Chapitre 296 : The Gojô Clan
"Bonjour Mahito."
Le fléau soupire, posant son menton dans la paume d'une main.
"Ne fais pas ta tête, mon beau."
"Tu me poses problème, Senshi. Et je ne parle même pas de ta nouvelle relation avec Gojô..."
Je m'installe à sa table. "Dis-moi tout."
"Tu n'es pas censé trouvé ça beau ! Pas du tout ! C'est supposé t'effrayer !" désignant son corps rapiécé.
Je ris. "Tu as dû te tromper en choisissant ce corps, dans ces conditions, Mahito."
Pour le provoquer davantage, je quitte ma chaise pour m'installer en travers de ses cuisses, perdant les doigts dans ses cheveux tenus par trois liens bas.
"Je voudrai que tu crèves." affirme-t-il.
"Voilà qui t'arrangerait, en effet."
"J'sais pas ce que t'es en train de me faire... mais c'est proprement insupportable !"
"Tu as oublié, mon tout beau ?..." glissant une bouche jusqu'à son oreille. "Tu es né de la haine que les humains se portent, Mahito. Tu es donc... de la même nature que ceux que tu chasses."
"Bullshit !" me tenant éloignée de lui, comme si je le brûlais. "La vérité c'est qu'on a trop tardé pour mettre nos plans à exécution et tous vous faire disparaître ! Et maintenant je me retrouve piégé !"
"As-tu aimé ce que nous avons fait, Mahito ? Lorsque... tu te dessines un sexe pour me plaire ?..."
"Je vais... te détruire."
"T-t-t-t." glissant un index le long de ses lèvres.
La langue... il ne peut s'en empêcher ; elle vient trouver mon doigt pour l'envelopper, pupilles dérivant lentement de délectation.
"Je t'ai combattu avec les armes dont je disposais."
Ses paumes me rapprochent de son bassin agité.
"Ça... ça s'appelle avoir envie de quelqu'un..." à son oreille.
Il crispe les doigts sur mes hanches.
"Alors voilà ce que je propose... de nous laisser glisser... lentement..."
"Démone." d'une hargne tendre.
"Chez moi, Mahito."
Je me coule à genoux devant lui, le défaisant tandis qu'il plonge les doigts dans mes cheveux.
Parfaitement dessiné et dressé.
Je m'en pourlèche les lèvres avant de glisser une langue attentionnée le long de la hampe en relief, lui arrachant un geignement lourd. Le sexe en vibre littéralement sous l'effet.
Je l'ai vraiment attaqué du côté où il s'y attendait le moins !... A présent, le faire plonger se révèle être un jeu d'enfant.
Ma langue le flatte, ma bouche l'avale.
Il se voûte, lâchant un rauque qui le surprend lui-même tant il résonne d'intensité mâle.
Je l'invite sur le canapé, me défaisant de mon bas, le rejoignant, le laissant pointer orgueilleusement entre mes fesses, contre mon sexe, commençant à le caresser en soulevant le bassin, cuisses serrées autour de lui.
Ce qui déforme son visage est proprement une insulte à tous les fléaux de son espèce !
"Mahito... je te... plais parce... que je fais partie... de l'armée d'Hadès ?..."
"Rien... à foutre... c'est... ton âme qui me... plaît... avant même... ton corps... même s'il... est remarquable..."
Ce sourire. Qui dit tout et rien à la fois. Un sourire de fléau à la dérive !...
Je le sens qui suinte sous mon assaut. "Ça... ça veut dire que tu vas bientôt... atteindre les cieux, Mahito..."
"Tais-toi... et continue !..." enflammé de sensations montantes.
Ses cuisses spasment, son corps contracte au maximum. Tout l'annonce... et elle arrive, expulsée avec force, sur un râle puissant qui relève de la transgression la plus basique.
Il en est moite et je le cherche de la pointe de la langue, partout.
"Tu as aimé ?..."
Il rit. "Qu'est-ce que tu... m'as fait ?..." se rendant parfaitement compte de sa déroute.
"Je n'arriverai à rien sans un... minimum de participation de ta part... Mahito..."
Son prénom maudit est un délice qui roule littéralement sur ma langue lorsque je le prononce.
"Je te demande... de te méfier de Geto..." sachant combien le maître des fléaux hait tout ce qui est humain et Mahito n'a de cesse de s'en rapprocher dangereusement.
Ce soir, c'est karaoké. Nous avons loué une cabine privée.
Yûji, Nobara sont déjà sur place et nous les rejoignons.
Nous nous commandons un large choix de nourriture et la fête commence.
Oh God ! Comme Yûji chante faux !...
Nobara, très appliquée.
J'attends d'entendre Satoru. La voix est belle, le rythme soutenu, le débit de paroles exquis.
Je choisis Shakira. Quelques déhanchés prometteurs. Pari tenu !
Nous passons un très agréable moment. A la fin, nous nous déchaînons ensemble sur un tube d'été au rythme entraînant. Fous-rires garantis !
"J'ai revu Utahime l'autre jour. Tu as toute son affection." commente Nobara à l'attention de Satoru, lors d'un moment de pause.
"Ah, Utahime... est-elle parvenue à rehausser son niveau, oui ? Non parce qu'elle demeure faible."
Nobara pouffe. "Senseiiii !..."
"Elle n'est jamais parvenue à avoir le dessus. Ce qui n'est pas le cas de Mei Mei." sur un petit sourire, armant joliment la gente féminine.
Je suis leur conversation avec intérêt. Il le sait et ne s'en cache pas, affichant ce petit rictus qui en dit long.
Nous voici sur le chemin du retour, trajet à pieds.
"J'aimerai savoir... comment tu as géré sentimentalement après la trahison de Suguru..." piquée de curiosité.
"Oh, simple : j'enchaînais. Je me suis calmé voilà quelques années à peine."
"Tu... enchaînais, uh ?..."
"Hmm mmm. C'est très simple avec certaines applis."
"Et qu'est-ce qui t'a fait renoncer ?..."
"La lassitude du fonctionnement. C'était devenu sans surprise."
Je le bouscule pour l'acculer contre un mur, cherchant ses lèvres pour un baiser éloquent, main allant se placer dans sa large paume.
"OK. Comme tu veux, hein." amusé par cette montée d'appétit.
"J'aime... ton cheminement. Serre-moi fort, Satoru."
Il s'y emploie sur un soupir, nez fourré dans mes cheveux, bras refermés autour de moi.
"Nous nous sommes rencontrés au bon moment..." régalée, humant son odeur agréable. "... au moment où tu souhaites te poser un peu."
"Hey, je vais sur la trentaine. Ça suffit la déconne."
"Et..." levant les yeux sur lui. "... pour ce qui est de mon service au sujet de Sa Majesté Hadès ?... Non parce que Mahito, c'est une chose..."
Il fronce sur un soupir. "Tu es vraiment sûre de vouloir l'évoquer maintenant ? Parce que le débat risque d'être... houleux."
"Vraiment, tu vas te mettre en colère ?..." m'en pourléchant les lèvres, tentée de tester la chose.
"Ton Hadès est venu me trouver peu après la chute de Suguru."
Je cligne, ne m'y attendant pas.
"Et ?..."
"Et ? Offre déclinée. Merci, mon vieux, tu peux retourner d'où tu viens et y rester !"
J'entrouvre la bouche, totalement incrédule. "Comme... ça ?"
"Ouais. Moi, tu sais, ni dieu ni maître..."
"Et... il en est resté là ?"
"J'imagine." levant les yeux pour réfléchir un instant. "Il s'est simplement contenté de me balancer son élément le plus sexy dans les pattes !..." m'avisant, usant d'une voix perchée.
Je lui frappe l'épaule. "Arrête !"
"Hey, je suis sérieux." posant ses paumes sur mes hanches. "C'est un plan diabolique."
"S'il t'a proposé de faire partie de son armée, c'est que tu en as le potentiel."
"Ce potentiel ne lui est pas dévolu. Et ne le sera jamais."
"Ça donne quoi, un Satoru bien remonté ?"
"Ah... ça pique d'abord verbalement. Et si l'adversaire n'y verse pas encore toutes les larmes de son corps, ça monte dans les tours."
Je glisse un index à la perpendiculaire de ses jolies lèvres. "Ça donnerait presque envie... de dévoyer quelqu'un d'aussi intègre."
"Intègre ? Attends, tu parles du mec qui se retient de mettre toute sa hiérarchie à plat !..."
"J'aime ta manière de les détester." sur un sourire de guerre.
"C'est un nid de couards tous plus pourris les uns que les autres. Des conservateurs idiots. Des traditionalistes idiots. Des arrogants idiots." insistant bien sur le terme. "De purs imbéciles."
"Tu vas en venir aux mains ?..." curieuse.
Il soupire. "Non. Il suffit simplement de scier la branche sur laquelle cette brochette de personnalités pourries est assise."
Au centre hippique avec Lune et Mia. Lune perfectionne son saut tandis que Mia et moi faisons du cross.
"Bon, les filles..."
"Quoi, Lévichoute ?"
"... devinez qui a proposé de passer en fin d'après-midi..."
"Oh, moi j'ai perdu le fil !" déclare Lune.
Mia pouffe. "J'avoue avoir aussi perdu le compte."
J'éclate de rire, connaissant parfaitement mon travers. "OK. Le dernier en date."
"Ooooh !... Qui est-ce ?" questionne Mia, curieuse.
"Gojô Satoru. C'est un missile, ce mec !..."
Lune éclate de rire à son tour. "Heureusement que nous n'avons pas les mêmes goûts !..."
"Vous verrez : il est charmant et très fun."
Lune casse-croûte dans les gradins tandis que Mia et moi improvisons un peu de voltige pour détendre nos montures.
Il arrive - vu sa stature, on le remarque de loin !...
Il s'installe aux côtés de Lune, avisant son sandwich. "C'est fourré à quoi ?"
"Euh... en quoi ça peut te concerner, tu crois que je v..."
Se servant de son pouvoir, Satoru vient de lui subtiliser son casse-croûte, apparaissant à l'opposé des gradins. "Ça n'a pas l'air mal." inspectant le sandwich.
"OH PURÉE, TOUCHE PAS MA BOUFFE !" engageant le combat sans tarder - pour Lune la nourriture a toujours été sacrée !...
J'éclate de rire.
Lune se heurte à la barrière invisible de Satoru, pestant. "RENDS-MOI IMMÉDIATEMENT MA BOUFFE !"
"Je crois que leur relation ne va pas être au beau fixe." se marre Mia.
"Satoru, arrête de l'embêter !..." dis-je, riant.
"Il manque quelques condiments." émet l'exorciste, examinant l'intérieur du précieux sandwich de Lune.
"JE TE PERMETS PAS, ENFOIRÉ !" hurle Lune.
Les voici calmés. Satoru affiche ce sourire en coin tandis que Lune boude - et vient accessoirement d'engloutir son sandwich en un temps record pour, je cite "le mettre à l'abri !"
"Lune, arrête de bouder." dis-je.
"Ton missile n'a aucune manière."
"Mi... ssile ?" cligne Satoru derrière ses verres teintés avant d'éclater de rire.
"C'est comme ça que tu nous as été présenté, en tout cas." précise Mia, taquine.
Le blond glisse un regard explicite vers moi.
"En tout cas, belle taille, belle carrure, formidable présence."
"Euh... tu le dragues là ?" questionne Lune.
Mia rit. "Non, je constate, Lune. J'ai assez à faire avec mon dragon anglais à la maison. D'ailleurs... la fois dernière..." gloussant comme chaque fois qu'elle s'apprête à raconter quelque chose de croustillant. "... j'ai eu le malheur d'avoir un regard déplacé envers Garuda... je l'ai senti passer - sans mauvais jeu de mots !"
"Tss."
"Mia !" éclatant de rire.
Satoru apprécie notre dynamique.
"T'es venu voir s'il y avait des fléaux dans les écuries ?"
"C'est confirmé que non. Il n'y a aucun fléau dans des lieux fréquentés par des animaux."
"Des... fléaux ?"
"Les créatures que Satoru chasse."
"Exorcise." rectifie l'intéressé. "Enfin, la plupart du temps..."
"Exorcise, pardon."
"Et... ça ressemble à quoi, ces bestioles ?" questionne Lune.
"Ça a de nombreuses formes, souvent hideuses. Mais certains... possèdent une apparence presque humaine." me fixant dans les yeux, évoquant clairement Mahito.
Je me racle la gorge.
"Ouais. T'as de la chance que je voulais sauver mon sandwich tout à l'heure." renifle Lune.
"Bon. On va se prendre un verre ?" propose Mia.
"Ouais, ouais, il est pas mal. Un peu trop grande gueule sûr de lui mais BG." admet Lune, une fois Satoru parti.
Mia rit d'autant de franchise.
"Mais bon, s'en prendre à mon sandwich, quoi !" gonflant les joues.
"Et niveau puissance, ça donne quoi ?" questionne Mia.
"Honnêtement, nous ne nous sommes pas encore mesurés l'un à l'autre... ça ferait des étincelles, je pense."
"Oui, tu as mieux à faire avec BG !..." me charrie Mia, sur un coup d'épaule.
"Ce qui le sauve c'est la discussion animée qu'on a eue sur les kikufuku(1). Ça a l'air d'être un connaisseur !..." précise Lune, revancharde.
"Oh, tout ce qui est sucré passe avec lui." amusée par ce bec sucré.
"Ai-je fait bonne impression auprès de tes amies ?" questionne Satoru.
Je ris. "Tu t'es évité le marasme en conduisant habilement la conversation sur les kikufuku. Very well played, Sensei." lui bisant la joue alors qu'il lit sur le canapé.
"Je trouve que les gens se dérident mieux devant un karaoké. Tu devrais leur proposer."
"Hmm mmm." m'installant dans le fauteuil.
"Je fais aussi très bien la visite touristique de Sendai(2) et le Roppongi(3) à Tokyo."
"Je n'en doute pas, tout le monde sait que tu es plein de ressources."
"Sinon je donne des cours d'exorcisme, je connais les meilleurs coins pour mettre ces cours en pratique."
"Sat..." entrant dans la salle de bains, le découvrant en boxer devant le lavabo, s'y rasant de près.
"Eh bien, eh bien !... On ne frappe plus maintenant ?" amusé.
Je m'en approche, souriante, l'enserrant, placée dans son dos alors que la mousse recouvre encore une partie de son visage.
"Ça, c'est la meilleure option pour se couper..." sans se départir de son sourire.
"Oui, pardon. Trop tentant..." savourant cette proximité, paumes caressant son ventre.
"Il va falloir que tu me laisses finir... je dois être présentable aujourd'hui. Je t'emmène visiter le fief familial."
Je cligne, surprise, me détachant lentement de lui pour le questionner du regard.
"Ne fais pas cette tête !... Le clan Gojô existe depuis plusieurs générations et il a son fief."
En chemin : "Tu m'expliques ?"
"Je vais tâcher de faire court : Il existe trois clans d'élite qui ont la plus grande importance dans le monde des exorcistes. Ces clans sont, respectivement, le clan Gojô, Kamo et Zenin. Chaque famille possède certaines techniques, sorts ou arcanes plus ou moins héréditaires. Il est supposé que tous les trois clans descendent des Trois Grands Esprits Vengeurs du Japon. Chacune des trois grandes familles possèdent des informations les uns sur les autres ainsi que leurs techniques respectives. Il y a une lutte pour la domination entre les trois familles, ainsi qu'une véritable animosité. Les chefs des clans Zenin et Gojô se sont affrontés à un moment donné dans le passé et se sont entretués, déclenchant ce qui allait devenir une querelle entre les deux familles."
Je siffle. "C'est encore pire que les querelles de pouvoir que j'ai pu connaître aux Enfers !..." amusée.
La maison est une pure minka(4) perdue dans la nature avec son magnifique jardin intérieur, ses coursives parcourant le pourtour de l'habitation. A l'intérieur les sols sont tous en tatami, la décoration y est minimaliste.
Nous sommes accueillis avec la plus grande des politesses par le personnel : deux femmes et un chef cuisinier qui sont au service à l'année.
L'endroit est calme et lumineux. Un véritable havre de paix ; legs d'une famille en déclin - Satoru demeure l'unique héritier et il ne semble pas vraiment décidé à procréer !...
"Wow !" impressionnée. "Tu me fais visiter ?"
"Volontiers. Tu sais, toutes les pièces se ressemblent plus ou moins." amusé.
"Qu'importe."
L'espace est immense !...
Nous arrivons jusqu'à la chambre. Il niche sa paume dans ma nuque, approchant sa bouche de mon oreille. "C'est là que je vais t'honorer sans relâche."
Je ris. "Tu veux me faire un enfant ?..." sur le ton de la plaisanterie.
"Qui sait..."
"Tu as emmené beaucoup de conquêtes ici ?"
"Ici ? Jamais. Pas même pour épater la galerie. Ça se passait généralement dans l'appart ou chez la fille. Toi, c'est différent... tu es... du métier, on va dire."
"Est-ce là mon seul mérite ?" surfant sur la vague.
"Non." souriant. "C'était... une façon pudique de l'exprimer."
"Viens par là..." l'attirant contre moi, posant la joue contre son torse, croisant mes doigts aux siens. "J'adore... ton nom, ton histoire et ta réputation rebelle, Satoru." soufflé. "Tu détonnes tellement... je kiffe."
Petit rire épris. "Là où ça fait trembler, toi tu apprécies." caressant ma nuque.
"Je te l'ai dit : ce qui est linéaire m'ennuie."
"Gojô-san ? Tout est prêt."
"Merci, Kumi."
Nous nous dirigeons jusqu'à une merveilleuse salle de bains comportant un bassin immense alimenté par une source chaude, donnant sur l'extérieur.
Deux kimonos ont été placés sur des cintres ainsi que des sandales.
"On sait recevoir, je vois."
"C'est un exercice auquel je me prête rarement." faisant passer son haut par-dessus la tête.
La nudité, Satoru n'en a jamais fait le moindre complexe.
Il est le premier à se couler dans le bain chaud.
Je l'y rejoins, tête reposant contre son épaule alors qu'il a les bras en croix le long du rebord.
La nature est silencieux dehors, à peine une brise dans les feuillage.
Nous prenons du repos dans une pièce spacieuse, donnant sur le petit jardin extérieur, savourant un thé.
Ma tête repose contre son torse.
"Tu les voyais depuis ton enfance, les fléaux ?..."
"Oui, ils ont fait partie du décor très tôt."
"Tes parents t'ont expliqué pourquoi tu les voyais alors qu'ils demeuraient cachés aux yeux du commun des mortels ?"
"Oui. Même si je l'avais inconsciemment compris. Je n'avais pas une enfance comme les autres et mes dons y étaient pour beaucoup."
"On te faisait l'école à la maison, je suppose."
"Ma mère. Mon père m'enseignait plutôt les arts martiaux, les techniques de jujutsu. Mais j'ai très vite été autonome."
"Petit prodige." souriante. "Tu devais être... à couper le souffle, Satoru." l'imaginant enfant.
"Attends." se levant pour récupérer une des rares photographie de famille.
"Wow !... Ta mère est superbe !..." notant la même blondeur de cheveux. "Et ton père, quelle présence !... Que sont-ils devenus ?"
"Mon père est décédé. Ma mère... quelque part à l'abri. Je ne pouvais pas lui laisser prendre davantage de risques." souriant d'une tendre affection. "J'ai vu trop de gens disparaître autour de moi. Pour des guerres intestines, de surcroît, davantage que de la main des fléaux."
"Trop de pouvoir... ça rend fou dans certains cas."
"J'ai suggéré, il n'y a pas si longtemps, d'éradiquer les supérieurs mais cela me discréditerait totalement auprès de la nouvelle génération. Ils n'accepteraient pas de suivre un assassin."
"En tant que leader, tu te dois d'avoir une conduite irréprochable."
"Je ne les loupe pas pour autant verbalement, ces croulants !..."
(1) Mochi japonais confectionné avec du riz gluant et fourré avec différentes saveurs
(2) Métropole japonaise, capitale de la préfecture de Miyagi
(3) Quartier de divertissements animé doté de bars et de discothèques pleins d'énergie, qui ferment tard le soir et où se mêlent résidents et touristes
(4) Maison traditionnelle japonaise
