Que j'aime la couleur de ces amours avec Satoru... c'est reposant.


Chapitre 304 : Apology for a defeat

Les fêtes se passent bien : dans l'appartement cosy de Satoru, en compagnie de Megumi et Yûji - aussitôt reniflé dans les règles par la maîtresse de ces lieux.

"Wooow ! Elle est belle !..." soulevant le chat pour le câliner.

Elle ne dit trop rien.

"Wow, Yûji... c'est rare qu'elle se laisse faire comme ça." note Satoru. "D'ordinaire l'inspection des nouveaux venus, à distance respectable, dure des heures..."

"Ouais. J'ai toujours eu la côte avec les animaux, Sensei !..."

"Y'a qu'avec les fléaux que tu n'accroches pas, à l'évidence. Enfin... ça t'a pas empêché de bouloter plusieurs doigts hein." le taquine Megumi, se déchaussant dans l'entrée.

"Ça sent bon !..." notant les effluves alimentaires.

"Hé ! On a une cheffe de choix aux fourneaux ce soir. Ça risque juste... d'être un tantinet exotique pour nos palais, cela dit." sur un clin d'oeil.

"Je t'entends !..." rieuse, depuis la cuisine ouverte.


"F'est délifieux !" se goinfre Yûji.

"Merci, Yûji."

Megumi, lui, tient de Satoru ; la distinction jusqu'au bout des baguettes.

"F'est fympa d'avoir penfé à moi..." sourit Yûji, joues pleines.

"Nous n'allions pas te laisser à la rue, Yûji." sourit Satoru.

"Bah, j'ai un toit, Sensei."

"Seul une veille de fête, c'est moyen, Yûji." soutiant Satoru.


Nous sommes installés sur le canapé, laissant la console aux plus jeunes.

Le bras de Satoru est suspendu à mes épaules et nous nous adressons des regards et des attentions douces.

Yûji nous jette un œil et se marre avec Megumi.

"Vous deux..."

"Pardon, Sensei !..."

Coup de coude de Megumi. "Concentre-toi. Je suis en train de te faire la misère."

"Quoi ?!" retournant dans le jeu, se défendant bec et ongles.

"Nous aurions dû aller à une soirée dansante." déclare Satoru.

Je pose la tête contre son torse. "Nous aurons d'autres occasions."


Dans l'avion, Megumi a les jambes remontées, en chaussettes, casque sur les oreilles, smartphone donnant sur une playlist à rallonge.

L'adolescent dans toute sa splendeur !... Je m'attends qu'il soit aussitôt imité, ce qui ne manque pas !...

A l'exception près que la jolie tête de Satoru trouve refuge sur mon épaule.

Megumi nous jette un petit regard assorti d'un sourire en coin. Ah oui, c'est vrai... il n'avait encore jamais vu son mentor - et non moins père adoptif - amoureux.


Dans le car qui nous mène du tarmac vers les structures de l'aéroport, c'est collé-serré.

Megumi checke son smartphone, nous lançant quelques regards explicites. "Vous n'avez aucune tenue en fait." narquois. "Je vous préviens : je veux la chambre la plus éloignée de la vôtre !..."

"Ça vaudra mieux, en effet." dis-je, rieuse, ne camouflant en rien notre bonne entente sexuelle, me blottissant contre Satoru.

Megumi tire la langue sur une moue qui en dit long. L'amour ça rend con, décidément !


Nous sommes accueillis par Patou, ravi d'avoir de la compagnie !...

Megumi se prend immédiatement d'affection pour le gardien des lieux. "Hey, tu crois que je peux... libérer mes chiens de jade pour qu'ils s'amusent ensemble ?..."

"Euh... oui, je pense. Patou est du genre friendly tant qu'on n'envahit pas son territoire sans autorisation."


"Ta chambre, Megumi. Tu vois ? A l'opposée de la nôtre."

"Cool." posant son sac avant de se vautrer sur le lit. "On mange à quelle heure ici ?"

"Megumi... comment t'ai-je élevé ?"

"Tu ne m'as pas élevé du tout." du tac-au-tac.

"Tu peux te servir à ta guise en cuisine." sur un clin d'oeil.

"Oui, enfin, évite le grignotage entre les repas, uh." lui rappelle Satoru.

"Yes, daddy." moqueur.


Megumi apprécie se balader - seul - dans le vignoble. Il grimpe souvent jusqu'aux ruines du château pour y observer le point de vue, prenant des clichés qu'il envoie à Yûji et Nobara #seultrucpositif.


"C'est quoi, ce truc ?"

"C'est une spécialité à base de chou."

Il pique de la fourchette dans la choucroute, dubitatif.

"F'est fameux !..." déclare Satoru, bouche pleine.

Megumi goûte, finissant par apprécier en silence même si, je cite, "c'est rance".


"C'est quoi ?"

"C'est très, très sucré." riais-je devant la devanture d'une pâtisserie.

"Ouais OK mais ça représente quoi ?"

"Un sapin."

"Ah !... C'est artistique, dis donc !..." se marre l'adolescent.

"Tu as vu la taille des parts de gâteaux ?" Satoru n'en revient pas.


Ma foi, ce petit séjour est sympathique - si l'on respecte les heures durant lesquelles Megumi se laisse approcher.

Quant à Satoru et moi, nous avons bien fait de prendre la chambre dans l'aile opposée de la demeure... vu que nous y faisons régulièrement l'amour matin et soir.

Quelques jours avant notre départ, mon père regagne la demeure.

Évidemment il ne peut s'empêcher de blaguer au sujet de la présence de Megumi.

"Ça a poussé drôlement vite, dites-moi !... Je n'ai pas vu les années filer."


Floyd envoie anxieusement l'invitation à mon intention depuis son smartphone. En fin de semaine, c'est soirée Grease au Lounge.

Il espère ma présence.

"Tu n'as toujours pas renoncé, petit frère ? Tu vas t'émousser les dents, à force." lui fait remarquer Jade.

"Je persévère, moi."

"Je note." sur un sourire doux.


Je me prépare, slim porté sur un joli haut col bateau, ballerines rouges.

Je me demande si Floyd me donnera la réplique. Oh oui, sans aucun doute ; il aura préparé le rôle.


Je me présente donc au Lounge.

Aussitôt Floyd m'aborde. "Mademoiselle." me baisant la main.

Code vestimentaire impeccable : pantalon sombre - évidemment l'ourlet est haut, ce qui est sa marque de fabrique - t-shirt seyant, mocassins.

"Tiens, tiens. Sugar Cake... tu as laissé ton affreux à la niche ?" évoquant Mahito.

"Très drôle, Jade." grimaçante.

"Aurais-tu perdu ton humour du côté des exorcistes ?"

"Jade, cesse de l'ennuyer, tu veux ?" picorant quelques antipastis.

"Floyd rêve de te faire danser. Évidemment vu le thème..." sur un petit sourire. "Je compte sur vous pour tout déchirer sur la piste."

"Hé !... On est là pour ça, pas vrai ?" empêchant sa main de venir claquer ma fesse - une ancienne habitude à laquelle il a du mal à renoncer.

Sa belle humeur retombe aussi sec lorsqu'il distingue une silhouette qu'il exècre. Son poing manque de fracasser le comptoir.

"Calm down, Floyd. Tout le monde est invité, sans exception. Pas de scandale, je te prie."

Rook se dirige vers nous, posant le coude sur le comptoir. "Ça va, la compagnie ? Princesse." sur un baise-main.

"Hunt..." grogne Floyd, capable de le dépecer sur place s'il s'écoutait.

"C'est toujours un plaisir de te revoir mais cela se fait malheureusement rare."

Jade siffle. "Toi aussi, tu es à la diète, chasseur ? Je serai presque tenté d'exiger d'être présenté à celui qui vous a si brillamment éclipsés l'un l'autre." cynique.

Floyd émet un rauque menaçant à l'égard de son aîné.

Hunt renifle. "J'ai entendu... quelques bruits de couloir." piquant quelques salés.

Je croise les bras. "Ah oui ?"

"Je veux pas savoir." grogne Floyd.

"Moi si. Parle, chasseur." intervient Jade, toujours à l'affût.

"Tu fréquentes un autre milieu, m'a-t-on rapporté. De même que tu as fait du soleil de cet univers très fermé ton centre." toujours très poétique.

"Je déteste ta façon d'être informé de tout, comme ça." grimace Floyd, profondément agacé par les sources du chasseur.

Jade suit la discussion avec grand intérêt.

J'acquiesce en silence.

"En gros, tu as pris du galon, Sugar Cake." pose Jade. "Toujours de la même manière, je suppose." jaugeant la propreté d'un verre.

"La ferme, Jade." s'irrite Floyd.

"Il n'y a que la vérité qui blesse, Floyd Leech."

"T'es pas obligé."

"Tu en as piétiné des cœurs, Sugar Cake. Je présume que tu as, au vu de ton écrasante performance, perdu le compte depuis un moment déjà."

Je fixe Jade. "Je vais là où mon cœur me mène, Jade. On ne peut pas en dire autant de toi."

"Peut-être mais moi je demeure d'une fidélité à toute épreuve, jeune demoiselle."

"On va danser, Shachi ?" s'impatiente Floyd.

"Allons, Floyd." me hissant sur le tabouret de bar. "Laisse donc à Jade le plaisir de démonter notre soirée puisqu'il est si remarquablement lancé."

Rook siffle. "Ça chauffe." en français, s'éventant avec son chapeau.

"Tu penses m'impressionner avec ce type d'attaque, dis-moi, Sugar Cake ?"

Floyd pose son menton dans la paume, ronchonnant de ne pas être le centre de l'échange.

"Oh, je sais qu'il n'y a pas grand-chose en ce monde capable de t'ébranler, toi, le prodige du patron."

Il fronce.

Floyd bâille. "J'ai même pas envie de compter les points."

"Il se nomme Satoru. Tu veux son 06 ?"

La mâchoire de la murène crispe, faisant sauter le masséter. "Sans façon."

"Shachiiiii, viens on va danser." supplie Floyd.

"Je n'en ai pas encore terminé, Floyd."

"A la bonne heure. Je pensais demeurer sur ma faim. Si je puis me permettre : tu es pire encore que tout le poison dont regorge Pomefiore."

"Oh, jolie, celle-ci, Mr Mastermind !..." déclare Hunt, applaudissant.

Floyd vient de décrocher. Dire qu'il pensait passer une bonne soirée...

I got chills, they're multiplying

And I'm losing control

'Cause the power you're supplying

It's electrifying

You better shape up

'Cause I need a man

And my heart is set on you

You better shape up

You better understand

To my heart I must be true

Nothin' left, nothin' left for me to do

You're the one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh, honey

The one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh, honey

The one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh

The one I need (the one I need)

Oh, yes indeed (yes, indeed)

If you're filled with affection

You're too shy to convey

Meditate in my direction

Feel your way

I better shape up

'Cause you need a man

I need a man

Who can keep me satisfied

I better shape up

If I'm gonna prove

You better prove

That my faith is justified

Are you sure?

Yes, I'm sure down deep inside

You're the one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh, honey

The one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh, honey

The one that I want (you are the one I want)

Ooh, ooh, ooh

The one I need (the one I need)

Oh, yes indeed (yes, indeed) (*)


"Il l'a envoûté, ce gars, c'est pas possible..." ronchonne Floyd.

Jade renifle, réorganisant la salle en ce lendemain d'événement. "Ça lui passera."

"Nope. C'est grillé."

"Je t'ai déjà connu plus persévérant, Floyd."

"Bah, tu m'as dit que j'avais l'interdiction de l'approcher pour lui faire sa fête."

"Et je le maintiens."

"Mais moi, je suis de nature très curieuse. Je veux le voir, ce mec."

"Floyd. Non." froncé.

"Bon bah ! Faites chier, tous !..." allant s'enfermer dans sa chambre.


Suivi. Plus aucun doute. Et ce n'est pas par un fléau même si... l'aura est étrange, comme teintée de la magie ancienne de certains contes...

Satoru s'arrête devant une devanture et abaisse ses verres opaques, avisant celui qui le trace.

Floyd se place à ses côtés.

"Bon. A l'évidence, tu n'es pas hostile au sens le plus strict du terme. Je peux savoir ce que tu cherches ?"

"Tu m'as piqué quelque chose de précieux. J'y tenais comme à la prunelle, tu vois ?"

"Laisse-moi deviner... elle est plutôt acajou de cheveux, aux yeux clairs ?"

Floyd grimace. "Exact."

"Tu es venu... la réclamer, uh ?..." fixant un article en devanture.

"Je souhaitais voir mon adversaire."

"Ma spécialité sont les fléaux. Alors passe ton chemin, gamin." laissant filtrer un peu de sa puissance de frappe, dissuadant d'emblée Floyd d'attaquer.


"Pourquoi tu as ce sourire niais sur les lèvres depuis tout à l'heure ?" questionne Megumi à qui rien n'échappe.

"Oh, rien. Enfin si... j'ai fait une très intéressante rencontre mais qui a tourné court." rétorque Satoru.

L'adolescent hausse les épaules. "Mais encore ?"

"Ce fut instructif. Et follement amusant, surtout lorsqu'il a réalisé que nous ne jouons pas dans la même cour."

"C'était un humain ?"

"Pas totalement." fixant le point d'horizon.

Évidemment, Satoru ne me soufflera mot sur cette fortuite rencontre.


Les exorcistes se servent beaucoup de leurs mains pour formuler des attaques - Megumi n'utilise que ça. Chacun a son attaque distinctive - la plus destructrice demeure la Hollow Purple de Satoru qui, une fois lancée, dévaste tout sur son passage, traçant un long sillon profond digne d'une crevasse monumentale. L'exorciste ne l'utilise qu'en de rares occasions car elle demande d'être dirigée au centimètre près et lui demande un immense regain d'énergie. Il avoue lui-même "être rude et cinglé" lorsqu'il s'apprête à l'utiliser.


"Toi aussi, tu les vois depuis longtemps, Megumi ?" questionnais-je.

L'adolescent lève ses yeux émeraudes sur moi. "Ouais. Depuis tout gamin. Toi pas ?"

"Je pense que... je n'en distinguais qu'une partie avant d'en prendre totalement conscience."

Satoru suit notre conversation avec intérêt.

"Normal. Parfois on réfute leur existence pour s'en préserver." factuel.

Petit sourire de Satoru, main passant brièvement sur la tête de Megumi, fier de son protégé.

"Raaaah, arrête ! Pas en public !..." agacé, repoussant doucement le geste de Satoru.

Petit rire de ma part. "Tu sais, Satoru est comme ça : lorsqu'il aime, il le montre." frottant mon front contre celui de l'intéressé dont le sourire se fait toujours plus large.


Père et fils sortent chasser. Ça leur arrive, en duo. Megumi en profite pour peaufiner ses techniques, se laissant corriger à l'occasion. Satoru ne l'y force jamais ; il attend que Megumi propose.


"Tu penses que... tu m'aurais regardé si j'étais arrivée au lycée en même temps que toi ?"

Il décroise les mains de derrière sa tête, m'envisageant. "Sans doute. Tu sais, malgré Suguru, je kiffais plaire. Alors oui, je t'aurai sans doute regardé... sans toutefois donner suite."

"Rude."

"Cœur pris."

"Si... Suguru devait se repentir ?..."

"Il ne reviendra pas. C'est une certitude, à présent. Il a maudit son propre corps en ingérant des fléaux exorcisés. Cela constitue le point de non-retour." regard se voilant soudain de tristesse. "Il est des résurrection auxquelles je ne crois plus."

"Trop de pouvoir... pour un seul homme..." le fixant, avançant la main pour caresser sa joue. "Et trop de drames pour une seule vie."

Voilà qui résume à la perfection Gojô.


Satoru parcourt le rapport sommaire et rend le dossier à Ijichi.

Le silence Satoru met le proviseur adjoint très mal à l'aise. Il se met à bafouiller.

"Te fatigue pas, Ijichi." s'avançant jusqu'au repaire, lui indiquant, d'un index, de se tenir à l'écart.

L'adjoint docile s'exécute. Il craint, comme beaucoup de hauts placés, la puissance effective de Satoru. L'exorciste est une grande source de stress pour lui...

Instinctivement, Satoru ressent la terreur d'Ijichi et s'en amuse souvent.

Il est rare que des fléaux s'associent. Dans le cas présent, il s'agit d'un véritable "nid".

Y envoyer des étudiants ou même Nanami équivaudrait à un suicide. Pour eux, tomber sur Satoru et sa pleine puissance déployée est un véritable manque d'aubaine !...

L'affaire est pliée. Satoru ressort du bâtiment, s'époussetant.

"Tu sais quoi, Ijichi ? Maintenant j'ai plus qu'une envie : retrouver les bras desquels cette mission m'a arraché."

L'adjoint cligne, pas certain de comprendre.

"Laisse tomber." s'amuse Satoru.


"C'est... très compliqué de passer après Suguru..." à l'oreille de Satoru.

Sourire tendre de ce dernier. "Tu t'en démarques pourtant très bien..." sur un sourire audible malgré le souffle, cherchant mes épaules pour y placer ses larges paumes. "Suguru c'est... du passé. Même s'il se permet de revenir, ce n'est plus du tout le même que celui que j'ai connu jadis. Mon intérêt pour lui ne sera que d'ordre combattif."

Je caresse ses joues de revers doux, souriante.

"C'est de toi dont je suis amoureux maintenant."

"Satoru..." cœur s'emballant. Certes, je le savais déjà mais l'entendre me provoque chaque fois le même émoi.

"Et vu que... tu as pris tout ce qui me compose..." glissant ses doigts entre les miens, m'embrassant langoureusement et profondément. "... je ne suis pas prêt de te lâcher de si tôt."

Je choisis des hommes toujours plus puissants... pour qu'ils puissent se protéger eux-mêmes.

"Tu... en rêves encore ?... De Suguru ?..."

"J'en ai rêvé très longtemps mais plus ces derniers temps."

"Des rêves... érotiques ?"

"Parfois. Couplés à un fort sentiment de malaise au réveil. Mais tu ne dois en aucun cas craindre ce passé."

"Merci, Satoru." rassurée.

"La dernière chose dont j'ai envie, c'est te faire du mal." frottant sa joue contre la mienne, tendre, proche.


"A ta droite."

"Vu." amusé, levant la main, index et majeur rassemblé pour lancer le sort d'exorcisme, éradiquant le fléau de manière définitive, sans être repéré.

"Un de moins. Trois du côté du bassin."

Satoru place la main dans ma nuque, cheminant, les exorcisant en passant. "Faciles, ceux-là. Par contre... devant."

Il se dresse sur le chemin. Immense. Il doit rassembler bien des peurs...

"Je te le laisse, celui-là."

Je le prends par surprise, me jouant de son poids qui ralentit considérablement ses mouvements.

"Bien vu." apprécie le professeur.


En rentrant, l'amour dans le vestibule, debout, lui lové sur moi, embrassant et mordant à souhait, appétit déployé.

La chasse a toujours fortement aguiché les tueurs de tout poil.

Je me régale des sons lourds qui lui échappent alors qu'il se comprime contre mon ventre, réclamant l'entrée à mon oreille, langue s'immisçant dans l'orifice par simulacre.

Il descend peu à peu pour mettre son projet à exécution, accroupi, moi rehaussée sur le meuble, jambes ouvertes. C'est une bouche affamée qui s'occupe de me gâter jusqu'à la jouissance.

Une fois mon plaisir pris, il pense au sien, s'invitant dans la moiteur accueillante pour y aller et venir sans délai, manipulant mes hanches pour en obtenir plusieurs angles, gland ultra-sensible heurtant partout ; c'est un régal pour l'un comme pour l'autre lorsqu'il dirige ainsi les opérations.


(*) "You're the One that I want" de Grease