faire, et j'irais chercher ton précieux katana avant qu'il soit complètement bouffé par la rouille.
Jin tilta à l'évocation de son arme restée immergée, et vu ses progrès en natation, celle-ci risquait d'attendre encore un moment.
_ Ce n'est pas un échange équitable. Trouva-t-il seulement à répondre. Ca ne te demande aucun effort particulier d'aller le chercher au fond du lac. D'autant que je ne suis pas certain que tu tiennes parole. J'ai également ramené le souper, et tu n'as encore rien chassé.
_ Y a pas une bête à des kilomètres à la ronde. Ma faute peut-être ?
_ Remonte mon katana, et je t'accorde une main.
_ Une seule ?
_ Il ne devrait pas y avoir la place pour une deuxième.
A ce rythme, ça allait finir de nouveau en baston. Mugen se retint donc de peu.
_ Tu n'as qu'une simple chose à faire pour profiter de ceci. Ajouta Jin en sortant sa main droite de l'eau.
Celle d'un autre, c'est toujours mieux que la sienne…
_ Et tu me finis bien jusqu'au bout ?
_ Je ferai comme je sais faire. Je ne pratique pas souvent le plaisir solitaire. Après, que tu apprécies ou pas, ce n'est pas mon affaire.
Les deux nomades s'accordèrent une seconde, chacun dans sa tête. Puis le plus jeune fini par jurer entre ses dents avant de disparaitre sous la surface de l'eau.
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_ …Me tiens pas comme ça, baka !
_ Je t'ai dit que je ferais comme je sais faire. Et je ne me suis jamais masturbé de face. D'autant que je n'ai ni envie de voir ton visage, ni envie que ça parte dans ma direction.
Toujours dans l'eau, pour mieux cacher tout ce tralala inconfortable (et tant qu'à faire, rester propre), Jin s'était positionné derrière son acolyte, et avait passé son bras par le flanc droit, restant juste assez distant pour que leurs corps ne se touchent pas.
_ …Essaye au moins de faire ça correctement.
Si les deux sabreurs préféraient les femmes, le sexe entre homme n'était pas un sujet tabou dans le pays, même si quelques rares groupuscules religieux tentaient d'imposer l'idée que les pécheurs risquaient de bruler dans les flammes de l'enfer.
Mais 'l'enfer' était une notion encore un peu vague pour bien du monde.
Et Jin ne savait pas pêcher. (…)
On ne peut pas dire non plus qu'il était super enchanté de tenir le pénis de son rival entre ses doigts, dans le but de lui procurer du plaisir. Si ça avait été pour le lui couper, il aurait surement pris ça avec le sourire… quoique, sur le sujet, les hommes sont assez solidaires entre eux.
Il chassa cette idée de sa tête, puis se concentra pour en finir rapidement, mais surtout, pour ne pas avoir à recommencer.
_ Désolé, elle m'a échappé des mains. Dit-il, sans même avoir l'air de le penser.
_ Bâtard, applique-toi !
_ Je suis habitué aux mouvements plus amples. Répondit le Rōnin, sur un ton moqueur.
Seul le katana avait été remonté à la surface, son fourreau lui, était toujours retenu en otage.
Jin prit donc sur lui, et son approche empêcha Mugen de répliquer une énième insulte, puisqu'il passa le plat de sa main sur toute la longueur d'un sexe encore moyennement convaincu, jusqu'à sa base, puis serra plus fort, agrippant de ses longs doigts fins, les bourses pleines qui furent tout autant surprises que leur propriétaire.
_ Hey !
En déplaçant juste un peu sa main, il put l'enserrer de son pouce, et secoua un peu le membre de haut en bas, freiné uniquement par la masse de l'eau.
_ Teme… joue pas avec moi !
_ Tu as pourtant l'air d'aimer ça.
_ Contentes-toi d'aller et v'nir.
_ Ce n'est pas comme ça que ça marche.
_ Bien sûr que…
Mais il ravala son 'si', quand quelques pressions irrégulières du bout des doigts remontèrent en sens inverse sur une verge plus ferme.
_ Je vais t'apprendre à faire ça correctement. Murmura le professeur, en s'approchant d'une oreille devenue rouge.
Leurs deux corps se rapprochèrent par la force des éléments, et de l'instant.
_ Se masturber est un art, pas une technique de combat.
_ Qu'est-ce que tu racontes comme conneries ? Je… Hhhh…
_ Prends des notes.
Mugen appelait ça de la torture.
…Ce n'était pas 'normal'.
…Mais pas si mal…
Fier d'un certain avantage, et puisque son action sembla efficace, Jin amena finalement son autre main pour saisir de nouveau le petit sac contracté, tandis qu'il malaxait le bout de chair rosé et sensible, jouant parfois avec la peau fine qui le recouvrait partiellement.
_ Qu'est-ce que… ? J'tai dis de…
Le plus sauvage serra les dents, et sursauta en sentant le corps du samurai cette fois tout contre le sien. Pour prendre plus d'aise, et mieux lui apprendre à se satisfaire seul.
Jin trouva l'expérience captivante. La flute entre ses mains émettait des sons étranges, le vibrato de plus en plus prononcé, alors enfin il accéléra la cadence.
_ T-eme ! Je… je vais…
Une main serra plus fort la base du sexe de Mugen, pour ne pas lui laisser le loisir de venir trop vite. Ses fesses se reculèrent nerveusement, et il sentit très distinctement une érection contre sa cuisse.
_ Mais qu'…
_ Essaye de tenir la distance, sinon tu vas encore avoir envie dans une heure. Dit le grand brun en avançant son visage par-dessus l'épaule de son camarade de jeu.
Il le maintint très serré, l'empêchant de jouir comme il aurait voulu, usant de sa taille pour regarder plus bas.
_ J'te parle de ta bite ! Eloigne ça d'moi connard ! …Pfff…
Quelques allers-retours le firent taire.
_ Tu me chauffe depuis des jours, alors maintenant, assume.
Jin ne se priva pas plus longtemps. Lui non plus n'avait pas eu l'occasion de se soulager depuis un bail, et il fut contraint d'avouer qu'il appréciait ce petit sentiment de supériorité, ce qu'il ne s'autorisait pas avec une femme, pas même celles du bordel. Alors il coinça son érection entre son ventre et le pli des fesses de Mugen.
_ BAK…..ahhhh… Merde ! Lâaaaaaache moi !
Le plus sanguin des deux tenta de se rebeller, mais il suffit d'une simple pression sur sa verge pour le neutraliser… . Malgré lui, il se pencha en avant pour reprendre son souffle, mais ses yeux trouvèrent le katana du samurai sur la berge. Ses jambes tremblantes et son envie croissante de jouir ne furent pas assez convaincantes pour taire son envie d'emmerder son compagnon de voyage, alors il plongea la main vers l'arme à peine sèche, et la balança au milieu du lac, coulant à pic sous les yeux de son propriétaire.
Le temps sembla suspendu, mais la colère reprit vite le dessus.
Mugen créa une ouverture, mais son bras fut stoppé dans sa course et maintenu dans son dos si fort, qu'une plainte à peine étouffée franchit ses lèvres. Jin lâcha son sexe, le tint par une hanche, et avança les siennes pour mieux garder son ennemi juré immobile. Fâché au dernier degré, il mima un aller-retour suggestif tout du long d'une raie qui s'ouvrait sur son passage, se pencha en avant, puis avança sa main jusque sur le ventre, puis le torse de son cadet, pour aller le saisir par la gorge, et murmurer tout contre son oreille, d'une voix si sombre que l'autre ne la reconnu pas.
_ Tu ressens à ce point le désir de me provoquer ? …Juste au moment d'en finir ?
Le chien fou serra les dents, incapable de bouger et de répondre, alors le samurai redescendit sa main, mais alla chercher sa propre érection pour la placer astucieusement près d'un orifice surprit de cette tentative d'intrusion.
_ Vas t'faire…
Tandis que l'un laissa libre court à son sadisme, l'autre prit conscience de son masochisme. Faut dire que se battre aussi c'était bandant, et là, dans l'eau du lac, les fesses à peine émergentes, il sentit une pression qui manqua de le faire venir… Sauf que Jin s'invita tout au fond de lui. Sans même le préparer, sans hésiter, et sans la moindre pitié.
Alors il avait hurlé.
Un hurlement presque muet, comme enraillé.
_ …Co…Connard… …J'vais t'la briser… . Parvint-il à exprimer. Tant bien que mal.
Pour ne pas lui laisser le loisir de se servir de son fessier pour mener à bien un tel projet, Jin, particulièrement éméché, fâché, et pas forcément fier de lui à y repenser, donna un coup bien orienté.
Incapable de s'avouer vaincu, Mugen tenta de résister et serra autant que possible les muscles du bas de son corps. Le Rōnin força encore, le tenant fermement par ses genoux écartés grâce aux siens (et à une énorme pierre qui trainait dans le coin). Il profita d'un soubresaut pour s'engager toujours plus, et entamer quelques allers-retours qui fit clapir l'eau autour d'eux.
_ En…foi…ré…
_ Tu ne m'aurais pas défié ainsi… si ce n'était pas …ce que t'avais voulu depuis le début.
_ Hn ! ...Lâcha Mugen, accompagné d'un sourire en coin, à peine dissimulé.
Une fois que son corps flexible eu prit l'empreinte de Jin au fond de lui, il se redressa et jeta un œil en arrière à l'instant même où l'intru força davantage, leur arrachant à chacun un souffle si crispé, qu'ils se transformèrent en grognement.
Mais s'il pouvait l'agacer un peu plus, se serait parfait.
_ Va pas croire, …c'est moi qui vais t'baiser ! Prévint le plus jeune en se mettant à bouger, suivant son propre rythme.
Cela ne dura que quelques vas-et-viens, puisque Jin se pencha davantage sur lui, laissant son poids et la grosse pierre immergée écarter davantage les cuisses de Mugen, qui lui, se cramponna à la berge. Pris en étau.
S'il y avait eu quelques crapauds dans le lac, premièrement : beaucoup auraient finis en brochettes. Deuxièmement : les survivants auraient eu beaucoup à apprendre des deux bretteurs, car la saison des amours venait tout juste de commencer pour les batraciens.
Jin découvrit le sexe à l'état brut, sans retenue et sans culpabilité, tandis que Mugen comprit la signification des mots : 'travail bien fait', en mode pas-si-passif / agressif.
_ Teme… Marmonna justement ce dernier, en forçant encore ses hanches à la rencontre de son comparse.
Mais rien n'y fit, et si Jin l'avait laissé faire, ce fut juste le temps de s'adapter, puisqu'il intensifia lui aussi sa prise, coups de butoir après coups de butoirs.
Leurs suppliques et gémissements, jusque-là étouffés par trop de fierté, résonnèrent tout autour. …Et il y avait finalement de la vie dans le coin, puisque qu'une envolée d'oiseaux précéda une échappée de lapins et autres petits rongeurs surpris par des cris non retenus.
Mugen n'en resta pas là, il contracta si fort son corps, qu'il parvint à prendre appuis sur la pierre avec ses cuisses ouvertes, tout en repoussant la berge en tendant ses bras, pour pousser l'autre en arrière, jusqu'à le déséquilibrer.
_ Espèce de… . Jura Jin entre ses dents serrées, qui atterrit lourdement sur les fesses, avec un poids conséquent qui s'empala sur son membre douloureux.
_ J'te …j'te laisserais pas… en finir avant moi. …Y a pas moyen !
Le regard du samurai s'obscurcit quand l'assoiffé de sexe en réclama plus, les bras enfin libres. Mugen profita de sa position, mais surtout de ses jambes toujours grandes ouvertes (et maintenues ainsi par les genoux de Jin entre elles), pour accrocher ses mollets en en faisant le tour avec ses pieds.
Double clé de jambes par les jambes.
Il jeta un regard en arrière accompagné d'un sourire sournois, puisque Jin semblait au bout de sa patience. Mais ce dernier n'avait pas dit son dernier mot. Si Mugen voulait le garder au fond de lui sans bouger, soit, il le maintiendrait ainsi, et renvoya de subtiles impulsions en sens inverse.
_ AhhhhhhaaAhhh….
_ Tu n'as aucune chance contre moi, …Baka. Sourit cette fois le brun aux cheveux longs, contre une épaule tremblante.
D'une de ses grandes mains, il attrapa le sexe de son cadet, et de l'autre, un téton durcit qu'il maltraita en le pinçant de plus en plus fort, tirant dessus, puis fondit sous les plaintes particulièrement excitantes de celui qui trouva le coin caché d'une prostate longtemps oubliée.
Les sensations furent décuplées par des dents qui se plantèrent à la base du cou de Mugen, qui lui, passa ses bras en arrière pour mieux s'agripper à quelque chose d'à peu près stable. Les deux hommes entravèrent si bien les mouvements de l'autre, leurs muscles bandés à l'extrême, qu'aucune molécule n'aurait survécu entre leurs deux corps.
L'eau du lac sembla bouillir autour d'eux, et ils finirent par jouir ensemble, bercé par toutes sortes de jurons et insultes qui ne trouvèrent écho dans aucune oreille, puisqu'envahies de battements rapides et sourds.
Sentir sa semence se répandre dans cet âtre pulsatile, aida à laisser venir une seconde salve plus appuyée.
_ Fils de… . Cracha Mugen, qui se contracta plus fort.
_ …A-Arrête-ça ! …Enf…
Décidément, beaucoup trop de manque accumulé, puisqu'ils se lassèrent aller un long moment à compulser ensemble, encore, …imbriqués, repus, et satisfaits.
Un peu perturbés aussi. Mais ce détail n'avait pas besoin d'être su.
Pour l'heure, l'un était échoué dans les bras de l'autre. L'arrière de la tête de Jin se reposa sur une racine, et toutes les tensions dans leurs muscles s'envolèrent progressivement, au rythme des frissons et pulsations résiduelles.
_ Ca faisait un bail, putain…
Un sexe fatigué sortit mollement du corps de son meilleur ennemi, et l'eau fraiche du lac sur leurs peau surchauffées fut appréciée à sa juste valeur, tout comme cet apaisement soudain dans le creux de leurs ventres.
Mugen se laissa glisser sur le côté, les yeux clos et de l'eau jusqu'au menton.
_ Tu n'en était pas à son coup d'essai.
_ Je t'ai dit que j'l'avais déjà fait avec un mec. …Pas qu'un en fait. …Et j'dois avouer que c'est bien aussi quand c'est pas trop brutal.
Jin, qui lui ne s'était jamais permis autant de sauvagerie, lui jeta un regard incrédule.
_ Ahhhhhh…. C'est surtout ce truc qui te fait jouir de dedans… sans dec', si t'as jamais essayé, demande à la prochaine pute de te trouver ça. …En plus ça coute moins cher que de lui rentrer dedans.
Le samurai resta perplexe.
_ Elles te l'ont jamais proposé ? Demanda Mugen, en brandissant deux doigts en l'air d'une manière suggestive.
_ Non jamais.
_ Hn, …désolé pour toi.
Jin leva la tête vers le ciel. Les couleurs orangées, rouge, jaune, et bleue parsemé de violet de ce dernier, annonçait une autre journée chaude et ensoleillée pour le lendemain.
_ Je croyais que c'était un mythe. …Un truc pour attirer le client, dans ces maisons qui prostituent des garçons.
_ Toute façon te connaissant, t'osera jamais demander ça a une nana, alors tu mourras sans jamais savoir.
De nouveau capable de se servir de ses membres inférieurs, Mugen prit appui sur une pierre pour se lever. Il était temps de sécher et de regagner la cabane pour décanter. Avant de sortir de l'eau, il s'assura d'un doigt qu'il ne restait plus rien de Jin au fond de lui, puis attrapa ses fringues et son sabre pour rejoindre la bicoque, nus.
_ Et mon katana ?
_ T'avais qu'à pas essayer de me castrer. Répondit le pirate sans se retourner. Fuu ne devrai pas tarder, tu f'rais mieux de te saper.
_ …Elle ne rentre pas ce soir.
A quelques pas de la cabane, Mugen s'arrêta et tourna la tête vers la masse qui sortait de l'eau, tout aussi nu que lui.
_ On a toute la nuit pour approfondir le sujet.
Mugen ne trouva rien à répondre.
Avait-il bien compris ?
Le regard lubrique du samurai qui remit sa paire de lunette sur le nez, en dit long sur ses intentions.
_ Tu tiendras jamais la route.
_ Vas te faire foutre.
_ Nan, cette fois c'est ton tour. Répondit Mugen, accompagné d'un sourire sadique.
Ce dernier apprit quelques notions d'érotisme, là où Jin découvrit de toutes nouvelles perspectives. Ils se dirent qu'ils pouvaient bien attendre le lendemain pour s'arranger avec leurs consciences, car ce soir tout était permis.
C'est donc jusqu'au petit jours qu'ils révisèrent ensemble, se poussant mutuellement dans leurs retranchements, cherchant de nouvelles approches, mais surtout, à faire jouir l'autre le plus souvent possible, pour affirmer une certaine supériorité… diront-ils.
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Le lendemain, Fuu fit son apparition vers les 13 heures, les mains pleines de nourriture.
Elle trouva ses deux gardes du corps bien occupés, puisque l'un lavait les couvertures dans le lac, tandis que l'autre se servait d'une gamelle pour asperger les murs et le sol de la cabane.
La jeune femme ne posa pas trop de question. Ils avaient encore dû se battre, à en croire les nombreuses traces d'hématomes douteux, et les centaines de coupures visibles un peu partout sur leurs corps recouverts de …morsures ?
Quand ils se rendirent enfin compte de sa présence, (chacun étant bien occupé à se poser toutes sortes de questions…), les deux hommes se jetèrent sur la bouffe comme si leurs vies en dépendaient, et tous trois firent comme si rien n'était, tandis qu'un katana et son fourreau, séchaient au soleil par ce bel après-midi d'été.
Nos trois vagabonds reprirent alors la route malgré la démarche claudicante des deux hommes.
Riches de tout un tas de nouvelles connaissances, le reste du voyage promettait d'être intéressant, et si la faim finirait par les tirailler très bientôt, des besoins nouveaux allaient désormais pouvoir épicer leur épopée.
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