Chapitre 300 : Red line

J'avise l'obstacle. Il est clair que si moi je n'y crois pas ou que mes épaules vont en avant, Na'ir signe un arrêt net et je valdingue généralement seule par-dessus les barres !...

Il contourne l'obstacle à la dernière seconde, hennissant, peu fier de moi.

Les autres cavalières se mettent soudain à discuter entre elles et ce qu'elles visent se tient nonchalamment sur un banc, nous observant derrière les verres teintés de ses solaires.

Fort heureusement, elles peuvent se permettre d'être distraites vu qu'il s'agit d'un exercice libre.

Je secoue la tête, les laissant à leurs piailleries.

Nouvelle tentative. Ça passe ! Juste mais ça passe !...

Je flatte Na'ir et repars pour le saut ultime.


Je m'approche de la ceinture de la carrière, laissant les rênes amples.

Na'ir se frotte la tête et l'encolure contre la barre haute.

Il s'approche, mains dans les poches, en sortant une pour caresser Na'ir en mode friendly.

Mon étalon le kiffe. Surtout depuis qu'il a capté qu'il a une pomme en poche !...

Je ris. "Tu le prends par les sentiments."

"Hmm mmm." fier de son petit stratagème.


Je retire tout l'harnachement et lui noue le licol pour la douche.

Satoru en profite pour lui offrir sa friandise.

Je m'installe sur un banc avec lui, laissant Na'ir brouter tout en séchant au soleil.

Satoru me raconte le test de ses élèves dans cet immeuble maudit.

Apparemment Yûji ne doit son salut qu'à la présence de Sukuna qui a tôt fait de plier le fléau adverse.

Il est très détendu, longues jambes en avant, écartées, factuel dans son récit.

Je le regarde, sourire flottant sur les lèvres, prête à savourer le délit que je m'apprête à commettre, approchant ma bouche de son oreille. "A quatre pattes. Tout à l'heure."

Il cligne à plusieurs reprises, me regardant, bouche bée.

"Tu t'en sens capable, Satoru ?..." joueuse, triturant un brin d'herbe.

Il affiche le même sourire bordé d'appétit, se penchant jusqu'à mon oreille. "Sans problème."


Nous faisons un petit détour par le traiteur, nous offrant le meilleur.

Satoru glousse. "Dis-moi... est-ce le saut qui t'a mis de telles idées en tête ? Non que je m'en plaigne, attention !..."

"On te l'a déjà demandé ?..." curieuse.

"Deux ou trois fois." affichant ce sourire qui dit tout et pourtant ne raconte rien.

"Et ça a été concluant ?"

"Je n'ai pas eu de retours désagréables si c'est ce que tu souhaites savoir."


Une fois chez moi, nous savourons ces mets raffinés, évoquant tout sauf ce qui va suivre.

Sur le canapé, tournés l'un vers l'autre, jambes remontées.

"Toutes ces filles ont dû chercher ton profil une fois que tu avais quitté l'appli..."

"Qui te dit que je l'ai quittée en supprimant mon profil ?..." joueur.

"Tu n'es pas le genre d'homme qui court plusieurs femmes à la fois... mais plutôt le genre à poursuivre une seule femme sans relâche." caressant son visage d'une main douce, laissant passer un index lent en perpendiculaire de ses lèvres. "Et à la mettre au pas s'il lui arrive de quitter le droit chemin."

Ses sourcils fins prennent un pli froncé. "Je déteste passer après un fléau."

Je hausse le sourcil. "Donc... un autre gars, sans souci ?..."

"Ça aurait sans doute fait moins de vagues." me fixant.

"Tu n'as plus à t'en inquiéter. Je ne perçois plus son énergie et il ne s'est plus remanifesté depuis... j'imagine que Geto s'en est proprement occupé."

"Proprement ? Ha !... Il l'a simplement rajouté à sa collection de monstres qu'il peut manipuler à loisir. Vraiment, je déteste ce qu'il est devenu." serrant le poing avant de relâcher.

Je viens le chevaucher, ouvrant son haut pour caresser le torse.

Il en sourit. "Comme ça, toi ?..."

Je viens cueillir ses lèvres dans un baiser qui s'approfondit lentement, délicieusement.

"Quoi ?... Je te mets en condition."

"Tu fais ça très bien..." souriant, passant la main dans ma nuque pour me rapprocher une nouvelle fois et sceller un baiser ultra-chaud.

"Non parce que parler de Mahito le restant de la soirée..."

J'avoue, je ne l'ai pas volé !...

Le baiser, à la fois voluptueux et dévorant qui a déchiré ma bouche, faisait partie de ceux dont la promesse ne s'égare pas.

Ce faisant, mes paumes se sont appliquées à le faire enfler, caressantes et affirmées en pression.

Je m'en remets entièrement entre ses larges mains qu s'emploient à me défaire.

J'aime voir le reflet dans ses pupilles que le plaisir fait dévier sous la paupière.

Je savais d'instinct que ça matcherait entre nous.

Lorsqu'il part en chasse, bandeau camouflant ses yeux, cheveux que le pouvoir en suspension fait se dresser, haut col semblant le préserver des assauts, Satoru endosse un tout autre personnage ; le meilleur, le prof.

Nos bouches n'en finissent plus de s'arracher des confessions geintes, corps mis au profit d'une tension remarquable.

Avant la rage d'une bataille, mon cher partenaire kiffe flirter avec ses adversaires avant de leur coller la raclée du siècle !...

La tension se faisant brûlante, nous nous défaisons à la hâte et il me fait regagner le sol, main appliquée dans ma nuque tandis qu'il butine mon sexe de son extrémité renflée.

Il n'y aura rien de brutal, juste du jeu. Le pouvoir de domination appliqué à l'un peut très rapidement être cédé à l'autre. Mais ce soir, c'est lui qui détient les pleins pouvoirs.

Lové sur moi, il s'invite, jambes écartées vu sa haute stature pour lui permettre d'être à mon niveau, s'engonçant profondément sur un râle délecté.

Satoru respecte trop l'amour et son pouvoir sur les fléaux pour en faire une expédition punitive.

Cette façon dont ses hanches en mouvement viennent régulièrement heurter mon séant est de toute beauté !... Nous en suffoquons, sensibles aux mêmes, délicieux signaux.

La place de sa main crispée sur ma nuque en devient moite, la libérant pour la poser à plat à côté de la mienne, lové sur moi, donnant par à-coups vifs entre mes fesses, se permettant de planter ses dents dans mon épaule au moment où l'orgasme nous submerge.


Je recule d'un pas, heurtant une personne arrivant par la droite.

"Oups ! Pardon."

Mes yeux remontent jusqu'aux siens. Je me raidis, déglutissant face à...

Même réaction en face, finissant par afficher ce sourire joueur. "Hey~."

Bordel, Leech, qu'est-ce que tu fiches dans mes pattes ?! Un dimanche, en plus !

"Bah, c'est curieux, un moment j'me suis dit que tu trouvais plus le chemin jusqu'au Lounge."

Oui, OK. Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?...

"Bah, quoi ? Fais pas cette tête, j'ai pigé après, hein !..."


"Tu as l'air d'excellente humeur, dis-moi." note Jade alors que Floyd déballe les quelques courses.

"Et comment !... Moi, les courses ça me booste !..."

"A d'autres, Floyd." plisse Jade.

Floyd se hisse sur le comptoir. "OK. Je l'ai croisée, Jade." tout sourire. "Et wow quoi ! J'crois qu'on se plaît toujours énormément."

"Je ne vois pas cela d'un très bon œil, Floyd."

"Bah quoi ?"

"Léviathan n'est pas fiable." reniflant devant une affreuse impression de déjà-vu.

"Ho, Jade, tu le sais : j'ai toujours kiffé cette fille. Et franchement, au moindre signal, je foncerai !..."

"C'est bien ce qui me fait peur..." soupire Jade, préparant les accompagnements des boissons. "Ne t'emballe pas, matelot."


Mia recrache le contenu de sa bouche, s'essuyant avec une serviette. "Pardon, hem. C'est juste... Leech ?!"

"Comme dit."

"Nan mais Leech quoi !"

"Ouiiiii ! Et putain, Leech ! Pourquoi t'es pas d'une laideur repoussante, à la fin, merde ?!"

Mia s'en tient les côtes. "Ah ça !... Il a toujours été BG comme dirait Lune !... Surtout pour une murène !..."

Je croise les bras, furibonde. "Merde quoi !"

"Et... comment ça s'est terminé ?"

"En queue de poisson."

Mia éclate de rire.


Floyd n'a rien perdu de son mordant et de son humour.

Nos échanges SMS sont pour le moins intensifs.

"Je suppose que Jade est au courant... et ne voit pas cela d'un très bon œil."

"Bah ! Tu le connais !... Jade a toujours besoin d'être rassuré ; ))"

J'apprends qu'entre temps c'est Riddle qui est passé dans les filets de Floyd.


Cette jolie tête posée sur mes cuisses, mes doigts égarés dans les mèches blondes...

Il m'arrive de l'appeler "Sat'" ou "Sato'" par moment, ce qui fait immanquablement naître son sourire.

Mon mec n'a pas d'heure pour bosser et je note qu'il a été appelé lorsqu'il enfile ce sweat à haut col, plaçant le bandeau opaque sur ses yeux.

J'ignore généralement le lieu et la mission, de même que son horaire de retour. Il ne laisse rien filtrer et je respecte, lui évitant toute question, sachant qu'il commence généralement à se concentrer sitôt qu'il revêt son "uniforme de travail".

Alors commence l'attente pour moi. Au début, je me faisais des films - si cela tournait mal ?... Si le fléau à abattre avait découvert une faille dans la défense de Satoru ?...

La vie d'un exorciste de cette trempe n'est rythmée par aucun repère fixe. Elle demeure en roue libre - joignable n'importe où, n'importe quand.

A son retour, Satoru est très peu bavard. Il n'aspire qu'au repos et à la tranquillité. Toute question serait plus que malvenue et je risque fort d'être renvoyée dans mes filets, avec plus ou moins de tact, selon l'humeur.


Le sixième œil... ah, que dire de cette merveille ?... Une arme sophistiquée, précise. Et qui, pourtant, fatigue Satoru en puisant dans son énergie propre. Elle lui permet de voir le monde dans sa version atomique. Les yeux de Satoru, même camouflés derrière des verres opaques ou un bandeau, distinguent l'essentiel. Il les "déconnecte" volontairement pour s'épargner le flux continu d'informations circulant entre les mondes visible et invisible et son propre être mais également pour "voir" les gens en usant des sens humains.

Bref, Satoru, né dieu, se rend humain. A l'instar de Mahito, né fléau, qui se fait humain.


"Et... dans le palmarès... y en avait-il qui revenaient ?..." parlant de ses ex-conquêtes.

"Tu veux checker mon historique ?" taquin. "On dirait que le fait que j'ai été actif te régale et t'agace en même temps. C'est assez curieux comme approche..."

Je hausse les épaules. "Bah, je m'intéresse..." sirotant à la paille.

"J'ai presque envie de dire que tout ça appartenait à une autre époque." laconique.

Je glisse un doigt à l'intérieur du bandeau pour le faire glisser d'un œil, lui appliquant un baiser langoureux, tout sauf sage, lui prenant le souffle.

"En tout cas, j'apprécie le résultat de cette quête effrénée."


Ma main part à la conquête de ce qu'il possède de plus intime. Délaissant le sexe encore au repos, je m'intéresse de près au plancher pelvien. Il en tressaille, totalement à l'aise avec l'endroit et OK pour que je poursuive dans cette voie - jambes s'écartant d'elles-mêmes. Mon majeur flatte cet espace restreint, s'approchant également de l'orifice, sans que cela pose le moindre souci - pas tous les hommes tolèrent une telle approche qui demande d'être remarquablement à l'aise avec son propre corps et pas totalement fermé à l'idée d'une bisexualité.

Je passe, effleurante, du plancher à la naissance de l'orifice, ce qui lui prend le souffle tout en l'érigeant immanquablement. Quel régal de passer d'un point à l'autre, savourant à pleine paume cette verge que la volupté rigidifie.

Nous nous sourions dans la pénombre, nous appelant.

Ma main se fait de plus en plus agile, détraquant la régularité déjà malmenée de son souffle.

Il vient me chercher, constatant, avec une satisfaction stupéfaite, l'état dans lequel nos jeux me plongent.

Il s'en régale un long moment, rendant l'endroit plus accueillant encore, y goûtant à même ses doigts.

Puis il me butine de son extrémité dans des positions interchangeables.

Quel plaisir de le sentir monter, haletant face à ce que je propose.

A la fin, je bascule sur lui alors qu'il est engoncé en moi jusqu'à la garde, nous embrassant avidement jusqu'à l'orgasme.


Pensez-vous que j'ai renoncé ?...

Pensez-vous qu'il ait abdiqué ?

Mes rêves me conduisent à glisser les doigts sous chaque suture grossière comme sous un dais chaud. Il se saisit de mes poignets, conduisant mes doigts à se montrer plus intrusifs encore, gorge libérant un râle évocateur.

Ce qui plaît à un fléau n'est pas forcément du goût des humains.

Je fais remuer la peau, doigts ressortant par les orbites, déformant totalement son visage comme s'il s'agissait d'un masque.

Il caresse mes poignets fins à la recherche de plus de sensations encore, invitant mes mains à passer par-dessous son haut ample, plaquant mes doigts sur les sutures de ses hanches tandis que son visage se reforme et qu'il arbore ce rictus terriblement arrogant et sexy à la fois.

"Tu ne vas pas t'arrêter en si bon chemin, Senshi."

Je plante le regard dans son hétérochromie, glissant à nouveau mes doigts entre les deux ourlets d'une même suture, lui faisant lever le menton sur un soupir aussi lourd que vibrant.

"Je kiffe... lorsque tes doigts me pénètrent ainsi..."

Il glisse deux tranchants de mains en V partant des aines pour dessiner mon sexe.

Je m'en mords la lèvre inférieure.

Notre vision du monde se rejoint sur de nombreux points. Nous savons tous deux qu'il s'agit d'un fruit pourri qui balance au bout d'une branche que la cupidité humaine a rendu sèche et stérile.

Mes doigts s'agrippent littéralement aux os saillants de ses hanches.

"Ooooooh... Senshi !..."

Il est né de la haine que les humains se vouent... et moi je lui fais l'amour.

Fort heureusement le sixième œil n'a aucune prise sur le monde des rêves... et nous nous adonnons à de tels jeux dans une réelle quiétude.

"Cet œil... nous crucifie." soupire Mahito, quelque peu contrarié par le pouvoir exercé par l'exorciste en titre qui le détient.


Je beurre une tartine et la présente devant la bouche de Satoru qui y croque, savourant.

Je ne dois en rien montrer ma fébrilité quant à mon "égarement" de la nuit.

Aussi, ai-je décidé de me concentrer sur le merveilleux couple qu'il devait former avec Suguru, le regardant avec une immense tendresse, allant chercher le haut de sa tête de la paume. Il en ronronne littéralement.

"Finalement... le chemin pris a été le bon."

"Précise."

"Que tu ne te sois pas refusé les choses agréables de l'amour... ni refermé sur toi-même."

Il sourit.

Mon portable s'agite, m'annonçant l'arrivée d'Eliott par le prochain vol.


"Et... où en es-tu avec Mahito ?" également incapable de se l'enlever de la tête.

Le nom maudit, même prononcé à voix basse, vient frapper les tympans de Satoru.

Je glisse l'index devant mes lèvres.

Eliott réalise, rentrant la tête dans les épaules.

Satoru fronce.

"Je suis très surpris que tu le connaisses. Y compris son nom." tonne la voix de l'exorciste.

"J'en avais parlé à Eliott à l'époque." coupant court à toute polémique.

Eliott ne dit pas un mot de plus, contentant de suivre l'échange, du regard.

Si Satoru utilise son œil à cet instant précis, je suis foutue !...

Mais il semble qu'il n'en ait pas l'intention, verres opaques maintenus devant son regard clair.

"Alors dites-moi... qu'avez-vous chassé récemment ?" questionne Eliott, histoire de changer de sujet.

"Un nid. Établi à un carrefour particulièrement dangereux et fréquenté de la ville."

Eliott prend une mine admirative. "Vraiment ?"

"Je suppose qu'ils s'y sont établis du fait du nombre impressionnant d'accidents survenus là."

"Ça se tient." accorde Eliott.


Satoru attendra que j'ai le dos tourné pour prendre Eliott à part. "Que sais-tu de... Mahito, Eliott ?"

Eliott le regarde - Eliott est excellent comédien - puis sourit, bien décidé à ne pas répondre. "Ma mère vous aime, vous savez."

Satoru baisse d'un cran ses verres, faisant apparaître cet œil capable de voir à travers n'importe quelle matière jusqu'aux moindres variations de l'âme et de l'énergie.

"C'est un esprit libre et fier. Si vous piétinez cela... vous la perdrez à tout jamais."

Eliott me scie !... Il a tant évolué en si peu de temps !...

Se comporter ainsi face à la suprématie écrasante de Satoru ne peut que forcer l'admiration.

"Il m'a semblé comprendre que vous méprisez tout ce système archaïque. Ce système même qui nous condamnerait en tant que Spectres d'Hadès, ma mère et moi." affichant ce petit sourire rassurant. "Vous ne faites pas partie de cette pêche-là."

"Certes non. Cependant, je ne puis admettre qu'elle... fréquente un fléau. C'est contre l'éthique même."

"Qui pourrait vous causer des ennuis, Satoru ?... Certainement pas les anciens." factuel.

Ce face-à-face est de toute beauté !...

Satoru fait remonter la monture de ses lunettes sombres. "Touché." poussant l'avant de l'épaule d'Eliott du poing, souriant. "Des personnalités comme la tienne sont intéressantes autant qu'instructives. Tu es bien... son digne fils." souriant.


Eliott vient poser sa jolie tête sur mes cuisses et j'en caresse la chevelure châtain.

"Pas trop secoué ?"

"Par ?"

"Cette entrevue avec Satoru."

"Oh... non. Il a été cool." souriant. "J'ai même eu droit à un compliment !..."

"C'est surtout toi qui as eu un aplomb remarquable."

"Je n'ai fait qu'écouter mon cœur." levant la main pour caresser tendrement mes traits. "Je te dois d'être né une seconde fois."


Satoru s'installe, Eliott à ses côtés. Les deux prennent une petite collation dans les gradins du manège, salués par le passage régulier des hirondelles qui y nichent.

Je fais tourner Na'ir à la longe avant de le libérer de toute contrainte, grimpant sur son dos pour un peu de dressage libre.

"Je suis étonné que tu ne montes pas à cheval, Eliott."

"Mon truc, c'est la danse. L'expression corporelle. Notez que maman arrive à de très belle chose aussi avec son étalon."

J'aime demeurer à l'écoute de Na'ir. A la fois ses allures successives, sa respiration.