Bonjour,
Voici le chapitre 3, et disons que les choses ne vont pas forcément être simple pour Balthazar , puis-ce-que, Hélène va rencontrer, réellement, ses parents
Bonne Lecture
À Monralieu, Balthazar retrouva Hélène sur la colline non loin de chez ses parents, la maison était en contrebas, juste après la voie de chemin de fer. Visiblement elle l'attendait sagement.
Quand il arriva, elle lui fit un grand sourire avant de le prendre dans ses bras avec tendresse. Elle voulait le réconforter ayant compris rapidement combien c'était difficile pour lui de revenir ici et d'y être coincé parce que Mussolini en avait décidé ainsi.
"Bon c'est quoi ton truc avec ce bled ?" demanda-t-elle une fois le câlin terminé "A part que tu y a grandis ?"
"Tu sais, dès que j'ai eu 18 ans, je suis parti, sans me retourner, et je suis jamais revenu ici depuis… J'ai pas non plus réellement garder contact avec mes parents… Bref, j'aime pas cet endroit et devoir passer la nuit là, ça me…" Il la regarda "Et puis on va dire que j'ai pas eu un papa très affectueux… Comme tu as pu le constater…"
"Ouais j'ai vu" elle soupira "Pourtant, je compte bien accepter l'invitation de tes parents" elle sourit "Tu devrais venir aussi, tu ne peux pas fuir éternellement…"
"Non t'es pas sérieuse Hélène ?" demanda-t-il et la belle blonde haussa les épaules "Sans moi hein, je préfère encore dormir dans ma voiture" il soupira
"Ah bon ? Tu préfères vraiment dormir dans ta voiture plutôt que dans un lit avec moi ?" demanda-t-elle taquine "Ah moins qu'il y est un hôtel dans ton village que je n'ai pas vu…"
"T'es vraiment chiante putain" il soupira "J'espère que t'aime les ambiances festives parce qu'on sait recevoir chez les Balthazar"
Hélène sourit avant de prendre délicatement le bras de Balthazar. Plus bas, le train passait et Balthazar lui donna l'heure avant de lui dire qu'il se souvenait encore par cœur de toutes les heures de train.
"Tu sais, quand j'étais plus jeune, il avait un paris un peu débile." commença le légiste en la regardant "C'était à celui qui réussirait à monter dans le train en marche. Je l'ai jamais fait" Hélène haussa un sourcil surprise
"Toi, Raphaël Balthazar tu l'as jamais fait ?" demanda-t-elle en le fixant, encore surprise par cette révélation
"Non. Trop dangereux sans doute…" expliqua le légiste "J'en ai fait des trucs débiles, mais ça… Je crois que je le ferais jamais… Ça me fait trop peur"
"Et bien j'en apprend des choses sur toi" elle sourit avec tendresse "Mais tu vois, je pensais pas que tu pourrais avoir peur d'un truc dans ce genre"
Il lui sourit et se pencha vers elle avant de l'embrasser tendrement. C'était un vrai bonheur qu'elle soit là. Et elle allait rendre bien plus supportable la soirée chez ses parents et les reproches que son père allait sans doute lui faire. Avec elle à ses côtés, il se sentait comme protéger.
Ils arrivèrent chez les parents de Balthazar et Hélène l'avait sentit se tendre à l'idée de passer du temps avec ses parents, mais il ne pouvait plus vraiment reculer maintenant… Autant y aller, et puis Hélène n'allait pas le laisser faire et encore moins dormir dans sa voiture.
C'est sa mère qui ouvrit la porte et un sourire se dessina immédiatement sur son visage en voyant son fils. Elle le prit dans ses bras et le serra affectueusement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que de prime abord elle était beaucoup plus chaleureuse que son mari.
"Raphaël, je suis contente de te voir" elle sourit alors qu'elle le relâchait. "Ton père m'avait dit que tu n'allais pas venir. Tu as changé d'avis ?" demanda-t-elle avant de se tourner vers Hélène "Pardon je suis impolie. Eliane Balthazar" elle tendit sa main vers Hélène
"Hélène Bach" elle serra la main de la mère en lui souriant alors que Balthazar restait toujours silencieux. Il n'osait rien dire, de toute façon, peu importe ce qu'il dirait, son père allait trouver à redire…
Hélène lui donna un coup de coude pour lui dire de répondre à sa mère au lieu de contempler un point invisible derrière elle. Elle lui souria pour l'encourager. Enfin, cela ne pouvait pas être si terrible que cela, voyons.
"Euh ouais. Disons que j'ai changé d'avis…" commença Raphaël en regardant sa mère "Je ne peux pas rentrer à Paris ni dormir dans ma voiture… Surtout avec Hélène…" il sourit mais il était un peu crispé. "Donc nous voilà"
Eliane leur sourit avant de les inviter à avancer. Le père de Balthazar ne s'était pas avancé pour les saluer, il gardait ses distances. Et là, ce que Raphaël lui avait dit fit grandement sens. Son père était loin d'être affectueux et cela se voyait… La soirée risquait d'être longue avec les deux hommes Balthazar pour se jauger…
Ils avaient fini par prendre place autour de la table, toujours dans un silence de mort… Elle était sympa l'ambiance de la maison Balthazar. Hélène n'osait rien dire de peur que cela soit mal pris et son légiste préférait regarder son assiette plutôt que son père qui était en face de lui.
Tout le monde mangeait dans un silence lourd, très lourd, trop lourd pour Hélène qui essaya d'engager la conversation avec les parents de son partenaire, pour en apprendre un peu plus…
"Et donc vous êtes vétérinaire ?" demanda Hélène coupant le silence en s'adressant au père de Balthazar. Ce dernier répondit, et le silence repris place. "C'est un peu vous qui avez transmis ça à votre fils en fait" elle sourit essayant de relancer
"J'ai pas l'impression d'avoir transmis grand-chose" commença-t-il. "Moi j'ai choisi les vivants, Raphaël lui préfère les morts…" grogna-t-il
"Ca fait du bien de t'avoir ici Raphaël" commença sa mère, essayant tout comme Hélène de détendre l'atmosphère qui devenait vraiment trop pensante…
"C'est quoi ton problème avec mon métier, en fait, papa. J'ai jamais vraiment compris" demanda le légiste, ignorant ce que sa mère lui avait dit "C'est pas assez bien médecin légiste ? Il y a pas assez d'années d'étude ?"
"Tout ce qui a le sang chaud ça lui passe au-dessus de la tête" commença Robert en regardant Hélène "La seule chose qui intéresse Raphaël, c'est Raphaël" il lui fit un petit sourire alors qu'Hélène rongeait son frein pour ne pas s'énerver.
"Et euh" commença Eliane essayant de détendre l'atmosphère qui venait de se tendre encore plus "Vous vous connaissez depuis longtemps ? Vous …" continua-t-elle en parlant à Hélène essayant de s'intéresser à elle.
"Euh et bien" commença Hélène "Ca fait plus où moins quatre ans qu'on…" elle était mal à l'aise mais avec la mère de son compagnon, elle essayait de changer de sujet pour alléger l'ambiance.
Et là, les reproches commencèrent entre Balthazar et son père. Sur la façon dont il avait été élevé par ce dernier… Et son père lui continuait sur cette voix, remuant la blessure de l'enfance de son fils… Alors qu'Hélène restait silencieuse, Eliane, elle essaya de raisonner son mari… Mais Balthazar n'avait pas fini, ajoutant qu'il l'avait élevé comme on élève des poules par son père. A côté de lui, le cœur d'Hélène se serra douloureusement dans sa poitrine… Elle avait été loin d'imaginer qu'il avait eu une enfance si difficile…
Les reproches du père continuaient et la belle blonde sentit son homme se tendre à côté de lui alors que son père continuait les reproches… Forcément le sujet du mariage et de la grossesse arriva et elle alla poser sa main sur la cuisse de l'homme à côté d'elle pour lui montrer son soutien. Le malaise était terriblement palpable et Hélène regardait en face d'elle, Eliane, ne sachant plus quoi faire…
Finalement, fatigué, Balthazar finit par quitter la table laissant son assiette sous le regard confus de sa mère qui était un peu déçue, et celui compatissant d'Hélène qui bouillonnait intérieurement… Elle allait avoir deux trois comptes à régler…
"Vous savez, si vous nous avez invité pour passer la soirée à faire des reproches à votre fils c'était pas la peine" grogna-t-elle en regardant le père de Balthazar "On aurait peut être été mieux dans sa voiture finalement" elle posa elle aussi sa serviette et quitta la table pour aller rejoindre Balthazar
"Elle a du caractère celle-là" murmura-t-il "Et elle ne manque pas de culot…" ajouta t'il en regardant la direction prise par Hélène
"Elle a surtout pas tord, Robert" commença Eliane "Tu n'as fait que des reproches à Raphaël, et après tu t'étonnes qu'il ne vienne pas plus souvent… Il faut le comprendre…" elle soupira avant de regarder son assiette… Maintenant elle n'avait plus très faim non plus… Tu parles d'une soirée…
Et voilà,
On se retrouve Vendredi pour la suite
Kiss
