Chapitre 302 : Stand in the darkness

Je triture le bandeau posé dans l'entrée, avisant Satoru, assis sur la marche, qui se déchausse.

"Tu sais que... ce petit accessoire promet... de très grandes choses ?..."

Il lève ses yeux clairs sur moi. "Ah oui ?" d'une voix blanche.

"For exemple..." l'utilisant pour m'attacher les poignets.

Il rit, m'emboîtant le pas. "Quelque chose me dit que je ne vais pas laisser uniquement mes chaussures dans l'entrée..."

"J'ai de la chance d'avoir un partenaire qui capte la moindre de mes pensées."

Il se relève, quittant son t-shirt sombre. "Un partenaire à qui il est inutile de formuler la demande deux fois."

Il m'accule contre le meuble bas, m'y hissant, se plaçant entre mes jambes.

Il me fait lever les bras, y glissant ses paumes larges, rejoignant mes poignets.

"Tu... l'as déjà fait ?... Avec Suguru... je veux dire..."

"Mes plus belles années de lycée... terminées par un drame."

Je rapproche mon bassin du sien, lui arrachant un soupir au contact.

Il tient mes poignets d'une seule main, l'autre s'employant à le défaire.

"Tu n'as pas... répondu à la question."

Il sourit. "Tant de fois..." sur un ton bas et pudique.

Il demeure agile, même en n'utilisant qu'une seule main !...

Nous sommes bientôt au contact le plus intime qui soit.

"Tu as raison, tu sais..."

"Hmm ?..."

"Qu'il faut être un minimum barré pour faire ce job."

Il libère lentement mes poignets et je caresse son visage avant d'aller le chercher pour l'inviter au chaud, me régalant des expressions totalement marquées qui défilent sur son visage ; voilà le genre d'homme dont il suffit d'observer le visage pour savoir ce qui se passe plus bas !... Et ça, je kiffe !... Je déteste lorsqu'il ne se passe rien, que le garçon à qui je fais du bien demeure statique des pieds à la tête !... Avec Satoru, je suis bien plus que généreusement servie niveau expressions et vocalises ; un régal !...

"C'est... haaaaaah... un plaisir de... te faire plaisir... Satoru !..."

Il glisse les paumes jusqu'à mes fesses pour me diriger vers lui tandis que ses hanches s'activent à délice.

Ses attentions dans mon cou prennent un tour plus humide et mordant, lové.

Tout s'accélère, dans une moiteur exquise.

"Ooooooh..."

"Mmmmmm... Sat..."

Puis la jouissance à l'unisson.


Appelé. Une nouvelle fois. Pour une situation complexe et risquée.

"Mmm, Senshi, la place est encore chaude." se félicite Mahito, s'allongeant à mes côtés.

Je lui tourne le dos en grommelant.

"Ben alors, Senshi, t'es pas contente de me voir ?"

"Tu as de la chance que je tienne à toi, Mahito. Sans quoi..."

Je perçois le parcours de sa langue qui passe d'une commissure à l'autre. "Sans quoi tu m'aurais déjà exorcisé ?"

La façon dont il prononce le terme est à la fois pleine de provocation et de défi ; c'est limite si la perspective lui plaît !...

"Prends garde à toi si celui dont tu occupes la place ne revienne à l'improviste." ne lui adressant aucun regard.

"Hey, Senshi, je déteste quand tu me tournes le dos." m'attrapant par l'épaule pour me faire basculer sur le dos.

Il savoure sa petite victoire.

"Better." tournant sur le ventre, appuyé sur les coudes, me regardant. "Il est certain que si Gojô Satoru se pointe ici, j'ai du souci à me faire. Ceci dit... c'est jouissif d'occuper sa place pour un moment. J'aurai même envie de me laisser aller à quelques cajoleries."

"C'est à Satoru que je réserve mes faveurs."

"Tu es vexante, Senshi. Alors que j'ai fait spécialement le déplacement pour toi, uh ?"

Il laisse courir le dos de sa main sur mon ventre.

"Back off, Mahito !"

Air amusé avant d'adopter une mine de chien battu. "Tu sais, Senshi, avec toi au moins, je suis certain de ne pas finir en sang."

Je fixe son hétérochromie singulière. Poisson ferré. Bien. La suite.

"Qui... se permet ?..." curiosité piquée.

"Il ne m'a jamais considéré de comme un fléau à part entière... je suis..." petit rire bref. "... bien trop humain à son goût."

Je renifle. Inutile qu'il en dise davantage.

"I'm only an useless pet, you know ?" finissant par échouer sur le dos, main derrière sa jolie tête. "J'crois que tu avais raison, Senshi. Un jour... il nous bouffera tous ; Jogô, Hanami, Dagon et moi."

Là, tout de suite, j'ai envie de le serrer dans mes bras en lui jurant que non !...

"Hey..." lui adressant un regard réconfortant, glissant quelques doigts le long de son bras.

Pourquoi faut-il que tu me frappes ainsi en plein cœur, Mahito ?...

"Je sais que je vais y passer. Je refusais d'y croire jusqu'à présent. Ce qu'il m'a fait subir la nuit dernière a été comme une promesse de ce qui m'attend et qu'il me destine." sur une moue résignée.

"Nous... trouverons une solution, Mahito." n'y croyant absolument.

"Oh que tu mens mal, Senshi." sur un sourire triste.

Il pousserait bien la provocation en me demandant si je compte solliciter l'aide du plus fort des exorcistes pour y procéder mais le coeur n'y est pas.

"Je vais mourir, Senshi. Et cette idée me..." se secouant de terreur.

Je me glisse tout contre lui, pelotonnée.

Gagné !

Il éclate de rire alors que je cligne.

"T'es vraiment aisée à berner, Senshi !..." sur un ton cruel.

Je finis par le pousser hors du lit. "DÉGAGE, ENFOIRÉ !"

Il se réceptionne sur ses pieds, s'en tenant les côtes.

Je bouillonne intérieurement. "DÉGAGE, J'AI DIT !" lui indiquant la porte.

"Minute... laisse-moi... savourer... mon triomphe !..." entre deux hoquets de rire.

Si j'avais pu savoir... que tout son manège était teinté de demi-vérités...


J'abaisse le magazine que lit Satoru, allongé dans le sens opposé, sur le lit, lui réclamant de l'attention.

"Je viens de réaliser..."

"Quoi donc ?"

"... j'ai commencé à voir l'invisible au décès de ma mère."

"Ah, ça, en général, c'est fréquent. Yûji ça a été au décès de son grand-père... l'un ferme les yeux pour l'éternité, l'autre ouvre les siens sur une autre facette du monde." posé.

"Dire que tu les voyais depuis que tu étais gosse..."

"Tout le mérite en revient à mon sixième œil. Mes élèves sont bien plus méritants, à ce niveau."

"Comment tu as fait pour... ne pas devenir totalement fou ?"

"Je me suis trouvé un but : les combattre. Ça a conditionné mon existence."

Je me redresse, glissant mes jambes entre les siennes.

"Il y en avait un immense, désossé par Sukuna. On pensait qu'il hantait le terrain de rugby, du fait que le cadavre d'un ouvrier y avait été enseveli à l'époque de la construction du lycée de Sugisawa. Information démentie depuis. On sait à présent que le fléau se nourrissait du désir du prof d'athlétisme qui usait de moyens peu catholiques visant à faire inscrire Yûgi de force dans son club."

Mon pied se fraye un chemin jusqu'à son entrejambe que je caresse attentivement, avisant son visage qui ne manque pas de me renseigner sur son ressenti.

"Tu... lui ressembles tellement... c'est dingue !..." basculant le menton en arrière, yeux clairs fixant le plafond.

"Je ne saurai... le remplacer."

"Ce n'est pas ce que je dis. Simplement que... votre sens de la sensualité est frappante de... mmm... similitudes."

"Tu l'as beaucoup aimé, Satoru. Et ça, je le respecte totalement. Votre relation a été exceptionnellement riche. Et ce dans tous les domaines."

Il se laisse cajoler, renflant à mesure.

"Je peux te poser une question ?..."

"Vas-y."

"Face à Sukuna, serait-ce une promenade de santé pour un exorciste tel que toi ?... Ou serais-tu dans l'obligation de déployer une grande part d'énergie ?..."

"Tu le sais maintenant..." sur un sourire doux, ramenant son regard magnétique pour l'accrocher au mien. "... j'aime faire le show." sans détour. "C'est mon petit vice en tant que prof." se l'accordant. "Je ferai donc en sorte que ce soit spectaculaire."

J'accentue mes caresses de la voûte entière, orteils se crispant alors qu'il en déforme le boxer, lui offrant des décharges voluptueuses dans le corps entier, bassin baigné par des ondes traversantes alors que son érection montre son maximum.

Il en crispe le couvre-lit, tout à son plaisir montant.

Je me redresse, allant chercher le haut de son jean pour le faire glisser le long des cuisses et l'en défaire, lèvres et langue allant chercher l'intérieur de ses cuisses, taquinant ce qui fait saillie entre ses jambes à l'occasion.

Il en tressaille, peau se granulant au passage, souffle pris jusqu'au halètement.

"Ben alors, mon beau ?..." pouces allant titiller ce durcissement flatteur, doigts placés de part et d'autre. "Lui aussi te mettait dans cet état ?..."

"Tu n'as... pas idée..." basculant en avant pour capturer ma bouche dans un exercice sauvage et complexe à la fois.

"Je respecterai toujours votre belle relation, Satoru." à son oreille, la happant, le faisant durement frissonner.

"Et je t'en... remercie..." sur un sourire éclatant, glissant la main dans ma nuque pour la cajoler, me dévorant du regard.

"Bon alors... on en fait quoi ?..." désignant son sexe qui tend outrageusement le tissu confortable du boxer sombre, prenant le chemin longeant son aine.

Il se laisse tomber en arrière, mains passées derrière sa jolie tête. "Ce que tu veux !..."

Je glisse le dos de la main le long des abdominaux qui se creusent à mesure que je descends ; manœuvre renouvelée plusieurs fois, arrachant à son propriétaire d'heureux geignements.

Penchée sur lui, en appui sur mes genoux, je pars explorer son nombril enfoncé, formant un joli creux circulaire, le titillant de ma langue, simulant un tout autre acte.

Gojô, tu vas me rendre la pareille sans trop tarder...

Il se redresse, me défaisant avant de me faire couler en bas du lit, haut du corps en appui, s'intéressant de près à ce qui le réclame avec autant de force. Et Satoru n'est pas avare ; chaque orifice y a droit, sans exception !... Je suis bientôt en mesure de le recevoir où qu'il daigne se placer. Joueur, il choisit de se faire saillir pour s'ébattre entre mes fesses.

J'attrape le couvre-lit à pleins poings, emportée par les sensations, l'appelant toujours plus fort.

Satoru s'y comprime jusqu'à s'en faire suinter, initiant quelques mouvements lascifs des hanches, avant que je le sente m'éclabousser tout le bas du dos, généreux.

Revenu à lui, il cherche de quoi essuyer le trop-plein du délit avant de nous plonger dans un bain chaud.

Il va de soi que je suis demeurée sur ma faim... reposant contre son bras tendu hors du bassin, je le cherche de la main pour l'ériger à nouveau.

"Mmm... toi... tu as des projets..." souriant à mon oreille, épris et prêt à me donner bien plus que je ne pourrai en réclamer.

"Quelle perspicacité, Monsieur-le-Professeur !..." gentiment moqueuse.

Je bascule sur lui, l'insérant progressivement, avisant son visage sur lequel défile toute la mélodie charnelle du plaisir de se sentir ainsi comprimé et accueilli.

"Le bonheur... d'un roi..." sourit.

Je cherche ce qui reste de lui du bout des doigts et il écarte derechef les jambes, appréciant le toucher délicat sur cette partie ultra-sensible.

Mes mains remontent le long de ses épaules pour chérir sa nuque dégagée.

"Je t'aime." soufflé contre ses lèvres.

"Ah ben c'est pas trop tôt !..." taquin, poings sur les hanches.

"Arrête." allant me venger dans son cou, mordillant la pomme.

"Tu m'as bien assez laissé galéré avec ça !... J'ai traversé un énorme moment de solitude, je te signale."

"Oh comme je te plains." attrapant son nez fin pour le pincer. "Ça t'a fait du bien de rencontrer un peu de résistance."


Jade referma immédiatement le laptop de son portable à l'approche de son frère.

"Qu'est-ce... que tu fiches ?" suspicieux.

"Rien qui puisse te concerner, Floyd."

"Pas à moi, Jade. Tu espionnes quelqu'un. Qui ?"

Jade se pinça la lèvre. Sa moitié demeurait pour le moins perspicace !...

"Allez, Jade, quoi !..." cherchant à lui subtiliser l'appareil.

"Cesse, Floyd. OK. J'épie Sugar Cake. Là. Content ?"

Floyd ouvrit la bouche. "Sha... chi ?..."

"Oui."

Le cadet posa les coudes sur le comptoir. "Voyez-vous ça... pourquoi ?"

Jade soupira. Il était certain que Floyd n'allait pas lâcher l'affaire...

"Depuis que tu m'as dit qu'elle comptait encore pour toi."

"Ha !..." amusé d'avoir pris l'aîné en flagrant délit avant d'arborer un visage triste. "Je pensais qu'elle allait à nouveau rappliquer ici... j'me suis planté, à l'évidence." jouant avec les sujets en plastique agrémentant les verres du Lounge.

"Elle... est passée à autre chose, Floyd." se trouvant quelques verres à essuyer pour ignorer la nostalgie du cadet qu'il sent gagner.

"Bah... j'pensais, comme un con." de plus en plus triste. "Et t'as découvert quoi d'autre ?"

"Floyd, cela va te plomber davantage." fermant les paupières, s'y refusant.

"Attends, je vais deviner : elle est retournée dans les bras de Malleus ?"

"Ce que j'ai découvert dépasse l'entendement. A l'évidence, elle apprécie jouer avec le danger." reniflant de mépris.

"Avec l'autre, là ? Celui qui est venu foutre la zone la fois dernière ?" évoquant Mahito.

"Il semblerait qu'elle ait choisi de monter en grade."

"Gné ?"

"Nous n'étions déjà plus à niveau à ce moment-là." s'étranglant à la révélation, orgueil bafoué.

"Bon, accouche, Jade !..." agacé.

"Très bien. Elle semble fréquenter un ennemi en titre du mal nommé Mahito ; un exorciste dont la réputation a dépassé depuis fort longtemps les frontières nipponnes."

"Exor... quoi ?"

"Un chasseur de fléaux, si tu préfères. Le meilleur."

"Tu viens de me couper les jambes, Jade." s'installant sur un tabouret, de plus en plus maussade.

"Je suis désolé, Floyd." plaçant sa main sur la sienne, gantée.

"J'ai été con !..." rageur, donnant un coup de pied sur l'habillage du comptoir. "Mais con, putain !..." reniflant avant d'aviser Jade. "Et... il est vraiment très fort, ce mec ?"

"Le meilleur, Floyd. Hors de question de t'en approcher sous quelque prétexte que ce soit."

"Alors, les Leech, on se fait nostalgiques du bon temps passé avec Senshi ?" annonce la voix suave de Mahito.

Jade serra les poings, avisant le fléau qui s'avançait tranquillement au beau milieu du Lounge. Et merde !... Le boss s'était absenté !... C'était donc à Jade d'agir.

"Floyd. Passe immédiatement de l'autre côté du comptoir."

"Si j'étais venu vous décapiter l'un l'autre, vos têtes seraient déjà en train de rouler à travers la salle." riant rien qu'à l'imaginer.

"Silence ! Floyd."

Le cadet enjamba le comptoir d'un seul mouvement de corps.

"Je me demande... à quoi ressembleraient vos corps déformés ?..." de plus en plus vicelard.

La porte s'ouvrit avec fracas. "Tu n'auras pas l'occasion de pouvoir apprécier."

Mahito souffla de frustration. "Tiens, tiens. 7 3." en référence à la technique chérie de Nanami. "Toujours pas chaud pour partager un câlin de retrouvaille ?"

"Tiens toi éloigné d'eux."

"Ah mais tu sais... ils sont magiques eux aussi !..."

Nanami pointa Mahito de sa machette. "Je ne te le répéterait pas."

Mahito leva les mains. "Très bien." se posant contre un des canapés de la salle, bras croisés. "Alors ? Que vas-tu m'enseigner aujourd'hui, Monsieur 7 3 ?"

"Je ne suis pas ici pour t'enseigner mais pour t'empêcher de nuire."

"Je vais te dire..." se saisissant d'une pomme posée sur la table basse, jouant avec dextérité. "Il y en a une là-dehors que je vais secouer tellement fort qu'elle renoncera à tous ses principes." croquant avidement dans la pomme, laissant le jus couler le long du menton. "A toi de découvrir... ma cible. Et contrecarrer mes projets."

"SHACHI ! N'Y TOUCHE PAS, ENFOIRÉ !" bondissant par-dessus le comptoir, se ruant sur Mahito.

"Toi... tu ferais le poids sous l'eau... sur terre tu n'es... qu'un amateur." l'envoyant contre le vitrage blindé de l'aquarium, d'un geste chargé en ce qu'il faut d'énergie, dans un grand choc qui ébranle tout l'édifice.

"FLOYD !"

"RESTE OU TU ES !" ordonne Nanami, avisant Mahito. "A nous deux."

Le fléau se déplace lentement, félin, ne lâchant guère Nanami du regard, se massant avant l'assaut.

Floyd revient lentement à lui, secouant la tête pour se ramener au présent. Son crâne saigne abondamment. Panique chez Jade.

"Ne bouge surtout pas." l'avise Nanami, souhaitant minimiser les dégâts que Mahito est susceptible de perpétrer.

"Bah empêche-moi." écartant les bras dans une provocation alliée à une offre manifeste de combattre.

Nanami s'élance.

Mahito esquive et frappe. Il a gagné en assurance et en technique. Redoutable !

Nanami crispe la mâchoire. Il savait bien que l'épargner poserait de vastes problèmes... car le jeune fléau apprend vite. Beaucoup trop vite !...

"J'ai touché le plus bel œdème de son âme... je ne m'arrêterai pas en si bon chemin."


Mahito s'installe à côté de la jeune qui se drogue aux médicaments forts. Les hallucinations lui permettent d'emblée de distinguer le fléau.

Sa vie est détruite et Mahito est là pour l'estocade finale.

"Tu voudrais que ça s'arrête, n'est-ce pas ?..." glissant une main dans son cou, sous les cheveux crasseux. "Tu en as assez de vendre ton corps au plus offrant pour te procurer ta dose ?..."

Touchée. Par deux fois.

Le geste du fléau, sa voix si douce, accentuée par le nuage artificiel.

"Oui..."

"Alors tu sais ce qu'il te reste à faire."

I don't like anyone better than you, it's true

I'd crawl a mile in a desolate place with the snakes, just for you

Oh, I'm an animal, hand me a tramadol, gimme the juice

You are my citadel, you are my wishing well, my baby blue, oh, oh, oh

I used to like liquor to get me inspired

But you look so beautiful, my new supplier

I used to like smoking to stop all the thinking

But I found a different buzz

The world is a curse, it'll kill if you let it

I know they got pills that can help you forget it

They bottle it, call it medicine

But I don't need drugs

'Cause I'm already high enough

You got me, you got me good

I'm already high enough

I only, I only, I only got eyes for you

Do you see anyone other than me?

Baby, please

I'll take a hit of whatever you got

Maybe two, maybe three

Oh, you're phenomenal, feel like a domino, fall to my knees

I am a malady, you are my galaxy, my sweet relief, oh, oh, oh

I used to like liquor to get me inspired

But you look so beautiful, my new supplier

I used to like smoking to stop all the thinking

But I found a different buzz

The world is a curse, it'll kill if you let it

I know they got pills that can help you forget it

They bottle it, call it medicine

But I don't need drugs

'Cause I'm already high enough

You got me, you got me good

I'm already high enough

I only, I only, I only got eyes for you

Oh

Don't try to give me cold water

I don't wanna sober up

All I see are tomorrows

Oh, the stars were made for us

I'm already high enough

You got me, you got me good

I'm already high enough

I only, I only, I only got eyes for you(*)


(*) K. Flay - High enough