Bonjour,
Voici le nouveau chapitre, et avec lui, l'arrivé d'un personnage que vous aller bien détester je pense. En tout cas, moi, en voyant les épisode, je voulais le frapper donc bon...
Aller assez parler. Bonne Lecture
Hélène resta quelques instants à regarder par terre, en direction de là où Balthazar avait chuté, inquiète et perdue. C'est la main de Delgado qui la ramène à la réalité. Elle le regarda et prit une profonde inspiration pour reprendre un maximum de contenance, elle ne devait pas laisser ses émotions prendre le dessus, elle était flic merde ! Mais dès que le beau légiste était impliqué, elle perdait rapidement une partie de ses capacités…
"Bon ok, je veux tout le monde sur le pont. On le cherche. On check tout ce qu'il est possible de checker et surtout les caméras de sécurité, vous me retrouver sa trace et vous me tenez au courant" ordonna-t-elle "On fait un point toutes les 15 minutes et je veux être au courant de tout. On le retrouve avant qu'il ne se crée encore plus de problèmes" Elle tapa sur le bureau le plus proche d'elle.
Personne ne posa de question et tout le monde se mit à la recherche du légiste. Mais Hélène était mal, mais le baiser que Raphaël lui avait donné n'avait pu échapper à personne… Seulement elle n'avait pas encore eu de réflexion et cela la rassurait grandement. Hélène voulait retourner dans son bureau mais elle avait bien du mal à bouger, elle était comme figée sur place.
"Donc toi et Baltha ?" demanda Delgado quand ils se retrouvèrent plus ou moins tous les deux, au milieu de l'open space. Hélène leva un sourcil interrogateur comme si elle ne voyait pas où il voulait en venir "On a tous vu le baiser qu'il t'a donné. Ça fait combien de temps ?"
"Assez longtemps pour que je me fasse un sang d'encre monstre" répondit Hélène "Avant Vésinet, avant ça… J'aurai pu l'aider Jérôme, et il m'a rien dit" elle souffla "C'est impossible qu'il est fait ça… On était ensemble la nuit où Sabrina est morte, je l'aurai senti si il avait bougé non ?" demanda-t-elle ayant besoin que son ami lui ôte le doute monstre qu'elle avait.
"Oui sûrement" répondit Jérôme pour rassurer son amie "Mais ne dis surtout pas ça. Tu risques de te faire éjecter tellement t'es proche de lui et c'est la dernière chose dont il a besoin. Donc on garde notre calme, ok ?"
"Ok t'as raison" elle lui sourit "Toi aussi va regarder les caméras, on a besoin de tout le monde pour le retrouver avant qu'il fasse une nouvelle connerie"
Jérôme se plia aux ordres d'Hélène et alla s'installer. Et il ne fallut pas très longtemps avant d'obtenir des images du légiste dans les rues de Paris. Il appela immédiatement Hélène pour qu'elle puisse elle aussi voir les images.
"On dirai qu'il boite" constata la blonde en regardant la bande vidéo "Il a dû se blesser en tombant sur les poubelles" continua-t-elle
"Capitaine" coupa un de ses hommes et elle releva la tête vers lui avant de lui faire signe de continuer "On a quadrillé tout le quartier les vidéos surveillances mais pour le moment on a rien…"
"Ok, bon on ne sait toujours pas où il est…" elle ferma les yeux "Checker les pharmacies, comme il est blessé il peut possiblement y aller…"
Dans le fond elle savait que c'était inutile, il n'allait pas y aller, sinon il était grillé direct et il n'aurait pas fui si il voulait un retour à la case départ. Plus elle y pensait et plus il apparaissait comme coupable, mais elle ne voulait pas le croire. Pas une seule seconde.
Elle essayait de se concentrer quand des hommes entraient avec des cartes comme si ils étaient chez eux et ça ne lui plaisait pas du tout. C'était elle qui était en charge ici. Et puis c'était qui ces cons d'abord ? Elle allait vite les dégager.
"C'est quoi ce bordel" commença-t-elle fâchée alors qu'ils prenaient de plus en plus leurs aises. Non mais fallait pas se gêner. "J'peux savoir ce que vous foutez" demanda-t-elle prête à bondir
"Capitaine Bach ?" demanda l'homme en costume qui semblait être en charge de tout ce bazar. Elle confirma que c'était elle avant qu'il ne reprenne "Commandant Millotis, brigade nationale de recherche des fugitifs. J'viens vous aider à attraper votre suspect" elle soupira, c'était vraiment pas le moment d'avoir un con pareil dans les pattes… "Enfin vous aider. j'viens faire le boulot à votre place"
"J'vous demande pardon ?" répondit Hélène encore plus sur les nerfs après ça. Il allait voir de quel bois elle se chauffait ce con. Non mais oh, il allait se calmer avec ses grands airs là. Il fallait redescendre, il était chez elle ici.
"Bah je sais pas" commença-t-il alors que Delgado s'approchait non seulement pour comprendre mais aussi pour retenir Hélène en cas d'excès de colère, sachant très bien qu'elle pouvait partir au quart de tour si l'autre l'énervait trop… "J'ai cru comprendre que le suspect avait sauté par la fenêtre, menottés qui plus ai alors qu'il était sous votre surveillance. Alors deux hypothèses, soit vous êtes complice, soit vous êtes incompétente"
À l'intérieur Hélène bouillonnait, elle lui aurait bien sauté à la gorge et foutu son poing dans la tronche. Ca l'aurait sûrement soulagé l'espace d'un instant, mais elle ne pouvait pas faire ça. Non il fallait absolument garder son calme, comme ça, elle allait pouvoir garder un œil sur tout ça.
"Ecoutes-moi bien peigne-cul" commença la blonde en s'approchant, elle aurait bien utilisé une autre insulte mais elle essayait de se mettre à son niveau, et il ne valait pas mieux que ça, si jamais il comprenait ce qu'elle venait de lui dire. "Je sais pas ce qui me retiens de te mettre ma main dans la gueule, alors tu vas te détendre parce que ici, t'es chez moi"
Elle entendit Delgado l'appeler pour la calmer, mais elle en n'avait rien à faire, elle ne se laissait pas attaquer comme cela. Il se prenait pour qui à lui dire ça alors qu'il ne la connaissait pas. Et si ça ne tenait qu'à elle, Balthazar ne serait pas un fugitif, loin de là… Mais elle ne pouvait pas montrer son attachement profond à lui, sinon l'autre trou du cul allait se faire un plaisir de faire d'elle une complice…
"Raphaël Balthazar est un homme médiatisé qui a occupé une fonction plutôt sensible. Qu'il soit mis en examen pour un double homicide c'est déjà très compliqué" Hélène ravala sa salive, pour elle, il n'était pas coupable bien que pour le moment, tout dise le contraire. "Mais qu'il ait réussi à s'enfuir là c'est carrément la catastrophe. Et c'est intégralement de votre faute. Donc à partir de maintenant c'est moi qui commande c'est clair" Elle ne pensait qu'à une chose, rester calme, alors même si elle avait envie de le frapper elle se contenta juste de souffle "C'est clair ou je vous sors de l'affaire" menaça le commandant
"Très clair" répondit Hélène avalant un "votre majesté" qu'elle aurait bien ajouté juste après. Mais elle tenait bien trop à rester sur l'affaire pour aider Balthazar à s'en sortir et limiter les dégâts.
"Très bien" répondit l'homme en face d'elle avec son air supérieur avant de crier "Brief dans 10 minutes. On va l'chopper cet enfoiré"
"Connard" murmura Hélène en se retournant "C'est toi l'enfoiré" grogna-t-elle pour que seul Delgado l'entende.
Elle renvoya son équipe qui avait un peu assisté au spectacle au boulot avant de partir dans son bureau, elle avait besoin d'être seule un petit moment et de réfléchir calmement. Et c'était pas avec un énervement de ce niveau qu'elle allait pouvoir être efficace, il fallait que ça redescende et elle allait bien avoir besoin de ces 10 minutes …
De son côté, après avoir sauté, le légiste avait trouvé refuge sous un pont pour regarder les dégâts provoqués par sa chute. Il avait une belle plaie ouverte, mais il retira le morceau de verre. Par chance une agrafe était collée avec et il y a quelque temps, Delgado lui avait montré comment faire pour détacher des menottes avec ça. Alors c'est ce qu'il fit, remercia le flic avant de repartir pour un tour. Il devait trouver un moyen de se rendre chez son psy et de lui parler pour essayer de tout comprendre le tout, sans se faire repérer parce qu'il se doutait qu'il avait les flics au cul et qu'ils devaient le chercher activement.
Les choses se compliquent encore un peu pour Balthazar... Et Hélène ne peut pas vraiment l'aider comme elle voudrait
On se retrouve, Vendredi, à 17h, pour la suite.
Kiss
