Contribution : Isa'ralia Faradien
De nouveau un chapitre plutôt explicite, et pareil : dubious consent, même de la part de Bane cette fois-ci.
#4 – Chapitre n°4
« Frustration »
Rien. Il n'y avait absolument rien qui pouvait l'aider.
Zannah ne pourrait apparemment pas se débarrasser de Bane, à moins de mettre fin à sa propre vie. Et cette absence totale de perspectives la frustrait encore davantage lorsqu'elle se rappelait, plusieurs fois par jour, qu'il avait eu raison en l'avertissant du caractère inédit de leur situation.
Cela la mettait alors dans une telle rage qu'elle aurait pu l'arracher de force de son esprit par un sortilège inapproprié – et donc inefficace, à moins de vouloir se plonger elle-même dans la folie.
Pourtant, Bane se taisait. Il ne se rappelait pas triomphalement à son attention. C'était comme s'il se contentait de revivre à travers elle.
Zannah pouvait néanmoins le sentir savourer la vie physique, dans ses aspects les plus ordinaires : la texture de la nourriture, la saveur d'un plat, la brise sur la peau... Elle pouvait comprendre ces plaisirs simples, mais elle ne parvenait pas à y adhérer – tout simplement car sa présence et ses manigances passées la rendaient malade.
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~oOo~
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À mesure que cette cohabitation forcée – et non acceptée bilatéralement – s'installait dans le temps, Bane refit logiquement surface.
Cela commença par des dialogues mentaux entre eux deux, avant de prendre de nouveau une tournure particulièrement intime, tout comme la première nuit.
Zannah prenait sa douche matinale lorsqu'elle ressentit une bouffée d'hormones inattendue. Déterminée à ne pas donner satisfaction à Bane par le biais de son propre corps, elle l'ignora royalement tout en continuant de laver ses cheveux.
Une pression insistante s'installa dans son entrejambe, mais Zannah tint bon. Elle rinça sa longue chevelure blonde, qui commençait à se strier de gris, puis se savonna.
Ses yeux suivirent ses mouvements, et son regard se posa inévitablement sur ses grandes lèvres écartées pour laisser de la place à son clitoris en érection. Ravalant un juron, la Dame Noire décida de l'ignorer une fois de plus.
La douche fut encore plus rapide que prévu, et Zannah continua d'agir comme s'il ne se passait rien du tout. Elle pouvait sentir le début de la frustration de Bane, et cela la conforta dans son comportement. Elle se douta que ce désir fulgurant devait provenir de ses émotions à lui, mais que c'était son corps, vaisseau non-consentant d'une âme égarée, qui agissait comme exutoire.
La suite de la journée vit une alternance entre moments de répit et retours en force de cette pulsion matinale. Zannah s'en trouva finalement presque aussi frustrée que Bane, mais elle serra les dents jusqu'à ne plus en pouvoir. En fin d'après-midi, elle retourna dans sa chambre et attrapa un coussin. Elle commençait à frotter, à travers ses vêtements, son clitoris perturbé sur ce jouet improvisé, lorsque son comlink bipa pour l'informer d'une urgence.
Non... continue..., grogna Bane.
Zannah soupira et, d'un geste frustré, envoya le coussin à l'autre bout de la pièce.
La Dame Noire dut attendre la tombée de la nuit pour retrouver un semblant de normalité. Toujours bien décidée à contrarier Bane, mais ne pouvant plus se retenir, elle trouva finalement une solution à ce dilemme.
Elle réserva une chambre d'hôtel dans un quartier peu réputé de Daplona, puis paya les services d'un prostitué. Dans les bras de cet inconnu, elle parvint à relâcher la pression, tout en gardant le contrôle sur la situation.
En effet, elle venait de ne faire rien de moins que de forcer Bane à avoir, par son intermédiaire, une relation sexuelle tarifée avec un homme.
Le dégoût de l'ancien Seigneur Sith, alors même qu'il ne pouvait s'empêcher d'atteindre l'extase en même temps qu'elle, la revigora comme jamais depuis qu'elle avait commencé à subir la possession de son ancien Maître.
Seule une pensée fugace vint ternir sa joie durant quelques instants, alors qu'elle reprenait le chemin du manoir. En faisant sadiquement fi du consentement de Bane, même dans cette situation ubuesque de possession partielle, ne venait-elle pas de le violer ?
