Mot de l'auteur

/!\ Cette histoire est une réécriture en version boy x boy de "La quête des Livres-Monde" de Carina Rozenfeld, l'histoire et les personnages lui appartiennent ! Les livres peuvent être acheter sur amazon, fnac et en librairie ! (Environ 5 à 14 euros le livre et environ 30 euros l'intégrale) pour soutenir l'auteur et la financer dans ses projets ! /!\

PS : Les personnages autres que Nathan, Zayn, Lia et Aela ne m'appartiennent pas ! Ils sont de Carina Rozenfeld, une écrivaine très talentueuse que j'admire !


Une lumière douce émanait de l'intérieur du Livre-Monde posé sur la table et les reliefs de sa couverture prenaient vie, ondulant dans cette clarté irréelle.

Dans le salon d'Eyver, le silence flottait comme des grains de poussière dans le soleil. Le vieux Chébérien n'arrivait pas à détourner son regard du Livre-Monde, étreint par une émotion intense. La dernière fois qu'il l'avait eu devant lui, c'était sur Chébérith, si longtemps auparavant, dans une autre vie. Des souvenirs lui revenaient. Et cette fois, il n'avait pas besoin de mémo pour que les images défilent, aussi vives que si la scène s'était déroulée la veille.

Autre monde, autre temps, autre existence...

Chébérith était en train de basculer dans le Néant. Des parties entières de la planète avaient disparu, comme effacées, comme si une gomme géante était passée sur une mer, ou une montagne, ou encore une ville, laissant derrière elle du vide, du néant. Dans ce vide terrifiant, une grande partie de la population de la planète avait déjà sombré. La fin était proche.

Eyver devait partir. Il avait fait ses adieux à sa femme et à ses enfants. Il les avait serrés contre lui longuement, il avait respiré leurs parfums, il s'était empli de leurs voix et de leurs regards une dernière fois, puis il les avait quittés sans se retourner. S'il avait jeté un seul regard en arrière il ne serait pas parti, il serait resté près d'eux, les aurait pris dans ses bras, contre son cœur, et aurait attendu que l'Avaleur de Mondes les retrouve. Déjà, ils sentaient tous que l'oubli faisait son œuvre. Comme si une graine plantée dans leur esprit s'était mise à croître monstrueusement en prenant toute la place, ne laissant plus d'espace aux souvenirs, à la connaissance, à la conscience. Certains matins, il leur fallait faire un effort pour se souvenir de leur propre nom, pour reconnaître leur visage dans le miroir. C'était le début du Néant, c'était de cette manière que Chébérith s'émiettait dans le vide, un peu plus chaque jour. Leur seul espoir était contenu dans les livres...

Et il en avait trouvé un.

Eyver se secoua et revint au présent. Le Livre-Monde irradiait sa douce lumière, identique au jour où il l'avait vu dans les bagages de Mélior, il y avait si longtemps déjà.

Il avança doucement sa main et caressa la couverture du livre. Elle était chaude, rugueuse par endroits et douce à d'autres. Il suivit du doigt le triangle gravé dans le métal ainsi que le cercle qui surmontait sa pointe supérieure.

Zayn feuilletait le carnet de notes de Mélior à côté de lui, cherchant une page qu'il avait repéré au cours de sa lecture. Enfin, il la trouva : c'était un croquis du Livre-Monde. Il était reconnaissable grâce au triangle. En dessous, une légende était rédigée en chébérien. Il tendit le cahier à Eyver, le sortant de sa contemplation.

Le Passeur cligna des yeux. Perdu dans ses souvenirs, il avait oublié la présence silencieuse de Nathan, Zayn et Lia dans la pièce. Pendant quelques instants, il n'avait plus été là, il volait dans le ciel mauve de Chébérith... Lui que son corps faisait souffrir, qui sentait ses muscles tirer, comme s'il avait de perpétuelles courbatures, dont les os craquaient, les articulations se coinçait... Il se sentit vieux à ce moment-là. Comme il était loin, le temps où il était un Chébérien fort, solide sur ses jambes... Il fit un petit sourire à Zayn et prit le carnet en ajustant ses lunettes.

En silence, il relut les phrases rédigées par Mélior. Les trois adolescents le regardaient sans rien dire. Ils devinaient que ce moment était important pour Eyver et ils ne voulaient pas le troubler. Mais ils sentaient leur cœur battre, eux aussi.

- Mes enfants...

La voix du vieil homme se brisa. Il respira bruyamment, toujours sous le coup d'une indicible émotion.

- Il s'agit bien du Livre des Âmes.

- Le Livre des Âmes ? C'est-à-dire ? demanda Nathan, en regardant de plus près le triangle surmonté d'un point.

- Toutes les "âmes" des Chébériens sont contenues dans ce Livre-Monde. Tous leurs esprits, leurs souvenirs, leurs connaissances, leurs ADN, leurs passés, leurs espoirs, leurs vies sont ici, posés sur cette table.

Nathan ôta sa main du livre comme s'il était devenu brûlant.

- Tous les habitants de Chébérith ?

- Presque tous. Tous ceux qui ont eu le temps de s'enregistrer dans les nano-puces.

- On peut les faire renaître maintenant ?

Zayn frissonna en imaginant cela. Il y avait certainement ses vrais parents parmi ces puces !

- On le pourra, Zayn, on le pourra. Quand vous aurez retrouvé les deux autres Livres-Monde. Quand ils seront réunis, alors Chébérith pourra à nouveau exister. Et tous les Chébériens reviendront. Et moi aussi. Je reviendrai plus jeune, tel que je l'étais quand je me suis enregistré. Mais je ne me souviendrai pas de tout ce qui m'est arrivé sur la Terre. Je suis à la fois ici et dans ce livre...

Le silence s'installa à nouveau dans la pièce. Il était difficile d'imaginer une chose pareille. Qu'Eyver se trouve à deux endroits en même temps, sous deux formes différentes.

- On peut l'ouvrir quand même ? chuchota Nathan.

Il était curieux de découvrir à quoi pouvaient ressembler les pages du livre, les puces qu'il contenait...

- Oui, bien sûr. Mélior explique dans ses notes que la serrure est génétique, codée sur ton ADN et celui de Zayn. Il suffit d'une goutte de sang de l'un de vous pour la déverrouiller.

- Une goutte de sang ?

Eyver hocha la tête.

- Avec une aiguille, tu peux faire perler une petite goutte de ton doigt, cela suffira.

Il agita la clochette qui était posée sur la table. Jérôme apparut aussitôt, comme s'il n'attendait que ce signal pour intervenir.

- Jérôme, pouvez-vous m'apporter la trousse de couture, s'il vous plaît, ainsi qu'un coton imbibé d'alcool à quatre-vingt-dix degrés ?

Jérôme hocha la tête et disparut tout aussi silencieusement. Il ne fallut pas plus de deux minutes avant qu'il pose le nécessaire sur la table, près du livre.

- Merci, Jérôme, c'est parfait...

Nathan et Zayn se regardèrent.

- Vas-y, fais-le..., souffla Zayn.

- Et toi ?

- A toi l'honneur...

Nathan n'insista pas. Il se sentait bizarre. Tremblant, fébrile, impatient. Et pourtant, avec des gestes posés et calmes, il prit une épingle, la désinfecta à l'aide du coton imbibé d'alcool et enfonça la pointe dans son index. Une goutte rouge foncé perla sur la peau. Nathan posa son doigt sur la serrure qui émit aussitôt un bruit sec et le verrou sauta dans un claquement. Le livre était ouvert...

Nathan recula d'un mouvement brusque, comme s'il avait eu peur que le Livre-Monde lui explose à la figure, mais il ne se passa rien. Il resta inerte sur la table.

- Vas-y, ouvre-le, encouragea Eyver en voyant Zayn hésiter, la main suspendue au-dessus du livre.

- Je peux ?

- Bien sûr.

- On ne risque rien ?

- Je ne pense pas.

Doucement, le cœur battant, les joues rouges d'émotion, il souleva la couverture du Livre des Âmes.

Dedans, il n'y avait pas de pages en papier, mais des plaques métalliques incrustées de millions de minuscules billes rondes, grises et brillantes, qui palpitaient dans la lumière. Elles étaient disposées en ligne régulière, sur le recto et le verso des centaines de pages que comprenait le livre.

- Ce sont les nano-puces, murmura Eyver, les larmes aux yeux. Je suis quelque part, parmi elles. Et il y a ma femme aussi, et mes enfants. Avec tendresse, il effleura de la paume de sa main les puces qui semblèrent gonfler légèrement sous cette caresse. Puis elles reprirent leur taille initiale...


C'est alors que la distorsion se produisit.

C'était contre l'ordre des choses, la balance de l'univers.

La création, issue du souffle du big bang.

Celle qui forme les étoiles à partir des nuages de poussière et de gaz des nébuleuses.

Celle qui crée les planètes par accrétion, partout autour des étoiles.

Celle qui apporte la vie, dispersée sur quelques mondes, où elle se développe, et où parfois l'étincelle d'intelligence et de conscience peut apparaître.

La destruction est son contrepoids naturel.

Celle qui fait exploser les étoiles en éclats rouges, qui pulvérise les planètes dans le même feu.

Celle qui aspire les galaxies dans ces trous noirs insatiables.

C'est l'équilibre de l'univers.

C'est ainsi depuis la nuit des temps.

Voilà que des êtres bousculent cet ordre, tentent de faire revenir à la vie ce qui a disparu.

L'équilibre est rompu, la distorsion éclate et traverse les distances plus rapidement que la lumière.


Il dort depuis longtemps.

Il a bien travaillé.

Il a fait exploser des étoiles, et il aime ce spectacle parce que les nuages de gaz et de poussière qui en naissent sont ses œuvres d'art, comme des feux d'artifice qui éclairent le vide.

Il peut contempler ce spectacle pendant des temps infinis, dans le silence complet.

Il a ouvert la bouche de nombreux trous noirs dans lesquels la matière s'est engouffrée, attirée irrémédiablement.

Il a détruit des planètes. Au début, quand il était jeune, il accomplissait toujours sa tâche de la même façon et puis, en vieillissant, il a changé de méthode pour chaque monde qu'il a croisé et qu'il a dû annihiler. C'est moins monotone. Car détruire l'univers peut s'avérer fastidieux, parfois.

Il se souvient de mondes qu'il a pulvérisés en quelques secondes, d'autres plus lentement, en les effaçant doucement, en jouant avec les intelligences qu'il a rencontrées.

Il ne le fait pas par méchanceté, il n'en tire aucun plaisir sadique.

Il le fait parce que ça doit être fait. C'est sa mission, il a été créé pour ça.

Et aujourd'hui, il dort. L'univers est stable.

Il peut s'offrir ce repos bien mérité, blotti dans un coin du vide où il fait sombre.

La distorsion le frappe en plein sommeil.

Il se réveille en sursaut. C'est bien la première fois que ça lui arrive.

Il ne comprend pas tout de suite quelle est cette sensation.

Il a mal. Il n'a jamais eu mal auparavant.

Il comprend que quelque chose ne va pas. Quelque chose de nouveau, qui ne s'est jamais produit depuis qu'il est né, il y a des milliards d'années de cela. Comme il a mal, il a peur et il rugit.

Il se retourne, renifle à travers les étoiles, il cherche d'où vient le déséquilibre dans la toile des galaxies.

Et il trouve l'origine de cette douleur. Cela vient de très loin. On tente de recréer ce qu'il a détruit, on va contre le cours de l'univers. Alors il se réveille complètement, il s'étire, très loin dans le vide, et il se mit en mouvement.

Tant qu'il aura mal, il ne pourra pas se rendormir.


Il y eut un gémissement horrible, qui fit sursauter Lia. Jusqu'ici elle n'avait rien dit. Elle avait aidé ses amis dans leur recherche, mais, chez Eyver, elle était restée en retrait, se contentant d'observer discrètement.

Le gémissement, presque animal, inhumain, déchira à nouveau le silence de la pièce. Lia tourna la tête vivement. Ça venait d'ici, du salon ! Elle découvrit alors le visage de Zayn, atrocement déformé. Elle n'avait pas de mots pour décrire ce qu'elle voyait. C'était comme si on tirait sur la peau du jeune homme pour l'arracher. Ses traits s'étiraient, ses joues n'avaient plus de forme, sa bouche grimaçait affreusement.

Elle se tourna vers Nathan pour le prévenir, mais son ami était dans le même état. En plus d'être défiguré, son corps semblait se dédoubler, comme dans une vidéo de mauvaise qualité. Eyver subissait le même sort et il tremblait tellement fort que son fauteuil cliquetait.

On les déchirait de l'intérieur. C'était comme si on écartelait chaque fibre, chaque cellule de leur corps. Zayn hurla, Nathan grinça des dents, et Eyver se ratatina dans son fauteuil.

Dans sa confusion, Zayn se dit qu'il allait être réduit en mille morceaux et éparpillé au vent. Dans un effort surhumain pour ouvrir les yeux, il s'aperçut que Nathan et Eyver vivaient la même souffrance que lui. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Quelques secondes avant, tout allait bien, ils admiraient le Livre-Monde, les billes grises brillaient, parfaitement alignées. Ils avaient, en quelque sorte, expérimenté l'émotion du Créateur face à ces perles de vie qui ne demandaient qu'à retrouver leur place dans l'existence. Et là, la douleur les tordait, les aspirait vers le noir.

Au début, Lia resta pétrifiée. Mais qu'avaient donc ses amis ? Et pourquoi elle ne ressent-elle rien ? Elle regarda tout autour d'elle, affolée, cherchant de l'aide. Mais il n'y avait personne et Jérôme ne se montrait pas. Enfin, elle comprit. Elle était la seule à ne pas être chébérienne dans cette pièce et tout avait commencé avec l'ouverture du livre. Elle bondit de sa chaise et referma le Livre-Monde d'un geste sec. La couverture retomba sur la première page. Les puces retournèrent dans le noir. La distorsion s'arrêta.

La douleur cessa, le silence intérieur revint. Les cellules des corps des Chébériens reprirent leur place. Ils restèrent tous les trois silencieux, abasourdis, pantelants, encore écrasés par la souffrance inhumaine qui venait de les traverser.

Eyver passa une main tremblante sur son front pour essuyer la fine pellicule de sueur qui s'y était déposée.

- Merci, Lia. Heureusement que tu étais là.

Nathan grimaça un semblant de sourire à son amie.

Zayn souffla, se frotta les bras et demanda d'une voix blanche :

- Qu'est-ce que c'était, cette... chose ?

Eyver prit une grande inspiration avant de répondre :

- Une distorsion. Elle va attirer l'Avaleur de Mondes...

Nathan sursauta.

- L'Avaleur de Mondes ? Mais...?

Eyver s'essuya la paume de la main sur le tissu de son pantalon.

- Je n'ai pas réfléchi, j'étais aussi pressé que vous. Nous n'aurions jamais dû ouvrir le livre. Il l'a senti. Il a senti le livre et maintenant il sait qu'il est là. Il va venir le chercher.

Eyver parlait avec difficulté, la bouche sèche.

- Vous en êtes sûr ?

Zayn était blafard, ses lèvres pâles tremblaient encore.

- Oui. J'en suis certain. Nous avons créé une réaction en chaîne, juste au moment où le Livre-Monde a été ouvert. J'aurais dû y penser, je n'aurais pas dû vous encourager à le faire. Il fallait le laisser verrouillé. Nous ne l'aurions ouvert qu'à la fin, une fois les autres retrouvés.

- Et l'Avaleur de Mondes... qu'est-ce qu'il va faire maintenant ?

- Il va venir, Zayn, il va venir ici et chercher à le récupérer le livre sans répit. Il voudra le détruire pour achever son œuvre. Et il va nous sentir, nous aussi, nous qui venons d'un monde qu'il a effacé. Nous sommes des anomalies dans l'agencement de l'univers. Nous allons devoir être prudents à présent. Les choses ne seront plus pareilles.

- Comment allons nous le reconnaître ? demanda Nathan en contemplant le point rouge au bout de son doigt, là où une goutte de sang avait séché.

- Je n'en sais rien. Il peut prendre toutes les formes qu'il veut, même celles que nous ne saurions imaginer.

- Il va reprendre le livre alors ?

- Nous allons l'en empêcher, Zayn. Il faut le laisser fermé à présent. Ne plus l'ouvrir. Je pense qu'ainsi il ne pourra pas le détecter. Il ne pouvait pas le sentir tant qu'il restait verrouillé.

En se redressant, Eyver fit pivoter son fauteuil roulant.

- J'ai fait fabriquer un coffre blindé pour y cacher les livres. C'est du matériel militaire, ce qui se fait de mieux sur cette planète.

En parlant, il prit le Livre des Âmes avec délicatesse et le posa sur ses genoux inertes. Il déplaça son fauteuil jusqu'au mur opposé, fit pivoter un immense tableau derrière lequel apparut, grise et froide, la porte métallisée d'un coffre.

Elle avait été conçue de manière à ce que la serrure soit à la hauteur d'un homme assis. Les doigts tremblants d'Eyver composèrent un code sur la panneau digital et il y eut un bruit sec. La porte du coffre s'entre bâilla et Eyver l'ouvrir complètement. L'intérieur était composé de trois compartiments isolés les uns des autres et d'un casier dans lequel une carte à puce luisait faiblement. Eyver posa le Livre-Monde dans le premier compartiment, puis il referma la porte.

- Nous allons changer le code d'accès du coffre. Maintenant que l'Avaleur de Mondes nous a découverts, nous ne devons prendre aucun risque. Nathan, tu vas composer les deux premiers numéros, Zayn, tu feras de même avec les deux suivants et moi je choisirai les deux derniers. Personne ne doit savoir quels chiffres ont choisis l'autre. Lia, quant à toi, tu vas choisir deux lettres pour achever le code. La combinaison ne pourra être complétée que par nous quatre réunis ici. C'est compris ?

Les trois jeunes gens hochèrent la tête silencieusement. Puis l'un après l'autre, ils tapèrent leur partie du code. Ils se sentaient soudainement accablés, fatigués.

La légèreté qui les habitait jusqu'ici avait disparu. Le début de leur quête avait été douce, exaltante, comme un jeu de piste géant. Ils n'avaient pas eu à s'inquiéter de grand-chose. Mais là, toute cette innocence s'était évaporée. L'Avaleur de Mondes était en route et ils allaient être ses prochaines cibles.

- Et le deuxième Livres-Monde ? demanda Zayn d'une voix blanche. On va le chercher quand même ?

- On s'en occupera plus tard, murmura Eyver. Là, je suis épuisé. Mon corps me fait horriblement souffrir. Je réfléchirai après m'être reposé. Rentrez chez vous, prenez des forces vous aussi. Préparez-vous...

Et, sans ajouter un mot, il appuya sur la manette de son fauteuil qui s'éloigna dans le long couloir.

Nathan, Zayn et Lia se regardèrent, le cœur lourd.