Bonjour, Bonjour,
Voici le chapitre 7 de cette fanfiction, j'espère qu'il va vous plaire
Bonne Lecture
Il était si perdu dans ses pensées qu'il n'entendit même pas Hélène monter dans la voiture. Elle lui parlait ses mots semblaient flous… Et c'est quand elle posa une main sur son bras qu'il se tourna vers elle, prenant pleinement conscience de sa présence dans la voiture.
"Ça va Raph ?" demanda-t-elle doucement et le légiste lui sourit "Tu sais, pour Sabrina on peut demander à Eddy et Fatim de le faire hein. Je sais que c'était ton amie. Je ne veux pas que cela te fasse plus de mal" elle caressa son bras
"Non ça va aller. Et puis, il faut que je le fasse, j'ai besoin de comprendre…" il posa une main sur la cuisse d'Hélène
"Tu sais que tu peux me parler Raph ? Je ne te jugerais pas. Jamais." commença Hélène "Je serais toujours là pour toi" elle sourit
"Je sais, Hélène. Je sais. Mais je suis perdu, et j'ai besoin de l'autopsie pour te donner du concret"
"D'accord. J'attendrai ton rapport alors" elle le regarda tendrement "Tu rentres à Paris alors ?" demanda-t-elle
"Pas toi ?" il la regarda surpris, il aurait été heureux qu'elle soit avec lui, plutôt d'être seul à ruminer…
"Non je suis attendue à la gendarmerie. Ils ont une vidéo à nous faire voir. Delgado va me rejoindre" elle sourit tendrement "Mais si tu veux, tu me déposes là bas, comme ça on passe un peu de temps ensemble. Et après tu rentres à Paris et tu me tiens au courant, ok ?"
"Ok. ça me va. Et puis de toute façon je ne suis pas sûr d'avoir le choix. Et si ça t'aide à trouver la personne qui à fait ça à Sabrina…" il soupira et démarra sa voiture avant de partir en direction de la gendarmerie.
Après avoir déposé Hélène à la gendarmerie de Monralieu, il partit en direction de la capitale pour regagner ce qui avait été son IML dans le but de faire l'autopsie de Sabrina. Il préférait être seul, au calme, pour bien se concentrer. Et surtout, pour pleurer en cas de besoin… Il ne voulait pas se donner en spectacle…
Comme il aurait pu s'y attendre, son esprit créa une apparition qui prit la forme de Sabrina. Il s'excusa, pour ne pas lui avoir plus parler. Pour être parti, 25 ans plus tôt, sans jamais donner de nouvelles…
"Parce que je…" commença Balthazar, voulant répondre à l'apparition de son amie sur les raisons de son départ. Il chercha longuement ses mots avant d'enfin formuler quelque chose "Parce que j'étais en train d'étouffer sur place…"
Il avait eu besoin d'air, de vivre sa propre vie, ses propres expériences. Après tout, il avait toujours eu un sentiment d'étouffement là bas… Comme si on l'avait privé de quelque chose, comme si, il avait un secret… Secret que lui-même ignorait…
L'apparition de Sabrina mentionna Séverin, et il revit l'homme le secouer avant de plonger dans le même souvenir qu'il avait eu la nuit passée. Il alla un peu plus loin, et pu voir une vache morte, égorgée, comme celle pour laquelle il avait été envoyé dans son village la veille… Mais le reste était encore flou, il lui manquait des éléments du puzzle pour tout comprendre…
"Les vaches, c'était déjà arrivé. Quand on était mômes" dit le légiste à haute voix. "J'étais là, et Severin aussi. Il se souvient de quelque chose…" continua-t-il "Il faut que je retourne là-bas pour lui parler" souffla-t-il. Cela ne l'enchantait pas, mais il n'avait pas le choix, si il voulait comprendre, il devait parler à Severin.
Le court de ses pensées fût interrompu par Vésinet qui entrait dans la salle. Il se tourna vers elle. Il ne savait pas ce qu'elle allait lui dire, mais ces derniers temps, ça sentait mauvais à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche…
"Docteur Vésinet" la salua-t-il "Alors, un arbre coupé à autopsier ?" demanda-t-il essayant de faire une plaisanterie, après la vache, il n'était plus à ça près.
"Je suis désolée pour votre amie" s'excusa-t-elle "Je me demande si c'est raisonnable que vous continuez sur cette affaire" continua-t-elle très sérieuse.
"D'abord vous voulez me forcer à la prendre cette affaire. Maintenant vous voulez me la retirer ? Faudrait savoir non ?" Balthazar était fâché, non mais sérieusement, elle l'avait forcé et maintenant faudrait qu'il arrête ? Non cela ne passait pas…
"Je vous ai confié ce dossier pour que vous vous reposiez, pas pour que vous vous retrouviez à autopsier une victime que vous connaissiez…" expliqua Vésinet essayant de le raisonner
"Justement je la connaissais" soupira Balthazar "Je, je…" il se tourna vers le corps "C'est elle qui a demandé à ce que… À ce que ça soit moi qui vienne sur les… Sur l'affaire des vaches… Et vu le mode opératoire c'est certainement lié. J'voudrais juste comprendre ce qui lui est arrivé s'il vous plaît" expliqua le légiste pour essayer de la convaincre.
Il continuait d'argumenter en promettant qu'il allait rester sage, pas utiliser de biplan ou encore d'aéroglisseur. Il voulait faire ça bien. Olivia lui donna une charlotte, montrant son accord, qu'elle le laissait faire, mais que cela devait avoir lieu selon ses règles et pas autrement. De bonne grâce, le légiste accepta et reprit l'autopsie là où il l'avait laissé.
À la gendarmerie, Hélène n'avait pas beaucoup d'infos, elle était au point mort… Ce malade n'avait rien laissé au hasard et ça commença à la rendre dingue. Heureusement que Delgado était là sinon elle aurait pu devenir folle. Apparemment la veille un mec avait fait des révélations et tout avait été filmé par Sabrina.
Hélène prit le temps de regarder la vidéo, et cela devenait de plus en plus louche… Le démon ? Elle ne comprenait pas où il voulait en venir. Mais quand il menaça Sabrina en lui disant que le démon pourrait s'en prendre à elle, la flic eut comme une illumination. Et visiblement son lieutenant avait la même. Soit il connaissait le démon, soit, c'est lui, le démon. Ils devaient absolument trouver ce Blochet là et lui parler.
Et voilà.
On se retrouve Lundi, exceptionnellement à 9h, pour le prochain chapitre.
Kiss
