Bonsoir, bonsoir !

Vous le constatez, oui c'est une suite. Vous ne l'attendiez plus, c'est pour ça que je la poste. MWAHAHAHHAHAH !

Bon plus sérieusement ... C'est lent, je le sais bien MAIS les choses avances malgré tout vers une partie (que je suis en train d'écrire en ce moment même) que je trouve très motivante ! Elle ne manquera pas d'action, d'humour, de fluffy time et de sentiments qu'y dégoulinent !

Bref ! "Frozen In Time" sera bouclé avant "L'amour écarlate" c'est certain. Soyons donc prévenu et désolé pour ceux qui attendent l'autre du coup.

"Lentement mais sûrement" est assez explicite pour me décrire et je ne vous remercierais jamais assez pour continuer de me suivre malgré tout. Alors, ne nouvelle fois, merci ! Merci à vous chers lecteurs de me donner la motivation car oui, j'écris pour moi certes mais aussi pour vous !

Mais assez de parlote, place à cette troisième partie. Je vous retrouve très bientôt pour la quatrième partie.

Bonne lecture,

DevilK.


Fairy Tail

Erza x Lucy

~ Frozen in Time ~

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Résumé : « Devient mon professeur Lucy ! » Erza Scarlet, 9 ans, se tenait debout face à celle qui faisait briller des étoiles dans ses yeux. Lucy Heartfilia, 18 ans et mage de rang S, se contenta de soupirer avant de regarder le Maître pour un peu d'aide mais celui-ci ne dit rien et se contenta de sourire largement. La blonde roula des yeux avant d'accepter, une grande joie pour l'une et un grand désarroi pour l'autre. Deux années s'écoulent sous les directives de la constellationniste, tout semblait aller pour le mieux jusqu'à ce qu'une requête étrange fasse son apparition. Plus étrange encore, cette fameuse demande est adressée personnellement au nom d'Heartfilia. Le Maître est septique mais décidera tout de même de laisser la blonde s'en charger mais voilà, le mage céleste ne reviendra pas de sa mission …


Chapitre 2 – Troisième partie :

Mon futur à présent


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A l'intérieur de la Guilde, Mirajane n'avait rien raté de l'échange visuel entre les deux jeunes femmes. Elle se souvenait très bien de Lucy et jamais elle n'avait vu autant d'émotion dans un simple regard. Bien sûr, elle pouvait comprendre son mal aise. Hier encore, tout devait être comme avant et voilà que le jour suivant, huit ans s'écoulent sans qu'elle ne s'en aperçoive. Il lui sera sans doute difficile de retrouver sa place quand tous les enfants qu'elle avait l'habitude de voir, avaient maintenant presque le même âge qu'elle. Quelle étrange situation, vraiment. Elle était inquiète pour la blonde. Elle lança un regard concerné vers son amie qui semblait tout aussi déconcertée par ces retrouvailles.

« Erza … Lucy ne semblait pas aller bien en partant … Peut-être que tu devrais t'assurer qu'elle rentre bien chez elle. Je pense qu'elle doit être un peu déboussolée, surtout que tu ne vis plus là-bas … Tu devrais vraiment la rattraper. »

Mais la chevalière ne bougeait pas, fixant sans relâche l'entrée de la Guilde. Son corps refusait d'obéir, elle était comme tétanisée. Mirajane soupira doucement avant de la pousser gentiment vers l'avant. Erza la regarda, incrédule. La barmaid lui adressa alors un doux sourire.

« Vas ! »

Le pas hésitant dans un premier temps, elle se fraya un chemin à travers les mages qui se livraient une véritable bataille. Nullement impressionnée, ils volèrent les uns après les autres. Une fois à l'extérieur, aucune trace de Lucy. Où était-elle donc aller ? Magnolia était une grande ville, les endroits où chercher ne manquaient pas. Peut-être à son appartement ? C'était la destination la plus logique pour l'instant. Un peu anxieuse, elle se décida donc à prendre ce chemin qu'elle avait arpenté tant de fois par le passé.

Cette petite promenade était l'occasion rêvée de faire le point. Tout était un peu confus dans son esprit. Depuis que la blonde était rentrée, elle ne l'avait pas quittée des yeux un seul instant. Son être tout entier était secoué de toute part chaque fois qu'elle interagissait physiquement avec un autre membre de la Guilde. Combien de fois avait-elle rêvé de la retrouver ? Que Lucy soit là où elle ne l'attendait plus, la regardant avec affection, lui tendant les bras pour qu'elle puisse s'y blottir ? Elle ne savait plus, elle ne comptait plus toutes ces nuits sans sommeil, à guetter le moindre bruit. Et pourtant, elle ne rêvait pas, ce long cauchemar était terminé. Lucy était bien là, désorientée certes mais saine et sauve. Elle voulait la voir, tout de suite. Son empressement augmentait progressivement sa vitesse de marche à mesure que les sentiments provoqués par la réapparition soudaine de son mentor, submergeait son cœur. Quelques minutes lui avait suffit pour traverser la ville et apercevoir l'appartement de la constellationniste. Les lumières étaient allumées, signe que la propriétaire était bel et bien à l'intérieur. Elle s'empressa d'entrer, retirant à la hâte ses bottes et grimpa à l'étage. Dans l'escalier, des plaintes résonnaient. Inquiète que quelqu'un puisse agresser Lucy, Erza déboula dans la chambre sans prendre la peine de frapper. Son épée en main, elle était prête à en découdre.

« Luc- ! »

Mais elle se ravisa bien vite, le rouge ne tardant pas à lui monter aux joues. Au milieu de la chambre, Lucy était à moitié nue, assise sur le sol en essayant désespérément de se cacher. Elle tournait le dos à la porte, ce qui donnait une vue parfaite sur son dos nu, la courbure de ses reins et la généreuse étendue de peau qui se trouvait plus bas. Soudainement prise de bouffées de chaleur, son sang ne faisait qu'un tour dans ses veines mais sa contemplation fut de courte durée. Prés de la jolie blonde se tenait …

« Po … lyussica ? »

La vieille femme était visiblement occupée à déshabiller Lucy qui s'agrippait fermement au seul vêtement qui couvrait son corps. Interpellée, elle s'arrêta dans son entreprise et se retourna. Une distraction qui sauva Lucy, elle soupira avec bonheur. Elle aurait la paix, pour quelques minutes au moins.

« Oh, c'est toi Erza. »

La chevalière, essayant de paraître nonchalante et ne pas s'attarder sur la silhouette de la jolie blonde, détourna assez rapidement le regard pour se concentrer sur Polyussica.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Quand bien même elle se faisait violence pour ne pas regarder, ses yeux ne pouvaient s'en empêcher. La guérisseuse soupira fortement, contrariée de ne pas pouvoir examiner la constellationniste. Celle-ci se montrait particulièrement difficile.

« Jett est venu me trouver cet après-midi, sous ordre de Mirajane. Elle voulait que j'examine un membre, sans m'indiquer de nom en particulier. Imagines donc un peu ma surprise en découvrant qu'il s'agissait de Lucy, notre supposée défunte. »

La constellationniste soupira plaintivement.

« Ne dites pas ça de cette façon. Je vais très bien ! »

Retournant son attention sur sa patiente, Polyussica lui jeta un regard d'avertissement, elle n'aimait pas beaucoup qu'on réfute son diagnostic.

« Pour l'instant peut-être mais cela risque de ne pas durer. Écoutes attentivement, Lucy. Ton corps a été coupé de notre monde, ce qui veut dire qu'il ne s'est pas rechargé en magie. C'est la première fois qu'un mage résiste aussi longtemps alors que son corps est presque à court d'énergie. Tu pourrais en mourir. La magie est aussi indispensable que l'oxygène où le sang. Maintenant que la connexion entre toi et la magie de notre monde est à nouveau établie, les conséquences que cela pourrait entraîner nous sont encore inconnues. Dans l'idéal, il se pourrait que tu ne souffres d'aucun mal. Peut-être quelques vertiges et une grande sensation de fatigue mais le pire n'est pas à exclure. Si des symptômes plus grave venaient à se manifester, tu dois venir me voir immédiatement. Comprit ? »

Lucy hocha simplement la tête, ne se sentant plus vraiment hors de danger. « Suspendu dans le temps et l'espace » était très explicite quant à l'endroit où elle séjourna ces huit dernières années. Elle n'avait pas vraiment pensé aux conséquences que la rupture brutale avec la source naturelle de magie allait bien pouvoir lui faire.

« Je préconise le repos avant tout autre activités ! Pas de mission pour toi avant d'être sûr que tout vas bien. »

La mise au repos n'était pas un problème pour l'instant, elle pouvait s'en débrouiller et les occupations pour passer le temps ne lui manqueraient pas. Polyussica rangea son nécessaire de soin mais avait une dernière recommandation avant de quitter les lieux.

« Les blessures sont superficiels mais celle sur la hanche laissera une cicatrice. »

Sans un mot de plus, elle quitta la pièce, laissant Erza et Lucy seules. La blonde poussa un gros soupire.

« Je voulais juste me reposer, pas être examinée sous toutes les coutures ! »

Elle se releva, cachant son corps comme elle le pouvait. Elle ne s'attendait vraiment pas à ce que la guérisseuse de la Guilde fasse le pied de guerre devant sa porte. Elle n'avait même pas eu le temps de dire quoique ce soit, qu'elle était déjà nue dans sa chambre. Tout c'était passé tellement vite, elle en avait encore le vertige. Que diraient ses voisins après le cri qu'elle avait si soudainement poussé ? Pourvu que personne ne prévienne les autorités, elle avait largement eu son lot d'émotions aujourd'hui. Inutile que quelqu'un débarque maintenant pour constater qu'elle était bien vivante, le Sorcerer Magazine viendrait frapper aux portes de la Guilde bien assez tôt pour ça. Après les festivités de ce soir, tout Magniola était déjà au courant de son retour. Ce n'était qu'une question de temps avant que le reste de Fiore ne le soit à son tour, elle en était persuadée. Et pour le moment, elle ne s'en réjouissait pas du tout. Elle était fatiguée, bien plus qu'elle ne le laissait paraître. Son corps la rappelait à l'ordre, exigeant un peu de repos. Après tout, il était rester figé. Pour lui, le combat qui l'avait opposé aux mages clandestins remontait à quelques heures à peine. Piégée dans sa bulle, Lucy n'avait pas récupéré son énergie et ce coup de colère contre Luxus ne l'avait pas aidé non plus. Elle n'aurait jamais dû perdre son sang froid face à lui, encore une imprudence qu'elle paierait cher. Bien qu'elle l'ai ignoré jusqu'à présent, l'épuisement se faisait de plus en plus ressentir. Il était grand temps de dormir.

« Est-ce que ça vas, Lucy ? »

Une main hésitante se posa alors sur son épaule. La sensation du métal glacé contre sa peau lui donnait la chaire de poule. Perdue dans ses pensées, elle en avait presque oubliée la présence d'Erza. Celle-ci s'était rapprochée alors qu'elle avait la tête ailleurs, se tenant raide comme un « i » dans son dos. Lucy tourna la tête, sentant sa nervosité, et croisa son regard inquiet. Un léger sourire se forma alors sur ses lèvres, compatissant au mal aise qu'elle devait ressentir. Comment ne pas l'être ? Elle avait disparue sans laisser la moindre trace et voilà que huit longues années plus tard, elle était nue en plein milieu de sa chambre, un maigre linge pour cacher son corps exposé et légèrement meurtri.

« Je suis fatiguée et … désorientée mais au moins, je vis toujours. »

Sa voix n'était qu'un murmure mais dans ce silence presque religieux, il n'en restait pas moins audible. La main gantelée de la chevalière se retira, bientôt remplacée par la chaleur d'une peau contre son épaule nue. Ce simple contact en entraînant un autre, Lucy se retrouva rapidement prise au piège dans l'étreinte inattendue d'Erza. Elle grimaça, gênée par le froid mordant que dégageait son armure, ainsi collée contre sa peau exposée.

« Erza, ton armure ! »

Une faible excuse se glissa à son oreille, suivi d'une lumière éclatante. Ainsi ré-équipé dans une tenue plus confortable, Erza en profita pour serrer d'avantage le corps de la constellationniste contre le sien. Son cœur battait la chamade, elle ferma les yeux, la respiration incertaine. Non, elle ne rêvait pas. Lucy était bien là, en sécurité dans son étreinte protectrice. Lucy était en vie. Lucy était rentrée à la maison. Mais alors qu'elle profitait de ce moment, le corps de la blonde s'alourdit soudainement dans ses bras.

« Lucy ?! »

Incapable de tenir une minute de plus sur ses deux pieds, Lucy soulagea son pauvre corps en déchargeant une partie de son poids contre Erza qui, comme elle s'y attendait, n'avait pas bouger d'un pouce. Elle en rit légèrement, sa protégée portait une armure après tout, rien d'étonnant donc.

« Désolé, je suis épuisée. J'ai vraiment besoin de dormir un peu. »

Et cela, la chevalière pouvait le comprendre. Sans un mot, elle porta son mentor jusqu'à son lit et l'y posa délicatement. Elle se dirigea ensuite vers la commode et fouilla quelques secondes avant d'en sortir un pyjama. Retournant auprès de la jeune femme, elle le lui tendit et se retourna pour lui laisser un peu d'intimité. Avec un sourire reconnaissant, la blonde accepta et enfila ses vêtements. Elle ne dirait rien pour souligner ce changement de comportement, elle qui n'hésitait pourtant pas à se faufiler sous la douche dés que l'occasion se présentait. Mais Erza était une femme à présent, plus une enfant. Elle avait grandi, évolué … sans elle. Son sourire se fana, son regard nostalgique fixant une silhouette qu'elle ne reconnaissait pas. Elle secoua la tête. Non, elle ne devait pas y penser maintenant. Pour le moment, sa priorité était le repos. Tout le reste devrait attendre. Elle se glissa sous les couvertures, ferma les yeux et soupira de bonheur. Quoi de mieux qu'un lit bien douillet pour passer une bonne nuit reposante ? Rien ! Envahie par une agréable sensation, Lucy se laissait déjà entraîner aux pays des rêves mais il manquait quelque chose. Elle ouvrit un œil, intriguée. Erza lui tournait toujours le dos, aussi immobile qu'une statue. Elle soupira doucement, un peu déconcertée par son attitude.

« Erza, viens te coucher. Il est tard, tu dois être fatiguée. »

La chevalière se retourna lentement et son expression n'était pas celle que Lucy s'attendait à voir. Il n'y avait pas de sourire lumineux, pas d'étoiles dans ses yeux pétillants de malice. Elle n'y voyait que de l'inconfort, de l'hésitation. Inquiète, elle se redressa et retira la couette d'un revers de main. Elle était à bout, c'est vrai mais Erza n'avait pas l'air dans son état normal. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, pas plus qu'elle ne pouvait nier l'étrangeté de toute cette situation. Les choses ne devaient pas être facile pour elle, s'étant probablement fait une raison à sa disparition. Que devrait-elle faire pour que les choses redeviennent ce qu'elles étaient ? Que dire ? Assise au bord de son lit, elle lui tendit les bras et l'appela avec douceur, un tendre sourire sur les lèvres.

« Erza. »

Il ne fallut qu'une fraction de seconde pour que Titania ne tombe à ses genoux, ses bras autour de sa taille. La tête nichée contre ses cuisses, Lucy pouvait l'entendre sangloter, l'appeler encore et encore. Son cœur se serra, touché par autant de détresse dans sa voix. Elle ferma les yeux pour retenir ses propres larmes et lui caressa la tête, lentement, tendrement. Ses doigts se faufilaient sans peine à travers ses cheveux, avec douceur et aisance mais cela ne semblait pas suffire à l'apaiser. « Ne pleures plus », « Je suis là », toutes les paroles réconfortantes glissées à son oreille ne semblaient pas l'atteindre. La seule solution était d'attendre, continuer de la réconforter et attendre.