Bonjour,
Voici un nouveau chapitre, et Millotis, ne va, malheureusement, rien lâcher...
Bonne Lecture
Hélène, elle, s'était rendue dans son bureau pour souffler. Il ne fallait absolument pas qu'elle explose. C'était ce qu'il attendait, ce connard, qu'elle explose pour pouvoir l'écarter de l'enquête. Mais elle n'allait pas lui faire ce plaisir. Oh non, et elle allait même tout faire pour rester, comme ça elle aurait non seulement une idée de l'avancée des choses, mais en plus, si il y avait le moindre petit détail pour innocenter Balthazar, elle n'allait pas hésiter une seule seconde à le pointer pour lui faire fermer sa gueule à l'autre.
Delgado lui aussi se contentait, il avait envie d'exploser mais il gardait tout. Non seulement pour être un soutien pour son amie qui en avait grandement besoin, mais aussi, pour ne pas être, lui aussi, écarté de l'enquête. Il avait bien compris que ça lui ferait trop plaisir à l'autre con et lui non plus ne voulait pas lui donner cette satisfaction.
Il finit par se lever pour aller voir Hélène. Vérifier que tout allait bien pour elle, et aussi, lui montrer son soutien sans faille. Il irai jusqu'au bout, pour elle, pour eux. Parce que, maintenant il croyait encore plus en l'innocence de Balthazar et il était vraiment prêt à tout pour le prouver.
Il frappa à la porte et attendit que son amie lui donne l'autorisation et quand se fût le cas, il poussa la porte et lui adressa un sourire. Hélène lui sourit en retour, ravie de son soutien. Il ne la lâchait pas. Ni elle, ni Balthazar d'ailleurs et elle était extrêmement reconnaissante de l'avoir à ses côtés à ce moment précis.
"Ça va ?" demanda-t-il en prenant place dans une chaise en face d'elle.
"Ouais, on fait aller hein" répondit Hélène "Puis avec l'autre gugus là on est pieds et poings liés… C'est la merde… Comment on va l'aider maintenant ?" demanda-t-elle perdue et en colère. Elle espérait que son ami ait une solution pour elle.
"Je t'avoue que moi aussi j'ai envie de lui mettre mon poing dans la gueule" sourit Jérôme "Mais tu vois, il y a deux personnes que je porte énormément dans mon coeur et que j'appelle amis qui m'empêche de le faire. Parce qu'ils ont besoin de moi" il la regarda
"Balthazar et moi" soupira Hélène et il fit oui de la tête "Merci Jérôme, vraiment, sans toi je deviendrai folle et je pense que j'aurai déjà été sortie de l'enquête…"
"De rien. Je serais toujours là pour vous" il sourit "La solution c'est de garder notre calme et de fermer notre gueule, comme ça on reste et donc on peut trouver quelque chose qui prouvera que ce n'est pas lui. Et comme ça on lui bottera le cul à l'autre là…" il rigola
"Si tu savais comme j'ai hâte de le voir disparaître lui et sa tronche de cake qui prend des airs supérieur… Mais t'as raison, profil bas…" commença-t-elle "Parce que vu comment il est con il serait capable de nous accuser de complicité"
"Ah bah carrément" répliqua Delgado "Bon aller, on va éviter de se faire attendre, il va penser qu'on complote contre lui" il sourit avant de se lever.
Hélène fit de même avant de le suivre dans l'open space, là ou Millotis les attendait pour faire un premier point et mettre tout en place pour retrouver Balthazar et le coffrer pour un moment.
Elle et Delgado arrivèrent les derniers et prirent place dans le fond. Ils ne voulaient pas se faire remarquer mais ils avaient quand même besoin des informations, et même si cela ne leur plaisait pas du tout, ils se devaient de collaborer un maximum au risque, sinon de se faire virer de l'enquête et ça, ils ne pouvaient pas du tout l'envisager.
Le Commandant commença ses explications, disant que Balthazar avait été signalé et qu'il y avait une diffusion nationale… Il donna également une description du légiste… Seulement Hélène dans sa tête se dit qu'il avait peut être déjà trouver une solution pour passer inaperçu, en tout cas aux yeux de Millotis et elle espérait que cela dure assez longtemps pour qu'elle ait le temps de prouver son innocence avec Jérôme. Parce qu'elle y croyait dur comme fer, même si tout était contre lui. Elle et Delgado restaient avec lui et c'était très important.
Hélène était saoulée par le comportement qu'il adoptait, elle n'avait même pas envie d'écouter. Heureusement que Delgado était là, il n'aurait pas été avec elle, elle aurait été prête à se le mettre à dos… Mais son lieutenant était comme elle, et elle savait que c'était difficile pour lui. Il ne montrait rien, pour être le pilier dont elle avait cruellement besoin et pour cela elle ne le remercierai jamais assez. Et en plus de ce couillon en costume cravate qui pétait bien plus haut que son cul, il y en avait un qui fumait et elle voulait lui faire avaler sa putain de cigarette… C'était énervant….
Alors, oui, au cours des derniers mois, elle avait pu apercevoir Raphaël fumer parfois, mais putain, lui, il ouvrait la fennêtre pour que la fumée ne rentre pas dans l'appartement. Mais là, l'autre il abusait, déjà qu'ils venaient chez elle, il ne fallait pas se gêner… Non mais oh, on ne fume pas dans une DPJ voyons…
"Et s'il le faut, on fait usage de la force" indiqua le commandant et Hélène serra les poings, c'était avec ce connard qu'elle allait faire usage de la force. Quand elle aurait lui aurait prouvé qu'il se trompait sur Balthazar, il allait faire connaissance avec sa force. On dirait pas en la regardant comme ça, mais elle a une bonne droite et quand on touche à ses proches, Hélène, elle mord.
A la fin du discours, tout le monde bougea, sauf Hélène et Delgado qui se regardaient. Ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Ils avaient une grosse épine dans le pied là, mais cela n'allait pas les empêcher d'agir en sous-marin tout en restant le plus discret, mais aussi malin possible pour ne pas se faire chopper. À
Dans Paris, Balthazar se baladait toujours, ça allait être compliqué de passer incognito, mais heureusement pour lui, il était proche d'une gare. Il suffisait d'un instant d'inattention de quelqu'un et il pourrait lui prendre sa valise, se changer et mieux se camoufler dans la ville. Ça c'était la première étape, ensuite, il irait voir son psy et ferait tout pour obtenir la vérité.
Comme tout plan, la théorie était bien plus simple que la pratique, parce que il pouvait se faire griller à tout moment… Il devait être cherché par tout le monde… Surtout par Hélène… Hélène qu'il avait une nouvelle fois laissé de côté… Il avait voulu agir seul, ne pas l'impliquer une nouvelle fois, la laisser hors de danger, parce qu'il ne pouvait pas la perdre…
Il n'y avait pas qu'à elle, qu'il avait rien dit. Eddy et Fatim étaient sans doute dans le flou le plus complet… Vésinet, et bien, il s'en fichait, après tout, elle ne lui avait apporté que des soucis supplémentaires, et Delgado, ah… Et bien, il devait être très déçu, mais il espérait qu'il ne perde pas foi en lui et qu'il soutienne Hélène. Il refusait d'imaginer une seule seconde qu'elle était seule pour faire face à ça.
Ses réflexions l'avaient mené en pleine rue, et là, l'occasion était trop belle. En quelque seconde il vola une valise et s'éloigna, il était temps de passer à la seconde partie du plan et cela avant que les flics ne fassent le lien avec le vol de valise et lui, et qu'ils ne comprennent son plan… Peut être que agir seul était stupide, mais il ne voulait plus causer de souci à Hélène… Bien que, la belle blonde était sans doute morte d'inquiétude pour lui et qu'elle devait actuellement remuer ciel et terre pour le retrouver le plus rapidement possible.
Et voilà.
On se retrouve Lundi pour le chapitre suivant
Kiss
