Mot de l'auteur
/!\ Cette histoire est une réécriture en version boy x boy de "La quête des Livres-Monde" de Carina Rozenfeld, l'histoire et les personnages lui appartiennent ! Les livres peuvent être acheter sur amazon, fnac et en librairie ! (Environ 5 à 14 euros le livre et environ 30 euros l'intégrale) pour soutenir l'auteur et la financer dans ses projets ! /!\
PS : Les personnages autres que Nathan, Zayn, Lia et Aela ne m'appartiennent pas ! Ils sont de Carina Rozenfeld, une écrivaine très talentueuse que j'admire !
Posté par Théaujambon il y a trois jours à 15 h 32 :
Nathan, arrête ton délire, tu me fais flipper avec ce message. Ça ne va pas d'écrire des trucs comme ça ? Tu es poursuivi par un serial killer ou quoi ? Reviens nous faire signe et nous rassurer... Sinon, je me débrouille pour trouver ton adresse et je débarque chez toi !
Posté par Marielabonneféegore il y a deux jours à 18 h 54 :
Alors là, c'est pas drôle du tout, mon cousin. Tu nous fais un coup de déprime ? J'ai essayé de t'appeler, tu n'as même pas décroché, sale gosse, va ! Je vais appeler ta mère pour vérifier que tu es toujours en vie.
Posté par Lialabg à 16 h 18 :
Arrêtez de vous faire des films, les gars, Nathan va très bien. Il est en pleine... remise en question, il a pas mal de choses dans la tête (on peut le dire comme ça, enfin, je me comprends...) et il reviendra écrire quand il aura des choses à raconter. Nathan, mon vieux, tu peux me remercier de calmer les foules en délire !
Nathan esquissa un petit sourire en lisant le commentaire laissé par Lia un peu plus tôt dans la journée. C'est vrai que le dernier article qu'il avait laissé sur son blog était rédigé sur un ton plutôt alarmant. Il n'était pas passé sur sa page depuis et découvrait seulement à l'instant les commentaires laissés par ses amis. Il réfléchit quelques minutes à ce qu'il pourrait écrire pour les rassurer tous, mais il n'avait aucune inspiration. Que dévoiler ? Comment expliquer pourquoi il n'osait rien dire ? Tant pis, ses lecteurs attendraient qu'il se sente capable d'aligner deux mots pour avoir de ses nouvelles.
En soupirant, il ferma la page du navigateur et fit pivoter sa chaise afin de tourner le dos à l'ordinateur. Son regard tomba sur sa guitare, posée dans un coin, entre l'armoire et le lit. Ça faisait un moment qu'il n'y avait pas touché. Pris d'une envie subite de noyer ses pensées dans la musique, il fut debout d'un coup et se saisit de l'instrument de bois brillant recouvert d'une fine couche de poussière. Il l'en débarrassa à l'aide d'un mouchoir en papier et s'assit en tailleur sur son lit. Pinçant les cordes qui résonnèrent sourdement dans la petite pièce, il laissa ses doigts créer la musique, improvisant un morceau qui reflétait son humeur. Triste, inquiète, nostalgique d'un temps où tout était plus simple...
Trois coups frappés à sa porte l'interrompirent dans son exercice.
- Entrez !
Sa mère entrouvrit et passa sa tête dans l'entrebâillement.
- Je ne te dérange pas ?
- Non, pas du tout !
Elle s'assit sur la chaise de bureau.
- Ça fait un moment que tu n'as pas touché à ta guitare. C'est dommage que tu aies arrêté les cours. Tu es doué.
- Je préfère jouer pour mon plaisir que pour des cours, répondit-il en haussant les épaules.
- On ne s'est pas vus de la journée hier. Tu as passé une bonne soirée avec ton ami ?
- Pas mal... Assez spéciale.
- Tout va bien, Nathan ?
Le garçon leva les yeux sur sa mère. Il aurait voulu lui dire que non, ça n'allait pas fort, qu'il avait peur et qu'il était fatigué. Mais il se contenta de lui faire un petit sourire triste.
- Oui, ça va, ne t'en fais pas.
- Je sais que nous ne sommes pas très présents, ton père et moi, cet été. Tu dois te sentir seul. Tu ne t'ennuies pas trop ?
- M'ennuyer ? Non, je te rassure, je suis loin de m'ennuyer. Je vois Lia et Zayn, je ne me sens pas seul.
- Bon... S'il y a quelque chose, tu sais que tu peux m'en parler, n'est-ce pas ? Je sais que tu es à un âge où on parle moins à sa mère... mais je suis là pour toi... À chaque instant. D'accord ?
- D'accord, maman. Merci...
Elle se leva et fit trois pas vers son fils, lui ébouriffa les cheveux avant de déposer un baiser sur le haut de son crâne.
- Je vais préparer le dîner. Tu restes manger ici, ce soir ?
- Oui, j'ai besoin de me reposer.
Elle hocha la tête.
- Oui, tu as l'air fatigué. Et ton œil...
- Oh ! c'est rien. Un petit vaisseau sanguin qui a éclaté. J'ai dû forcer sur la télé avec Lia, expliqua-t-il rapidement en lui servant un sourire qu'il espérait rassurant et naturel.
Visiblement ça ne marcha pas. Elle lui rendit un sourire aussi pitoyable que le sien, parut sur le point de dire quelque chose mais se retint à la dernière minute.
Puis elle sortit de la chambre en prenant soin de refermer la porte derrière elle.
Nathan se remit à ses accords, laissant ses pensées dériver vers les derniers événements de sa vie. Il repensa à la conversation qu'il avait eue le matin même avec Lia, au parc. Elle l'avait mis mal à l'aise, et il savait précisément pourquoi.
À ce moment-là, son téléphone vibra dans sa poche. Il le sortit et découvrit un texto envoyé par Eyver :
« J'ai compris comment trouver où est caché le Livre des Lieux. Mais pour cela, j'ai besoin de sortir le premier Livre-Monde du coffre. Je vous attends à la maison le plus rapidement possible. »
Nathan reposa la guitare sur le lit. Le Chébérien était allé drôlement vite cette fois, et ce n'était pas plus mal, avec l'Avaleur de Mondes qui planait comme une ombre malfaisante au-dessus de leurs têtes. Il composa aussitôt le numéro du vieil homme.
- Bonsoir, Nathan. Tu as eu mon message ?
- Oui, vous avez fait vite !
- Ce n'était pas aussi compliqué cette fois. Mais tu ne m'appelles pas pour ça, n'est-ce pas ?
Nathan sourit fugacement. Il ne pouvait rien lui cacher. Eyver devinait toujours ses états d'âme.
- Non, en effet. Je suis inquiet. L'Avaleur de Mondes m'a encore attaqué cette nuit.
Il entendit le juron étouffé qu'Eyver lança à l'autre bout de la ligne.
- Je n'ai rien, je vous rassure. Je m'inquiète surtout pour Lia. Si l'Avaleur de Mondes venait à s'en prendre à elle également, elle n'aurait pas le cerveau pour résister. Elle risque d'être tuée ou réduite à l'état de légume, et je ne veux pas laisser ma meilleure amie courir un tel risque.
- Tu as parfaitement raison...
- Y a-t-il quelque chose qu'on puisse faire pour la protéger ?
Eyver resta silencieux un moment.
- Oui... Il existe un moyen... Mais c'est risqué. Je dois voir ça avec Jérôme. On en parlera tous ensemble quand vous serez à la maison, si tu le veux bien…
- Pas de problème. Merci.
-Merci à toi, Nathan, de prendre tous ces risques pour un monde que tu ne connais même pas...
Nathan raccrocha et laissa vagabonder ses pensées vers Chébérith. Avait-il vraiment le choix de prendre ou non tous ces risques, comme disait Eyver ? Il était trop impliqué maintenant. Même s'il ne connaissait pas physiquement ce monde, il se sentait responsable de son destin. Les Chébériens l'avaient créé dans cet unique but : faire renaître leur planète effacée par l'Avaleur de Mondes. Pourrait-il continuer à vivre en les ignorant? En les abandonnant à leur triste sort? Pourrait-il se regarder dans un miroir en sachant que des millions d'âmes cachées dans le premier livre attendaient qu'il arrive au bout de sa mission ? Non, définitivement non. Il ne pouvait pas leur tourner le dos. C'était trop tard maintenant. Et puis il savait très bien que, même s'il décidait de tout arrêter, l'Avaleur de Mondes ne céderait pas. Alors, autant aller jusqu'au bout. Il n'avait peut-être pas l'âme d'un héros, mais il n'était certainement pas un lâche.
Eyver tourna son fauteuil roulant vers les trois adolescents installés en rang d'oignons sur son canapé.
Lia affichait son éternel air cabotin, Nathan avait caché ses yeux derrière des lunettes opaques et Zayn se concentrait sur chacune de ses paroles, comme un bon élève.
- Avant de commencer, je voudrais attirer votre attention sur un problème que Nathan a soulevé hier.
Les regards de Lia et Zayn convergèrent vers leur ami qui fit un petit signe de tête pour confirmer les dires d'Eyver.
- Suite aux attaques répétées de l'Avaleur de Mondes, Nathan s'inquiète pour la sécurité de Lia, dont l'esprit n'est pas équipé pour résister aux assauts de l'entité, s'il lui prenait l'idée de lui rendre une petite visite.
Lia grimaça.
- Je ne l'ai pas invité, il n'a pas mon adresse, de toute façon.
Eyver sourit brièvement.
– J'en ai parlé à Jérôme. (Ce dernier apparut soudainement dans l'embrasure de la porte du salon.) Il avait déjà réfléchi à la question et il m'a assuré que nous avions un moyen, pas sûr à cent pour cent mais un moyen quand même, de protéger Lia.
- Comment ? demanda Nathan en se redressant sur les coussins.
- En lui injectant du mémo.
- Hors de question ! s'emporta l'adolescent. J'ai vu l'effet que cela a eu sur le libraire, et je refuse que Lia subisse le même traitement !
Eyver leva la main, la paume tournée vers Nathan en signe de paix.
- Je n'ai pas dit que nous devions lui injecter la même dose qu'au libraire. Vois-tu, le mémo est une plante fascinante dont Jérôme étudie les remarquables propriétés depuis des années.
Tous les regards se posèrent sur le majordome taciturne qui se tenait raide, les mains croisées derrière le dos.
- Jérôme est un ancien biologiste qui a fait de nombreuses expériences... hum... disons… originales dans sa vie. Il était le plus à même d'étudier la plante que j'ai ramenée de Chébérith. Son essence agit directement sur le cerveau. Dans mon cas, prise en tisane, elle atténue les effets de l'oubli que l'Avaleur de Mondes a déposé dans mon esprit. Dans le cas du libraire, la dose très concentrée que nous lui avons injectée a noyé une partie de ses souvenirs... Pour Lia, Jérôme a pensé qu'une dose plus légère pourrait modifier la composition chimique de certains neurotransmetteurs dans son cerveau, ce qui entraînerait une confusion chez l'Avaleur de Mondes s'il tentait une incursion dans l'esprit de notre ami.
- Il n'y a aucun risque pour Lia ?
Eyver jeta un regard bref et acéré vers Jérôme qui fit un petit signe de tête.
- Nous ne pouvons pas en être absolument certains. Vu la dose, Jérôme pense que le produit serait assez rapidement éliminé par son organisme, mais nous n'avons jamais essayé cette méthode, alors il est impossible d'être catégorique. C'est à Lia de décider ce qu'elle veut faire.
- J'ai le droit de réfléchir ? demanda l'intéressée.
- Bien entendu.
- Ok, alors je vous le dirai plus tard. On est là pour découvrir où se cache le deuxième livre, pas pour parler de moi.
Eyver se dirigea vers la table du salon sur laquelle était posé un cahier à la couverture de cuir. Nathan, Zayn et Lia l'avaient retrouvé quelques semaines plus tôt chez un vieux libraire, ancien voisin de Mélior, un Chébérien qui était venu sur Terre en même temps qu'Eyver.
- Mélior a encore caché un message secret dans son cahier, ici précisément.
Eyver fit défiler les pages à toute allure avant de s'arrêter sur celle qu'il cherchait. Nathan et Zayn la reconnurent tout de suite. Ils s'étaient interrogés, eux aussi, sur la signification de cette feuille couverte d'une suite de lettres alignées sans logique apparente.
- Cette fois, l'indice qui doit nous permettre de trouver le second Livre-Monde est caché dans cet imbroglio alphabétique. Pour le décoder, Mélior a écrit une brève phrase en chébérien, demandant à ce que l'on pose cette feuille sur la couverture du Livre des Âmes. Nous devons donc ouvrir le coffre, c'est pourquoi je vous ai demandé de venir aujourd'hui.
Les adolescents se levèrent aussitôt. Le premier Livre-Monde qu'ils avaient trouvé dans le sud de la France était précieusement conservé dans un coffre-fort. Chacun d'eux possédait un bout du code qui permettait de l'ouvrir.
Le tableau qui masquait le coffre aux regards indiscrets avait déjà été écarté du mur et la plaque argentée brillait d'un éclat blême. Tout le monde composa sa partie de la combinaison sur le clavier numérique et la porte claqua avant de s'ouvrir. Eyver récupéra le premier Livre-Monde qui reposait là où ils l'avaient vu pour la dernière fois : dans le premier des trois compartiments qui découpaient l'intérieur de la cavité blindée. Eyver le prit délicatement entre ses mains tremblantes et le posa sur la table. Puis il arracha d'un geste sec la page du carnet gribouillée de lettres.
Il appliqua la feuille sur la couverture dorée du livre. Elle était couverte de dessins compliqués gravés dans le métal : des arabesques, des spirales, le tout parsemé de picots et de trous de poinçon. Au centre, un triangle surmonté d'un cercle complétait le motif.
Eyver appuya la page un peu plus fort. Les picots pointus déchirèrent le papier par endroits, perçant exactement une série de lettres noyées au milieu des autres. Le vieux Chébérien ôta la feuille et la posa près du livre. Tout le monde se pencha dessus.
Une fois mises bout à bout, les lettres révélées par les petites pointes de la couverture formaient des mots que Zayn lut d'une voix appliquée, syllabe après syllabe.
- Livre des Lieux, façade tour Saint-Jacques, Paris.
Ils restèrent immobile un moment, laissant l'information prendre forme dans leur esprit. Lia brisa le silence en éclatant de rire tout en se donnant une claque sur la cuisse.
- Trop facile ! s'écria-t-elle hilare. La tour Saint-Jacques, c'est juste à côté de la mairie de Paris ! C'est quel Chébérien qui a caché ce livre ?
- Suméor, répondit Eyver d'une voix rauque.
Lui-même s'étonnait de la facilité avec laquelle la cachette du second Livre-Monde leur avait été révélée. Ils allaient pouvoir prendre de vitesse l'Avaleur de Mondes !
- Ben, il s'est pas trop fatigué le Suméor en question ! On va pouvoir chercher le livre dès ce soir ! Je te l'avais bien dit que ce serait plus facile ! conclut Lia en se tournant vers Nathan, l'air radieux.
- Alors, là, je n'en reviens pas, murmura ce dernier en contemplant la feuille percée abandonnée devant lui. Après celui-là, on n'aura plus qu'un livre à trouver et on pourra recréer Chébérith !
Zayn se leva, comme mue par un ressort. Fébrilement, il plia la page du message laissé par Mélior et la fourra dans son sac à dos qui était posé au pied du canapé.
- Ne perdons pas de temps alors. Allons chercher le livre immédiatement et nous nous mettrons en quête du troisième tout de suite après. L'Avaleur de Mondes ne va pas rester caché très longtemps, et je préfère que tout soit réglé avant son retour...
Après le départ des trois adolescents, Eyver se plongea dans une profonde réflexion. Le visage caché par une main ridée, il rassembla ses souvenirs, ceux qui voulaient bien remonter à la surface de sa mémoire meurtrie.
Suméor... Il se souvenait avec difficulté de ses traits : de longs cheveux noirs, aussi lisses que des fils de soie, un visage anguleux, des yeux sombres, profondément enfoncés dans leurs orbites, brûlants de la douleur de quitter Chébérith. Il s'était porté volontaire pour cacher un des Livres-Monde, mais il ne supportait pas de laisser sa famille derrière lui, livrée à l'oubli, à la disparition, au nėant. Eyver croyait se rappeler qu'il avait quatre fils, qui s'étaient enregistrés dans le Livre des Âmes et qui attendaient avec les autres de revenir à la vie, bien cachés dans l'ouvrage qui avait été remis dans le coffre.
Mélior, le Chébérien qui avait eu pour mission de cacher ce premier livre, retrouvé dissimulé dans une anfractuosité d'une calanque près de Marseille, avait aussi rassemblé les informations sur les autres Livres-Monde cachés par Suméor et Larchael. Il avait retranscrit toutes ces données dans son carnet afin de guider ceux qui auraient la tâche de les retrouver. Il n'avait eu que peu de nouvelles de Suméor, une fois leur arrivée sur Terre, et pensait, avait-il dit à Eyver, que le Chébérien avait sombré dans une profonde dépression, ne supportant pas l'idée d'être en vie alors que sa famille s'émiettait en mille particules dans le vide de l'univers. Suméor avait fait son devoir en cachant le Livre des Lieux puis avait disparu. Mélior le soupçonnait d'avoir mis fin à sa vie ou de s'être entièrement livré à l'oubli, pour en finir le plus vite possible. Il avait délivré son message, dévoilant la cachette qu'il avait choisie pour abriter le précieux ouvrage et, une fois sa mission accomplie, s'était laissé effacer.
Mélior avait trouvé un moyen de transmettre cette information par le biais de son carnet, sans la commenter. Que pensait-il, lui, du repaire choisi par Suméor ? Eyver n'en saurait jamais rien. Quoi qu'il en soit, il était soulagé que la solution fût aussi aisée. Il se sentait moins coupable d'avoir tardé à chercher l'indice qu'il avait révélé à Nathan, Zayn et Lia. Se redressant, il fit avancer son fauteuil vers la table à manger que Jérôme avait dressée pour le dîner.
Son majordome apportait, sur une petite table roulante, les plats qu'il avait préparés pour son maître.
- Jérôme, j'espère que tout cela va bientôt se terminer. Je suis fatigué, terriblement fatigué.
- Je sais, monsieur. Ne vous en faites pas, les enfants ont de la ressource. Ils vont y arriver.
- J'en suis sûr... Mais, en attendant, chaque cellule de mon corps me fait souffrir alors que celles de mon esprit disparaissent sans que je m'en aperçoive.
Jérôme prit la main d'Eyver, tordue, parcheminée, tremblante, dans la sienne, grande, forte, et la serra un bref instant. Un sentiment d'intense tristesse passa fugacement sur son visage en lame de couteau. Puis il redevint aussitôt le majordome raide, mutique et discret qu'il avait toujours été, et il s'activa à servir le dîner.
