Bonjour,
Nous voici rendu au chapitre 6, j'espère qu'il va vous plaire
Bonne Lecture
Le lendemain le réveil ne fut pas aussi agréable que Balthazar aurait pu l'espérer. Il aurait bien aimé se retrouver dans les bras d'Hélène, l'embrasser tendrement avant de se lever et de se retrouver confronter à son père… Il aurait ensuite tout fait pour quitter ce bled de malheur et retourner à Paris.
Seulement, le réveil ressemblait plus à Hélène qui lui balance sa chemise et son jean dans la tête en lui disant de se réveiller. Il grogna encore pas trop sûr de ce qu'il se passait, mais Hélène lui parlait toujours, alors qu'elle s'habillait.
"Allez marmotte, réveilles toi" balança-t-elle "Il faut qu'on se bouge, ça a recommencé" lança-t-elle en le voyant toujours allongé.
"Quoi ? Une autre vache ?" demanda le légiste en se frottant les yeux, essayant de se réveiller complètement
"Non, pas cette fois" répondit Hélène et il le redressa directement, parfaitement éveillé pour le coup "Habilles toi je t'attends en bas"
Hélène quitta la pièce alors qu'il était toujours assis sur le lit. Il soupira avant de se changer le plus rapidement possible pour la retrouver en bas et aller voir de quoi, ou de qui, il s'agissait.
Une fois prêt, il retrouva Hélène dans l'entrée, ses parents étaient là ne comprenant pas trop le remu ménage qu'avait provoqué la blonde. Elle leur expliqua rapidement qu'ils devaient y aller, et qu'un corps avait été retrouvé. Elle n'en savait pas vraiment plus pour le moment.
Une fois dans la voiture, Balthazar en profita pour l'embrasser rapidement, il n'avait pas vraiment eu le temps de le faire et si il ne le faisait pas, sa journée commençait mal. Hélène sourit devant son comportement, mais en vrai, elle adorait quand il l'embrassait spontanément, comme ça.
Quand ils arrivèrent sur la scène de crime, aucun des deux n'eut de mal à reconnaître la personne pendue à l'arbre. C'était Sabrina, la meilleure pote de Balthazar quand il était enfant. Hélène posa une main sur son bras avant de la laisser glisser le long de ce dernier et d'unir leur deux mains. De cette façon, elle lui témoignait son soutien tout en restant silencieuse.
Il s'enfila de nouveau des anxiolytiques, il en prenait beaucoup trop au goût d'Hélène, mais elle savait qu'il avait mal, que c'était difficile avec tout ce qui c'était passé cette dernière année. Pourtant, elle était là pour le soutenir, mais son psy continuait d'insister qu'il devait en prendre. Pour son bien-être… Sauf qu'avec la quantité qu'il prenait, elle commençait sérieusement à douter que ça soit si bien que ça…
Balthazar s'équipa, sans regarder le corps de Sabrina. Hélène lui avait bien proposé d'appeler quelqu'un d'autre, parce que c'était très personnel pour lui, mais il refusa. Du coup elle le laissa faire, restant en retrait. Elle était là pour lui en cas de besoin et elle espérait qu'il viendrait lui parler.
Il fit les mêmes constatations que sur la vache, pour lui, c'était le même tueur, sauf qu'il était désormais passé aux êtres humains. Il donna aussi l'heure de la mort, entre une heure et deux heures du matin… Une fois fini, il demanda à ce que le corps soit transporté à l'IML de Paris, il comptait faire lui-même l'autopsie.
Il s'approcha d'Hélène pour la retrouver, retrouver son regard chaleureux et son affection. Il l'aurait bien serré fort contre lui, mais il ne voulait pas faire ça devant tout le monde. Il se retenait et cela se voyait. Il se retenait tellement que c'est Hélène, elle-même qui passa doucement ses bras autour du cou du légiste et le serra contre elle, murmurant des "je suis là" et caressant son dos.
Il aurait bien craqué, là, dans les bras de celle qu'il aime, mais il essayait de rester fort, en plus, ils devaient encore aller voir le compagnon de la victime… Vu qu'elle était sur place, l'affaire a été confiée à Hélène. Et elle allait tout faire pour trouver le coupable. Elle lui proposa d'y aller seule, qu'il l'attende devant, mais il refusa, il voulait venir avec elle… Ce qu'elle accepta, se doutant qu'il en avait besoin.
L'homme paraissait très perturbé et les questions qu'Hélène lui posaient ne semblaient mener nul part. Il n'avait rien remarqué… Il ne quittait que peu cette maison… Il n'était pas vraiment au courant de l'histoire sur laquelle Sabrina enquêtait… Bref ils en étaient toujours au point mort…
Le téléphone d'Hélène ne faisait que de vibrer, et elle dû s'excuser avant de décrocher, laissant seul Balthazar et le compagnon de leur victime. Elle n'aimait pas vraiment ça, connaissant son légiste et les tendances qu'il pouvait avoir, mais elle n'allait pas non plus le faire sortir par la peau des fesses…
L'homme montra une petite statuette de lapin à Balthazar, le premier cadeau qu'il avait fait à Sabrina. Balthazar l'observa, il ne voyait pas forcément le rapport, mais visiblement l'homme avait besoin de parler… Balthazar s'excusa auprès de lui, après tout, il connaissait bien Sabrina, même si il ne l'avait pas vue depuis longtemps.
Hélène était revenue le trouver, et l'homme n'ayant plus rien à leur dire, ils quittèrent la maison. Seulement, de nouveau le téléphone d'Hélène sonna et fit signe à son compagnon d'aller l'attendre près de sa voiture et qu'elle arrivait rapidement.
Il s'éloigna d'elle, il ne se sentait pas très bien mais il n'arrivait pas à lui dire, à lui parler… Et puis il y avait cet espèce de rêve qu'il avait fait… Mais qu'allait-il bien pouvoir lui dire… Même pour lui ça ne faisait aucun sens… C'était une voie sans issue…
Il l'observa quand même. Elle était belle, vraiment, et elle était là pour lui, seulement il était tellement perdu et c'était tellement difficile qu'il n'osait même pas lui parler… C'était complètement stupide…
Soudain, il se retrouva plaqué contre sa voiture par un homme. Il débitait à toute vitesse, les vaches, Sabrina, le démon… Mais cela ne faisait pas sens pour Balthazar… Même les "souviens-toi" balancés par cet homme dont le regard alternait entre lui et ce qui avait été la maison de Sabrina… Et c'est seulement quand il partit que Balthazar le reconnut, mais trop tard, l'homme partait déjà en courant…
Il entra dans sa voiture comme si de rien était, puis trop angoissé, il chercha sa boîte d'anxiolytiques et en goba plusieurs sans vraiment réfléchir. Il allait devoir désormais autopsier le corps de Sabrina. Cela ne le réjouissait pas du tout, mais il ne voulait personne d'autre que lui pour le faire.
Et voici,
On se retrouve Vendredi pour la suite. J'essayerai de poser à 17h, mais comme je ne suis pas chez moi, je ne peux pas vous promettre d'être à l'heure.
Kiss
