Léna s'était arrêté devant l'entrée du cimetière sans prendre la peine de se garer ou même de couper le contacte de sa voiture. Elle avait couru jusqu'au caveau familial des EL. La porte était ouverte. Léna avait ralenti et doucement, elle avait pénétré dans le caveau. Elle avait perçu le coeur de Kara qui battait beaucoup trop rapidement à l'entrée du cimetière. Le son des reniflements et des pleures de la blonde résonnait dans les tympans de la jeune Luthor.

- Kara ?

La jeune Danvers était accroupie sur le sol les mains sur les oreilles pour essayer de se protéger des bruits. Le vent, les arbres qui bougeaient, un coeur qui battait et une respiration trop forte, Kara gémissaient de douleur. Un pression sur ses avant bras lui avait fait relever la tête pour croiser le regard vert émeraude de Léna.

- Kara, ça va bien se passer, murmura Léna.

- Qu'est-ce qui m'arrive ? Pleura Kara, les yeux supplient. Elle voulait que tout ça s'arrête.

- Kara, je sais que tout cela doit être effrayant mais tu dois essayer de te contrôler. Regardes moi et concentres toi seulement sur un bruit en particulier, quelque chose qui peut t'apaiser.

- Je n'y arrive pas Léna, je n'y arrive pas, je veux que ça s'arrête, s'il te plait fait en sorte que ça s'arrête !

Kara était en train de perdre le contrôle et ses yeux se tintaient d'un jaune que la brune ne connaissait que trop bien. Léna devait empêcher Kara de se transformer maintenant, elle devait gagner du temps et l'emmener dans son lieu de transformation.

- Kara concentres toi uniquement sur moi et sur ma voix d'accord ? Respire, fais comme moi. Inspire… et expire doucement.

Kara avait prit une grande inspiration et s'était calée sur celle de Léna. Elle expirait en même temps que la brune tout en fixant ses grandes iris émeraudes. Elle fixa son amie pendant cinq bonnes minutes. Elle regarda la peau pale et les sourcils foncés de Léna puis seule les battements de coeur de la brune résonnait dans ses tympans. Elle prit la mains de Kara dans la sienne et expira de soulagement.

- Ça va mieux ? Demanda Léna en passant une main derrière l'oreille de Kara pour y remettre une mèche de cheveux.

- Oui.

- Kara tu dois venir avec moi.

- Pourquoi ?

- Ce qu'il t'arrive n'est pas anodin et je sais comment y remédier. Tu me fais confiance ?

- Bien sûr.

- Alors tu dois me suivre Kara.

Léna avait proposé sa main à Kara qui l'avais prise sans hésiter. Les deux jeunes femmes étaient sorties du cimetière et Léna avait ouvert la porte du côté passager pour que Kara puise s'installer sur le siège.

- Je dois passer un coup de fil et après on y va.

Kara n'avait pas répondu et Léna avait fermé la porte en soupirant. Elle avait sortie son téléphone et c'était empressée d'appeler Sam.

- Tu l'as retrouvé ? Avait retenti la voix de Sam juste après la première sonnerie. Oui elle est dans la voiture, j'ai besoin que tu me rejoignes là-bas avec le matériel.

- Okay sans problème, je prend la voiture et j'arrive.

- Merci beaucoup Sam

- C'est à ça que servent les amis Léna, avait fini par dire Sam avant de raccrocher.

Léna avait ouvert son application message et avait prévenu Alex qu'elle avait retrouver sa soeur saine et sauve mais qu'elle la ramènerait que le lendemain, prétextant qu'elles devaient parler toutes les deux. Alex avait répondu quelques secondes plus tard en remerciant Léna.

La brune avait rangé son portable dans sa poche et était montée du côté conducteur, elle avait démarré la voiture et avait commencé à rouler vers la forêt.

Kara, qui était silencieuse depuis le début du trajet commençait petit à petit à s'agiter.

- Où on va ? Demanda t'elle à Léna un peu anxieuse.

- Dans un endroit où on pourra te protéger et protéger les autres de toi.

- Pourquoi les autres devraient être protégés de moi ? Léna qu'est-ce qu'il m'arrive ? Mon corps est bouillant, il y a des bruits, que je ne suis pas censé entendre qui raisonnent dans ma tête depuis une semaine. J'ai l'impression d'avoir plus de force qu'avant et je suis tellement méchante que ça me fait peur !

- Tu es en pleine transformation, répondit Léna avec une petite grimace. Ce que tu ressens sont des effets de la pleine lune. Tu te transformes en loup-garou Kara.

- Tu peux être sérieuse cinq minutes Léna, parce que ça ne me fait pas rire du tout.

- Je ne me moque pas de toi Kara ! Tout comme moi, ta famille fait partie d'une grande lignée de loup-garou. Ton gène de loup c'est activé le jour de tes dix-huit ans. Ce soir c'est la pleine lune, c'est pour ça que tu n'as plus de contrôle sur toi même. Ce soir tu vas vivre ta première transformation. Il faut que je t'emmène le plus vite possible vers un lieu où tu ne pourras faire de mal à personne !

Léna s'était énervée mais pas de colère, elle avait peur. La pleine lune décuplait ses émotions et son instinct de protection était multiplié par trois. La brune s'était arrêtée en plein milieux de la forêt juste devant la voiture de Sam, cette dernière attendait les filles juste devant la trappe qui cachait leur lieux de transformation.

Juste avant de descendre, Léna se tourna vers Kara qui semblait totalement ailleurs, tétanisée par la peur.

- Kara je t'en pris regarde moi, avait gentiment demandé Léna en prenant le menton de Kara entre ses doigts pour l'obliger à la regarder. Je serais avec toi à chaque étape de la transformation. Je ne te laisse pas seule, je te le promet.

La blonde respirait rapidement et une larme coula sur sa joue.

- Tu vas y arriver.

Kara hocha la tête et se tourna vers Sam. Avant de déboucler sa ceinture et d'ouvrir la portière.

Les deux jeunes femmes étaient sorties de la voiture et Léna prit la main de Kara dans la sienne pour la guider et la rassurer.

Salut Kara, avait dit Sam, un petit sourire rassurant sur les lèvres. On peut y aller ?

Léna consulta Kara du regard et hocha la tête positivement vers Sam.

La châtain ouvrit la trappe et les trois jeunes femmes descendirent les marches les une derrière les autres, la main de Kara, toujours dans celle de Léna. La blonde respirait difficilement en entrant dans ce lieu humide froid et sans lumière. Sam alluma plusieurs torches sur le chemin et Kara eu l'impression d'avoir fait un bon dans le temps pour ce retrouver dans une prison des années 1700.

Arrivé au bout du couloir, le coeur de Kara se fracassait contre sa poitrine lorsque la jeune femme aperçu les cages.

- Je sais que ça peu faire peur, mais ne t'inquiète pas, je vais rester avec toi toute la nuit, avait dit Léna en serrant plus fort la main de Kara.

- La transformation ne va pas tarder à commencer il vaut mieux se dépêcher moi aussi je ressens les effets, avait informé la châtain.

- Toi aussi tu es… un loup ? Avait difficilement demandé Kara à Sam.

- Oui depuis presque deux ans.

- Je croyais que le gène s'activait à nos dix-huit ans ?

- Oui mais… disons qu'il y a certaines circonstances qui peuvent l'activer plus tôt, répondit vaguement Sam en essayant de ne pas repenser à ce qui avait activé la sienne.

- Je te l'expliquerai plus tard, avait dit Léna en guidant Kara dans la cage au fond de la pièce.

Sam rentra également et posa le sac au sol pour en sortir le contenu. Kara recula lorsqu'elle vit les chaines.

- C'est pour quoi ça ? Demanda anxieusement cette dernière.

- La cage est solide mais on ne sait pas si elle peut tenir toute une nuit, c'est une précaution supplémentaire.

- Non, Léna s'il te plait ! Supplia la blonde en serrant plus fort la main de la brune dans la sienne.

- Hey… ça va aller, je te le promet, avait dit Léna en caressant la joue de Kara pour la rassurer. Je sais que c'est dur mais Sam et moi on est déjà passé par là, on va t'aider. Mais pour cela, tu dois nous faire confiance.

Kara hocha la tête et renifla avant de lâcher la main de Léna et de s'approcher de Sam. cette dernière avait déjà fixé les chaines au mur. Il ne restait plus qu'à les attacher à Kara. Léna s'occupa de l'un des poignets de Kara tendit que Sam s'occupait de l'autre. La châtain grimaçait tout en essayent de se maîtriser pour aider Kara et Léna. La brune remarqua la douleur de son amie et s'arrêta quelques secondes pour poser sa main sur l'épaule de Sam.

- Vas-y Sam, je peux finir seule.

- Non je veux vous aider.

Léna secoua la tête de gauche à droite.

- Tu as besoin d'y aller maintenant.

Sam avait beau se contrôler de mieux en mieux elle ne pouvait résister à la transformation de la pleine lune, contrairement à Léna, qui ne ressentait presque plus aucuns effets, mise à part les émotions plus développées.

- Je suis désolé

- Tu n'as pas a l'être. Profites de ta soirée de liberté, avait dit Léna en souriant.

Sam s'était retournée vers Kara, qui était anxieuse et la gratifia d'un grand sourire.

- Bonne chance Kara.

- Merci…

Sam s'était éloignée et un bruit métallique avait signalé que la jeune femme avait refermée la grille principale à clé.

Léna s'était activée à attacher les chaines autour de Kara, la blonde la regardait faire, sans un bruit.

- Comment te sens-tu ? Demanda Léna.

- J'ai mal à la tête. Est-ce que… est-ce que ça fait mal ?

Kara avait hésité à poser cette question. Dans tous les films de loup-garou qu'elle avait vu, le héro soufrait toujours durant sa transformation, alors elle avait peur que ce soit la même chose pour elle.

Léna soupira et avait serré très fort les mains de Kara.

- Je ne vais pas te mentir. La première pleine lune est la pire. Ça va durer des heures. Tes os vont se briser un par un et tu vas avoir l'impression de mourir de l'intérieur. Mais au fur et à mesure tu vas apprendre à la contrôler et puis un jour, la transformation dura seulement quelque seconde et tu n'auras plus mal.

Kara déglutie difficilement. Elle n'aurait pas dû poser la question. C'était une très mauvaise idée.

- Le temps de transformation varie suivant les personnes. La mienne a durée trois heures celle de Sam cinq…

- C'est très long…

- Ça l'est, mais tu ne seras pas seule.

- Je me sens vraiment pas bien, grimaça Kara en s'asseyant pour sa tête entre ses mains.

La blonde ressentait des picotements dans son corps. Des courbatures étaient entrain de faire leurs apparition et les sons recommençaient à se bousculer dans sa tête.

Léna s'éloigna de Kara et referma la cage derrière elle. Elle s'installa en face de la blonde et essayait de lui parler pour la distraire. Une heure plus tard, Kara essaye de combattre la douleur dans son corps. Elle ne parvenait plus à se contrôler, elle tirait sur les ses chaines, essayant de se défaire de leur emprises. Elle suppliait Léna de la libérer. La brune, les larmes dévalants ses joues ne flancha pas pour autant. Elle ne supportait pas de voir la femme qu'elle aimait souffrir ainsi sans pouvoir faire quelque chose pour diminuer sa douleur. Kara poussa un cris de douleur lorsque le premier os de son bras se brisa. Couchée parterre, la blonde hurla de douleur en pleurant toute les larmes de son corps.

- Je veux… que ça… s'arrête, haleta la jeune femme. Léna, je t'en pris ! Avait finit par hurler Kara lorsque un deuxième os s'était cassé au niveau de sa jambe.

- Je suis désolé Kara, pardonnes moi, pardonnes moi, répétait Léna en boucle en couvrant ses mains sur ses oreilles.

Elle voulait tellement rentrer dans la cage et serrer très fort Kara, lui prendre toute sa douleur et l'empêcher de souffrir comme elle avait souffert.

Les cris de Kara raisonnaient dans la cave durant deux heures, jusqu'à ce que un grognement bestial face relever la tête de Léna d'entre ses jambes.

Kara c'était enfin transformer en une louve. Son pelage était le parfaite opposé de celui de Léna. Il était d'un blanc aussi pur que la neige et ses yeux autrefois bleu avait laisser place un jaune vif que Léna ne pouvait quitter du regard. La louve n'était pas énervée, au contraire, elle s'était assise face à Léna et elle la regardait. Léna ne comprenait pas, habituellement, le coté sauvage de l'animal prenait le dessus sur l'esprit humain. Le processus de contrôle était très long. Pourtant la louve semblait parfaitement docile; comme si Kara contrôlait déjà son loup intérieur. Léna fronça les sourcils et s'approcha doucement de la cage.

- Kara ?

Le loup s'avança a son tour et doucement Léna passa sa main à travers les barreaux. Kara approcha sa tête de la main de Léna et posa sa tête dessus. Léna caressa son pelage soyeux avant de sourire.

- Tu es incroyable… avait-elle murmuré.

- Toi aussi, avait raisonner la voix de Kara dans son esprit.

Un rire nerveux était sortie de la bouche de Léna sans qu'elle ne le veuille vraiment. La brune venait-t-elle d'entendre Kara parler dans son esprit ? C'était impossible. Elle avait dû rêver. Il était tard et elle était épuisée. C'était exactement ça. Elle avait rêvé. Elle ne pouvait pas entendre les pensées de Kara dans sa tête.

- J'entend des voix maintenant…

Léna s'était allongée devant la cage et Kara l'avais imité. Toutes deux se regardaient avant que Léna ne s'endorme, veillé par Kara.


C'est au petit matin que la brune se réveilla. Encore un peu endormi, Léna avait prit son téléphone pour y regarder l'heure. Six heure trente. Elle porta son attention sur le corps nu recroquevillé sur lui-même, dans la cage. Léna avait rougis avant de détourner le regard à une vitesse folle et de sortir une couverture du sac à côté d'elle. Elle ouvrit la grille et déposa le tissus sur le corps de son amie. La brune avait progressivement détachée Kara, avant de s'assoir près d'elle sur le sol. Elle caressa tendrement la joue de Kara. La blonde fronça les sourcils avant de pousser un petit gémissement de mécontentement. Léna avait sourit, amusée par la réaction de la blonde.

Au bout d'un certains temps, Kara papillonna des yeux avant de poser son regard sur Léna.

- Salut toi, murmura Léna.

La brune passa une main dans les cheveux blonds de Kara pour remettre quelques mèches rebelles, derrière son oreille. Kara toisa les lieux du regard avant de se rappeler où elle était. Remarquant sa nudité, la blonde avait rougit avant de placer la couverture autour de son corps et de se redresser, face à Léna.

- Salut… Sa voix était roque.

- Comment te sens-tu ?

- Tu veux dire à part avoir l'impression d'être passé sous un bus ?

- Oui, à part ce petit détail, avait répondu Léna en rigolant.

- Ça peut aller. J'ai une migraine atroce et les articulations douloureuses mais appart ça, ça va.

- c'est normal, ton corps a subit un traumatisme important. Tu vas mettre quelques jours à t'en remettre. Il y a des vêtements de rechanges dans le sac, je te les apportes.

Léna sortit un grand sweat ample, lui appartenant, ainsi qu'un jean et des sous vêtements encore neuf. La brune les avaient acheté au cas où elle n'avait pas eu le temps de se dévêtir complètement. Elle tendit les vêtements à Kara qui les prit en la remerciant. Pendant que la blonde s'habillait Léna s'était retournée et fouillait dans le sac à la recherche d'une bouteille d'eau. Kara passa le sweat au dessus de sa tête et ne put s'empêcher de sentir la la délicieuse odeur de fleur de cerisier de Léna. Elle se pencha pour remettre ses basket à ses pieds et marcha vers Léna qui lui tendait une bouteille d'eau. La blonde l'a remercia gentiment et soupira d'aise en avalant sa première gorgée d'eau. Elle reboucha la bouteille et la reposa dans le sac.

Léna regardait le sol, elle était mal à l'aise, avait-t-elle le droit d'agir comme si rien était avec Kara ? Elle était en froid depuis un mois. La petite veine qui barrait son front était signe qu'elle réfléchissait beaucoup trop à la situation. Kara décida donc de s'approcher d'elle et de prendre ses mains dans les siennes, lien ses doigts à ceux de Léna. La brune leva la tête du sol et tomba nez à nez avec les beaux yeux bleus de Kara. La couleur avait beau avoir changée quand elle était loup-garou, l'étincelle de fougue de la jeune femme était toujours la même. Léna ouvrit ses bras et Kara s'y engouffra immédiatement. Les deux jeunes femmes respiraient l'odeur de l'autre. Les parfums de vanille et de fleur de cerisier se retrouvaient et se mélangeaient de nouveaux tout comme les deux femmes entrelacées. Léna caressa tendrement les cheveux blonds de son amie et ce contact fit fondre Kara dans les bras de Léna. La brune laissa à Kara le temps dont elle avait besoin. Elle se contenta de murmurer des mots doux et de déposer quelques baiser sur les cheveux de la blondes.

Après quelques minutes passées dans les bras de Léna, Kara se détacha. La brune ressentit tout de suite un manque. C'est pourquoi, Léna rattrapa le poignet de Kara et la reprendre dans ses bras. Kara se raidit à cette seconde proximité qu'elle n'avait pas prévu.

- J'ai besoin de te sentir près de moi… Te voir souffrir toute la nuit, sans rien pouvoir faire était une vrai torture… avoua finalement la brune, la voix tremblante. Je suis tellement désolé que tu aie à subir cette malédiction à ton tour. Je suis tellement désolé si tu savais, avait dit Léna en pleurant.

Kara passa ses mains dans le dos de la brune afin de la rapprochait plus près de son corps et pour la serrer plus fort.

- Pardon de t'avoir dit ce que je t'ai dit la dernière fois, je ne le pensait absolument pas, c'était une excuse pour t'éloigner de moi et pour te protéger.

- Je te pardonne Léna, je te pardonne tout. Je suis là, et je n'irais nul part. Je te le promet.

Léna se sépara de Kara, mais glissa ses mains autour de la taille de la blonde pour la garder auprès d'elle.

- Je ne m'excuse pas seulement pour mettre éloigner… Kara après t'avoir révéler ce que je m'apprête à te dire tu va probablement t'éloigner de moi pour toujours. Mais je dois te l'avouer.

- Tu sais que tu peux tout le dire Léna.

- Mon frère a… c'est lui qui a tué tes parents, avait révélé la brune.

Ça y est la bombe était lancée, et Léna ne pouvait plus faire machine arrière. Elle se devait de révéler à Kara ce qu'elle savait. Ce secret commençait à la hanter.

- À l'époque, la meute Luthor et celle de ta famille était une seule et même meute. Ton père en était l'alpha, et comme toute les autres générations, la succession en tant qu'alpha aurait dû revenir à l'ainée des El, ton cousin. Lex et Kal-El étaient amis mais en grandissant, mon frère est devenu jaloux. Il était obsédé par le pouvoir et voulait devenir alpha à la place de ton cousin. Un soir, je l'ai entendu se disputer avec mon père au sujet d'un projet totalement fou. Je n'avais que quatre ans mais je comprenait très bien que mon frère avait rassemblait plusieurs loups pour être contre la succession d'un nouveau EL. Mon père lui a interdit de le faire. Je pensais qu'il l'écouterait. Mais… une semaine plus tard, on m'apprenait que tu était morte, toi et ta famille et que la meute se divisait proclamant Lex comme alpha de la meute des Luthor. Ma mère soutenait mon frère au contraire de mon père, qui l'avait littéralement renié de sa vie, ne le considérant même plus comme un fils. C'est à cause de ma famille que la tienne n'est plus de ce monde, pleura Léna en se séparant de Kara. Je comprendrais si tu ne veux plus me parler Kara.

Kara secoua la tête de gauche à droite avant de retenir Léna et de la prendre dans ses bras.

- Tu n'es pas ta famille Léna, tu n'étais qu'une petite fille et tu ne pouvait rien faire. Tu ne peux pas te blâmer pour quelque chose que tu n'as pas commis. Jamais je ne t'en voudrais pour ça. Le seul vrai coupable est ton frère.

Léna sanglotait dans les bras de la blonde.

- Tu es une bonne personne Léna, n'en doute jamais.

- Je n'en serais pas aussi sûr à ta place.

- Pourquoi dis-tu cela Léna ?

Léna se sépara de Kara et se dirigea vers le mur, elle y glissa avant d'atterrir sur le sol jouant avec ses mains pour se concentrer sur ce qu'elle allait dire à Kara. La brune soupira grandement et Kara la regardait debout au milieu de la pièce.

- Il y a différentes façons de devenir un loup-garou. Certaines personnes le deviennent en ce faisant mordre. D'autres comme toi, possèdent déjà le gène en eux et doivent attendre leur dix-huit ans pour qu'il s'active mais certaines personnes, comme Sam et moi, activent le gène plus tôt. De mes quatre ans à mes quatorze ans, j'ai été protégé par mon père. Il refusait que mon frère m'approche mais quand il est mort, mon frère est devenu mon tuteur légal et j'ai perdu toute l'innocence qu'une enfant pouvait avoir. Ma première transformation s'est déroulée quand j'avais quatorze ans après que Lex met obligé à tuer un innocent… Il disait vouloir faire de moi son successeur. Il m'a forçait à me transformer tous les jours, à combattre et à traquer. Il faisait de moi une machine de guerre. Je n'avais plus d'amis, je ne voulais pas que mon frère leurs fasse du mal. Je me suis éloigné, j'étais piégé dans la solitude et la torture. À l'époque, seul les mots suffisaient à me faire craquer. Mais plus les années passaient, plus mon masque de froideur ce construisait. Plus aucuns mots ne m'atteignaient. Plus aucunes insultes ne me touchaient. Alors Lex a trouvé un meilleur moyen pour me faire obéir. Si la torture morale ne fonctionnait plus la torture physique me faisait flancher très vite. Chez moi, seul la terreur, les cris et la torture existe, rien d'autre ne peut rentrer dans cet endroit sinistre. Aujourd'hui, mon frère a compris que je me fichais de mourir sous ses coups, mais que je ferais tout pour sauver mes proches. Alors c'est eux qu'ils tortures. C'est pour ça que je voulais t'éloigner. Mon frère te tuera si il apprend qui tu es, mais aussi parce que tu comptes pour moi. Je préfère mourir de l'intérieur et te savoir en sécurité, que de vivre un moment de bonheur avec toi et disparaitre à jamais. Je ne supporterai pas de te perdre ! S'était emporté Léna.

- Ce n'est pas toi qui a décidé de tuer cette personne Léna !

- J'ai été faible !

- On a tous des moments de faiblesse, tu l'as dit toi même, on ne peut pas être fort en permanence.

Kara s'approcha de Léna et c'était assise juste à côté d'elle. La blonde chassa les larmes sur le visage de la jeune Luthor. Toute la colère que Léna ressentait s'évapora aussitôt au contact de la blonde. Léna était enivrée par l'agréable odeur de vanille que dégageait Kara. Les deux jeunes femmes avaient les yeux plongées dans ceux de l'autre et c'est ainsi que Léna combla les quelque centimètres qui les séparaient jusque-là pour s'emparer des lèvres de Kara. Ce baiser avait d'abord été timide leurs lèvres se mouvaient ensembles, apprenant doucement à se découvrir. La brune fût surprise de constater à qu'elle point leurs lèvres s'emboitaient parfaitement. C'était comme si les lèvres de Kara avaient étés sculptés pour la brune. Perdant sa timidité, le baiser avait gagné en intensité lorsque, sûr d'elle, Kara avait mordillait la lèvre inférieur de Léna. Cet élan audacieux avait soutiré un son entre un halètement et un gémissement de la part de la brune. Kara avait sourit tout en continuant la découverte de leurs lèvres. Doucement, Léna avait passé sa langue sur la lèvre de Kara afin de lui demander l'accès à sa bouche. Et c'est avec grande envie que la blonde laissa à sa partenaire l'ouverture de celle-ci. Quelques minutes plus tard, lorsque leurs niveaux d'oxygène avaient atteint un seuil critique. Kara et Léna s'étaient séparées, posant leur front l'un contre l'autre pour reprendre leurs souffles.

- Je te fais la promesse de toujours te protéger Kara, avait murmurer Léna en caressant la joue de la blonde.

- Et toi, qui te protège ? Avait lâché Kara d'une petite voix.

- Je suis une Luthor, je me protège toute seule.

- On a toujours besoin de quelqu'un Léna…

Léna passa une main dans les cheveux de la blonde avant de prendre son visage en coupe et de la gratifier du plus beau des sourires.

- Alors disons qu'on se protège mutuellement, ça te va ?

Pour seule réponse, Kara avait déposé ses lèvres sur celles de Léna.

Aussi plaisant que pouvait être se baiser, Léna y mit un terme. Kara, confuse posa un regard incertain sur la brune.

- Quelque chose ne va pas ?

- Kara, tu dois absolument trouver la meute des EL. Aujourd'hui tu-es une oméga mais c'est dangereux. Un loup ne peut pas survivre sans clan. Tu dois devenir une bêta, tu dois trouver ta meute.

Kara hocha la tête et promis à Léna qu'elle le ferait.

Les deux femmes étaient sorties de la cave main dans la main. Elles y avaient retrouvé Sam qui les attendait avec trois cafés fumants sur le capot de sa voiture.

- Alors comment c'est passé ta première transformation ? Demanda Sam à la jeune Danvers.

Kara avait le dos plaqué contre la poitrine de Léna, cette dernière était à moitié assise sur la voiture de sa meilleure amie. La blonde sirotait son café tranquillement, pendant que Léna liait ses mains autour de la taille de Kara.

- C'était horrible, mais d'après Léna elle n'a pas duré longtemps.

- Elle c'est transformé en deux heures, elle a battu mon record. Et… je crois qu'elle contrôle déjà son loup.

- Sérieux ? Comment c'est possible ?

- J'en sais rien mais c'était super impressionnant, je n'avais jamais vu une telle chose.

- De quelle couleur est ton pelage Kara ?

Kara se mordit l'intérieur de la joue sans savoir quoi répondre. Elle avait passer la nuit à regarder Léna dormir et n'avait même pas chercher à savoir la couleur de sa fourrure.

- Blanc, répondit Léna comme si elle avait lu dans les pensées de sa petite amie.

- Wouah, l'opposé du tien Léna, ça prouve que vous êtes fait pour être ensemble, rigola Sam en prenant une gorgée de son café.

- Si elle savait à quel point, avait entendu Kara.

- Qu'est-ce que tu as dit ? Demanda la blonde en se retournant dans les bras de Léna.

J'ai rien dit, pourquoi ? Questionna Léna en fronçant les sourcils.

- J'ai cru que… non c'est pas important. Sam a dit que tu étais l'opposée de moi, pourquoi ?

- Oh elle ne t'as pas dit ? Son pelage est noir, avec une petite tache blanche sur l'une de ses pattes.

- Une tache blanche…? Pensa Kara à voix haute. Attend mais ça veux dire que c'était toi le loup dans la forêt, le soir de la rentrée ! S'exclama la blonde.

- Oui c'était moi, sourit Léna.

- Wouah, c'est vraiment génial ! Léna, il faut que l'on passe chez moi, pour que je puisse récupérer mes affaires avant d'aller au lycée.

- C'est prévu on y va ta soeur t'attend chez toi.

- Comment tu le sais ?

- Elle m'a appelé hier soir pour me dire que tu avais disparu.

- Oh non ! Est-ce que ma mère est au courant ?

- Non ta soeur lui a dit que tu passais la nuit chez une amie, elle ne voulait pas l'inquiéter. Quand je t'ai retrouvé je lui ai envoyé un message pour lui dire qu'on avait des choses à se dire et que ce serait mieux que tu passes la soirée chez moi.

- Et elle t'a laissé faire ?

- Elle n'a pas vraiment eu le choix. Ça ira ? Tu vas devoir lui mentir et je sais que vous êtes très proche.

- Ça va être compliqué, c'est sûr, mais si je veux la protéger je me dois de garder le secret.

- C'est le meilleur moyen, confirma Sam.

- On ferait mieux d'y aller Kara, autrement on va être en retard, avait dit Léna en sortant ses clés de voiture de sa poche.

- Tu as raison, à plus Sam c'était sympa de te rencontrer.

- Toi aussi Danvers.

Sam monta dans sa voiture tendit que Léna et Kara montait dans celle de la brune.

- Elle est cool en faite, avait dit Kara en bouclant sa ceinture.

- Elle l'est mais comme moi, elle doit se donner un air hautain et froid pour ne pas se faire d'amis. C'est plus facile.

Léna avait conduit jusqu'à chez Kara. Léna se sentait étrangement différente. Elle avait l'impression de ressentir une émotion qui n'était pas sienne. En ce garant devant la maison des Danvers, la jeune Luthor avait remarqué les mains de Kara trembler. Kara essayait tant bien que mal de cacher ce petit signe d'anxiété, c'est pourquoi Léna n'avait rien dit. Elles étaient toute les deux sorties de la voiture et Léna ressentait la panique de Kara comme si c'était la sienne. C'était très étrange. Juste avant d'atteindre la porte, Kara s'était remise à trembler sans pouvoir cette fois-ci se calmer. Machinalement, Léna c'était positionnée devant la blonde et avait prit ses deux mains dans les siennes pour les porter à ses lèvres. Léna avait offert un baiser rassurant sur les paumes de sa belle puis elle avait passé sa main dans les cheveux de Kara pour remettre une mèche derrière son oreille.

- C'est terminé maintenant, tu ne leur fera pas de mal, je te le promet. C'est finit, avait dit Léna pour rassurer sa petite amie.

- Tu es sûr ? J'ai peur d'avoir un excès de colère comme hier.

- Non la pleine lune accentuait beaucoup tes émotions. Aujourd'hui, elles sont plus fortes qu'avant c'est vrai, mais je vais t'apprendre à les contrôler. Tu ne leur fera pas de mal pour autant, je t'assure.

Kara hocha la tête et la Luthor lui avait fait le plus beau des sourire.

- Bien, tu es prête à rentrer chez toi ?

- Oui, allons-y

Sur ces mots, Kara ouvrit la porte de chez elle. Elle enleva ses chaussures et laissa Léna rentrer derrière elle.

- Kara ?

La voix d'Alex avait retenti en haut de l'escalier et l'ainée des Danvers c'était précipitée dans les escaliers pour prendre sa soeur dans ses bras.

- Dieu merci tu vas bien. J'étais morte de trouille.

- Je vais bien Alex. Je suis désolé.

Alex lâcha sa soeur et tendit une main vers Léna. La brune fut choqué mais accepta la main tendu d'Alex pour la serrer dans la sienne. Cette poignet de main était très formelle mais Léna se sentait toute à coup un peu plus accepté par la soeur de Kara.

- Merci de l'avoir retrouvé.

- Pas de quoi. Répondit Léna simplement. On est venu récupéré les affaires de Kara, tu veux que je t'emmène au lycée également ? Avait finit par demander la brune.

- Je… eu, Alex posa ses yeux sur sa soeur qui avait un regard de supplication pour elle. J'accepte avec plaisir.

- D'accord, je vous attend dans la voiture.

Kara sera de nouveau sa soeur contre elle et lui murmura un merci.

- Il est a toi ce sweat ? Demanda Alex en scrutant sa soeur de haut en bas.

- Eu… non longue histoire. J'ai… j'ai taché mon tee-shirt de hier. Léna m'a prêté des affaires.

- Sympa de sa part… fit Alex un sourcil relevé.

Les deux soeurs avaient récupérées leurs sacs de cours et elles s'étaient rendu dans la voiture de Léna direction le lycée. Kara avait l'impression que tout était normal. Que sa vie était la même qu'avant à une exception près, aujourd'hui, elle était devenue un loup-garou et ce petit détail allait changer sa vie à jamais.


Bonjour, je suis trop contente de vous poster ce chapitre qui est mon préféré ! Pour la petite histoire, ce chapitre est le passage que j'ai inventé au tout début et m'as fait developper cette histoire. J'espèredonc qu'il vous plaira autant qu'il me plait !

Je vous souhaite une bonne semaine et à lundi prochain.