Si vous saviez à quel point je kiffe la couleur de mes amours avec Satoru...


Chapitre 298 : Power of Special Grade Curse

Nous peinons à nous remettre de la joute.

Ses paumes me parcourent sans relâcher le contact : ventre, pubis, cuisses, bas du dos.

Mon menton est posé sur son épaule et ma bouche s'aventure par intermittence du côté de son oreille pour lui murmurer des mots doux ou en lécher délicatement le pavillon.

"C'était..."

"... beaucoup de positif libéré d'un seul coup..." souriant, se référant clairement à l'orgasme.

"Hmm mmm. Je n'avais encore jamais toléré qu'un homme me prenne ici..." glissant les doigts dans les racines moites.

Il pose la joue contre mon épaule, nous observant, y mêlant quelques doigts curieux, sourires radieux.

"Je t'aime."

C'est venu tout seul, sans qu'il ne puisse le réfréner.

"Ça fait... si longtemps... que la sensation m'est presque nouvelle..." sourit.

"J'ai... beaucoup de chance... Satoru..."

Ses paupières s'abaissent un moment ; le bain d'endorphines amène le sommeil.

"Nous serons mieux sur un banc, à l'extérieur, tu ne crois pas ?..."

"Si."


Il pose sa tête sur mes cuisses, allongé sur le flanc, jambes pliées.

J'aimerai... entrer dans sa tête et savoir combien de femmes il a ainsi choyées...

Se souvient-il de toutes ? De détails frappants ?...

J'aimerai l'interroger... mais je ne me l'autorise pas.

Je sais que nous nous tenons, ainsi plongés dans la béatitude, éloignés de toute attaque potentielle et je souhaite profiter de ce moment de répit.

Je souris en songeant au fait qu'étant pour moitié de souche japonaise, Satoru porte une double offense en se moquant ouvertement du respect dû aux aînés - notamment envers le proviseur Gakuganji qui évoque à la fois la position sociale et l'âge avancé.

Autant dire que Satoru ne se prive d'aucune remarque déplaisante à son sujet, allant jusqu'à l'irrespect le plus total !


"Il va te tuer, tu sais..."

Je soupire en réponse.

"Si tu fais un pas de travers... il n'hésitera pas."

"Silence, Mahito !"

"Il va nous détruire. Tu ne le réalises peut-être pas mais... c'est lui, le véritable monstre !"

Je cesse mon pas.

"Dès sa naissance, il a menacé l'équilibre du monde en changeant radicalement la donne des forces en présence !... Un véritable... dieu réincarné. Une aberration et une abomination. Et tu veux porter son enfant ?! Ha !"

"STOP, MAHITO !" furieuse, me tenant la tête pour l'en faire sortir.

"Hey." d'une main sur mon épaule.

Je m'effondre contre Eliott.


"Il... a dit ça ?..." cligne Satoru face aux propos rapportés de Mahito. "Hmm."

"Satoru... est-ce... vrai ?..."

"Je pense plutôt que la perspective de voir nos deux forces combinées, présentes dans un seul et même corps, signerait leur défaite à tous."

Dans l'adversité, Satoru paraît une forteresse imprenable, se coupant instantanément de tout environnement extérieur pour se concentrer sur une seule et même chose : lui-même.

"Générer un autre monstre ?... Très peu, merci."

"Un... monstre ?..."

"Ce que je suis, notamment dans le cercle restreint et fermé des exorcistes. Une... anomalie. Trop de pouvoir octroyé dès la naissance. Une capacité à utiliser ces pouvoirs de manière exponentielle. J'ai vraiment tout d'un être monstrueux. Je t'avais dit qu'il fallait être un minimum dingue pour accepter les lois de ce job et pour durer. Je le pense plus que jamais ; ce n'est plus à reléguer à titre anecdotique à présent. Poussé dans mes retranchements, que serais-je capable de faire, Rachel ? Je suis... une véritable bombe à retardement."

"Non, stop." plaçant ma main sur la sienne, caressante. "Le cercle a été brisé avec notre rencontre, Satoru. Tu n'es plus seul, à présent."

"Tous ceux que... je me suis aventuré à aimer... sont morts tragiquement."

"Hey, stop." prenant son visage entre mes paumes. "Là, ce sont eux qui parlent !... Et tu leur donnes à bouffer !..."

Il me fixe, ahuri.

"OK. Oui, c'est vrai." souriant tristement avant de poser son front contre mon épaule.

Je monte la main pour caresser sa jolie tête.

Il n'a jamais accepté, depuis Suguru, de se mettre ainsi "à nu" devant quelqu'un.

Et j'espère, autant que lui, qu'il ne regrettera jamais cette prise de décision...

"Tu serais un monstre si tu étais parfait, Satoru. Or, tu ne l'es pas... tu possèdes toutes ces failles qui te rendent plus humain qu'aucun autre."


"Quel lourd passif..." amène Eliott, assis à mes côtés, observant Satoru qui s'amuse avec Patou.

"Oui. Né avec trop de pouvoir. Et blindé de failles."

"Je vois." avisé comme l'est sa mère. "S'il n'était que surpuissant, jamais tu ne l'aurais regardé." souriant.

"Good point."

"Il est très fort et il le sait. Je n'ai même pas eu besoin de me mesurer à lui pour évaluer sa supériorité." sur un petit sourire épris. "J'aime ce qui le compose ; cette force... ces failles... au contraire d'Undertaker qui possède pour lui la force de l'âge et l'expérience, Satoru est encore jeune."

Eliott monte une jambe pour y poser le menton. "M'as-tu tout de suite considéré et aimé tel un fils ?..."

"Oui. Immédiatement. Je n'ai jamais eu d'autres pensées à ton égard. Être mon fils s'est imposé comme une évidence. Cela te gêne ?"

"Non. Ça tombe plutôt bien car je t'ai immédiatement considérée comme ma mère en Hadès." cherchant ma main pour la presser, tournant le visage vers moi.

Satoru revient vers nous, se défaisant de son pull pour le balancer sur mes cuisses, en nage de jouer avec le chien.

"Il a du répondant, le bestiau !..."

Je ris. "Il va nous mettre un maître exorciste à genoux... Les fléaux vont bien se marrer !..."

"Hey ! J'ai pas encore dit mon dernier mot !..." y retournant, opiniâtre.

"Si nous sortions en ville ?" propose Eliott.

"Ma foi." souriante.


J'observe, ventre faisant des loopings, Satoru léchant son cône de glace.

Eliott ne loupe rien non plus de la scène, très amusé par l'effet que me fait l'exorciste.

"C'en est presque ingénu. Troublant." note Eliott.

Satoru cligne, fixant le jeune Spectre. "Hein ? Quoi ?"

"Rien, rien. Continue." dis-je, souriante, plaçant mes doigts dans son cou, le long du col sombre.

"Les plus grands sex-symboles sont ceux qui s'ignorent." place Eliott.

"Je sais que je plais aux filles." admet Satoru. "Et j'en joue parfois." sur un sourire qui en dit long.

Eliott sourit. "Pas qu'aux filles."

Petit rire de ma part. "Attention, fils !..." caressant les cheveux sombres d'Eliott.

"Maman a... très bons goûts."

Satoru en rosirait presque derrière les verres teintés de ses lunettes. "A ta droite." émet-il soudain à l'attention d'Eliott. "La brunette qui te dévisage depuis tout à l'heure."

Eliott glisse un regard discret.

"Vous êtes vraiment incroyables..." dis-je, secouant la tête.

Satoru étouffe un petit rire dans sa crème glacée.

"Vous n'allez pas faire la tournée des bars ni des strip-tease, rassurez-moi."

"Quoi ?!"

"Blaaaah, c'est vulgaire !..." s'étrangle Satoru.


"Tu sais, Senshi, toi et moi nous pourrions faire de grandes choses... imagine."

"Ta gueule, Mahito." agacée dès qu'il surgit.

"Ce n'est pas un hasard si le plus fort d'entre eux t'a choisie, Senshi. C'est pour garder l'œil sur toi."

"Que t'ai-je ordonné, Mahito ?" laissant poindre la colère.

"Oh ouiiii ! Fâche-toi, Senshi !"


Satoru perd ses doigts dans mes cheveux alors que ma tête repose sur ses cuisses.

La chevelure auburn lui rappelle le sombre des cheveux de Suguru.

"Tu aimais lui faire ça ?..." captant ses pensées.

"Je pouvais y passer des heures." souriant, poursuivant ses gestes doux dans ma chevelure.

"Etait-il de pure souche japonaise ?"

"Totalement. Avec un fort respect des traditions et des aînés. Lorsqu'il me parlait de rigueur, je lui disais que je détestais ce truc." souriant aux souvenirs.

"Pourtant... tu ne laisses rien au hasard lorsqu'il s'agit de la technique."

"C'est ce qui distingue le maître des élèves ; la maîtrise."

"Donc la rigueur."

"Avec une telle puissance de feu, tu ne peux pas te permettre d'y aller au hasard."

"Éviter les collatéraux..."

"Il y en a pourtant eu un bon nombre lors du combat de Shibuya !... Il n'a pas tant gambergé !"

"Silence, Mahito." agacée.

"Il s'est même permis d'user de sa technique Limitless durant 0,2 secondes. Un exploit ! Aussitôt imité !..." se congratule le jeune fléau.

"Ce que tu peux être bavard !..." soupirant.

"Ça va vraiment mal se terminer pour toi, patchface." place Satoru.

"Pas tant que j'habiterai ce corps, champion !..." moqueur.

Le poing de Satoru crispe.

"Tu contrôles peut-être l'univers atomique et l'espace mais le cerveau, tu en es loin."

"Tu sais peut-être mimer la Limitless mais tu en demeures si loin que c'en est risible. Je te mets au défi d'utiliser Hollow Purple un jour, bouffon."

Je sens Mahito se recroqueviller.

Lorsque Satoru s'adresse à lui, il fixe la ligne d'horizon, refusant de lui adresser le moindre regard.

"Lorsque tu seras au point, tu reviendras me voir. OK, patchface ?"

"Hollow Purple ?..." questionnais-je, Mahito s'étant enfin tu.

"La combinaison imaginaire de Blue et Red."

"Je le hais, ton mec, tu le sais ça, Senshi ?"

"Eh bien je sens que tu vas le haïr d'autant plus lorsque nous ferons l'amour dans un instant, mon très cher Mahito." amusée, caressant le visage de Satoru du bout des doigts.

Il me regarde et sourit. "Comme ça, toi ?"

"Bah, autant prévenir."

"Et... tu projettes ça dans quel endroit ?..." prêt à donner libre-cours à notre désir.

"Il y a... la cabane de jardin..." avisant la construction d'un regard. "... ou ma chambre..."

"OK, donc... plein air ou cocooning." amusé.

"Le choix du roi." rieuse. "Alors ?" impatiente, appuyée des deux mains sur son épaule.

"Chambre." souriant.


Nous nous y enfermons et il attrape mes hanches pour me plaquer contre son bassin, posant un baiser immédiat sur mes lèvres, le rendant d'emblée très sensuel et profond.

Mmm... mais dites-moi professeur !... Quelle est cette fièvre que vous m'aviez, jusqu'à présent, cachée ?...

Il chemine à présent dans mon cou. "C'est... marrant..." soupiré. "... au début je me disais... que ça ne durerait que... quelques jours, tout au plus... nous deux..."

"Il faut croire... que nous en voulions plus..." souriante, réclamant à nouveau cette bouche sensationnelle.

"Ça fait... tellement longtemps..." souriant, tenant mon visage entre ses paumes, me livrant un regard explicite.

"Et apparemment... ça t'avait manqué."

"Atrocement." sur le murmure de la confession, revenant jouer de la pointe de sa langue dans le creux de l'oreille, attrapant le lobe entre ses lèvres, suçotant. "J'ai envie de toi... c'est véritablement... la pagaille au creux de mes reins."

"Satoru..." enflammée.

Sa langue chemine dans mon cou, y traçant des sillons délicieux.

Dieu, que c'est bon cette façon qu'il a de me presser contre son corps et de placer une intention dans chaque baiser et caresse !...

Il me prend par la main pour me conduire jusqu'au lit, m'y faisant reposer le haut du corps, s'occupant de me défaire du bas, accroupi, agile.

Lentement, il écarte mes cuisses pour me goûter. Le premier coup de langue, dans un passage lent et mesuré, me provoque des frissons dans tout le corps.

"SA... !"

"Hey, c'est toi qui enviais mon cône glacé il n'y a pas si longtemps, non ?" taquin.

"Please !..." suintant pour lui, l'y encourageant des mains.

Il y retourne avec plaisir, gratifiant l'intérieur des cuisses avant de cibler, toujours accroupi, larges paumes flattant l'extérieur des cuisses, suçotant et léchotant avec une ardeur décuplée, me faisant décoller du lit sur des appels que je demeure incapable de canaliser et qui résonnent bruyamment dans la pièce close.

L'orgasme me frappe une première fois, vif.

Il savoure mes tressaillements et mes palpitations jusqu'au tréfonds, langue lui communiquant plus que clairement l'état des lieux.

"OK. Tu permets que je me mettre un peu à l'aise ?..." se déboutonnant pour offrir de l'espace à son sexe enflé de gourmandise, exprimant un soupir en se sentant moins comprimé.

Il avise à nouveau mon sexe, y récoltant tout le fruit de ses efforts.

J'attrape son sweat pour le faire passer par-dessus sa tête.

"Viens." l'invitant à mes côtés, le faisant allonger de la même manière, pieds au sol.

Debout, je fais glisser jeans et boxer à la fois, admirant ce sexe qui suinte sur son ventre nu.

OK. Toi, tu ne vas pas être long !...

Je prends place, allongée de la même façon, dos face à son torse, le récupérant entre mes jambes, m'amusant avec, le teasant au possible, jouant de son extrémité contre mon entrée.

Il suffoque, respiration vive, sourire s'évanouissant lorsque ses traits angéliques se froissent lorsqu'une vague fulgurante le traverse de part en part.

Puis je l'engouffre sans le moindre effort, le faisant se cambrer sur un appel vibrant.

Mes doigts cherchent tout de lui alors que ses hanches en plein mouvement font monter le plaisir et qu'il finit par se livrer, sur un rauque frappant les murs, généreusement, tout au creux de moi.


Toujours dans la même position, je caresse ses avant-bras refermés sur moi.

Il décroît à mesure, sommeil le gagnant lentement.

"Alors, c'est vrai ?... Tu vas laisser le clan Gojô s'éteindre ?..." avec un certain regret dans la voix.

"Tu veux t'y coller ?..." taquin. "Je te préviens : ça n'aura rien d'une sinécure."

"Ah forcément si tu dis ça à toutes !..."

"Hey, j'ai jamais proposé la chose à qui que ce soit, hein !..." amusé.

"Vraiment, je trouve cela dommage de perdre tes gênes."

"Et donc... la solution serait de les mêler aux tiens ?"

"De suite !... Non, je te demande de bien réfléchir avant de prendre une solution aussi radicale."

"J'ai déjà fait maintes fois le tour de la question. Pour en revenir à la même conclusion."

"Tu rencontreras sans doute... la bonne personne..."

"Je l'ai déjà rencontrée. Et elle repose en ce moment même entre mes bras."

Je lève les yeux sur lui, flattée.

"Je pense vraiment être le dernier descendant. Et cela me ressemble."

"J'ai bien trouvé un fils de cœur..." opiniâtre.

"Tu as vécu suffisamment longtemps pour ça. Ce ne sera pas mon cas."

"Je t'interdis, Satoru !..." froncée.

"Les exorcistes, les vrais, ne font guère long feu." portant un nouveau coup au principal Gakuganji. "Tôt ou tard le destin les rattrape et les frappe."


"Je ne te remercierai jamais assez de me laisser siéger dans ton cerveau, Senshi. J'y apprends tous les jours."

Je soupire. "Voilà bien longtemps que je n'ai pas eu le loisir de choyer ton corps, Mahito."

"Tu réclames ?" assorti d'un petit rire flatté.

"J'ai..." doigts tremblants. "... très envie de te toucher, oui."

"Alors, viens." m'invitant, me désignant très précisément un bâtiment aux multiples portes.

J'ouvre la désignée et... gotcha !

Il m'y attend, posé.

Sa tenue... pantalon slim huilé façon simili cuir, sweat à la manche gauche découpée, dévoilant pour partie le bras et l'épaule.

Je siffle. "Sexyyy !..."

Il rit. "Tu es amusante, Senshi !..."

"Tu me laisses voir ?..."

Il écarte les bras.

Je m'en approche.

Mon premier réflexe est de poser derechef mes paumes sur ses fesses fermes, camouflées en partie par son haut porté ample. Oui, Mahito est à moi ! Et à moi seule !...

Il rit, excité et curieux à la fois. "Senshi !..."

"J'aime ce que je vois... autant que ce que je touche." massant là sans complexe, y appréciant autant l'effet de l'imitation cuir que ce que cache le pantalon.

"T'es pas croyable, Senshi !..."

"Je pourrai t'enseigner tant de choses, Mahito..." sur un soupir.

"Comme ?"

"Comme... embrasser..." avisant ses lèvres et la langue que je sais aussi bien pendue qu'agile qu'elles camouflent.

Il m'avise, levant le menton. "Teach me, then." plaçant une main dans ma nuque, possessif.

"Sure ?"

"Quick. Before I change my mind."

"OK." me hissant lentement sur la pointe des pieds - il fait son bon 1,80 m, le bougre ! - mains toujours en place.

Mes lèvres se posent sur les siennes, y exerçant une certaine pression, bougeant lentement contre les siennes. Il imite aussitôt.

Ma langue longe les ourlets de chair pour en quémander l'entrée et c'est dans une douce chaleur épicée que je m'immisce. Le plus humain d'entre eux...

Mes mains remontent sous son sweat, appréciant ce dos large et suturé par endroits.

Nos langues se donnent la chasse et dansent parfois dans une troublante harmonie.

Oui, je ne devrais pas. Oui, il s'agit d'un fléau de grade spécial qui n'est pas du tout destiné à ceci.

Mais c'est bien trop délicieux... cet interdit qui sent la cannelle...

Je tente de débusquer une lueur qui viendrait trahir ce qu'il ressent dans son hétérochromie singulière, rompant lentement le baiser après l'avoir rendu étourdissant.

"Tu apprécies au moins un peu ?..."

Il penche la tête adorablement sur le côté. "J'apprécie surtout les dommages que tout ça cause à un certain exorciste en titre."

Je grimace. Il rit, attrapant mon visage entre ses paumes. "Ne fais pas cette tête, Senshi !... Tu sais bien que je ne suis pas prévu pour ça."

"Je peine vraiment à croire que tu... ne ressentes rien..." jouant avec les bandes de tissu qui recouvrent pour partie son bras.

"Je n'ai pas dit que je ne percevais rien ; au contraire : je perçois la façon dont ton âme vibre. Et la manière dont elle cherche la compagnie de la mienne."

"Je voudrai... te voir crier de plaisir... Mahito."

"Tu serais humaine... je t'aurai piétiné comme personne... pour prononcer de telles offenses." glissant une langue dans mon oreille. "Les fléaux, on les exorcise, Senshi."

Je soupire en observant mes mains naviguer sur ses avant-bras, ne faisant aucun cas des sutures qui les parsèment. "Et... ta partie humaine ?"

"Ah, celle-ci... il se pourrait que tu l'agites un peu."

"Tu... fais toujours confiance à Geto ?..." caressant toujours ses bras.

"Ne commence pas à jouer à ça, Senshi." fronçant lentement.

"J'ai peur de ce qui pourrait arr..."

Il vient de poser sa paume sur ma bouche. "Ne m'oblige pas à me fâcher, je n'en suis pas d'humeur."

J'obtempère du regard et il retire sa paume.

Il attrape mes mains pour les poser sur son sexe plein. "Plus envie de jouer ?"

Il capture ma bouche dans un baiser chargé en promesses, bien décidé à passer un bon moment selon mes règles du jeu, paumes venant appuyer mes caresses qu'il juge faibles.

Les sensations montent, aiguës.

"Tu me pardonneras cet écart de politesse, Senshi." souriant de toutes ses quenottes, me plaquant face au mur, m'y défaisant du bas avant de se faire saillir, se penchant légèrement pour passer les avant-bras entre mes cuisses et me soulever, jambes ouvertes.

J'en suffoque - position totalement inédite et improvisée !...

Il me porte ainsi à bout de bras, me tenant totalement ouverte à lui, s'engouffrant dans la moiteur sans plus attendre, geignant à la manœuvre.

"Ma... !" me retenant contre le mur, paumes ouvertes, visage tourné vers lui.

Il lèche ma joue de sa langue pleine, sans retenue, haletant à mon oreille à mesure que ses hanches adoptent un rythme aussi régulier que soutenu.

"... hi... !"

"T'y es presque... Senshi..." amusé par la façon dont ma bouche hache son nom.

"... to... !"

Pousse. Fort. Loin.

Orgasmes en approche.

Il me soulève d'autant plus haut à mesure que son plaisir se fait bourdonnant et vif.

Assurément le plus humain d'entre eux... Geto possède en ses rangs un de ces macaques qu'il exècre.

Il lâche tout, jouissant fortement au creux de mon oreille et je le suis de très près.

Il me libère lentement de son emprise. "Ah, Senshi... ce que tu me fais commettre... est aussi... délictueux que délicieux." faisant un tour de langue sur ses lèvres sèches.