Chapitre 297 : Hold on !
Sa main perdue dans ma nuque, sous la masse de cheveux, est un pur délice. La complicité. La proximité.
Il a appris à mettre des intentions dans chaque geste qu'il adresse.
"Plus de garçons depuis... Suguru ?..."
"Hein ? Ah si !... Le grand blond un peu fruste." évoquant Nanami.
Je pouffe.
"Tu le voudrais bien, celui-là, avoue."
"Je ne dirai pas non." accorde-t-il.
"Et ?... Dans l'entourage proche ?"
"Quelques filles. Occasionnel." laconique.
"Hmm mmm." me faisant fort de deviner.
"Ne cherche pas, je ne te les ai pas encore présentées." amusé par ce petit jeu auquel je me livre. "De toute manière, après le décès de Suguru j'étais en roue libre."
"Tu regrettes ?"
"Hein ? Non, ça reste d'excellents moments desquels on apprend toujours." montant les mains le long de mes bras. "Mais si ça peut te rassurer, je n'ai jamais été aussi proche d'aucune d'entre elles que je le suis de toi." à mon oreille.
"Pourquoi moi, Satoru ?... Alors que tu les as toutes à tes pieds..."
Petit rire. "Tu crois que ça se commande ?..."
"J'ai très peur de te faire du mal, Satoru..."
"N'y pense pas. Nous ignorer n'est pas la solution."
"Je ne m'en remettrai pas si je venais à faire couler tes larmes." fermant les paupières sur l'évidence qui, possiblement, l'attend.
"Hey... on est bien là." mains remontant sur mes épaules, doigts s'immisçant lentement dans le col en V du kimono.
"Toi... tu commences à... nourrir certains projets..."
"Tu me devines... si aisément..." sur un sourire audible, ses intentions ne faisant clairement plus aucun doute au vu des attentions qu'il me porte.
"Le maître de maison compte-t-il... me faire inaugurer la chambre ?..."
Il se lève, me proposant sa main pour m'y conduire.
Une fois arrivés, il fait coulisser la porte derrière nous, faisant tomber le kimono de ses épaules, me libérant du mien, embrassant chaque parcelle découverte.
Il s'assoit sur le lit, finissant par y allonger le haut de son corps, m'invitant à faire de même, dos contre son torse. Son sexe pointe outrageusement entre mes cuisses. Je l'attrape par moment pour quelques caresses ou le presser ardemment contre le mien, nous arrachant des geignements lascifs.
"... les murs sont en papier..." face à nos poussées vocales.
"Et alors ?... Le maître de maison... a bien le droit d'être heureux, non ?..." amusé par ma pruderie.
"Come in... then..." l'y invitant.
Pousse. Geint fortement tant l'endroit lui est accueillant.
Je contracte et adopte un contresens avant que l'élan soit si fort qu'il me fait suffoquer.
Alors que le plaisir croît, nous sommes dans un état indescriptible : corps crispés, spasmant déjà, voix coupées dans nos gorges ouvertes. Puis elle arrive ; brute, vive, nous faisant tressaillir de chaque pore, corps poussés à bout de plaisir, sens en déroute.
Elle se prolonge à délice, chaque mouvement ou contraction rappelant à quel point les sensations sont encore vives.
Il caresse mes cheveux, souriant, baigné d'endorphines avant de s'offrir quelques instants de sommeil.
Il ne l'a jamais dit mais... il n'a nul besoin de préserver la barrière de la Limitless qui le protège des attaques extérieures en temps ordinaire. L'échange physique et son point culminant, l'orgasme, s'ils ne sont pas utilisés à des fins égoïstes, demeurent suffisamment positifs pour tenir à distance la plupart des fléaux.
Ses yeux clairs sont perdus entre les fentes de lumière.
Il n'a rien vu. Lui, l'élu du sixième œil. Il n'a pas pris conscience de la descente aux enfers de son ami et amant. C'est là une croix qu'il devra porter le restant de sa vie !...
Satoru soupire.
Suguru avait perdu la foi.
Satoru ne pouvait s'empêcher de penser qu'il aurait pu secourir son seul et unique ami, le tirer de ce mauvais pas !...
Ce que Satoru ignorait c'était que la chute de Suguru avait commencé bien avant l'événement fâcheux qui coûta la vie à un village entier. Suguru avait lié un pacte en exorcisant des fléaux avant de les ingérer pour s'approprier leur puissance. Il en était arrivé à des instincts de tueur, prêt à épargner les exorcistes pour qu'ils fondent ainsi un monde privé de fléaux. Il méprisait la nature humaine ; cette masse grouillante qu'il avait fini par appeler les macaques.
Son pouvoir, proportionnellement opposé à celui de Satoru, était à présent illimité. Il connaissait les rouages de la nature humaine. Il connaissait son adversaire en titre pour l'avoir fréquenté au moment où Gojô s'était élevé alors que lui, Suguru, s'abaissait.
Satoru coule son corps dans l'eau chaude, se laissant envelopper, nuque posée contre la pierre.
Ces souvenirs toujours le submergent et le bousculent jusqu'à ses convictions.
"Le repas est servi, Gojô-San." annonce Kumi.
Satoru a l'appétit coupé.
"Dois-je te nourrir à la baguette ?..." lui présentant un morceau choisi.
Il l'attrape des lèvres et l'avale sans grande conviction après l'avoir mâché d'un air absent.
"Satoru, hey..." posant ma main sur le dos de la sienne.
Il s'approche, finissant par poser sa tête contre mon épaule.
De Suguru, nous sommes à présent deux à porter le deuil.
Je plisse le nez. Ça suinte les fléaux là-dedans.
"Çà, c'est le prochain test que je réserve à mes élèves. Ils vont être servis ; c'est l'épreuve du feu." m'annonce Satoru.
"J'ose espérer que tu les garderas à l'œil. Ça n'a franchement pas l'air sympathique du tout." sensible aux ondes négatives chargées que dégage le bâtiment à l'abandon.
"Bien évidemment ! Je suis maître exorciste, pas maître boucher, je te rappelle !..." levant l'index. "Ils devraient arracher les bâtiments qu'ils n'utilisent plus ou les réutiliser à d'autres fins..." soupire Satoru. "... cela éviterait que les fléaux viennent y nicher."
Il passe le bras autour de mes épaules. "Allez, viens. Ce n'est pas pour aujourd'hui. Ils ne sont pas encore tous au point."
Je lui bande les yeux au moyen d'une pièce de dentelle extensible. Sa langue voyage rapidement d'une commissure à l'autre.
"Usage détourné, uh ?..."
"Hmm mmm." m'installant sur ses cuisses, massant plus haut des deux paumes, l'érigeant en le faisant geindre de délice, menton se levant par intermittence, dents serrées sur des rauques roulant dans la gorge.
"There."
Il ne voit rien mais devine, aux sensations, à quel point il est déjà haut.
"Let me handle this, OK ?"
"Yes." prêt à se laisser livrer entre mes mains expertes.
Je tire sur les pans de sa chemise blanche pour la faire sortir du pantalon, le déboutonnant pour lui offrir de l'espace, notant à quel point il tend le tissu du boxer.
"Better." sourit-il.
Il doit furieusement prendre sur lui pour s'empêcher d'utiliser ses mains qui ne rêvent que d'une seule chose : vagabonder sur ma peau délicate.
Je glisse le haut du corps sur le sien, avisant cette bouche qu'un souffle vif anime, la prenant aussi lentement que langoureusement, dans un baiser d'une profondeur exquise.
Il en vibre de tout son corps.
Ses paumes regagnent mes fesses, incapable de résister à la montée de sensations.
"T-t-t-t." dis-je.
Il me répond par un grognement frustré lorsque je m'empare de ses poignets pour leur faire quitter la place.
Mes paumes voyagent sur ce torse agréablement bâti maintenant que la chemise est totalement ouverte.
Passant la main derrière mes fesses, je l'extirpe pour quelques caresses.
Je quitte l'essentiel pour lui faire goûter à quel point je suis prête ; d'un doigt imprégné se glissant dans sa bouche, faisant voyager son extrémité contre mon sexe accueillant plus bas.
Son corps se tend d'un seul tenant sur un son guttural ; franchement excité au possible et bel et bien tenté de prendre le dessus !...
"Pousse... Satoru !..."
Le mouvement de hanches est rapidement négocié, le faisant accéder à l'antre chaud, corps se révulsant pour exprimer un rauque résonnant.
C'est si bon qu'il en palpite, gorgé d'une rigide impatience.
Je bouge sans attendre, cherchant les sensations. J'ai droit parfois à un contresens incontrôlé, le faisant avancer au maximum en terrain conquis.
Tout devient gorgé de sensations jusqu'à saturation et elle finit par exploser, tendant nos corps dans des spasmes délicieux.
Je le garde en moi un moment encore jusqu'à ce qu'il décroisse lentement, nous caressant, déposant des baisers en nous murmurant des mots doux, baignés d'endorphines.
Je découvre avec joie que Satoru est également du matin pour l'amour, lorsque nos batteries sont pleines.
Ce matin, les caresses vont bon train et il finit par me rendre délicieusement moite.
Lui pointe déjà depuis un bon moment mais c'est se régaler de moi qui l'excite au plus haut point.
Après avoir butiné mon entrée, il s'y aventure avec délice.
Il sait merveilleusement diriger et je lui cède volontiers la place dominante !...
Le moment où tout bascule, proche du point de non-retour...
Cette jouissance partagée qui s'éternise...
Ses doigts qui viennent se lier aux miens, bouche proche de mon oreille.
"Cela fait... si longtemps que je me l'étais plus autorisé..." parlant de ses sentiments bien réels à mon égard.
En effet... plus de onze longues années... depuis Suguru.
"La chute de Suguru a été un trauma, Satoru..."
"J'espère... que l'histoire ne se reproduira pas..." soudain anxieux.
"Tu le verrais, Satoru." glissant les doigts au sein des racines de cheveux encore joliment moites.
Satoru s'installe, tapotant l'oreiller confortable avant de s'y avachir sur un soupir conquis - quel bonheur de pouvoir étendre ses longues jambes, ce que la classe économique ne permet pas.
Durant le vol nos estomacs sont comblés par des mets raffinés.
Le restant du temps, nous nous câlinons.
Le vol nous mène à Frankfort.
De là, nous louerons un véhicule, direction le Land de Bade.
La demeure s'étale et je note de suite un nouveau pensionnaire qui vient nous renifler avec beaucoup d'intérêt - il s'agit d'un magnifique berger d'Anatolie nommé Patou.
"Oh mais que tu es beau, toi !..." faisant la fête au chien qui me le rend bien, caressant sa jolie tête.
Mon père arrive. "Vous faites connaissance ?"
"Ouiiii !..."
"Bonjour." à Satoru. "Richard Von Kreutzberg."
"Gojô Satoru."
"Pas trop harassés par le voyage ?..."
"Voler en première est un moindre mal."
Nous prenons un peu de repos, partageant le même transat dans la véranda.
J'observe les jeux de Patou dehors - quelles vitalité et force tranquille, ce chien !... - levant de temps en temps les yeux sur un Satoru en train de sombrer de sommeil, souriant devant le portrait.
Son bras est solidement refermé autour de moi - autant dire qu'il n'a pas l'intention de me laisser filer !... - sa tête a basculé contre son épaule.
Petite balade avec Papa et Patou.
"Alors ? Qu'en penses-tu ?..."
"Qu'il porte très lourd, ce garçon." toujours aussi fin observateur.
"Hmm mmm. A peu près tout le monde des exorcistes. Et la trahison d'un proche."
Je libère mes couverts devant la silhouette qui se profile, m'empressant d'aller l'étreindre.
"Maman !..." riant de mes élans.
A table l'un sourit, l'autre cligne plusieurs fois.
J'attrape Eliott par les mains, le conduisant à table.
"Tu permets que j'aille me laver les mains quand même ?" rit-il.
"Maman poule te veut sous son aile, Eliott." s'amuse papa.
"Papa !..." riant.
"Ma petite maman..." me regardant, caressant mon visage d'un revers doux. "... je ne porte plus de duvet depuis un certain temps déjà."
Les yeux sombres basculent sur Satoru. "Bonjour." souriant.
"Bon... jour..." totalement désarçonné.
"Ils ont toujours été fusionnels, ces deux-là." déclare mon père.
Eliott revient après un petit détour par la salle de bains, s'installant avec cette grâce qui le caractérise.
Je suis attachée au bras de Satoru.
"Tu me présentes ou je m'en charge ?"
"Eliott, voici Satoru Gojô. Satoru, voici Eliott, mon fils."
Satoru entrouvre la bouche, incrédule.
"Fils de cœur, rassurez-vous." sourit Eliott.
"Tu pourrais tout aussi bien être sorti de mes entrailles !..." dis-je.
"C'aurait été avec grand plaisir, ma petite maman, mais le destin en a décidé autrement."
"Et... que fait Monsieur dans la vie ?" curieux quant à Satoru.
Satoru m'interroge du regard.
"Oh, tu peux lui dire." amusée.
"Instructeur. A l'école d'exorcisme de Tokyô."
"Raaaah ! Modeste !..." riais-je. "Maître exorciste. Le meilleur."
"Vraiment ?"
Mon père suit l'échange avec intérêt.
"Quel genre de... gibier traquez-vous, Monsieur-le-professeur ?"
"Des créatures qu'on nomme fléaux."
Eliott m'adresse un regard. "Je n'en ai jamais entendu parler de ma vie de Spectre."
"Je ne les vois aussi que depuis un certain temps." dis-je.
"Quelle forme de vie est-ce ?"
"Il s'agit d'une race d'êtres spirituels nés d'agglomération d'énergie occulte, qui découle des sentiments négatifs. Ce sont des esprits corrompus avec des capacités surnaturelles qui existent pour hanter et tourmenter l'humanité."
Moue admirative d'Eliott. "En tant que Spectres, qu'est-ce qui nous sauve, ma mère et moi, Professeur ?..."
Mon père attend la réplique avec impatience.
"J'ai pour ancêtre un esprit vengeur dont les exploits étaient reconnus au Japon."
"Vraiment ?" sur de grands yeux.
"Sugawara no Michizane, si cela vous parle."
"Pas du tout." rit Eliott. "Et quelles techniques utilisez-vous pour... les exorciser ?"
"Il existe l'énergie et la technique pour la canaliser. Sans la technique, vous ne faites rien." avisant deux cannettes posées sur la table. "Vous permettez ?"
Se concentrant brièvement, il fait exploser l'une et s'entortiller l'autre.
"Le flux est exactement le même. A l'exception que le second est canalisé par la technique."
Mine impressionnée d'Eliott.
"Un peu comme le courant et le circuit lui permettant de circuler et d'être domestiqué."
"Il est... impressionnant." me confie Eliott, avisant Satoru. "Et... l'autre ? Mahito, je crois ?"
"L'autre m'a lâché ces derniers temps mais je le connais... desserrer la mâchoire ne veut pas signifier libérer sa proie."
Eliott pose son dos contre le mur. "Mmm. Je suppose que tu ne souhaites pas qu'il renonce. Je me trompe ?"
"Non." souriante.
"En fait, tu ne l'as pas choisi par hasard. Ni lui, ni le prof. L'équilibre qu'ils apportent l'un l'autre te convient."
J'en souris. "Tu es bien... mon digne fils."
"Hé !"
"C'est absolument délicieux de m'invoquer. Merci du fond du cœur, vraiment, Senshi."
"Silence, Mahito !" agacée par la façon dont il siège en moi.
Petit sourire d'Eliott. "Il sait ?" désignant Gojô du menton.
"Il a promis de s'en occuper tantôt. Le hic c'est qu'il ne peut se permettre d'y aller à fond sous peine de m'esquinter."
"The strongest is getting emotional. Hilarious !"
"Tu es solide. Je ne crains rien." caressant le haut de ma tête, m'avisant d'un regard bienveillant.
"Que se passe-t-il ?" questionnant Satoru que je trouve bien silencieux depuis un moment.
"Je dois dire que... vous êtes en train de remettre en cause mes convictions les plus profondes, ton fils et toi."
"Précise." attentive.
"Un lien très fort vous lie qui n'est en rapport ni avec la soumission ni avec la domination. On dirait..."
"De l'amour ? Eh bien oui." souriante.
J'attrape sa main, glissant mes doigts entre les siens, posant ma tête contre son bras tout en marchant.
"Tu es tellement occupé à les combattre que tu n'écoutes plus ce que les fléaux ont à te dire... comme moi jadis avec les vampires."
"Un bon fléau est un fléau exorcisé."
"Hmm mmm. Il trouvera rapidement une autre source d'énergie négative pour se réincarner. Et ainsi va le cercle."
Satoru se laisse tomber sur un banc du parc, mains dans les poches, jambes droites, ouvertes, tête basculée en arrière, menton haut. Il pousse un soupir.
"Je pourrai... m'en occuper moi-même. Mais je veux que la nouvelle génération éclose."
Je passe les doigts dans ses jolies mèches, assise à ses côtés.
"Ce que tu peux être dur avec toi-même, parfois, Satoru..."
Il redresse la tête et avise le manège familial camouflé sous une lourde bâche.
Son sixième œil le renseigne sans qu'il ait besoin de poser la moindre question.
"Bel ouvrage... si je m'écoutais... je le souillerai en totalité.." ricane Mahito, toujours présent dans mon corps.
Je me frappe la tempe de la paume. "Shut up, you !"
Satoru observe, comprenant ce qui se joue.
"Dis-moi... il n'est pas là lorsque nous... enfin tu vois ?" à Satoru, inquiète.
Petit rire de sa part. "Notre rayonnement suffit à le 'pousser dehors', en quelque sorte. C'est un peu complexe à expliquer."
"J'aime lorsque tu occupes tout l'espace, Satoru." sans complexe quant au double sens, posant deux mains jointes sur son épaule, y faisant reposer mon menton.
"Arrête. Tu vas le vexer..." sur un sourire terriblement satisfait.
"Viens." l'invitant à se lever, nous dirigeant jusqu'au manège, y soulevant la toile pour me faufiler dessous avec lui.
Il admire la quiétude du lieu, se retrouvant nez contre les naseaux d'un cheval de bois.
"Est-ce des manières d'interpeler ainsi Artémis ?"
Il cligne. "Tu... leurs as donné des noms ?... A tous ?"
"Ben oui. Il fallait bien tuer le temps les après-midi pluvieux !..."
Il siffle face aux deux muses dévêtues qui siègent dans le fond. "Mesdemoiselles."
J'éclate de rire. "Tu ne peux pas t'en empêcher !..."
"C'est vrai. Plus sensible au charme féminin qu'au charme équin." sur un petit rire coupable.
Je me hisse sur la selle d'Azur, en travers, ouvrant les jambes pour l'accueillir.
Mmm... mais dites-moi... c'est qu'Azur se trouve être à la bonne taille !...
Nous nous embrassons, son bassin poussant contre le mien, me retenant à lui des bras.
Il retrousse ma jupe et me caresse sur le tanga, m'éveillant en quelques effleurements subtils.
J'en geins aussitôt, l'appelant de tout mon corps, jambes refermées autour de lui.
"J'ai envie que... tu me... remplisses... Satoru..."
"Ça tombe bien... j'ai là... de quoi... te remplir... justement." sur un sourire explicite avant de se libérer.
Il fouille un moment contre mon sexe, se refusant de s'y presser, faisant s'emballer nos souffles qui en deviennent aussi courts que geignants.
J'aime lorsque ses pupilles dévient sous l'afflux de plaisir que la sensation nous procure.
"Comme çaaaa... Satoru..." à son oreille.
Il s'invite au détour d'un mouvement de hanches bien négocié, geignant à l'accueil qui lui est réservé. "Exquise..."
Paumes ouvertes sur mes fesses, il pousse au fond, bougeant à s'en arracher des sons de pure délectation, des soupirs haletants que je respire et auxquels je donne la réplique. Son menton se lève lorsque la vague gronde avant de déferler, puissante, le faisant suffoquer contre mon épaule, donnant tout dans un orgasme à rallonge, le faisant tressaillir de tous ses muscles, moindre parcelle sensible aux sensations.
