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CELA FAIT SI LONGTEMPS ! Un an et demi, presque, depuis la fin de LMA. Et pourtant, je ne suis pas morte, loin de là !

Cette suite de LMA, je l'avais en tête dès le départ. Ce n'était qu'une question de temps avant que je ne la lance. Le temps que mes personnages commencent à me manquer sérieusement. Et ce moment, c'est maintenant !

Attention ! Fidem Meam Nota (raccourcie FMN), ce n'est PAS LMA. Vous ne retrouverez pas Poudlard. Vous ne retrouverez pas tous les personnages de LMA (même si certains sont mentionnés). Vous ne retrouverez pas les mêmes intrigues. C'est complètement autre chose ! Certes, il y aura des références à LMA, CERTES, il y aura des points de l'intrigue qui seront éclaircis (la prophétie de Kate est-elle vraiment résolue ? HINHIIIIIIIIIIIN !). Mais je préfère annoncer la couleur pour éviter les déceptions et les questions du genre "il est où Nestor ?", "et on aura un autre flashback sur Wolffhart ?".

L'histoire se découpera de la manière suivante :

Elle démarre sur des chapitres introductifs pour vous remettre en contexte, Ensuite, chaque voyage sera narré sur 4-5 chapitres, Ils pourront être entrecoupés d'événements qui se déroulent en Grande-Bretagne pendant leurs retours,

Les chapitres seront BIEN PLUS COURTS que dans LMA (ça va vous changer des chapitres de 15 000 mots, très clairement !)
Par ailleurs, je ne pourrai pas vous assurer une grande régularité. Je vous l'expliquerai plus tard en note d'autrice, mais 2022 (et les années qui vont suivre !) sera très chargée pour moi sur le plan de l'écriture car... (roulement de tambour) je me professionnalise ! Après les Chroniques des Fleurs d'Opale, que vous connaissez peut-être, je vais publier une autre saga de fantasy (antique et young adult cette fois) mais en maison d'édition ! Je vous en dirai plus en temps voulu.
SUR CE, je ne vous retiens pas plus longtemps et vous souhaite un bon retour aux côtés de Kate ! Belle lecture !
WARNING : je mets -16 pour cause de présence de lime (sous-entendus érotiques et scènes sexuelles suggerées par des ellipses) En cas de TW particuliers, je les mentionnerai en début de chapitre.


Les rêves.
Les élèves qui quittent Poudlard en ont, généralement, plein la tête. Ils deviendront Aurors, guérisseurs, joueurs de Quidditch dans une équipe nationale, ou même Ministre, pour les plus ambitieux. Ils ouvriront leur boutique de potions, de balais, leur ménagerie magique, leur librairie abracadabrantesque. Ils épouseront leur premier amour de jeunesse, et, avec, décideront de fonder leur famille, dans un magnifique petit cottage, où grandiront de malicieux petits sorciers en herbe.
Mais au final, peu d'entre eux se projettent dans les réalités de la vie. Notamment, en ce qui concerne celle des Moldus, avec lesquels ils sont bien plus proches qu'ils ne le pensent. Aucun n'imagine sa vie loin de sa baguette, loin de sa magie. Dans leur tête, l'avenir est étroitement lié à leur nature de sorcier.
Alors, quand on perd sa magie, qu'est-on voué à devenir ? Qu'est-on censé rêver, après Poudlard ?

*** *** ***

— Sköldpadda !

Emeric poussa un soupir un poil fatigué devant l'énième exclamation de Kate. La jeune femme ne manquait jamais une occasion pour retourner les étiquettes des produits et découvrir leur nom avec un enthousiasme presque enfantin. Elle semblait s'être mis en tête le challenge de trouver le plus improbable de tous. L'endroit était tout indiqué pour.
Bien sûr. Quel autre lieu était plus parfait pour un jeune couple en plein aménagement de leur nouveau chez eux qu'un magasin de la chaîne IKEA ?
Néanmoins, faisant preuve de sa patience renommée, Emeric s'approcha et découvrit la peluche de tortue orange que Kate avait trouvée en exposition sur un canapé en faux cuir.

— D'un côté, Sköldpadda veut dire vraiment « tortue » en suédois. Pour le coup, on ne peut pas être plus ciblé.
— Elle est super mignonne, n'est-ce pas ?
— Elle l'est.
— Je regarderai plus loin dans les bacs si elle est disponible en d'autres coloris ! Ça se trouve, avec un peu de chance, il y en aura une violette !

Emeric ne pouvait pas en vouloir à Kate d'être aussi excitée. C'était l'une de ses premières sorties officielles depuis son retour d'Azkaban. Le moindre détail devenait sujet à émerveillement. Et c'était précisément cela qu'il aimait tant chez elle. Kate papillonnait à droite, à gauche, commentant chaque installation, s'extasiant devant chaque détail qu'elle découvrait comme un trésor que le commun des mortels ne pouvait pas déceler.
Lui, tentait de la ramener sur le droit chemin à chaque occasion.

— Et tu en penses quoi, de celui-là ?

Il désigna un canapé deux places marron, sobre mais efficace. Elle décida de s'y asseoir pour le tester.

— Il est pas mal du tout, admit-elle. Mais je ne suis pas objective. Tu sais, après ce que j'ai eu comme lit pendant un an, je trouve tout merveilleusement confortable !

Elle n'avait pas tout à fait tort. Même si la situation à Azkaban s'était améliorée depuis le retrait des Détraqueurs, les conditions de détention restaient pour le moins spartiates. Kate s'était entretenue, comme lui avait conseillé son père. L'expérience qui parle !, avait-il avancé, lui qui avait aussi passé quelques mois derrière les barreaux. Malgré les tractions, les pompes et les étirements, les nuits n'étaient jamais bien agréables sur le matelas défoncé, de l'épaisseur d'un vif d'or, posé à même le sol froid.

— Ah. Il est peut-être un peu cher pour notre budget, regretta Emeric en consultant l'étiquette.
— Un chiffre, ça se change facilement sur une caisse enregistreuse, non ?
— Kate. Tu sais bien que je n'ai pas le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudl-… dans le monde des Moldus, se reprit-il.
— Je suis au courant ! Je disais juste ça pour rire.

Ils arrêtèrent leur choix sur un autre sofa, une table de chevet, des étagères et un nouveau bureau pour Emeric. Cela leur prit un peu de temps, car il prit les exactes mesures et débattit seul sur son installation optimale par rapport à la lumière naturelle et l'orientation de la porte. Ils complétèrent avec quelques accessoires utiles : de nouveaux verres – Kate avait tendance à les casser plus rapidement qu'Emeric ne pouvait les réparer par magie –, un tapis de douche – violet, évidemment – et quelques cadres pour agrémenter la décoration.

— Et des bougies parfumées !
— Le budget, ma chérie.
— Justement ! Je le comble, le budget ! Regarde, si on fait le calcul…

Elle se référa à l'argent moldu que sa mère lui avait donné. Un petit pécule nécessaire pour commencer à s'installer.

— … il y a de quoi acheter trois bougies !
— Mais. Je peux en créer par magie, moi, des bougies. Avec un sort de métamorphose à partir de…
— Oui ! Mais elles ne seront pas parfumées !
— Ça s'arrange aussi avec un sort odorant.
— Laisse-moi tranquille avec mes Sinnlig ! Ne t'inquiète pas, petite Sinnlig senteur vanille, maman va t'emmener à la maison et prendre soin de toi !

Emeric eut du mal à retenir son sourire en poussant le caddie. Qu'est-ce qu'elle lui avait manqué.
Puis, en avançant au travers des quartiers, Kate eut un temps d'arrêt dans le rayon des enfants. Le jeune âge d'Abby n'était pas très lointain, mais les lits lui paraissaient toujours de plus en plus petits. À peine de quoi accueillir un gnome de jardin. Même s'il était de notoriété qu'un gnome de jardin aurait été plus occupé à en grignoter les pieds qu'à dormir dedans !
Elle attendit qu'Emeric arrive à sa hauteur pour l'interroger :

— Tu penses un jour qu'on aura des enfants ?

Quand il se rendit compte qu'elle ne demandait pas ça sur le ton de la plaisanterie, Emeric vira à l'écarlate.

— Il est encore tôt pour envisager ça…
— Parles-en à Terry et Maggie.
— C'est… c'est différent ! balbutia-t-il. Ce n'est pas comparable !
— Dis plutôt que tu ne veux pas avoir d'enfant avec moi, fit semblant de bouder Kate, ça sera plus simple.
— Ce n'est pas ce que j'ai dit. Juste que c'est très tôt ! Je vais fêter mes vingt ans l'été prochain. Nous avons le temps !
— Oh, tu sais. Ma mère m'a eue à vingt ans.
— C'est trop tôt, statua Emeric. Essayons d'abord de nous installer, d'avoir des emplois stables. Mais promis. On en rediscutera un jour.

Il lui avait attrapé la main et frottait ses doigts aux siens pour sceller son serment entre les plis de ses phalanges. Cela réconforta Kate. Elle connaissait les véritables réticences d'Emeric, celles qu'il n'évoquait qu'à demi-mot. Ses yeux orangés parlaient pour lui.
Il craignait, à juste titre, de transmettre ce qu'il était. Un cambion, issu de l'union d'un démon et d'une humaine. Être tiraillé entre lumière et ténèbres n'était un sort enviable pour personne. Kate pouvait en témoigner mieux que quiconque. Mais elle voulait croire au meilleur. Si elle, de son état, avait réussi à se libérer et à vivre de nouveau comme tout un chacun, alors elle pouvait espérer que les enfants qu'elle pourrait donner à Emeric un jour n'hérite d'aucune goutte de sang démoniaque.

*** *** ***

— Vous allez réussir à prendre tout ça dans votre véhicule ?

La vendeuse de l'entrepôt, dubitative, avait des raisons de se questionner. Il fallait bien une camionnette pour transporter ces meubles. À moins de fixer le sofa sur le toit, une voiture classique avait peu de chance de tout transporter d'un coup.

— Oui, on s'en occupe, merci ! lui assura Emeric, poli.

Elle haussa les épaules, peu regardante de leur sort. Cela ne la concernait plus.
L'ancien Serdaigle attendit qu'elle retourne à l'intérieur, servir d'autres clients au comptoir, avant de sortir sa baguette magique. Un simple sort de réduction allait avoir raison de leur encombrement. Le canapé s'aplatit et se plia comme un origami, jusqu'à ne devenir qu'un petit cube, facile à glisser dans la poche. La table de chevet, les étagères et le bureau subirent le même sort.

— Crâneur, glissa Kate, narquoise, portant dans son vieux sac à dos rose le reste de leurs achats.

Elle disait cela pour rire, évidemment. Néanmoins, il y avait une part de vérité derrière ses mots. Une frustration.
Les événements de l'éclipse avaient bouleversé sa vie à jamais. Même si elle avait, depuis, reprit un semblant de vie normale, Kate avait perdu l'usage de la magie. Elle tentait de relativiser en se persuadant que, sans la présence de Maëva et de l'Immatériel en elle, elle aurait été, dès le début, réduite à l'existence d'une Cracmolle. Elle n'aurait jamais connu Poudlard. Elle devait être reconnaissante de la chance qu'elle avait eue.
Cependant, cela lui manquait. Depuis qu'elle était revenue d'Azkaban, elle sortait régulièrement sa baguette d'amarante du tiroir et l'agitait, fébrile, en espérant qu'il en résulte quelque chose. Mais elle ne réagissait pas. Elle était devenue une inconnue aux yeux de sa propre baguette, qui avait été créée spécialement sur mesure par Clive Ollivander, avec ses teintes violettes et son crin de Veaudelune.
Kate gardait d'étroits liens avec le monde de la magie. Elle baignait dedans au quotidien. Toutefois, elle ne pouvait plus interagir avec lui comme autrefois. Elle avait le sentiment d'être une étrangère et une silencieuse compassion envers sa mère avait commencé à grandir en elle. Enfin, elle comprenait comment Grace se sentait considérée en tant qu'épouse et mère moldue, comme regardant toutes ces merveilles à travers une vitre.
Kate avait du mal à l'accepter. Sitôt était-elle rentrée chez elle qu'elle avait entrepris de se teindre les cheveux dans leur couleur d'origine. L'arrachement de l'âme de Maëva avait en effet décoloré sa chevelure d'un blond platine et elle ne supportait pas cette nouvelle Kate dans le miroir. Elle ne reniait pas ce qui s'était produit, mais elle espérait, secrètement, qu'elle pouvait garder des morceaux de l'ancienne Kate. Elle avait besoin de conserver quelques repères qui la convainquait qu'elle n'avait pas tout perdu : sa magie, ses couleurs, ou encore sa meilleure amie…
Il y avait néanmoins une chose qu'elle avait gardée avec plaisir : sa moto-balai. Malgré l'absence de magie, elle pouvait toujours la conduire.

— Pas trop vite, cette fois ! la mit en garde Emeric, en mettant son casque.
— Qu'est-ce que tu dis, j'entends rien, mentit-elle.

Emeric avait bien des raisons de s'inquiéter… Depuis qu'elle était revenue, Kate s'affranchissait de tout. Elle était libre et voulait en profiter. Parfois au dépit de leur propre sécurité !
Elle ne l'entendit pas se crisper derrière sa visière quand elle reprit les routes fréquentées du périphérique londonien en slalomant entre les véhicules.

*** *** ***

Highgate fut leur point de destination, au nord de la capitale britannique. À l'extrémité de Winchester Road, pour être exact. Le quartier possédait bien des charmes, à tel point que l'on pouvait penser se trouver en campagne britannique. Pourtant, Londres n'était qu'à quelques stations de métro de là.
Les maisons mitoyennes en briques s'alignaient de chaque côté des ruelles, chacun décorée à sa manière de végétaux. L'hiver ne leur rendaient pas honneur, mais on se doutait que l'été venu, les glycines s'épanchaient de mille couleurs vives. Des arches blanches donnaient sur le porche de chaque foyer, l'entrée de chaque cocon.
C'était dans ce cadre idyllique que Kate et Emeric avaient pu trouver leur compromis. Une petite maisonnée, au bout d'une ruelle sans issue, au calme. Après son retour d'Azkaban, en octobre, Kate avait tenté de reprendre ses marques dans son petit studio du Londres sorcier. Impossible. Trop de traumatismes la hantaient encore. Elle revoyait Electra Byrne dans le séjour, chaque fois qu'elle sortait de la salle de bains. Les cauchemars se succédaient, si bien qu'elle s'endormait par intermittence, en journée, pour combler ses nuits incomplètes.
Cela ne pouvait pas rester ainsi plus longtemps. Ils prirent la décision radicale de déménager. Tant les parents de Kate que le père d'Emeric les aidèrent à combler leur budget locatif pour un temps. Après tout ce qu'ils avaient vécu, ils méritaient bien leur petit havre de paix.
Ainsi, Kate allait pouvoir voyager jusqu'à Londres en transport en commun moldu pour se rendre à l'école des Nettoyeurs à partir de janvier. Quant à Emeric, il revenait des États-Unis pendant ses congés. Il ne lui restait plus qu'un semestre à valider pour obtenir son diplôme d'archéomage.
Après cela, ils seraient libres de mener leurs projets professionnels tels qu'ils le rêvaient depuis des années.
Le bruit de la porte réveilla Mister Minnows, qui commençait doucement à tirer sur ses vieilles années. Cela faisait déjà plus de huit ans que le félin partageait le quotidien de Kate, mais il semblait ne jamais se départir de ses premières habitudes. Toujours aussi hautain et dédaigneux du genre humain. Kate releva toutefois que le chat prenait bien plus soin des affaires de son nouveau colocataire humain que de celles de la précédente. Il était fort probable que des poils blancs traînassent encore sur les vêtements de Maggie, sans compter le nombre de bagages qui avaient connu la douce caresse de ses griffes !

— Alors ! s'exclama Kate en entrant la première. Où vais-je installer ma si fabuleuse et merveilleuse Sinnlig ?

Pendant qu'elle tournait dans leur séjour modeste, encore dépourvu de son sofa et décoré d'un petit sapin de Noël, Emeric consulta le courrier qu'ils avaient reçu.

— Pourquoi les Moldus envoient-ils autant de publicités ? s'exaspéra-t-il.
— Mon père a trouvé la parade parfaite pour ça.
— Ah ?
— Il a ensorcelé la boîte aux lettres. Elle mord les Moldus qui essaient d'y glisser un tract. Les facteurs doivent être persuadés qu'il y a un nid d'écureuils enragés dedans ! Depuis, on ne reçoit plus que les messages utiles par hibou et le courrier de ma mère, problème réglé !
— Je m'étonnerai toujours du fait que ton père n'ait toujours pas eu de problème avec le Ministère, souffla Emeric, à la fois dépité et amusé.
— Il a ses parades !
— Je n'en doute pas…

Parmi la liasse de prospectus colorés, Emeric débusqua une lettre d'origine sorcière certaine.

— Je pense que c'est pour toi.
— C'est quoi ? La lettre d'un admirateur secret ?
— Ma chérie. Si tel avait été le cas, tu sais très bien que j'aurai immédiatement brûlé ce courrier, voyons. Ne me prends pas pour un débutant.

Ils partagèrent un sourire complice en même temps que la fameuse enveloppe. Kate fronça les sourcils en reconnaissant le symbole sur le sceau de cire.

— Ah…
— Un problème ? demanda-t-il, reconnaissant là une mine soucieuse chez elle.
— C'est l'école de Nettoyeurs.
— C'est une bonne nouvelle, non ?
— Je ne sais pas… ça se trouve, ils ont changé d'avis ! Ils ne veulent plus me recruter parce que je suis Cracmolle ! Parce que j'ai été à Azkaban ! Parce que j'ai été une célébrité ! Parce que mon père a trouvé le moyen de péter la gueule à son supérieur ! J'en sais rien, moi, ils ont trois mille raisons de me renvoyer avant même de commencer !
— Ça n'aurait aucun sens, tenta-t-il de la rassurer.

Emeric rentra à son tour dans le salon et sortit de sa poche le petit cube magique qui renfermait le sofa. Il se déplia par magie jusqu'à remplir l'espace qui lui était dédié. Le canapé installé, il invita Kate à s'asseoir avec lui et la regarda ouvrir sa lettre avec fébrilité. Néanmoins, il respecta son intimité et ne lut pas le contenu derrière son épaule.
Kate parcourait les lignes calligraphiées avec des yeux vifs.

Chère Miss Whisper,

Vous êtes attendue pour votre première journée d'apprentissage le lundi 8 janvier 2007. Vous êtes priée de vous annoncer à la plaque d'égout du 110 St Martin's Lane, Londres avant 9h.
Vous avez été affectée à l'équipe n°7 supervisée par ARMBREAKER.

En vous remerciant d'avance pour votre présence ponctuelle,
Monstrueusement vôtre,
Le SEROTINE (Service Efficace de Régulation par Opérations de Truchement et Interventions de Nettoyage Éradicateur)

— Ça va ? s'inquiéta Emeric.
— O-oui. C'est juste ma convocation.
— Ça n'a pas l'air de te réjouir. Tu es toute blême.
— C'est juste que… je suis affectée à l'équipe d'Armbreaker.
— L'ancien boss de ton père ? Je pensais qu'il venait de prendre sa retraite anticipée après son intervention sur une Manticore.

Emeric se souvenait fort bien d'Abel Armbreaker. L'ancien chef des brigades de Nettoyeurs était intervenu, quelques années auparavant, à Poudlard, du temps où sévissait la vampirette Callidora Black. Kate comme Emeric, accompagnés à ce moment-là de Maggie, avaient trouvé l'une de ses victimes lors d'une visite à Pré-au-Lard. Ils avaient alors seulement treize ans. L'impressionnant Nettoyeur les avait interrogés un à un pour débusquer leur meurtrière.
Aussi, Emeric pouvait comprendre les réserves de Kate. Le souvenir de cet homme farouche, qui avait la réputation de tuer des dragons en faisant cavalier seul, lui donnait encore des frissons dans le dos. Il n'aurait jamais désiré l'avoir comme superviseur !

— C'est ce que je pensais aussi, trembla Kate.
— Peut-être qu'il a pris sa retraite en tant que Nettoyeur mais qu'il continue d'être formateur.
— Ça signifie surtout qu'il me veut moi comme recrue. La fille Whisper. Il va me tomber dessus, c'est sûr… Il doit avoir énormément d'attentes !
— Je suis certain qu'il sera un excellent professeur. Rappelle-toi de Wolffhart ! Il était intransigeant, passablement colérique et terrifiant, mais il a été certainement l'un de nos meilleurs enseignants. Ça sera probablement pareil. C'est un expert en la matière.

Kate hocha la tête au souvenir de son ancien professeur de métamorphose. Mais elle secoua la tête, ne souhaitant pas raviver des souvenirs encore douloureux. Wolffhart s'était sacrifié pour eux, lors de la bataille du Colisée. Elle ne souhaitait pas parler de lui en des termes peu élogieux aujourd'hui pour le comparer à la machine de guerre intraitable qu'était Armbreaker.
Ce qu'elle ignorait cependant, à ce moment-là, c'était qu'il y avait bien pire à redouter qu'Abel Armbreaker en intégrant la fameuse école de Nettoyeurs…


VOILA !

Alors ? Quelles sont vos impressions, de retrouver Kate et Emeric ? Ils vous avaient manqué, avouez ! (moi aussi, ahaha. Mais ils sont trop mim's !)

Comme vous avez pu le remarquer, l'introduction aux voyages sera en plusieurs voyages. Le temps de raconter l'initiation de Kate dans sa fameuse équipe de Nettoyeurs, avec laquelle elle restera toujours en contact. L'occasion de rencontrer de nouveaux personnages !

Vous avez une idée des voyages qu'ils feront ? Des pays qu'ils visiteront ? (j'ai déjà ma liste et ma chronologie très précise, mais je serai intéressée de savoir ce qui vous botterait le plus !)

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