Mot de l'auteur

/!\ Cette histoire est une réécriture en version boy x boy de "La quête des Livres-Monde" de Carina Rozenfeld, l'histoire et les personnages lui appartiennent ! Les livres peuvent être acheter sur amazon, fnac et en librairie ! (Environ 5 à 14 euros le livre et environ 30 euros l'intégrale) pour soutenir l'auteur et la financer dans ses projets ! /!\

PS : Les personnages autres que Nathan, Zayn, Lia et Aela ne m'appartiennent pas ! Ils sont de Carina Rozenfeld, une écrivaine très talentueuse que j'admire !


Le blog du Bric à Brac !

➡ Un nouveau super héros : Mosquito-Man !

Musique du jour : "I Believe I Can Fly" de . Pour l'écouter, cliquez ici !

Des news

[Journée pourrie, vous en voulez vraiment ?]

Ce matin, je me suis réveillé sur cette musique et depuis, elle me trotte dans la tête, alors je la partage avec vous d'une certaine manière ! Elle est belle, non ? Sur le moment, elle m'a filé la pêche, donc ça allait jusqu'à l'heure du déjeuner. -_-'

Cet après-midi, grosse dégringolade. Je me suis payé la honte du siècle. Encore la faute à cette biiiip d'Aela. Mais pourquoi je continue à espérer quelque chose d'elle ? Depuis le temps que je me prends des râteaux, je devrais comprendre et ouvrir un magasin ! Heureusement que Lia est toujours là pour me charrier. Je ne sais pas ce que je deviendrai sans elle ! ;-)

Ce soir, je meurs de douleur dans le dos. Je vous avais parlé de mes piqûres de moustiques mutants ? Eh ben, ça continue ! Les boutons me grattent d'une force ! J'ai envie de m'arracher la peau ! Allez savoir, je vais peut-être finir comme Peter Parker ! Lui, il a été piqué par une araignée génétiquement modifiée, et il est devenu Spider-Man, moi je me sens bien devenir Mosquito-Man. Si jamais ça arrive, évidemment vous serez les premiers informés. Mais il faudra qu'une de mes blogo fans me fasse un costume pas trop ridicule, parce que je suis super nul en couture, et pas question de ressembler à un clown en collants.

Bilan de la journée : Pourrie de chez pourrie. Et là, les paroles de la chanson citée plus haut (je précise pour ceux qui ne suivent pas dans le fond) me reviennent en tête. Ah, pouvoir voler, j'en rêve. Ça ne vous arrive jamais ?

Moi si, et c'est bien pour cela que j'ai décidé de devenir pilote de ligne (j'en ai déjà parlé sur ce blog, je ne vais pas me répété !).

Mais aujourd'hui, si j'ai envie de pouvoir voler c'est pour me tirer loin d'ici, très loin ! Je veux me changer les idées, changer de peau, tout, quoi ! Avec ça, je suis au bord du pétage de plombs. Au moins, vous pouvez me remercier, je suis un paratonnerre à malheur, je les attire tous pour vous épargner. J'attends d'ailleurs votre reconnaissance éternelle !

Allez, j'arrête mon délire. Plutôt que de larmoyer ici, je m'en vais courir un peu, ça va me calmer. Je me suis fait une compil' « spécial running » qui déchire sur mon iPod, j'ai hâte de la tester sur mon parcours préféré !

Bonne soirée, mes chers lecteurs, et à très vite pour les nouvelles aventures de Mosquito-Man ! Bzzzzz !


Nathan cliqua sur la lucarne « Publier votre article ».

Cette fois, il ne se relut pas avant de poster son texte. Tant pis pour les tournures de phrases qui feraient bondir sa prof de français, tant pis si les mots n'avaient ni queue ni tête. De toute façon, il n'avait pas tellement envie de parler de tout ce qui lui tournait dans la tête ce soir. Il tenait un blog quotidiennement depuis quatre mois déjà. Et c'était la première fois qu'il n'avait pas réellement trouvé de motivation à écrire. Il l'avait fait par habitude et parce qu'il savait qu'il avait quelques fidèles lecteurs. Mais son texte était vide et sans intérêt.

Il regarda la barre de chargement se remplir. Ça y était, son post du jour était en ligne. Il éteignit l'ordinateur, se leva et s'étira au milieu de sa chambre, sans avoir l'air de remarquer son lit défait et sa couette roulée en boule. Son sac de classe, ouvert, reposait près d'une pile de livres et de cahiers à même le sol. Des vêtements étaient entassés sur le dossier d'une chaise, un des nombreux posters qui couvraient les murs retombait mollement, un coin s'étant détaché. Indifférent au bazar ambiant, il enleva son jean qu'il abandonna par terre et enfila un short. Puis il passa une paire de baskets neuves. Il avait pris deux pointures en quelques semaines et cette croissance inattendue lui avait valu la dernière paire fashion ! Il exécuta quelques foulées sportives dans sa chambre, éprouvant les coussins d'air qui allaient amortir les chocs de la course. Puis il les admira.

- Trop belle, ces pompes ! Je vais déchirer ! déclara-t-il, satisfait de l'effet qu'il faisait ainsi chaussé.

Il se rendit dans la cuisine et ouvrit le « placard à douceurs », ainsi que l'appelait sa mère, en sortit une tablette de chocolat et en cassa quatre carrés. Sur le frigo, une ardoise magnétique ornée de fruits et de légumes en pâte à modeler durcissante attendait un éventuel message. Nathan l'avait faite à l'école primaire pour la fête des Mères, et elle s'avérait toujours aussi utile huit ans plus tard, même si la pointe de la carotte s'était cassée au bout de la première année. Il prit la craie posée sur le rebord de l'ardoise et griffonna à toute allure : « Je suis parti courir, je reviens dans une heure. » Ainsi, sa mère ne s'inquiéterait pas si elle rentrait avant lui.

Il enfourna les quatre carrés de chocolat, enfonça les écouteurs de l'iPod dans ses oreilles et sortit de chez lui en claquant la porte de l'appartement d'un coup sec qui résonna sur tout le palier. Mais Nathan ne s'en rendit même pas compte : déjà, la musique emplissait son crâne, pulsant les basses dans ses veines.

Il avait un sens inné du rythme et préparait ses playing lists en fonction du parcours. Le premier morceau devait l'accompagner au cours de la descente des escaliers. C'était le début de son échauffement. Il n'empruntait jamais l'ascenseur quand il allait courir.

Arrivé en bas, il prit le chemin du parc qui longeait sa rue et accéléra. Il avait fait ce parcours si souvent qu'il aurait pu le suivre les yeux fermés. Rapidement, il trouva son rythme de croisière, et son souffle se mit au tempo. Nathan pouvait courir des heures sans se fatigué, son endurance était exceptionnelle. Et il adorait ça, trotté le long des allées herbeuses, sous les bosquets d'arbres, près du canal. Accompagné de la musique, il laissait ses idées se perdre dans le bruit sourd que faisaient ses semelles frappant la poussière de l'allée ou, au contraire, il se concentrait avec plus de facilité sur un problème.

Ce soir, bien malgré lui, les soucis envahirent son esprit. Tout d'abord, il se mit à penser à Aela. Encore elle, toujours elle...Il l'avait repérée au début de l'année, même si elle était dans une autre classe de seconde. Pour la première fois de sa vie, il avait senti son cœur bondir à la vue de cette jolie fille, fine comme une liane, aux longs cheveux blond, aux yeux bleu, qui ressemblait à un elfe tout droit sorti du Seigneur des anneaux. Quand il la voyait, il perdait tous ses moyens, se sentait comme un petit garçon timide, alors qu'il aurait voulu être un super héros pour elle ! Il avait passé des mois à tenter d'attirer son attention. Il lui avait même écrit un poème qu'il lui avait envoyé, après avoir réussi à soutirer son adresse mail à sa meilleure amie. Mais elle n'avait jamais répondu. Pire, elle faisait comme s'il n'existait pas : son regard semblait passer à travers le jeune garçon énamouré. Après le poème il avait tenté les sourire charmeurs, engagé des conversations vite avortées. Pour la piquer au vif, il avait tenté de l'ignorer, il avait même dragué une de ses copines, espérant la rendre jalouse. Mais la belle était restée d'une indifférence absolue, ce qui rendait Nathan absolument fou.

Il secoua la tête pour chasser ces mornes idées. Au diable Aela ! Maintenant, un autre souci, plus grave, venait occulter ses histoires de cœur : le conseil de classe. Il avait lieu demain et Nathan était inquiet pour son orientation. Il savait qu'il irait en première mais ses résultats serait-il suffisant pour passer en S ? Rien que d'y penser, il sentait son estomac se nouer. Il fallait absolument qu'il aille en S pour devenir pilote de ligne. Pas question pour lui de choisir une autre orientation, mais encore moins de redoubler !

Tout en suivant son itinéraire autour du petit lac, Nathan soupira. Il avait la sensation que plus il « vieillissait », plus les choses devenaient compliquées. Maintenant, il lui fallait ouvrir les yeux sur le monde des adultes qui s'offrait à lui, et il le trouver difficile, parfois même effrayant.

Il avait déjà fait les trois quarts de son parcours de jogging et s'apprêtait à entamer la dernière boucle quand, soudain, les boutons dans son dos se mirent à le démanger. Il tenta, dans un premier temps, d'ignorer cette désagréable sensation : il savait qu'en se concentrant sur autre chose son cerveau finirait par oublier ces deux points douloureux. Mais, au lieu de s'atténuer la démangeaison se fit de plus en plus forte, au point de devenir insupportable. Nathan arrêta sa course et tenta de gratter les deux boules inconfortables qui se situaient sur ses omoplates. Évidemment, il arrivait tout juste à les atteindre du bout des doigts, et cela ne suffit pas à le soulager.

En jetant des regards furtifs autour de lui, il se dirigea vers un arbre et fit comme les ours : il se frotta le dos contre l'écorce d'un marronnier, espérant que personne ne le verrait dans cette étrange posture (surtout pas quelqu'un du lycée !). Pourtant, au lieu de la calmer, cela ne fit qu'accentuer la douleur.

- Qu'est-ce que c'est que ce délire ? grogna-t-il à voix haute. Ça fait super mal !

Nathan arrêta de se gratter. Il avait l'impression d'avoir les omoplates en feu. D'un geste prudent, il effleura le bouton de droite et sursauta : le bouton avait triplé de volume ! Passant l'autre main dans son dos il constata la même chose pour celui de gauche.

- Je commence sérieusement à flipper, là..., murmura le jeune homme d'une voix angoissée.

Sans réfléchir, il fit demi-tour et se mit à courir à longues foulées. La chanson suivante démarra, il l'avait téléchargée avant de partir courir. « I believe I can fly, I believe I can touch the sky », susurrait le chanteur dans ses oreilles. Plus que jamais, il aurait aimé s'envoler, s'éloigner de sa vie, s'échapper de son corps qu'il ne maîtrisait plus depuis quelque temps.

Tout avait commencé il y a cinq mois de cela. Nathan, qui avait toujours été le plus petit de sa classe, s'était mis à grandir subitement. Son corps s'était allongé, et très vite il avait fini par dépasser tous ses copains. Ses parents, qui s'inquiétaient de sa petite taille, au point de s'être renseignés sur les hormones de croissance auprès d'un médecin spécialisé, avaient été soulagés de voir leur fils enfin grandir. D'abord ravi, Nathan se trouva cependant face à un autre motif de questionnement : alors que ses camarades commençaient à se raser le menton, lui ne voyait pas l'ombre d'un poil pousser, ni sur ses joues ni sur le reste de son corps.

Et maintenant il y avait ces deux boules bizarres qui grossissaient dans son dos. Elles étaient apparues voilà déjà une semaine, et, comme elles grattaient, Nathan s'était persuadé qu'il s'agissait des premières piqûres de la saison. Mais, au lieu de s'atténuer, elles n'avaient cessé de grossir et de le démanger de plus en plus. Il n'avait pas osé en parler à ses parents, persuadé que cela passerait. Il n'était pas très à l'aise avec son corps et il évitait en général que trop de monde se penche sur le sujet.

Mais ça ne passait pas et, au contraire, ne faisait qu'empirer. Nathan décida d'écourter son jogging et de revenir chez lui rapidement. Il sentait les deux protubérances chauffer sous son tee-shirt et battre au rythme de son sang. Tout en courant, il pensa : Si ça ne disparaît pas dans deux jours, je préviens mes parents. Cette idée le rassura un peu. Il ralentit son allure en sortant du parc. Sa chanson du jour s'était terminée sans qu'il s'en rende compte, perdu qu'il était dans ses pensées. Il appuya sur le bouton arrière de l'iPod et la mit une seconde fois.

« I used to think that I couldn't go on

And life was nothing but an awful song »

Une fois chez lui, il se précipita dans la salle de bains, ôta son tee-shirt et regarda son dos dans le miroir. Ce qu'il vit lui provoqua un haut le cœur : les boutons étaient devenus deux énormes bosses, une sur chaque omoplate. Les avoir frottées sur l'arbre avait écorché sa peau et il saignait. Il observa son tee-shirt maculé. Frénétiquement, il se mit à rincer le tissu sous l'eau, dans le lavabo. Il ne fallait pas que sa mère voit les traces de sang, elle allait s'inquiéter ! Il ajouta du savon liquide qui servait à se laver les mains et frotta de plus belle. Les marques s'estompèrent. Soulagé, Nathan se retourna à nouveau vers la glace, tentant de comprendre ce qui lui arrivait. Les deux bosses étaient vraiment effrayantes. En plus des traînées sanglantes, la base des gonflements était violacée, la peau s'étirait, tendue sur ces excroissances, et au milieu, deux énormes boutons d'acné presque mûrs.

Nathan souffla longuement en entrant dans sa douche. Peut-être que, tout bêtement, c'était de l'acné ! Ok, une acné particulièrement impressionnante, mais seulement de l'acné ! Une grande première pour lui qui gardait une peau parfaite. Il prit une longue douche brûlante. L'eau, en dégoulinant dans son dos faisait presque mal, mais il supporta la douleur sans broncher, avec l'impression qu'elle allait nettoyer les bizarreries dont il était victime.

Finalement, il coupa le jet et enfila son peignoir. Avec la paume de sa main, il essuya la buée qui s'était déposée sur le miroir et s'inspecta. Ses yeux bleu/vert étaient ourlés de cils épais, aussi foncé que ses cheveux. Son visage aux pommettes saillantes était long, son menton carré, sa bouche fine et bien dessinée. Il passa ses mains dans ses cheveux mouillés qu'il ramena en arrière. Visiblement, il ne faisait aucune autre poussée d'acné, ni sur les joues ni sur le front. Heureusement, la crise ne semblait toucher que son dos. Enfin... pour le moment.

Nathan ramassa ses vêtements sales et les mit directement dans la machine à laver pour éviter que sa mère ne les regarde de trop près. Il se sécha et enfila une tenue propre, puis il ralluma l'ordinateur. Il se connecta directement sur son blog. Devait-il raconter ce qui lui arrivait ? Non, il avait trop peur que ses lecteurs se moquent de lui ou le prennent pour un mytho hypocondriaque. Mieux valait s'en tenir à l'histoire des piqûres de moustique géantes.

Il y avait déjà quatre commentaires en ligne :

Posté par ThéAuJambon à 19 h 48 : Dommage, Nathan, Je suis trop nulle en couture moi aussi ! Sinon je t'aurais fait ton costume de Mosquito-Man ! Depuis le temps que je cherche un prétexte pour te rencontrer. Finalement, je vais peut-être prendre des cours de couture ! Aller, courage, et si tu veux parler, tu n'as qu'à te connecter ! Je te kiss partout (même dans le dos !).

Nathan sourit. ThéAuJambon était une de ses plus fidèles lectrices, toujours la première à lui laisser un commentaire. Elle craquait sur les photos de lui qu'il mettait parfois en ligne, et elle ne s'en cachait pas du tout. Sauf qu'elle avait déjà dix-neuf ans et qu'elle vivait à cinq cent kilomètres de chez lui.

Posté par Marielabonneféegore à 19 h 51 : Oh là là, Nathan ! Je vois que t'as pas la pêche ! Si je me souviens bien, tu nous avais dit que ton conseil de classe avait lieu demain ! Je pense bien fort à toi et je croise les doigts et les orteils ! C'est sûr, tu vas passer en première S et tu vas pouvoir faire tes études pour devenir pilote de ligne ! En tout cas moi j'y crois à mort ! Je t'embrasse bien fort, et tiens-nous au courant pour demain !

Derrière le pseudo de Marielabonneféegore se cachait la cousine de Nathan. Ils avaient deux mois de différence et, pendant des années, lorsqu'elle vivait dans le Sud, ils avaient passé toutes leurs vacances ensemble. Maintenant, elle avait déménagé et habitait à trois pâtés de maison de chez Nathan et ses parents. Ils ne partaient plus en vacances ensemble, mais se voyaient plus souvent.

Posté par Lialabg à 19 h 53 : Ben alors, mon pote ? C'est la chute libre ? Tu veux une blague sur les blondes pour te détendre ? Je te l'ai déjà dit 1000 fois, laisse tomber. LAISSE TOMBER ! Tu vois, tu m'obliges à crier ! Quand à tes boutons, si jamais tu deviens Mosquito-Man, tu n'auras plus besoin de devenir pilote pour t'envoyer en l'air, alors pas de panique pour le conseil de classe de demain ! :-)

Nathan ricana. Lia était sa meilleure amie. Ils se connaissaient depuis l'école maternelle et avaient toujours été dans la même classe d'année en année. En plus, Lia habitait deux étages au-dessus. Malgré cela, ils passaient des heures à s'échanger des messages sur leurs ordinateurs ou par SMS.

Posté par Eyver à 20 h 01 : Cher James, je sais que cette période n'est pas simple pour toi. Tu ne te sens pas à ta place dans ta vie. Tu as l'impression qu'elle ne te donne pas ce que tu attends. Peut-être même te sent-tu de plus en plus différent de tes camarades. Tout cela est parfaitement normal. Bientôt, tu auras toutes les réponses. Quant à ton petit problème dans le dos, je te conseille de prendre de l'antidouleur avant de te coucher. Tu risques d'avoir très mal cette nuit. Bon courage.

Nathan fronça les sourcils. Qui était ce Eyver ? C'était la première fois qu'il lui laissait un commentaire. En plus, il l'appelait James. Personne à part ses parents, et encore, quand ils avaient quelque chose de grave à lui dire, ne l'appelait ainsi. Il n'arrivait même pas à se souvenir si, une seule fois sur son blog, il avait dévoilé son deuxième prénom. Et ce Eyver n'avait pas complètement tort…

Nathan se sentait de plus en plus en décalage avec sa propre vie. Il mettait tout cela sur le compte de l'adolescence. Même en plein cœur de cette période délicate, il gardait suffisamment de recul pour prendre pleinement conscience de ce qu'il vivait. Qu'est-ce que ça voulait dire « Bientôt, tu auras toutes les réponses » ? Les réponses à quoi ? Et pourquoi lui disait-il qu'il allait avoir mal ? A cause de cette remarque, la peur s'insinua à nouveau dans l'esprit de Nathan. Il avait réussi à la calmer en se persuadant que ses boutons étaient de l'acné, mais les mots de ce Eyver le décontenançaient à nouveau, réveillant ses démangeaisons et ses angoisses.