PARTIE 6 • La Petite Mort
La seconde que prit leur voyage sembla durer une éternité. Elle sentit son corps se mélanger avec le sien, leurs lèvres s'écrasant, se mêlant, se goûtant.
Elle les avait amenés chez elle, devant son lit. Ils réapparurent débraillés, essoufflés, exaltés. Elle ne parla pas. Hermione plaqua ses paumes sur ses joues, abandonnant sa baguette au sol. Elle l'entendit rouler sur le parquet mais son esprit était déjà perdu au loin.
Elle était sur cette mâchoire qu'elle embrassait, sur cette gorge qu'elle explorait, sur ces larges épaules qu'elle serrait contre elle.
Malefoy avait accepté sa reddition tacite. À peine arrivés, il avait pris connaissance de sa chambre en lui offrant un sourire affamé. Il l'avait attrapé par l'arrière de la nuque et avait écrasé ses lèvres contre les siennes. Son autre main remontait dans son dos, traçant un chemin langoureux, pressant son corps muni et chaud contre le sien. Il s'appuyait contre elle alors que sa main libre libérait ses cheveux d'un sortilège informulé. Sa cascade de boucles emmêlées dégringola dans son dos et il y enfouit sa main.
Elle gémit dans sa bouche en sentant son autre main quitter sa nuque et encercler ses reins, l'emprisonnant durement contre son bassin.
Tout à coup, il mit fin au baiser et empoigna ses cheveux avec une sorte de violence avide qui surprit Hermione. Il tira lentement mais fermement, l'obligeant à le regarder alors que tout son corps suivait le mouvement et s'arquait vers l'arrière.
Elle grimaça légèrement, son cuir chevelu la faisant souffrir. Il vint coller son visage au sien, frottant ses joues avec l'arrête de son nez, effleurant ses lèvres entrouvertes comme il l'avait fait plus tôt.
« Tu es à moi désormais. Dis-le. »
Aurait-elle dû être effrayée en cet instant ? Elle était dans les bras d'un monstre, sur le point d'être dévorée. À cette pensée, son corps s'enflamma de la tête aux pieds.
« Oui. » bredouilla Hermione en le regardant dévorer sa gorge.
Il tira plus fort, lui arrachant un gémissement de douleur. « Dis-le. »
Elle haletait, bouche ouverte, sourcils froncés. « À toi. Je suis à toi. » Répéta-t-elle docilement, sa voix tremblant d'une excitation grandissante.
La tête de Malefoy plongea dans son cou, raclant ses dents sur la peau offerte. « Que les choses soient claires : je ne partage pas et je ne m'exhibe pas. » la prévint-il durement.
Une vague de soulagement la traversa à ces mots. Non, plus d'humiliation. La douleur dans son dos et son crâne devenaient lancinantes. La souffrance physique, elle pouvait la gérer. Elle découvrait même que cela l'excitait.
Hermione tenta vainement de se libérer de cette position inconfortable mais il la maintenait sans ciller, embrassant sa mâchoire. Il attendait.
« Tu ne partages pas. Moi non plus. » Répliqua-t-elle, les dents serrées.
La tête de Drago Malefoy se releva brusquement, il portait un sourire triomphant, tel un prédateur grisé d'avoir saisi sa proie. « Brave fille. » Il déposa un baiser sur sa gorge, tirant ses cheveux une ultime fois et puis il la relâcha doucement. Sa poigne devint caressante, l'attirant dans ses bras, l'emportant dans une danse torride.
C'était un jeu. Bien que ce soit une nouveauté pour elle, c'était une dynamique qui l'intriguait, qui l'échauffait. Il la poussait dans ses retranchements, il la domptait et, si elle répondait correctement, elle était récompensée. Hermione avait toujours été une si bonne élève. Elle avait toujours aimé qu'on la félicite, qu'on reconnaisse sa bonne conduite.
Mais que se passait-il lorsqu'elle était mauvaise? Briser les règles était si tentant…
Hermione se libéra de son étreinte et se laissa tomber sur le lit, l'attirant avec lui. Elle avait assez attendu, elle craignait que tout ne soit qu'un leurre destiné à la faire souffrir, elle tremblait qu'il disparaisse et la prive de ce moment tant espéré.
Il tomba à la renverse au-dessus d'elle, laissant échapper un rire. C'était la première fois qu'elle entendait son vrai rire. Il y eut un instant suspendu, un arrêt sur image. Ils se jugèrent tous les deux, presque gênés, tout à coup, de plonger ensemble dans cette intimité.
Mais son poids sur elle la rappela vite à la raison de leur présence ici - Hermione Jean Granger allait enfin cesser de rêver. Elle allait croquer lui fruit défendu. Elle allait mettre un terme à plusieurs mois de fantasmes et d'autosatisfactions déprimantes.
Elle se mit remuer sous lui. Malefoy perdit son sourire et il se pencha pour l'embrasser encore. Doucement cette fois, délicatement. Son corps entier frissonna de plaisir.
Il était en appui sur ses coudes et caressait son visage, dégageait ses cheveux. Ses baisers papillonnaient sur ses joues, ses yeux, ses lèvres. Elle le regardait, fascinée par la dualité qui l'habitait.
Néanmoins, la jeune femme ne voulait pas de tendresse. Elle ne se laisserait pas accabler de niaiseries, ce soir. Elle voulait que son fantasme prenne vie. Son bas ventre palpitait, exigeait d'être rempli et malmené comme il se doit. Hermione voulait que ces mains qui la faisaient chavirer, viennent ravager son corps de caresses indécentes jusqu'à ce qu'elle oublie son identité.
« Déshabille-toi. » le supplia-t-elle, ses doigts bataillant avec le fichu serpent d'argent qui refusait de libérer sa cape.
Il eut un petit rire moqueur. « C'est moi qui donne les ordres, tu n'avais pas encore compris ? »
Hermione l'ignora et gigota maladroitement pour ouvrir sa propre robe, trop impatiente de sentir enfin une peau contre la sienne.
Il la laissa faire, visiblement amusé. Ses yeux noircirent en la voyant dévoiler un corps qu'il n'avait pu qu'imaginer. Cela finit de le convaincre. Il recula et se redressa, ouvrant sa cape, retirant sa veste lentement. Sa magie bourdonnait autour de lui alors que ses vêtements allaient se ranger sagement.
Hermione jeta sa robe au sol et se mit à genoux sur le lit, le rejoignant, déboutonnant sa chemise et embrassant son torse. Elle sentait son cœur accélérer. Il se donnait un air indifférent, froid et maîtrisé - mais elle savait désormais que sous cette façade bouillonnait un être désireux de la ravir, de s'approprier son corps et son être tout entier.
Elle glissa ses doigts sous son col et fit glisser la chemise sur ses épaules. La chemise ne toucha pas le sol, mais se replia d'elle-même, rejoignant le reste de ses vêtements.
Elle n'eut pas le loisir de s'impressionner de cette jolie magie contrôlée. Hermione laissa son regard vagabonder sur ce corps qu'elle découvrait enfin dans une réalité concrète. Ses doigts effleurèrent le tatouage de runes sur sa nuque, ce souvenir cuisant de son bref séjour à Azkaban.
Elle sut immédiatement que le toucher c'était franchir une ligne, mais elle continua. Elle traça les runes, glissa ses mains sur cette peau frissonnante, apprécia chaque courbe, chaque imperfection, chaque cicatrice. Elle fut soulagée qu'il ne soit pas parfait - elle ne l'était pas non plus.
Plus elle le touchait, plus il se raidissait sous ses doigts.
Elle leva ses yeux vers les siens et le trouva concentré sur elle, pupilles noires d'envie, rongées par l'attente. Il respirait lentement, comme pour s'astreindre au calme. Il dégageait une aura de danger.
Merlin, il la voulait ; il la voulait tellement. Comment était-ce arrivé ?
« Tu as terminé ? » demanda-t-il d'une voix rauque. Elle voyait les ailes de son nez se gonfler à chaque inspiration.
Ses lèvres se courbèrent en un rictus dédaigneux, imitant celui qu'il lui offrait habituellement. « Jamais. » souffla-t-elle en essayant d'atteindre ses lèvres, laissant ses mains remonter jusqu'à son cou.
Il n'accepta pas son baiser. Drago fit mine de l'enlacer et la coinça entre ses bras, la forçant à descendre du lit et à se mettre debout devant lui. Elle se laissa faire quand il la fit pivoter, collant son dos à son torse.
Hermione dégagea ses mains, bataillant légèrement et les fit glisser dans son dos, bien décidée à le débarrasser de sa ceinture et son pantalon.
« Oh, tu la joues comme ça. » susurra-t-il dans son oreille. Étonnement, il ne l'en empêcha pas durant quelques instants. Elle parvint à déboucler sa ceinture et commença à atteindre son pantalon quand il reprit les commandes. « Ne sois pas si impatiente, Granger. Si tu te comportes mal encore une fois, tu le regretteras. »
Hermione laissa échapper un petit rire moqueur. « Je ne crois pas. Je sais que tu aimes ça. »
Elle le sentait si dur contre elle, qu'elle prenait confiance en elle. La sorcière savait qu'elle avait sur lui un pouvoir qu'elle n'aurait jamais imaginé quelques jours auparavant.
Elle s'enorgueillit alors, bougeant ses hanches, se frottant contre lui.
Elle aurait pu avoir honte d'elle-même, en cet instant. Elle était là, pratiquement nue, essayant de charmer un serpent. Mais sa conscience se faisait si petite à présent, c'étaient de viles besoins qui animaient cette jeune sorcière en mal d'amour.
Les deux mains qui la maintenaient aux épaules descendirent brusquement. Ces mains saisirent son soutien gorge et l'arrachèrent vers le bas, exposant sa poitrine à l'air frais. Il murmura quelques syllabes en s'aggripant à ses seins et le sous vêtement se dégrapha et s'envola au loin.
Il serrait et pressait douloureusement sa poitrine entre ses mains. En réponse, elle se collait à lui plus fort, récoltant une nouvelle mise en garde, soupirée au creux son oreille. Elle renversa sa tête contre lui, lui offrant son cou tandis qu'il pinçait ses mamelons fermement.
Elle tressaillit, puis gémit lorsque sa bouche humide vint accentuer sa torture en embrassant l'arrière de ses oreilles, sa gorge, descendant vers ses épaules. Ses dents se plantèrent lentement dans la chair tendre entre son cou et son épaule.
Il mordit de plus en plus fort, prenant tout son temps. Hermione respirait difficilement et retenait comme elle pouvait une plainte étouffée alors que la douleur s'infiltrait en elle et se répandait.
Elle baissa les yeux sur ces mains. Elle se concentra sur elles. Ces mains de jeune aristocrate prétentieux, dont elle rêvait chaque nuit. Ces mains qui étaient sur sa peau à présent, qui palpait fermement la chair de sa poitrine. Ces mains fortes qui laissaient apparaître de longues veines contractées, soulignant les muscles de ses bras. Ce serpent qui trônait sur son bras, vestige d'une allégeance maudite.
Ses dents ne serraient plus, mais il ne lâcha pas. Il voulait qu'elle paie pour son insolence, elle le savait. Il ne cessait jamais de jouer.
Elle était douleur, elle était plaisir.
Elle se sentait palpiter en son cœur, frottant ses cuisses l'une contre l'autre, continuant à l'aguicher dans la foulée.
En un instant, Drago abandonna l'un de ses seins et envoya sa main gauche s'engouffrer dans son intimité impatiente.
Sans attendre, il plongeait et ressortait maintenant une cadence lente, continuant sa torture. Son pouce l'effleura plusieurs fois, la faisant sursauter, lui donnant l'espoir d'accéder à une jouissance déjà si proche.
« Voilà ce que je fais aux sorcières mal élevées. » susurra-t-il alors après avoir relâché son épaule endolorie.
Il voulait la faire crier. Il voulait la faire supplier. Il mit toutes les chances de son côté - il colla sa joue à la sienne pour mieux regarder ce qu'il lui faisait. Il serra plus fort le sein qu'il tenait encore et, au même instant, sa main se plaqua sur ses lèvres gonflées, à travers la culotte en dentelle qu'elle portait, et il y frotta sa main entière avec acharnement durant quelques secondes.
Hermione perdit toute trace d'insolence.
Elle jura, un cri rauque roulant dans gorge, alors qu'elle se débattait contre lui, à la fois pour s'échapper et pour qu'il continue - elle ne savait plus. Ses jambes se firent cotonneuses et son esprit embrumé alors qu'elle gravissait bien trop vite le chemin jusqu'au précipice.
Elle y était, les pieds au bord de ce vide tant espéré. Il lui refusa la chute. Il la lâcha et la poussa sur le lit. « C'est presque trop facile. » se plaignit-il. Il retira son pantalon, l'observant avec le rictus narquois qu'il affectionnait tant.
Elle se laissa tomber sur le lit, haletante. Supplier, geindre et se plaindre ne la mènerait nulle part. Elle n'osait plus bouger, elle demeura là, à plat ventre, à demi recroquevillée sur les draps défaits. Elle n'osait même pas se toucher pour se soulager.
Son cœur battait dans son épaule, dans ses seins, en elle-même.
Elle était douleur, elle était plaisir.
Malefoy fit le tour du lit, elle ne le regarda pas. Elle serait sage, cette fois.
« Tout va bien? » S'enquit-il en caressant ses cheveux. Elle put sentir l'inquiétude sous l'intonation moqueuse. Elle hocha la tête et grimaça à ce simple mouvement. Il s'approcha et se glissa contre elle. Il était chaud, doux et complètement nu, désormais. Drago saisit son visage entre ses mains, en coupe, et embrassa sa bouche. « Je vais te soigner, ne bouge pas. » murmura-t-il.
Il saisit sa baguette et la brandit juste au-dessus de la légère plaie que ses dents avaient laissé. « Vulnera Sanentur. » souffla-t-il. « Tu es si parfaite, tu mérites tellement, tellement plus. Retourne-toi. »
Ses mains accompagnèrent le mouvement alors qu'il l'allongeait sur le dos, exactement comme il le souhaitait. Sa soudaine douceur, son corps brûlant contre le sien, la promesse d'une nuit bien remplie… Tout était parfait, renversant. Elle voulait tellement jouir en cet instant qu'elle aurait fait n'importe quoi.
Alors, elle devint brave, une fille sage. Une bonne fille.
Il ne la déçut pas. Aussitôt installée, sa main douée claqua à nouveau sur ses lèvres excitées, arrachant le petit morceau de tissu détrempé. Ses doigts glissèrent de haut en bas, la faisant chavirer. Ils pénètrent en elle alors qu'il chuchotait : « Parfaite. »
Il plaqua immédiatement sa bouche sur son clitoris tandis que ses doigts la firent se courber de plaisir sur le matelas. Une longue plainte aiguë lui échappa, elle aurait pu jouir rien qu'en le voyant l'embrasser en cet endroit.
Sa langue chaude et molle vint la goutter, comme on déguste une glace fondante un soir d'été.
Elle ne tint que quelques instants. Elle agrippa ses cheveux pâles et explosa en millions de particules. Elle se débattit, convulsant incontrôlablement, mais fut plaquée au lit par son amant.
Ses doigts demeuraient en elle, sa langue la dévorait, faisant perdurer son moment.
Elle volait et s'écrasait. Elle se noyait et brûlait. Elle chutait sans fin dans une mer enragée.
Avait-elle crié ou gémit ? Avait-elle hurlé son nom ? Pourrait-elle un jour oublier ce moment ?
Elle reprenait difficilement son souffle quand elle atterrit de cet orgasme épique. Il était allongé contre ses jambes, embrassait son ventre, souriant d'une fierté non dissimulée. Elle sentait son vagin se contracter et elle sut que sa faim ne faisait que commencer.
Il leva les yeux vers elle et il se hissa à sa hauteur pour l'embrasser. Il avait son goût en bouche. Hermione se laissa fondre dans son baiser, sa main se baladant distraitement sur son torse, descendant de plus en plus bas vers l'objet de ses fantasmes les mieux gardés.
Il sourit contre sa bouche et fit claquer sa langue contre son palais. Drago vint chercher ses mains et les releva au-dessus de sa tête, emprisonnant ses poignets. Appuyé sur ses coudes, il se positionna au-dessus d'elle, et lorsque leurs yeux s'accrochèrent, il guida son sexe en elle. Doucement.
Elle était plus que prête à l'accueillir.
Il se mit à lui chuchoter des insanités au creux de l'oreille. « Si j'avais su comme tu serais bonne pour moi, je n'aurais pas perdu tout ce temps à te détester, Sang-de-Bourbe. »
Il s'imposait en elle de plus en plus profondément. « Oh, oui, encore… Oui, comme ça… » murmura-t-elle, trop distraite pour s'offusquer.
Elle n'était que plaisir.
Il commença à bouger et se mit à accélérer la cadence progressivement. Hermione continuait à murmurer, perdant peu à peu la raison. « Oh, comme ça, Malefoy. Oh… » Elle sentait les vagues que son membre créait en elle, elle s'y noyait.
Il se stoppa et se redressa, récoltant un gémissement plaintif de la sorcière incohérente. « Ne te touche pas. » gronda-t-il en voyant ses mains déjà se diriger vers son centre.
Elle les remit au dessus de sa tête, sagement.
Drago plaqua ses mains sur ses hanches et les laissa serpenter jusqu'à ses chevilles. Il les saisit et souleva ses jambes pour venir les placer sur son épaule gauche.
Les mains de Hermione brûlaient de le toucher, de se toucher, en le sentant entrer brusquement. Elle ne bougea pas ses mains. Elle pouvait voir comme cela l'excitait de la voir ainsi, à sa merci.
« Que dirait Potter s'il te voyait ainsi. » ricana-t-il en griffant l'extérieur de sa cuisse lui soutirant une nouvelle protestation étouffée alors qu'il résuma ses mouvements en elle.
Malefoy perdit son rictus amusé tandis que leur rapport se faisait violent et saccadé. Elle ne parvenait pas à être silencieuse, le changement d'angle, ses jambes posées sur son épaule, la vue totale qu'elle avait sur lui… ce tableau incendiait le peu de cohérence qu'il lui restait.
Il glissa soudain sa main entre ses cuisses, les plongeant tous les deux dans un concert de soupirs, de peau s'entrechoquant, de rauques gémissements.
Il serra ses chevilles alors qu'il jouissait finalement, s'assurant d'une main experte de l'emporter avec lui dans son torrent brûlant.
C'était comme mourir. Mourir encore et encore. Mourir et revenir.
Drago Malefoy s'effondra à côté d'elle. Il prit quelques grandes bouffées d'air et roula contre son corps, l'emprisonnant pour l'éternité.
C'est en tous cas ce qu'elle imagina, alors qu'elle se blotissait dans ses bras.
Au petit matin, il n'était plus là.
oooOooo
