Childe est trans FtM cela étant il se réfère toujours à ses parties génitales comme suit: vulve, clitoris, vagin. Cela étant, il n'est pas très en phase avec la transition incomplète de son corps. Si ce genre de sujet vous met mal à l'aise pour X ou Y raisons, mieux vaut vous abstenir. Pas de pénétration vaginale.
J'avoue avoir été inspirée par le fandom anglais et les quelques fics de ce genre que j'ai lu. Sinon amusez-vous bien et love sur vous !
Baobei : Mon amour/mon trésor
Dorogoy: Mon chéri
Zhongli était perplexe par la tournure des événements. Suivant le désastre d'Osial, Childe avait appris la vérité à son sujet et après s'être violemment disputés, ils s'étaient peu à peu rabibochés. Ce qui l'étonnait était la forme qu'avait pris leur relation, passée d'amitié à quelque chose de plus… intime. Ils s'étaient embrassés et c'était venu si naturellement… Depuis, ils avaient enchaîné les rendez-vous, les câlins, les baisers et Zhongli aimait beaucoup ça, vraiment, mais il lui manquait un petit quelque chose. Il n'était habituellement pas porté sur la sexualité mais ce petit humain le titillait de toutes les façons possibles et son corps, devenu mortel, semblait plus facilement sensible face à ce genre de situation.
Après avoir mangé au restaurant Wanmin, ils marchèrent un moment dans Liyue avant d'aller jusqu'à chez lui. Il l'invita à entrer et Childe le suivit avec plaisir, toujours en train de gazouiller sur un quelconque sujet. Sa diatribe fut coupée par les lèvres du consultant s'emparant des siennes, sa surprise passée, il fondit sous l'attention. Il passa ses bras autour du cou de Zhongli et rapprocha son corps du sien, perdu dans la douce sensation de sa langue dansant avec la sienne. C'était tellement bon d'être enlacé et embrassé par lui. Il ne dit rien quand il sentit la main gantée passer sous sa chemise, caressant au passage le morceau de peau toujours découvert. Zhongli le souleva alors dans ses bras, passant ses mains sous ses cuisses pour le soutenir alors qu'il croisait ses jambes dans son dos, se laissant porter. Ce n'est que lorsque son dos toucha le matelas qu'il commença à réaliser la situation et qu'il essaya de calmer les choses.
- Xiansheng, o-on devrait se calmer…
- Tu n'as pas envie de moi ?
- Ce… Ce n'est pas le problème Zhongli…
Ce dernier le regarda alors, éclats d'ambre fermement rivés à ce bleu profond. Childe se mordilla la lèvre, toujours allongé sur le lit et coincé sous l'autre homme. Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie de lui ni que de le voir à quatre pattes au-dessus de lui n'était pas sexy… Il passa son doigt sur cette bouche fine, une bouche qu'il adorait embrasser et il soupira à nouveau. Il voyait bien que Zhongli était inquiet ou du moins perplexe par son refus alors qu'il lui avait grimpé dans les bras sans se poser de questions. Il était tellement à l'aise avec le consultant qu'il en avait oublié ses craintes. Son malaise et sa peur vis-à-vis de l'autre, de son regard sur lui une fois qu'il saurait la vérité à son sujet…
- Childe… Si j'ai fait quelque chose d'inapproprié, j'en suis désolé. J'arrête de suite et je ne veux pas te retenir de force, je m'excuse encore de t'avoir mis mal à l'aise.
Il s'éloigna de suite de lui et l'Exécuteur tendit la main pour le retenir, ses doigts agrippant le manteau brodé de Zhongli. Néanmoins ils étaient assis et non plus collés l'un à l'autre. Childe se rapprocha et cacha son visage contre son cou, respirant son parfum si apaisant. Après une hésitation le brun l'enlaça de nouveau, posant sa joue contre les cheveux roux indisciplinés et attendit que son partenaire se sente capable de lui parler. Ce qui arriva après quelques minutes de silence, toujours blotti contre lui, sa voix étant plus frêle que ce qu'il aurait voulu. Il était Tartaglia, Onzième Exécuteur de la Tsaritsa, le Jeune Sire des Fatui, bon sang de bois ! Pourtant, ses doigts restèrent crispés sur le tissu.
- Tu sais que je tiens à toi. Et… tu es tellement beau, forcément que j'ai envie de toi Xiansheng.
- Tu me rassures, Childe. J'ai eu peur de t'avoir forcé.
- Non tu ne me forces en rien, c'est juste que… Je n'ai pas envie que tu me vois… eh bien, nu.
- Pourtant, je suis certain que tu es magnifique. Tu es doué au combat, ton corps est celui d'un guerrier, fort et musclé. Même couturé de cicatrices, tu n'en seras que plus beau.
- Ce n'est pas… Ce ne sont pas les cicatrices que me dérangent Zhongli. C'est moi-même, c'est mon propre corps.
Comment l'expliquer ? Comment exprimer qu'il détestait si férocement sa propre apparence depuis tant d'années ? Etrangement, tomber dans l'Abîme l'avait en partie libéré de ce poids. Dottore avait fait le reste, avec la bénédiction de la Tsaritsa. Zhongli attendait patiemment, passant ses doigts couverts de cuir dans ses cheveux, grattant doucement et tendrement son crâne. Il se détendit un peu, assez pour décider de prendre le taureau par les cornes. Il n'était pas homme à reculer devant un défi. Faire l'amour avec son conjoint ne devrait pourtant pas être vu comme un challenge mais l'imaginer ainsi lui permettait de reprendre le contrôle de ses émotions. Et il saisit cette chance.
- Je vais me déshabiller Zhongli. Regarde-moi et après… Après si tu veux encore de moi, sache que moi, je te veux vraiment.
L'ancien dieu hocha la tête, son regard doré inquiet mais aussi curieux. Il avait envie de voir Childe nu et si le déshabiller lui-même était son plan de base, le regarder s'effeuiller sous ses yeux avait également un attrait tout particulier. Aussi, il s'assit sur le pied du lit, le dos droit et les mains croisées sur ses genoux. Attentif. Patient et aimant. C'est dans cet amour que Childe puisa pour dérouler son écharpe puis défaire sa veste grise, la laissant tomber au sol en un tintement métallique. Les boutons de sa chemise rouge foncé sautèrent un à un, dévoilant son torse musclé et, en effet, couvert de cicatrices plus ou moins anciennes, larges ou fines. Le tissu glissa de ses épaules jusqu'à ses coudes et il déglutit en la laissant rejoindre la veste. Zhongli ne le quittait pas un seul instant des yeux, occupé à graver chaque ligne de son corps dans son incroyable mémoire. Cette partie était facile à dévoiler, le reste…
- Ne me rejette pas… il se mordit la lèvre, regrettant instantanément ses mots.
- Non, jamais. Je t'aime Childe et je ne compte te laisser à personne d'autre, dit-il d'une voix tranquille mais si basse, épaisse comme un délicieux sirop.
Il avait déjà quitté son masque, ses gants et ses bottes. Enlever les chaussettes fut facile. Ses mains tremblèrent en défaisant la boucle de sa ceinture et ouvrit son pantalon, le faisant descendre sur ses hanches et après une grande inspiration, l'abaissa d'un coup sec. Le vêtement rejoignit la pile. Fébrile, il s'approcha du consultant et il lui prit la main, puisant dans ses forces intérieures pour ne pas montrer l'humidité de ses yeux et le léger tremblement de son corps.
Zhongli fut touché de le voir si vulnérable face à lui alors que pourtant, il ne voyait que beauté sous ses yeux. Qu'avait-il de si laid, de si terrible à cacher ? Tartaglia guida sa main, dont il avait ôté le gant, entre ses cuisses et le brun comprit la source de ses craintes : il ne sentit aucune dure érection mais des plis doux et humides, même à travers le tissu noir du sous-vêtement.
- Oh, fit-il simplement.
Childe voulu répondre quelque chose mais il n'en eut pas le temps car l'autre fit descendre ce dernier rempart entre sa nudité et son partenaire. Zhongli fit tomber ce vêtement et regarda avec adoration ce corps nouvellement découvert, passant doucement ses doigts dans les courtes boucles rousses, presque auburn, et les délicats replis rosés jusque-là dissimulés.
- Tu es magnifique, Childe. Pourquoi aurais-je du ne pas t'aimer ?
- Tu ne penses pas que je t'ai menti ? Que je ne suis pas un véritable homme ?
- Tu es un homme Childe, puisque tu te définis comme tel. L'apparence de ton corps ne me pose aucuns soucis, j'ai été un Archon, j'ai pu prendre n'importe quelle forme, homme, femme et tout entre-deux possibles et imaginables.
Childe se pencha pour se serrer contre lui, inspirant à plein poumons son odeur terreuse et puissante. Elle lui apportait toujours sérénité. Zhongli le fit asseoir sur ses genoux, une main au bas de son dos et l'autre logée dans sa nuque, lui créant un cocon d'amour et de douceur. Quelques minutes passèrent puis le consultant lui parla à l'oreille, délicatement.
- Puis-je te donner tout l'amour et le désir que je ressens ? As-tu des limites que je dois respecter, baobei ?
Le roux se sentir rougir au petit surnom amoureux, prononcé de cette voix si grave qu'il aimait tant. Il hocha la tête et osa se redresser, osa le regarder à nouveau droit dans ses beaux yeux de Lapis orangé.
- Ce que tu veux mais pas de pénétration. Hormis ma bouche, tu peux en faire ce qu'il te plaît…
- J'en ferais bon usage, de cette jolie bouche pulpeuse et si audacieuse, sois en sûr. En attendant, je vais tout de même adorer et vénérer ce corps magnifique qui est le tien.
- Xiansh- !
Ses mots moururent dans sa gorge quand son compagnon vint lécher son cou tandis qu'une main pétrissait sa fesse. Il l'allongea ensuite sur le lit et s'installa au-dessus de lui, le dévorant des yeux. Il s'empara de ses lèvres, passant entre elles pour trouver sa langue et l'inviter à danser avec la sienne. Il ferma les yeux et accepta l'invitation, se laissant porter par le moment.
Zhongli l'embrassa longuement, volant son souffle, avant de descendre à nouveau dans son cou, y déposant baisers tendres et mordillements légers, s'amusant des réactions du roux sous lui. Ses mains caressaient ses côtes, sa taille et redessinaient ses hanches. Celles-ci étaient en effet un poil trop larges pour être biologiquement masculines mais le consultant n'y voyait qu'une courbe supplémentaire à adorer. Tout de Childe devait être vénéré et touché avec révérence. Ce dernier soupirait sous lui, sa peau pâle frissonnant sous le contact tendre. « Zhongli… » soupira-t-il et l'intéressé répondit d'un léger « hm » avant de venir lécher et sucer un téton rosé se dressant sur son chemin. Childe frissonna plus fort, un petit son aussi surprit que délicieux s'échappant de sa gorge. Zhongli avait bien entendu remarqué les cicatrices verticales et jumelles sous les tétons de son amant mais n'en fit aucune remarque. De loin, on ne les remarquait pas tant sa peau était couverte de marques en tout genre. Marques de batailles, de souffrances et de plaisirs. Car il savait que Tartaglia prenait plaisir au tourment du combat.
Il poursuivit sa route pour honorer de sa bouche le ventre si bien ciselé et musclé, prenant le soin de suivre chaque abdominal du bout de la langue, faisant se tortiller le jeune homme. Puis vint le moment d'embrasser et de marquer le creux de sa hanche, celle qu'il montrait si ostensiblement au quotidien.
- Zhongli… Tu n'es pas obligé de- ah ! De t'arrêter sur chaque partie de mon corps…
- Tu es magnifique baobei et je veux profiter de la moindre parcelle de ton être.
L'utilisation de ce surnom était une tricherie décida Childe alors que le rouge lui montait aux joues. Zhongli sourit contre sa peau humide de baisers et s'installa entre ses cuisses, elles-mêmes mouillées. Childe eut un mouvement de recul, serrant les jambes par réflexe. L'ancien dieu lui sourit tendrement, caressant ses jambes et embrassant l'intérieur de son genou, chuchotant des mots d'amour et des compliments sirupeux, le faisant se détendre peu à peu. Comment pourrait-il résister à ces yeux d'ambre enflammés ? A cette voix qu'il aimait tant, si profonde, si basse mais si mélodieuse ? Tsaritsa ! Il pourrait même juste jouir à cause de cette voix. Mais le seigneur Geo avait d'autres plans pour sa jouissance. Il posa un baiser léger sur ses poils pubiens puis plus bas et plus bas encore, embrassant une autre paire de lèvres. Childe gémit et ses doigts serrèrent les draps. Il n'avait plus autorisé personne à le toucher ici depuis une éternité.
Zhongli le lécha du plat de la langue, de bas en haut, prenant bien soin de goûter à sa mouille. Childe avait les joues écarlates et son cœur battait si vite qu'il craignit un instant un arrêt cardiaque. Il battait de désir, d'excitation et d'une pointe de peur. Peur de ce que Zhongli pourrait lui dire, pourrait lui faire et peur de lui-même. Peur d'aimer ce qui allait se passer, lui qui faisait de son mieux pour détester ce qu'il restait de son corps d'avant. Et pourtant… Il avait envie que Zhongli le touche et lui fasse voir des étoiles. Ce dernier sembla entendre son vœu muet puisqu'il darda sa langue contre son clitoris et le lapa doucement avant de le sucer.
Childe se tendit et l'une de ses mains agrippa les longs cheveux bruns, égratignant un peu la peau de son crâne. Zhongli grogna doucement contre lui mais ne s'arrêta pas, alternant ses succions et ses coups de langue, le faisant se tordre sur le lit, ses cuisses se resserrant sur lui. Il finit d'ailleurs par les caler sur ses épaules afin de le relever et de s'attaquer au reste de sa vulve. Il lécha abondamment ses plis mouillés, faisant parfois sentir ses dents, à peine, juste assez pour émoustiller. Il passa plusieurs fois sur l'entrée de son vagin mais tint sa promesse et respecta les limites de Childe, sa langue ne passant jamais à l'intérieur. Il se contentait de titiller l'entrée sensible, revenant embrasser amoureusement ses lèvres gonflées de désir avant de sucer à nouveau son clitoris enflé et si sensible. L'Exécuteur avait les yeux fermés et ne cessait de gémir et couiner, soupirant le nom de Zhongli encore et encore alors que ce dernier ne cessait de lui faire l'amour avec sa bouche. Et qu'il était doué !
L'ex Archon se régalait de Childe, de son goût, de son odeur, des bruits qu'il faisait. Il voulait se gaver de lui, tellement qu'il ne pourrait jamais oublier sa saveur. Il était si doux sous sa langue, si réceptif et ouvert. Il mouillait tellement qu'il serait aisé de se glisser en lui et si la pensée était tentatrice, il se la refusait. Childe avait dit non et sa parole était absolue. Zhongli était donc résolu à le faire jouir de sa langue et plus il l'entendait geindre et scander son nom, plus sa propre excitation grimpait. Il était incroyablement dur dans son pantalon, si tendu et serré sous le tissu bien coupé. Il finit par céder à ses pulsions, déboucla sa ceinture et plongea une main dans son pantalon afin de se masturber tout en léchant avidement Childe. Ce dernier le vit faire du coin de l'œil et se redressa maladroitement sur ses coudes, le regardant avec envie alors que son ventre se contractait.
- Aaah… Zhon… Me lécher te fait tant d'effet ?
Il n'eut pour réponse qu'une succion plus forte sur son clitoris le faisant instantanément retomber à plat sur le lit, un cri au bout des lèvres. Zhongli accéléra la cadence de sa langue et égratigna à peine son bourgeon sensible de ses dents, le faisant se tortiller et crier réellement cette fois. La boule de chaleur logée dans son ventre grossit encore, Childe avait chaud et il sentait des fourmillements sous sa peau, son corps se contractait et il se sentait mouiller, non, dégouliner contre le visage de Zhongli. Allait-il jouir aussi vite ? Ses doigts tirèrent sur les cheveux sombres sans que ça ne déloge leur propriétaire, toujours occupé à le dévorer voracement, semblant vouloir boire la moindre goutte de son nectar, savourer son clitoris comme la plus délicieuse des friandises. « Zhongli !» semblait être le seul mot cohérent dans son esprit, son corps tremblait et il sentait la chaleur monter, monter et-
Un cri se bloqua dans sa gorge alors qu'il se tendait brusquement, arquant le dos et serrant convulsivement ses cuisses contre son partenaire, son bassin venant à la rencontre de son visage, le trempant encore davantage. Zhongli le soutint pendant son orgasme, le faisant durer en continuant de lécher et sucer doucement la vulve frétillante de son amant. Quand il sentit que Childe n'en pouvait plus, il détacha enfin ses lèvres de sa peau et se rassit entre ses jambes, admirant son œuvre. Les cheveux roux collaient à son front sous la sueur, ses yeux bleus étaient perdus quelque part dans son Paradis, ses joues étaient rouges ainsi que le bout de ses oreilles et le haut de son torse. Il respirait vite et son cœur battait des records.
- Tu es magnifique, Childe… souffla-t-il en passant une main le long de son corps.
L'intéressé frémit et papillonna des yeux, semblant peiner à remettre ses idées en place. Zhongli essuya son visage souillé avec le dos de sa main qu'il lécha ensuite, déterminé à ne pas perdre une goutte de Childe. Il s'allongea ensuite à ses côtés et lui fit tourner la tête pour l'embrasser, déposant son propre goût sur sa langue. Le jeune homme gémit à nouveau et se rapprocha, pressant son corps contre celui encore habillé du consultant.
Ils s'embrassèrent longuement et finirent par rouler, Childe allongé de nouveau en dessous de son partenaire, ses doigts s'affairant à défaire ses vêtements, hâtif et désordonné. Zhongli l'aida, se débarrassant de son veston, de sa chemise puis de son pantalon et de son sous-vêtement. Childe se saisit avidement de son érection et commença à le branler rapidement.
- Childe… doucement, je-
- Je veux te voir jouir. Je veux te sentir jouir contre ma peau, tout de suite.
Comment résister à un ordre si délicieux ? L'autre homme se laissa donc faire, soupirant et bougeant les hanches en rythme avec la main de Childe, chassant sa jouissance intensément. Il avait tellement envie de Childe, il avait encore son goût en bouche et ainsi pressé contre son corps, qu'il fut facile de réaliser son souhait. Il jouit entre eux, recouvrant la main de l'autre ainsi qu'une partie de son ventre de sa semence. Childe eut un soupir satisfait en sentant le chaud liquide sur sa peau, portant sa main à sa bouche avec concupiscence. Zhongli le regarda faire, légèrement hagard puis sourit avec adoration.
Lovés l'un contre l'autre sous les draps, après un nettoyage sommaire prodigué par Zhongli qui semblait décidé à le traiter comme s'il était fait de verre, Childe se sentait apaisé. Zhongli l'avait accepté tel quel, tout entier, sans aucune restriction ni hésitation. Pourquoi avait-il douté de cet homme si extraordinaire ? Il eut un petit rire ce qui attira l'attention de l'autre, jusque-là occupé à passer ses doigts dans les boucles rousses et indisciplinées.
- Qu'est-ce qui te fait rire ? demanda-t-il doucement.
- Rien. C'est juste… Je suis heureux. C'est tout.
- C'est tout, dis-tu. Je trouve que c'est déjà beaucoup.
- Oui, c'est beaucoup tu as raison. Plus que tout ce que j'aurais pu imaginer ou penser mériter.
Il se décala un peu afin de le regarder dans les yeux, posant sa main sur la joue de l'autre, plongeant dans ce regard doré, si tendre en cet instant.
- Je suis un Exécuteur, je tue et je m'épanoui dans les cris de terreurs des combats. Je suis tombé dans l'Abîme et je suis remonté en rampant, couvert de sang et rempli d'horreurs. Pourquoi mériterais-je un tel bonheur ?
Sa voix si confiante au début de sa phrase s'était faite plus hésitante sur la fin. Tomber amoureux avait dû l'obliger à remettre en perspective sa vie, son parcours et son avenir. Zhongli n'était pas ignorant de son vécu et de ses actes, de son quotidien. Il voyait autant Childe sourire et s'amuser devant un spectacle de cerf-volant ou déguster un excellent repas que Tartaglia, couvert de sang, de tripes et rire à pleins poumons à la perspective de l'adrénaline d'un combat potentiellement fatal. Childe voulait conquérir le monde. Il voulait les combats les plus glorieux, des batailles dangereuses et le frisson de la mort. Et à côté de ça, il voulait réaliser les rêves de ses cadets, voulait apporter confort et tranquillité à sa famille, protéger les rares personnes qu'il considérait comme ses amis… Même sa loyauté envers la Tsaritsa était une forme d'amour pur et Zhongli la respectait, bien qu'un vieil instinct au fond de lui n'appréciait guère que son partenaire puisse appartenir à quelqu'un d'autre, rien qu'un peu. Cet humain, son humain, était une énigme complexe qu'il se plaisait à étudier et à résoudre, petit à petit, jour après jour. Il eut la pensée fugace que Ghuizong aurait aimé Childe, ils auraient été un duo insupportable sur son dos. Insupportable mais adorable. Sûrement inquiet de son silence, le roux s'agita contre lui, ses yeux si bleus, profonds comme l'océan le fixant sans ciller. Il lui sourit avec tout l'amour qu'il éprouvait pour lui.
- J'ai été Archon, Childe. J'ai bien plus de sang sur les mains que tu n'en auras jamais et si j'aimerais dire que je n'ai tué que par nécessité, ce serait mentir. Une part de moi se repaissait de massacres, une part sombre et animale qui j'ai dompté au fil du temps.
- Le dragon ?
- Oui. C'est une part de moi que je ne pourrais jamais effacer ou abandonner mais je l'ai mise sous bride.
- J'adorerais la voir. Je veux dire, je l'ai aperçu avec le Rite de la descente mais enfin… Je pourrais me battre contre toi ?!
- Non, Childe.
Le roux bouda. Il n'avait pas d'autres mots, les bras croisés et les joues légèrement gonflées de contrariété. Adorable. Zhongli eut un sourire en coin que Childe ne manqua pas et cela le fit bouder encore plus. Ils faisaient déjà des combats amicaux et si Zhongli ne se retenait plus autant qu'au début, il était hors de question de lâcher toute sa force et encore moi sa forme draconique sur le jeune homme, qu'il boude ou non. Il l'aimait bien trop pour prendre le risque de le blesser gravement ou pire, de le tuer accidentellement. Il força l'autre à revenir dans ses bras, inspirant son odeur et profitant de sa douce chaleur. Que Celestia lui pardonne mais il abandonnerait mille fois sa divinité pour cet homme. Certes sa décision de quitter son poste d'Archon était antérieure à sa rencontre avec Childe mais ça n'avait fait que renforcer son choix. Il voulait ce mortel rien que pour lui, il voulait apprendre à vivre à ses côtés et le garder. « Quel qu'en soit le prix ? » lui chuchota une voix insidieuse à laquelle il ne répondit pas.
Le lendemain, confortablement installés sur le petit canapé d'osier de la terrasse, donnant une superbe vue sur le Port de Liyue et la mer au-delà, Childe avait décidé de raconter son histoire. Il lui parla de l'époque où il s'appelait autrement, le nom d'une petite fille qui avait cessé d'exister ailleurs que dans les lointains souvenirs de ses parents et de ses aînés. Cette gamine imprudente, impulsive et garçon manqué disait-on, était partie dans la forêt à l'aube de ses quatorze ans pour s'entraîner à chasser et tomba dans l'une des crevasses de l'Abîme. Là-bas, tout en bas, si bas qu'aucune lumière ne pouvait l'atteindre, elle devint lui. Son corps qui commençait son adolescence cessa de se développer. Il dû apprendre à se battre férocement et il rencontra celle qui allait devenir son Maître et à qui il devait sa survie. Il prit le nom d'un héros de contes que lui lisait son père : Ajax. C'est avec ce nom qu'il se présenta à elle. La jeune fille d'autrefois était morte et il s'en sentait enfin libéré. Mais l'Abîme n'était que terreurs, combats, sang et mort. Il ne comptait plus le nombre de cicatrices sur son corps, oublia la douleur de ses blessures et se plongea dans les ténèbres qui commençaient à ronger son âme. Son Maître lui dit de prendre garde mais l'obscurité lui donnait du pouvoir, de la force et il en avait soif. Il en voulait toujours plus et les murmures des voix de l'Abîme le lui promettait. Elles susurraient mille promesses à ses oreilles. Jusqu'au jour où son corps se tordit d'une douleur insupportable, ses muscles se contorsionnaient en tous sens, ses os se disloquaient, se replaçaient dans des positions qui ne leur était pas naturelle, ses nerfs brûlaient et il hurlait d'agonie sous le regard vide de son Maître. Elle lui avait dit de lutter, de ne pas céder. Car il deviendrait un monstre.
Un monstre immense, musclé à outrance, un visage même plus humain. A peine savait-il encore parler lorsque la douleur reflua un peu, juste assez pour qu'il garde conscience. Sa vision était trouble, son ouïe beaucoup trop puissante, ses mains griffues tremblaient alors qu'il les regardait fixement. « Tu es devenu un monstre de l'Abîme, Ajax. Voyons si tu sauras redevenir humain ou si je devrais te tuer. » avait-elle dit calmement. Il savait qu'elle le ferait. L'idée de lui sauter à la gorge pour la lui arracher lui vint mais il l'abandonna tant qu'il le pu, se concentrant sur lui-même. Ce corps était celui d'un monstre certes, mais il était puissant, bouillonnant de pouvoir et de soif de sang. Plus encore, ce corps était celui d'un homme, totalement. Et Ajax s'en sentit tellement… excité. Mais il ne voulait pas croupir dans les ténèbres abyssales pour toujours, il voulait dompter ce monstre et s'approprier sa force et non pas subir cette transformation. Alors il lutta, il se força à se battre contre l'appel tentateur de l'obscurité, il invoqua cette horrible souffrance pour faire refluer la monstruosité désormais fusionnée à son âme, la repliant de force dans une petite boîte, une boîte créée par la force de sa volonté. Il hurlait et pleurait et souffrait. Cela dura des heures, des jours ou quelques secondes, il ne le su jamais mais lorsqu'il rouvrit enfin les yeux, il était au sol et son Maître ne le menaçait plus de son épée.
Elle arrivait toujours à le battre d'une seule main et il se jura qu'un jour, elle devra lever la deuxième pour espérer le parer.
Il revint au monde des vivants par un concours de circonstances, une brèche s'était enfin ouverte proche de leur position et son Maître l'avait forcé à passer. Il avait d'abord refusé, crié et supplié mais elle l'avait claqué violemment avant de le pousser dans le passage. Elle semblait soulagée de le voir quitter l'Abîme. La remontée fut difficile, il y avait des monstres sur le chemin et il lutta férocement, refusant de gâcher la chance qui lui était donnée. Il rampa et grimpa, écorchant ses doigts et arrachant sa peau. Quand enfin il vit la lumière du jour ses yeux crièrent au supplice. La neige de Snezhnaya reflétait cruellement le soleil contre ses pupilles devenues hypersensibles à la lumière. Sa petite épée était rouillée, il était encroûté de sang, blessé de partout. Mais il se leva et il marcha dans la forêt, il marcha jusqu'à sentir l'odeur de la mer. Il marcha jusqu'à voir les premières maisons de Morepesok, marcha jusqu'à ce que des villageois le voit et crient d'horreur face à son apparence. Le pire fut sa mère, elle le reconnu mais il vit la tristesse et l'incompréhension sur son visage alors qu'elle le regardait. Car sa fille était morte. Et le garçon revenu à elle n'avait aucune lueur de vie dans ses yeux.
Ses cadets n'eurent pas trop de mal à s'habituer à lui en tant que grand frère car après tout, ils étaient vraiment très jeunes. Ses aînés avaient déjà quitté la maison. Ses parents ne savaient pas quoi faire de lui, de cet Ajax qu'ils ne connaissaient pas et qui se bagarrait tout le temps. Alors quand il y eut la campagne de recrutement des Fatui dans leur région, ils l'y envoyèrent. Il y alla et il y excella, il grimpa les rangs, la jeune recrue pleine de colère et de ressentiment, le soldat assoiffé de sang. C'est ainsi qu'à dix-huit ans il rencontra sa Majesté la Tsaritsa, l'Archon Cryo, la Déesse de l'amour. Elle était belle mais froide, si glaciale, comme la mort pensa-t-il. Elle lui parla de son rêve et il lui dit le sien : conquérir le monde. « Iras-tu conquérir le monde pour moi Ajax ? » lui demanda-t-elle et il lui dit oui. Elle l'appela alors Tartaglia, faisant de lui le Onzième Exécuteur des Fatui, le plus jeune jamais rencontré. Il eut droit à des entraînements particuliers avec Pulcinella et quelques cours de la part de Pedrolino histoire de le mettre au jus de comment se passait les choses dans le haut commandement des Fatui. Il travailla d'arrache-pied, menant batailles et campagnes pour son Altesse. Et elle le récompensa, elle ordonna à Il Dottore de rendre son corps plus à son image. Sa poitrine, toujours compressée sous des bandages, disparue enfin et il continua de prendre les pilules conçues pour lui, celles lui permettant de développer un corps masculin et qu'il prenait depuis son entrée dans l'armée Fatui, sur dérogation royale déjà. Celles lui ayant donné des muscles, des poils, une voix grave. Tartaglia était son lui idéal, grand, beau et terrifiant. Il était reconnaissant à sa déesse pour bien plus d'une raison.
Le roux revint au présent et se rapprocha davantage de Zhongli, se lovant dans son embrasse. Il était tellement bien là, au creux des bras de l'ancien dieu.
- C'est une histoire extraordinaire, Childe. Tu as non seulement survécu mais tu as réussi à renaître et à t'élever magnifiquement.
- Zhongli, tu as le droit de m'appeler Ajax. C'est mon nom, le vrai que je me suis donné. Ceux que peu ont le droit de prononcer…
Le consultant laissa passer un court silence puis esquissa un sourire charmeur, sa main prenant en coupe le beau visage de son amant et il susurra avec adoration « Mon Ajax » et le concerné rougit de la racine des cheveux jusqu'au bout de ses oreilles. Entendre cette voix grave et adorée lui dire son nom… ah, il put sentir son ventre se contracter de nouveau. Son désir pour cet homme cessera-t-il un jour ? Il priait que non. Il voulait l'aimer et le désirer jusqu'à son dernier soupir. Zhongli le sortit de ses pensées en lui posant une question mais il ne la comprit pas. Il lui demanda de répéter et son conjoint lui sourit d'un air sensuel et clairement joueur. Il aimait cette facette de son ex Archon préféré, ce côté mutin qu'il ne montrait que si peu.
- Je te disais, aimerais-tu prendre mon corps Ajax ?
- Pardon ?
- Au lit, baobei. Aimerais-tu le faire ?
Clairement que oui. Il adorerait prendre Zhongli et le voir plier sous le désir, le sentir craquer sous lui, le combler de plaisir jusqu'à le ruiner. Mais clairement, il n'était pas équipé pour ça. Foul Legacy l'était, lui, mais il chassa cette pensée. S'il devait prendre Zhongli un jour de cette façon, ça serait en tant qu'Ajax. Au moins en premier, plus tard, peut-être… Le pouce du brun passa sur son front, semblant vouloir lisser un pli causé par le froncement de ses sourcils.
- Ne te tracasse pas des détails, baobei. Dis-moi juste si tu le veux. Si tu me veux… ajouta-t-il un ton plus bas, un peu plus fragile.
- Oui. Bien sûr que oui, j'adorerais te faire l'amour. J'en crève d'envie !
- Parfait. Patiente jusqu'à la fin de la semaine le temps que je prépare le nécessaire et nous réaliserons ton souhait.
- Préparer ? Et comment ça « mon » souhait ?
- Tu as raison, notre souhait.
Il n'élabora absolument pas lesdites préparations à fournir et Childe laissa tomber. Tout ce qui comptait c'était de pouvoir faire l'amour à Zhongli et de le voir sombrer dans la luxure sous ses doigts. Il tira le col de sa chemise, qu'est-ce qu'il faisait chaud aujourd'hui…
Childe était de nouveau dans la chambre de Zhongli, quasiment la sienne vu toutes ses affaires que l'on pouvait y trouver, attendant (im)patiemment la surprise promise. Sept jours d'attente lui avaient semblé être une éternité. Zhongli le rejoignit enfin et il déglutit bruyamment. Son partenaire était uniquement vêtu d'une robe de chambre en soie d'un chaud brun, orné de motifs complexes au fil d'or. Et surtout, il semblait ne porter vraiment que ça. Ses longs cheveux bruns ombrés d'orangé étaient libres dans son dos et retombaient par-dessus l'une de ses épaules, son regard d'ambre lumineux souligné de son habituel eyeliner rouge.
- Tu es… tellement beau Xiansheng…
Le concerné eut un petit rire, portant machinalement sa main devant sa bouche. Son regard pétillait. Il s'approcha de Childe pour l'embrasser, ses doigts se glissant sur sa nuque et jouant avec ses boucles rousses. Leur baiser était doux et tendre, prenant le temps de se retrouver mais quand Zhongli le sentit commencer à mordiller sa lèvre, il se recula juste pour poser son front contre le sien.
- Cesseras-tu un jour de m'appeler Xiansheng ?
- J'aime bien ce surnom. Mais je peux t'appeler dorogoy si tu le souhaites, l'équivalent de baobei à Snezhnaya.
Zhongli sentit ses joues s'empourprer mais ne nia pas qu'il appréciait ce nouveau petit mot. Très sincèrement, il aimait beaucoup entendre Childe parler dans sa langue natale. La plupart des gens utilisaient la langue commune en Teyvat mais les petites spécialités locales et traditionnelles avaient toujours un petit plus charmant à son humble avis. Des mains avides passèrent sous la soie pour toucher sa peau et il revint à leur situation, souriant face au regard emplit de luxure de son amant. Il caressa sa joue et l'embrassa à nouveau, plus sensuellement cette fois, jouant de sa langue et de ses lèvres, faisant plier Childe contre lui. Qu'il adorait ces moments, qu'il aimait voir son partenaire aussi confiant et abandonné entre ses bras, si sensible au moindre contact… Il le poussa sur le lit et grimpa sur ses hanches, s'y frottant doucement leur tirant à tous deux un profond soupir.
Il s'attela à le déshabiller, caressant et embrassant la peau pâle et marquée de taches de rousseur, y laissant parfois un suçon, peu inquiet qu'ils soient visibles ou non. Childe ne semblait pas s'en préoccuper non plus, bien plus occupé à peloter ses fesses sous la soie, la ceinture ayant été défaite, le tissu souple tombant de sa seconde épaule et les couvrant au niveau de leurs bassins. Zhongli se leva pour le retirer complètement et en profita pour se débarrasser du pantalon et du sous-vêtement de l'autre, revenant immédiatement contre son corps. Childe le renversa à son tour sur le lit, une main caressant sa hanche avec de saisir son érection pour la cajoler, l'autre parcourant son corps tandis que sa bouche dansait avec celle de son compagnon. Sa propre nudité lui faisait moins peur désormais et il raffolait du corps de Zhongli, il était tellement beau. Pourtant…
- Quelle est ma surprise dorogoy ? Tu m'as promis ton corps…
- Et tu l'auras… L-Laisse-moi juste quelques instants et ah- !
Sa phrase fut coupée de façon éhontée par une bouche taquine venue sucer l'un de ses tétons, appréciant de le mordiller et de le lécher. Childe finit pourtant par céder et se recula suffisamment pour que Zhongli puisse quitter le lit, à regret. Il se consola en regardant le cul parfait de l'ex Archon, d'autant plus quand il se pencha pour récupérer quelque chose dans un sac. Il se lécha la lèvre d'un air gourmand. Il voulait le dévorer. Le brun revint vers lui et lui montra l'objet en question. C'était un faux phallus attaché à des lanières noires, le tout ressemblant vaguement à une culotte.
- Laisse-moi te le mettre ? S'il te plaît…
- Ça t'exciterais de me le passer ?
- Oui, énormément.
Il hocha la tête et Zhongli se mit à genoux devant lui, en profiter pour embrasser la vulve humide, passant un rapide coup de langue sur le clitoris faisant flancher Childe sous la surprise et le plaisir. Le brun sourit et embrassa l'intérieur de sa cuisse en retour. Il passa les lanières noires autour de sa taille et sur son aine, plaçant idéalement le jouet. L'attache des lanières se révéla être un exercice de sensualité alors que Childe frissonnait sous ses doigts, Zhongli ne cessant de lécher et mordiller la peau de l'intérieur de ses cuisses. Toujours à genoux devant lui, il releva les yeux, l'air aussi satisfait qu'impatient.
- J'ai choisi la couleur la plus proche de ta carnation baobei… Quant à la longueur, je ne pouvais t'imaginer autrement que bien doté.
Childe eut l'image aussi incongrue que séduisante de Zhongli observant très minutieusement chaque jouet pour en trouver un de la teinte exacte de sa peau. Et d'une taille adéquate à son plaisir. Il posa la main sur le faux sexe, appréciant la douceur de la texture et se voir ainsi l'excita davantage.
- Il y a encore un petit quelque chose… souffla le brun contre sa peau.
Il n'eut pas l'occasion de demander quoi puisque le consultant posa un doigt sur le devant du jouet, au niveau de la surface plane et il sentit une impulsion d'énergie élémentaire dans l'air avant qu'un gémissement de plaisir incontrôlé ne lui échappe. Zhongli appliqua un suçon sur sa cuisse avant de se relever et de lui sourire, l'air ravi. Et affamé.
- J'ai fait insérer une pierre Geo, au niveau de ton clitoris, afin que je puisse la faire vibrer et que tu prennes autant de plaisir que moi…
- C'est… ah ! C'est une bonne idée… Maintenant, à quatre pattes car je crève d'envie de te faire l'amour.
Zhongli s'installa sur le lit, présentant ses fesses à son amant, obéissant quand celui-ci lui ordonna de les tenir écartées pour lui sans rechigner. L'odeur des fleurs de soie se répandit dans la chambre alors qu'un liquide froid toucha sa peau, le faisant frémir. Bien vite ce furent les doigts de Childe qui jouèrent avec son entrée, la caressant, l'étirant avant de finalement la pénétrer. Zhongli eut un profond soupir, ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas ressenti un tel plaisir, un tel désir. Il brûlait d'envie d'avoir Childe en lui, de le posséder. Parmi ses gémissements et ses soupirs, ses pensées s'échappaient et attisaient le désir de l'autre.
Le jeune homme était fasciné de voir ses deux doigts entrer et sortir de son amant, de le sentir si chaud et serré contre ses phalanges, buvant chacun des sons qu'il faisait. Lui-même avait terriblement chaud et la pierre Geo était très efficace contre son clitoris, le faisant mouiller abondamment.
- Zhongli… Zhongli est-ce que je peux ? Je peux venir en toi ?
- Oui… Oui, viens mon Ajax, viens…
L'appelé guida le phallus vers l'entrée de Zhongli et fit entrer le bout, appréciant le doux cri du brun sous lui. Agrippant ses hanches, il poussa lentement, entrant peu à peu jusqu'au bout. Il détacha une main pour la passer sur l'érection de Zhongli qui couina et soupira son nom, lui demandant de bouger. Il le masturba encore un peu avant de le lâcher pour embrasser sa nuque avant de reprendre ses hanches, s'éloignant pour revenir contre lui. Zhongli remua du bassin venant à sa rencontre et Childe saisit l'invitation, le prenant plus vite et plus fort, excité comme jamais de voir ce sexe entrer et sortir de Zhongli, de l'entendre gémir son nom, les mains serrant les draps alors que le plaisir le prenait.
- Tu es… foutrement sexy Zhongli… J'adore ton corps… ton cul…
- Ah ! Ajax je- ohhh ~
C'était si bon ! Sentir Childe ainsi au creux de lui, sentir la force de ses bras qui le maintenaient en place, la force de ses hanches venant à sa rencontre, tapant contre ses fesses et ses cuisses. La joue appuyée contre le matelas il gémissait de plus en plus, se laissant complètement happer par le plaisir et la chaleur de son amant.
Il couina de désespoir quand Childe se retira complètement et s'éloigna de lui mais il n'eut pas le temps de se plaindre longtemps, le faisant se retourner. « Je veux te voir jouir » lui dit-il avant de l'embrasser voracement et de replonger entre ses jambes, relevant celles-ci sur ses épaules. La position lui permit de toucher la prostate de son amant et il eut un sourire carnassier en l'entendant crier plus fort et trembler contre lui. Il s'acharna à marteler ce point, admirant Zhongli s'écrouler sous lui, échevelé, les joues rouges, les yeux brillants de luxure et sa bouche ouverte, laissant entendre les plus beaux sons du monde. Sentant son plaisir monter de plus en plus haut, le seigneur Geo eut la présence d'esprit d'envoyer une nouvelle pichenette d'énergie élémentaire, augmentant la vibration contre le clitoris hypersensible de Childe qui gémit plus fort en retour et remua les hanches presque frénétiquement, sentant son propre orgasme se former dans son ventre. Zhongli agrippa la nuque du roux pour l'embrasser, un baiser mouillé et maladroit, gémissant contre ses lèvres et scandant son nom. Le Fatui prit son érection dans sa main et le branla rapidement, d'un mouvement aussi désordonné que ses hanches et il se sentit partir, mouillant ses cuisses et la face interne du jouet, faisant un dernier mouvement involontaire, dur et fort contre son amant. Le sentir jouir contre lui suffit à déclencher l'orgasme de Zhongli qui le frôlait déjà depuis un moment, sa semence giclant sur les doigts de Childe et sur son propre torse. Childe continua à cajoler son pénis avant de finalement le lâcher, se retirant ensuite doucement de son entrée abusée.
Allongés l'un contre l'autre, le jouet abandonné sur un côté du lit avec le flacon d'huile lubrifiante parfumée, le moment était à la tendresse. Childe avait la tête posée sur le torse de Zhongli écoutant les battements de son cœur se calmer peu à peu, l'une de ses jambes passée par-dessus celles du consultant. Il le tenait serré dans ses bras alors que les longs doigts jouaient avec ses cheveux rebelles, tentant vainement de les peigner un tant soit peu.
- Zhongli… Merci… chuchota-t-il contre sa peau.
- Pourquoi me remercies-tu baobei ?
- Avec toi, je me sens moi-même. Je me sens fort, je me sens… désirable. Et surtout, je me sens masculin, sans avoir rien à prouver.
- Mon amour n'est qu'un prisme qui te renvoie ton propre reflet Ajax. A mes yeux tu as toujours été tout ça, sans que je n'ai besoin de faire quoique ce soit.
Zhongli ne fit pas de commentaire lorsqu'il entendit un sanglot étouffé, ni même en sentant les larmes mouiller son torse. Il continua simplement à le câliner et le cajoler, le couvrant de son amour tel une couverture bienfaitrice.
Quelques jours plus tard, Childe se décida à poser une question qui le taraudait concernant leur jouet préféré, car ils s'en étaient resservit à plusieurs reprises et c'était définitivement un bon achat.
- Zhongli je me demandais, où l'as-tu acheté ?
Le brun esquissa un sourire taquin qui le fit fondre avant de lui répondre : la Pagode Irisée. Le Jeune Sire des Fatui connaissait la réputation de l'endroit : un bateau de croisière très sélectif sur les clients, accueillant à bord un somptueux restaurant mais aussi un casino et plus caché, un bordel. Visiblement, l'achat venait de cette dernière occupation.
- Nous devrions nous y rendre tous les deux à l'occasion Ajax, je suis sûr que l'endroit te plairait.
- J'imagine que c'est mon argent que nous allons dépenser au restaurant et dans le casino.
- Si tu le souhaites nous irons au casino mais j'avais une autre activité en tête…
Le roux eut un franc rire, adorant cette facette de Zhongli qu'il ne montrait qu'à lui. Espiègle et sensuel… L'ancien dieu vint prendre son visage en coupe et son rire mourut dans sa gorge face au regard intense, de la couleur inimitable des cœurs de Lapis…
- Tu es magnifique, Ajax. La plus belle personne en ce monde qui m'eut été donné de voir.
Il ne répondit pas, la gorge serrée par l'émotion. Alors il ferma les yeux et se lova contre ces mains gantées et aimantes. Il avait trouvé une personne qui l'aimait totalement, fondamentalement, sans aucunes restrictions. Un dragon qui le regardait comme le plus précieux et somptueux des trésors du monde. Son dragon.
